La révélation de la Septième Heure
www.retourjc2030.com
 
 
 
www.youtube.com/user/thelibver
 
 
 
L’ABCD’ère ou le témoignage prophétique de Jésus pour les temps de la fin
 
 
Messages aux frères et sœurs dans la vérité de Jésus-Christ
 
Il est important de comprendre le but que Dieu donne à ses révélations prophétiques dans son projet ; il est majeur, comme l’indique ce verset dans 2 Pierre 1:19-20 : « Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que la lumière du jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie ne peut faire l’objet d’une interprétation particulière ». La Bible doit être la seule source de son décryptage.
C’est le mépris envers cette exhortation qui va justifier les diverses ruptures des alliances successives passées entre Dieu et les hommes. En réponse, il va donner aux prophéties de Daniel et Apocalypse, les représentants des deux alliances, le rôle de « témoins » (Ap.11:3) rapporteurs des réactions rebelles des êtres humains soumis à des épreuves dans lesquelles ils vont révéler leur véritable nature.
« Témoin » de Dieu de l’ancienne alliance, le livre de Daniel annonce prophétiquement la rupture de son alliance avec la nation juive. Il prophétise également l’entrée du péché dans la nouvelle alliance chrétienne. Des durées chiffrées fixent la longueur du règne papal de Rome où elle peut imposer sa domination despote persécutrice. Le chapitre 9 de Daniel révèle prophétiquement le ministère terrestre de Jésus-Christ. Ce thème est en ce sens le plus important de toute la révélation divine. Par des chiffres, Dieu fixe le temps où ce ministère s’accomplira et les précisions qui concernent ce sujet permettront de découvrir, à partir de 2018, la date du vrai retour de Jésus-Christ (Notes et précisions à la fin du document).
Mais avant cette date, par Daniel et Apocalypse, Dieu va prophétiser, particulièrement, sur un temps qui va de -605 jusqu’à 1994, dernière date construite par les chiffres proposés dans les textes prophétiques des deux livres. En fin 2019, bientôt 2020, les prophéties révélées et décryptées dans cet ouvrage concernent, majoritairement, le passé historique. Cependant ces révélations n’ont rien perdu de leur caractère vital ; car Dieu y a écrit le jugement qu’il porte sur les institutions religieuses. C’est uniquement dans ces révélations que nous pouvons identifier ceux que Dieu en Jésus-Christ tient pour ses ennemis ; et son jugement repose sur des expériences vécues de manière concrète avec des témoins visibles et d’autres invisibles. Ce rôle des prophéties leur confère le nom de « jugement de Dieu » ; ce qui est précisément la traduction du nom hébreu Daniel : « Dieu est mon Juge ». En leur révélant sur terre son jugement, Dieu prépare ses serviteurs élus pour leur rôle de juges célestes qu’ils rempliront pendant le septième millénaire qui vient. Mais avant cela, notre aptitude à bien juger doit être démontrée sur la terre. Aussi, Dieu soumet-il ses élus aux tests de foi qu’il organise à partir de ses prophéties bibliques.
Notre étude du jugement perpétuel divin doit tenir compte du contexte et du niveau de lumière révélée dans chaque situation examinée. En effet, Dieu juge en fonction de la lumière donnée. Or il a fait dire au prophète : « le sentier du juste est comme la lumière resplendissante qui s’en va croissant jusqu’au milieu du jour » (Pro.4:18). Ceci implique que la lumière du début est faible, voire provisoire ; et que ce caractère imparfait va croître et se prolonger jusqu’au temps de la parfaite lumière que Dieu ne peut donner qu’à la fin, juste avant de paraître. La prophétie révèle et dénonce le péché pendant le temps qui lui est fixé ; elle a donc une utilité provisoire qui reste cependant vitale, puisque les élus se distinguent par l’intérêt qu’ils lui donnent.
Dans les pages de cet ouvrage, nous allons retrouver l’histoire des peuples entrés en lien ou en revendication de lien avec le Dieu du monothéisme. Et nous relèverons la chute de la religion juive et la condamnation des institutions chrétiennes, de la première, la Rome catholique papale, jusqu’à la dernière, l’église adventiste du septième jour, elle-même, depuis le 23 Octobre 1994.
Les chutes de ces diverses organisations religieuses ont toutes en commun, un mauvais témoignage rendu au messie Jésus-Christ. En premier, les juifs l’ont rejeté à sa première venue sur terre ; ce que Dan.9:25 et l’histoire accomplie confirment. En 321, l’adoption du « jour du soleil invaincu » païen du 1er jour de la semaine, a été imposé comme jour de repos hebdomadaire, le 7 Mars par un décret de l’empereur romain Constantin 1er, aux chrétiens de l’époque. Il a ainsi consacré le péché et provoqué le Dieu créateur ordonnateur du sabbat du 7ème jour sanctifié depuis la création du monde. Dieu a alors livré les chrétiens coupables au régime papal romain injuste et cruel instauré en 538 par le décret de l’empereur Justinien 1er. Ayant préféré obéir à Rome, Dieu les a livrés à Rome et ses cruelles exactions. Entre 1170 et 1789 des réformateurs de la foi ont donné vie à divers courants et formes de la voie protestante persécutée. Puis, l’athéisme national français a fait cesser les persécutions religieuses après qu’il ait lui-même pris la foi catholique et la monarchie pour cible de ses « terreurs » en 1793 et 1794. Ensuite, dans un contexte de paix religieuse, Dieu a soumis la foi protestante américaine à une série d’épreuve ayant pour but de révéler et de séparer le « bon grain de l’ivraie ». En anticipant le temps de la « moisson », en faisant croire aux hommes que le temps du retour du Christ était venu, Dieu a pu sélectionner les serviteurs fidèles sincères qui ont manifesté par leur joie et leur engagement, l’amour qu’ils vouent à leur Sauveur. A l’opposé, il a pu rompre son alliance avec ceux qui ont méprisé l’annonce prophétique de leur époque. Ce scénario s’est reproduit 3 fois ; au printemps 1843, en automne 1844, et en automne 1994. Ainsi, le mauvais comportement religieux envers la perspective du retour glorieux de Jésus-Christ a été relevé par Dieu en ces trois dates, et en conséquence, successivement, la foi protestante est tombée entre 1843 et 1844, et la foi traditionnelle de l’institution adventiste du 7ème jour est tombée pour la même raison, 150 années plus tard, en automne 1994. Les détails de ces expériences seront donnés dans les chapitres qui les concernent dans cet ouvrage.
Il est impérieux de comprendre que pour obtenir sa sélection d’élus, Dieu s’autorise à faire appel à toutes les stratégies : prêcher le faux pour obtenir le vrai a déjà démontré sa sagesse par l’action du roi Salomon. Les 3 annonces datées du retour de Jésus-Christ sont du même type que l’idée du roi Salomon qui ordonna de couper en deux l’enfant objet de la dispute des deux mères prétendantes. Et de même que cet homme obtint la solution du problème en identifiant la vraie mère, Dieu obtient la démonstration de la foi de l’élu qui est digne d’être justifié par le sang de Jésus et celle du déchu qui est indigne de l’être. Ainsi, nous devons comprendre que la précision, des calculs prophétiques et des faits prophétisés, importe bien peu en comparaison du but recherché par Dieu, qui est de sélectionner des élus bien-aimés qui partageront son éternité. Avec celle de pouvoir condamner et éliminer le péché et les rebelles, cette sélection d’amis éternels était la raison même de l’existence de notre dimension terrestre.
 
Introduction
 
Premier peuple par lequel le grand Dieu créateur qui l’a organisé s’est révélé à la connaissance de l’humanité, le peuple juif a été également choisi pour être le seul dépositaire de ses oracles et de ses révélations. Dans la crainte légitime, ce peuple a été contraint de révéler ses propres fautes et les châtiments qu’il a reçus de son Dieu. Ceci devrait suffire pour fermer la bouche des incrédules ou des religions concurrentes qui prétendent que les écrits juifs auraient été déformés. Dieu a veillé, personnellement, à la lettre près, à ce que Ses paroles traversent les siècles et les millénaires, telles qu’Il les a inspirées, ou dictées comme il l’a fait pour Moïse. Les déformations sont venues, par la suite, quand le texte original hébreu a été traduit dans d’autres langues. Cette étude fera apparaître certaines de ces déformations, mais en s’appuyant sur la Bible, l’homme prend le plus sûr appui qui ait été mis à sa disposition par le Dieu tout-puissant.
Pour le livre de Daniel, j’ai fait le choix de reconstruire la prophétie en regroupant les thèmes dispersés dans Daniel et Apocalypse, en suivant un ordre essentiellement chronologique, sauf lorsqu’une démarche subtile spirituelle s’impose pour obtenir un meilleur résultat.
Pour le livre Apocalypse, l’étude commencera par le chapitre 1 suivi par le 12, puis on reprendra l’ordre normal successif pour les chapitres 2 à 22.
L’ouvrage que je vous présente est un prolongement éclairé de la sainte Bible. Il n’a aucune prétention littéraire, et au même titre que la Bible, il a vocation à transmettre fidèlement le véritable message délivré par Dieu. Le style peut paraître lourd et parfois répétitif, mais c’est pour respecter la précision de la pensée de l’Esprit révélateur. La précision des mots constitue une clé fondamentale dans le code du cryptage prophétique. Le mot de l’original hébreu ou grec doit toujours être traduit par le même terme en français. Cette règle n’a pas été suivie dans les traductions courantes de la Bible et le message de Dieu en a perdu sa clarté. Ceci m’a conduit à apporter des corrections des versets bibliques, mais en me basant toujours sur les textes originaux hébreu et grec.
L’ABC d’ère est l’objet de constantes mises à jour. La dernière repose sur des lumières reçues au printemps 2018. Elles seront donc présentées à la fin de l’ouvrage. Car Daniel et Apocalypse construisent des données visant à faire accomplir trois tests de foi « adventiste »; nom donné à ceux qui attendent le retour de Jésus (du latin adventus signifiant : avènement) quand les chiffres de la Bible semblent l’annoncer ; la dernière date de ces annonces étant 1994 . C’est donc après cette date, qu’en 1996, l’Esprit du Seigneur m’a révélé le véritable but de cette troisième annonce adventiste venue après celles de 1843 et 1844. L’ABCD’ère, ainsi que quatre tableaux prophétiques disponibles sur notre site, présente la situation spirituelle établie en 1996. Car il importe que tu découvres et connaisses la lumière sous la forme qu’elle avait quand, entre 1983 et 1991, en dernière institution officielle, en France et sur l’Île Maurice, l’église adventiste du septième jour l’a méprisée et rejetée. Par ce mépris, comme le dit l’Ecriture, elle a éteint l’Esprit.
L’ABCD’ère présente donc les conséquences de cette condamnation telles qu’elles m’ont été révélées en 1996. Toutes les institutions religieuses chrétiennes ont été, en leur temps, mises à l’épreuve par le Dieu créateur, et toutes sont tombées en favorisant la tradition héritée donnant la démonstration concrète de leur manque d’amour pour sa vérité révélée dans la Bible et dans ses livres prophétiques. Ainsi les écrits de l’ancienne et ceux de la nouvelle alliance qui constituent les « deux témoins » de Dieu, selon Ap.11:3, témoignent à charge contre les chrétiens d’apparences et d’héritages. Votre étude persévérante de ce document prouvera que vous n’êtes pas de leur nombre et vous y trouverez votre récompense. Bonne étude ! frères et sœurs en Jésus-Christ, notre amour de la vérité nous qualifie pour le royaume des cieux où il nous a préparé une place. Car au milieu de la confusion religieuse générale constatée, il y a bien encore, sur la terre, le « chemin de la vérité et de la vie éternelle » incarné et tracé par Jésus-Christ. Dans cette révélation, son saint Esprit nous le fait découvrir.
Les plus persévérants trouveront dans cette étude, une authentique nourriture vitale et indispensable pour leur foi. Nul ne saurait échapper à ce principe, car Celui qui nous juge, en dépit de sa bonté magnifiée et sublimée en Jésus, ne fait exception pour personne.
ABC
Dates
Evénements ou sujets historiques
Références bibliques
Da = Daniel
Ap = Apocalypse
Textes
des versets bibliques
étudiés
Interprétations bibliques et commentaires
A1
- 605
 
 
1ère déportation du peuple juif à Babylone
Daniel 1
Verset : 1
La troisième année du règne de Jojakim, roi de Juda, Nebucadnetsar, roi de Babylone, marcha contre Jérusalem, et l’assiégea
1er roi de Jérusalem : Jojakim.
1ère déportation du peuple Juif - Daniel arrive à Babylone la 3ème année de Jojakim roi depuis - 608.
 
 
 
2 Chroniques 36
Verset : 5
Jojakim avait vingt-cinq ans lorsqu’il devint roi, et il régna onze ans à Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, son Dieu.
il (Jojakim) régna onze ans à Jérusalem : de - 608 à - 597
Jérémie le prophète avait fait écrire dans un livre les reproches que Dieu portait contre les autorités juives. Jojakim a osé couper et brûler le livre inspiré par Dieu, selon Jérémie 36.
A2
- 597
2ème déportation
Du peuple juif à Babylone
2 Chroniques 36
Verset : 9-10
Jojakin avait huit ans lorsqu’il devint roi, et il régna trois mois et dix jours à Jérusalem. Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel.
L’année suivante, le roi Nébucadnetsar le fit emmener à Babylone avec les ustensiles précieux de la maison de l’Eternel. Et il établit roi sur Juda et sur Jérusalem Sédécias, frère de Jojakin.
 
A3
- 586
3ème déportation
Du peuple juif à Babylone
2 Chroniques 36
Versets: 11-12-13
Sédécias avait vingt et un ans lorsqu’il devint roi, et il régna onze ans à Jérusalem.
Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, son Dieu; et il ne s’humilia point devant Jérémie, le prophète, qui lui parlait de la part de l’Eternel.
Il se révolta même contre le roi Nébucadnetsar, qui l’avait fait jurer par le nom de Dieu; et il raidit son cou et endurcit son cœur, au point de ne pas retourner à l’Eternel, le Dieu d’Israël.
 
 
 
 
2 Chroniques 36
Verset : 17
Alors l’Eternel fit monter contre eux le roi des Chaldéens, et tua par l’épée leurs jeunes gens dans la maison de leur sanctuaire; il n’épargna ni le jeune homme, ni la jeune fille, ni le vieillard, ni l’homme aux cheveux blancs, il livra tout entre ses mains…
 
 
 
 
2 Chroniques 36
Verset : 18
bucadnetsar emporta à Babylone tous les ustensiles de la maison de Dieu, grands et petits, les trésors de la maison de l’Eternel, et les trésors du roi et de ses chefs.
 
 
 
 
2 Chroniques 36
Verset : 19
Ils brûlèrent la maison de Dieu, ils démolirent les murailles de Jérusalem, ils livrèrent au feu tous ses palais et détruisirent tous les objets précieux.
 
 
 
 
2 Chroniques 36
Verset : 20
Nébucadnetsar emmena captifs à Babylone ceux qui échappèrent à l’épée; et ils lui furent assujettis, à lui et à ses fils, jusqu’à la domination du royaume de Perse,
C’est la 3ème et dernière déportation.
 
 
Selon Da.5 : 31 : « Et Darius le Mède s’empara du royaume étant âgé de soixante deux ans »
 
Nous allons recueillir de la bouche de Daniel les causes des trois déportations successives du peuple juif amené à Babylone. C’est une leçon à retenir et une mise en garde pour ceux qui veulent être agréables à Dieu depuis son époque jusqu’à la notre, en laquelle l’intérêt pour la parole prophétique révélée fait la différence entre sauvés et perdus.
A4
- 556
Les causes des châtiments d’Israël
Daniel 9
Verset : 1
La première année de Darius, fils d’Assuérus, de la race des Mèdes, lequel était devenu roi du royaume des Chaldéens,
Da.5 : 30-31 : « Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans ».
 
 
 
Daniel 9
Verset : 2
la première année de son règne, moi, Daniel, je vis par les livres qu’il devait s’écouler soixante-dix ans pour les ruines de Jérusalem, d’après le nombre des années dont l’Eternel avait parlé à Jérémie, le prophète.
Daniel fait ici référence à Jérémie 25 : 11 : « Tout ce pays deviendra une ruine, un désert, et ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante-dix ans ».
Daniel a foi dans les déclarations inspirées des Ecritures.
L’état de Jérusalem est le souci principal de Daniel.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 3
Je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, afin de recourir à la prière et aux supplications, en jeûnant et en prenant le sac et la cendre.
 
 
 
L’avilissement du corps démontre l’intensité de la supplication.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 4
Je priai l’Eternel, mon Dieu, et je lui fis cette confession: Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements
 
L’expérience vécue confirme le caractère redoutable de Dieu et Daniel en appelle à sa miséricorde déclarée par Dieu lui-même dans le texte de son deuxième des dix commandements.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 5
Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons été méchants et rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Selon 1 Jean 3 : 4 : «  Le péché est la transgression de la loi ».
Les méchants et les rebelles sont caractérisés comme ceux qui se détournent de l’obéissance à ses commandements. Il en sera ainsi jusqu’à la fin du monde.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 6
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs, les prophètes,
On ne les écoute pas davantage aujourd’hui. Une erreur à ne pas reproduire, mais qui se reproduit quand même.
 
 
 
 
qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos chefs, à nos pères, et à tout le peuple du pays
Celui qui n’écoute pas un prophète n’écoute pas Dieu qui l’inspire et l’utilise.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 7
A toi, Seigneur, est la justice, et à nous la confusion de face, en ce jour, aux hommes de Juda, aux habitants de Jérusalem, et à tout Israël, à ceux qui sont près et à ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés à cause des infidélités dont ils se sont rendus coupables envers toi.
 
 
 
Le châtiment a atteint le sommet en effaçant la nation juive privée d’un territoire indépendant.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 8
Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos chefs, et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
 
 
 
 
Daniel 9
Verset : 9
Auprès du Seigneur, notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous avons été rebelles envers lui.
 
 
 
 
Daniel 9
Verset : 10
Nous n’avons pas écouté la voix de l’Eternel, notre Dieu, pour suivre ses lois qu’il avait mises devant nous par ses serviteurs, les prophètes.
 
 
 
Le premier de ces prophètes était Moïse.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 11
Tout Israël a transgressé ta loi, et s’est détourné pour ne pas écouter ta voix. Alors se sont répandues sur nous les malédictions et les imprécations qui sont écrites dans la loi de Moïse, serviteur de Dieu, parce que nous avons péché contre Dieu.
 
 
 
Elles sont présentées dans Lévitique 26 et constituent des châtiments d’avertissements successifs et progressifs dans leur intensité. On retrouvera ce principe symbolisé par les six premières « trompettes » dans l’Apocalypse où leur présence confirme une accusation de péché contre la religion chrétienne.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 12
Il a accompli les paroles qu’il avait prononcées contre nous et contre nos chefs qui nous ont gouvernés, il a fait venir sur nous une grande calamité, et il n’en est jamais arrivé sous le ciel entier une semblable à celle qui est arrivée à Jérusalem.
Les fautes commises par Israël seront renouvelées dans la religion chrétienne qui aura à son tour à subir un enchainement de calamités jusqu’à la dernière, la plus grande, qui s’accomplira avec la sixième trompette par une troisième guerre mondiale provoquant une énorme destruction par les armes nucléaires. Après deux guerres mondiales qui l’ont précédée, la troisième prend le caractère de la troisième déportation du peuple juif marquée par la destruction totale de la nation juive.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 13
Comme cela est écrit dans la loi de Moïse, toute cette calamité est venue sur nous ; et nous n’avons pas imploré l’Eternel, notre Dieu, nous ne nous sommes pas détournés de nos iniquités, nous n’avons pas été attentifs à ta vérité.
Le châtiment divin a été rendu incontournable à partir de l’endurcissement total des autorités et du peuple juif. Il en sera de même pour notre époque.
 
 
 
Selon Psaume 119 : 142 : « Ta loi est la vérité ».
 
 
 
Daniel 9
Verset : 14
L’Eternel a veillé sur cette calamité, et l’a fait venir sur nous; car l’Eternel, notre Dieu, est juste dans toutes les choses qu’il a faites, mais nous n’avons pas écouté sa voix.
 
 
 
 
Pas plus que les religions chrétiennes ne l’écoutent aujourd’hui.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 15
Et maintenant, Seigneur, notre Dieu, toi qui as fait sortir ton peuple du pays d’Egypte par ta main puissante, et qui t’es fait un nom comme il l’est aujourd’hui, nous avons péché, nous avons commis l’iniquité.
 
La sortie de l’esclavage égyptien a offert à l’humanité un puissant témoignage de la force divine et de son amour. Dans sa justice, Dieu fait appel à cette même force pour punir l’infidélité d’Israël, son peuple choisi pour être un modèle dans sa démonstration universelle. Cette force sera d’autant plus élevée contre les rebelles des derniers jours qui méprisent ces démonstrations historiques successives.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 16
Seigneur, selon ta grande miséricorde, que ta colère et ta fureur se détournent de ta ville de Jérusalem, de ta montagne sainte; car, à cause de nos péchés et des iniquités de nos pères, Jérusalem et ton peuple sont en opprobre à tous ceux qui nous entourent.
Dans le texte hébreu : « selon toutes tes justices ». La miséricorde divine implique la satisfaction de la justice. C’est dans ce but que la loi offensée obtiendra la mort qui est le salaire du péché selon Romains 6 : 23. Mais au lieu de tuer les véritables coupables, par miséricorde et compassion, Dieu va fournir une victime expiatoire en s’offrant lui-même dans la chair du Messie. Son projet était révélé dans le sacrifice d’Isaac demandé à Abraham. Un bélier fut fourni par Dieu pour mourir à la place de l’enfant. Retenons cette leçon : Dieu ne fait pas miséricorde au dépend de la justice.
Ignorant totalement le projet messianique divin, Daniel ne voit pas le sens réel du drame venu sur Israël. Il reprend les arguments utilisés en son temps par Moïse, mais il ne réalise pas qu’il vit au moment de la fin de la démonstration et non au début comme c’était le cas pour Moïse.
Le retour des Juifs à Jérusalem n’est dû qu’à la promesse faite à Abraham le père de la foi qui lui fut imputée à justice. A la venue du Messie, Dieu va exiger des Juifs la même démonstration de foi pour que l’alliance divine se prolonge avec eux. Faute de foi, ils seront de nouveau en opprobre à tous ceux qui les entourent.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 17
Maintenant donc, ô notre Dieu, écoute la prière et les supplications de ton serviteur, et, pour l’amour du Seigneur, fais briller ta face sur ton sanctuaire dévasté !
Conforté par l’annonce de Jérémie 25 : 11 et 12, il pense que l’heure est venue pour Dieu de rebâtir le sanctuaire dévasté de Jérusalem.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 18
Mon Dieu, prête l’oreille et écoute! ouvre les yeux et regarde nos ruines, regarde la ville sur laquelle ton nom est invoqué ! Car ce n’est pas à cause de notre justice que nous te présentons nos supplications, c’est à cause de tes grandes compassions.
Il est vrai que Jérusalem et son saint temple détruits seront bientôt reconstruits, mais ce ne sera pas à cause des prières de Daniel, mais en vertu de l’accomplissement du projet messianique qui veut que le Messie naisse dans la nation juive, comme source de la postérité promise à Abraham. C’est ce que Dieu va bientôt lui révéler dans ce chapitre.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 19
Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne! Seigneur, sois attentif ! agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ô mon Dieu! Car ton nom est invoqué sur ta ville et sur ton peuple.
Daniel est particulièrement sensible au fait que le temple de Jérusalem que Dieu avait fait bâtir pour en faire sa demeure auprès des hommes soit détruit. Il ne réalise pas combien l’existence de ce temple a été néfaste à Israël, en lui donnant l’illusion d’une bénédiction et d’une protection divine. Au temps de Jésus-Christ le nouveau temple rebâti deviendra l’orgueil des Juifs alors qu’ils tueront le Messie envoyé par Dieu. Pour guérir Daniel de son excès d’intérêt pour le temple de pierre, Dieu va lui annoncer la destruction du temple reconstruit à cause du rejet juif de celui qui se présentera comme le temple de Dieu en chair. « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » ; Jean 2 : 19.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 20
Je parlais encore, je priais, je confessais mon péché et le péché de mon peuple d’Israël, et je présentais mes supplications à l’Eternel, mon Dieu, en faveur de la sainte montagne de mon Dieu;
La terre promise qui a accueilli les Hébreux n’est sainte que par l’usage que Dieu en fait. Elle est sainte quand elle porte un peuple sanctifié. Mais elle perd sa sainteté chaque fois que ce peuple perd la sienne. Toutefois, depuis Abram sur le mont Morija, en passant par la naissance du Messie, Dieu a fait de la terre d’Israël, un lieu particulièrement sanctifié qui deviendra son trône au renouvellement de toute chose.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 21
je parlais encore dans ma prière, quand l’homme, Gabriel, que j’avais vu précédemment dans une vision, s’approcha de moi d’un vol rapide, au moment de l’offrande du soir.
L’ange a dans la vision l’apparence de l’homme, mais il vole. L’action est vécue dans l’esprit et la pensée de Daniel. L’esprit de l’ange n’est pas limité par nos conditions terrestres car c’est un être céleste. Son nom Gabriel signifie : « Dieu est ma force ou ma force est Dieu". Il n’est donc pas étonnant de le retrouver dans toutes les missions importantes confiées par Dieu. Il viendra annoncer la naissance du Messie à sa mère terrestre, Marie femme de Joseph. Puis, à n’en pas douter, c’est lui qui enseignera Jean dans sa vision de l’Apocalypse.
Ce verset attire notre attention sur le thème du « jour des expiations ». La vision précédente est celle de Daniel 8 dans laquelle ce thème est omniprésent depuis le choix des animaux, le bélier et le bouc, jusqu'à Daniel 8 : 14 avec l’expression « soir matin » et l’intention divine de mettre fin au péché.
 
 
 
Daniel 9
Verset : 22
Il m’instruisit, et s’entretint avec moi. Il me dit : Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ton intelligence.
Aussi intelligent que soit un homme, sa compréhension des secrets divins dépend de l’ouverture de son intelligence par Dieu lui-même.
A 5
 
La foi juive éprouvée
Daniel 9
Verset : 23
Lorsque tu as commencé à prier, la parole est sortie, et je viens pour te l’annoncer ; car tu es un bien-aimé. Sois attentif à la parole, et comprends la vision!
Les yeux sont trompeurs. Bien qu’invisible Dieu est présent, et son action est immédiate et instantanée.
Cet état de bien-aimé de Dieu, Daniel le doit à l’amour qu’il voue à son Dieu invisible ; amour démontré par sa foi dans les saintes Ecritures. Pour comprendre la vision, son attention est requise. Ce qui est vrai pour lui, est aussi vrai pour nous.
A 6
 
Le plan secret divin du salut universel est révélé
 
 
Le code d’Ezéchiel :
un jour = un an
Daniel 9
Verset : 24
Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte,
Dans la vision précédente la prophétie évoque 2300 soir-matin dans cette forme au singulier qui représente l’unité et qui désigne réellement 2300 années selon un code prophétique révélé dans Ezéchiel. Les soixante-dix semaines représentent donc une durée de 490 années réservées pour le peuple juif sur les 2300 déjà présentées.
Le code d’Ezéchiel 4 : 5-6 dit : « Je te compterai un nombre de jours égal à celui des années de leur iniquité, trois cent quatre-vingt-dix jours ; tu porteras ainsi l’iniquité de la maison d’Israël. Quand tu auras achevé ces jours, couche-toi sur le côté droit, et tu porteras l’iniquité de la maison de Juda pendant quarante jours ; je t’impose un jour pour chaque année ».
A 7
 
Les bases de la foi chrétienne, ou la nouvelle alliance, ou les conditions de la grâce
 
 
pour faire cesser les transgressions et mettre fin aux péchés
Selon Hébreux 10, la loi sacrificielle ne fait qu’entretenir le souvenir du péché dans l’attente du sacrifice définitif parce qu’il sera excellent et parfait. Dans les fêtes religieuses juives celle du « JOUR DES EXPIATIONS » renouvelait chaque année, au 7ème mois, cette annonce par des sacrifices animaliers aussi provisoires et inefficaces que les autres sacrifices pratiqués au cours de l’année. Par ce moyen, Dieu a caché et révélé son intention de venir dans la chair humaine, pour y offrir son corps afin de payer et régler définitivement le prix du péché. Après cette démonstration d’amour, il pardonnera par grâce les péchés involontaires et jugera indigne de sa grâce le péché volontaire ; celui qui dépend d’une nature rebelle niant les évidences de la volonté divine révélée. Ainsi, la mort expiatoire de Jésus vient éclairer le sens des animaux sacrifiés depuis Adam et Eve.
Ce message est semblable à celui de Da.8 : 13 : « … pendant combien de temps s’accomplira la vision sur le perpétuel et sur le péché dévastateur ? ».  La fin de ce péché est rattachée à la fin des 2300 années de Daniel 8 ; alors qu’ici, dans Daniel 9, elle est programmée pour la fin des 490 années.
 
 
 
 
pour expier l’iniquité et amener la justice éternelle
Il s’agit bien du « jour des expiations » prophétisé chaque année chez les Juifs par le rite cérémoniel décrit dans Lévitique 23. Cette expiation sera la dernière et son efficacité aura un effet éternel ; une justice éternelle pour les seuls élus jugés, par le Messie, dignes de sa grâce.
La notion de justice éternelle confirme le caractère complet, définitif dans l’absolu qu’on retrouve dans les dernières paroles de Jésus : « Tout est accompli ». Pour le salut, Dieu a fait sa part, à l’homme de faire la sienne.
La justice éternelle implique l’idée de l’offre de la vie éternelle par Jésus qui est le chemin, la vérité, et la vie éternelle (Jean 14 : 6).
 
 
 
 
pour sceller la vision et le prophète
Pour que se rejoignent l’accomplissement de la vision et l’apparition du prophète. C’est au titre de prophète que Moïse avait prévenu le peuple hébreu de la venue du Messie : « L’Eternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez ! » Deut. 18 : 15.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
et pour oindre le Saint des saints.
L’onction du Saint des saints prend plusieurs sens. C’est le Roi des rois qui reçoit du Père céleste à son baptême l’onction de l’Esprit saint pour son ministère terrestre. C’est aussi, l’onction du lieu très saint du tabernacle qui reçoit dans le rite du « jour des expiations », par aspersion, le sang du bouc immolé. Ce ne sera pas cette fois le sang d’un bouc, symbole du péché, mais celui de l’agneau Jésus-Christ qui porte les péchés des élus pour expier leur culpabilité à leur place. Après ce symbole du ciel, véritable sanctuaire de Dieu, à sa résurrection, Jésus apporte au ciel son sang versé et le présente au Dieu législateur pour faire reconnaître son droit de gracier les pécheurs auxquels il impute, s’il les juge dignes, sa parfaite justice éternelle.
Le bouc du « jour des expiations » relie Daniel 9 à Daniel 8 où un bouc représente la Grèce et le péché du persécuteur type.
A 8
- 457
La clé des calculs
Daniel 9
Verset : 25
Sache-le donc, et comprends ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur,
La prophétie nous donne ici la plus importante de toutes les clés d’interprétations proposées dans les prophéties bibliques. Cette précision va définir une date qui sera la base des calculs des durées prophétisées dans Daniel 8, Daniel 9, et Apocalypse 9 ; trois dates vont apparaître : 1844, 34 et 1994.
Le verset nous dirige dans Esdras 7 : 7 où nous trouvons le décret du roi perse Artaxerxès pour l’année - 457, le troisième ordre de rebâtir Jérusalem après ceux des rois Cyrus et Darius, selon Esdras 6 : 14.
 
- 457
+ 27
 
 
il y a sept semaines et soixante-deux semaines ;
70 semaines ont été annoncées. 7 semaines + 62 semaines font un total de 69 semaines au terme desquelles l’oint, le Saint des saints, aussi appelé Conducteur car il sera le chemin la vérité et la vie, entrera dans son ministère terrestre sous le nom de Jésus qui signifie Yahwéh sauve.
 
- 457
- 408
 
 
les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux.
Les 7 premières semaines de la reconstruction de Jérusalem sont marquées par l’hostilité des peuples venus s’installer sur le territoire d’Israël abandonné pendant 70 ans. Néhémie 4 : 17 en témoigne : « Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient ou chargeaient les fardeaux, travaillaient d’une main et tenaient une arme de l’autre  … »
 
+ 31
Crucifixion de
Jésus-Christ
Daniel 9
Verset : 26
Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché
C'est-à-dire au cours de la 70ème semaine d’années réelles. Le texte n’apporte pas plus de précision car les détails seront donnés dans le verset 27 qui suit. Le verbe hébreu (carat) suggère l’abattage d’un arbre à cause de son mauvais fruit. Portant le péché, le Messie prendra bien ce caractère odieux et détestable pour le Créateur ; ceci en harmonie avec Matthieu 7 : 19.
 
 
Pas de foi pour lui
 
et il n’aura pas de successeur (Litt. : Rien pour lui).
L’annotation de l’auteur dit littéralement d’une manière énigmatique : « et personne (ou rien) pour lui ». C’est cette traduction qu’il convient donc de retenir, et ceci d’autant plus qu’elle donne au verset toute sa logique. Car la prophétie annonce la future incrédulité du peuple Juif et son obstination à ne pas reconnaître en Jésus, le Messie annoncé par les Ecritures. Je le rappelle, les douze apôtres n’avaient pas non plus compris le sens de sa mort volontaire, et ce n’est qu’après sa résurrection qu’il les a délivrés de leurs préjugés traditionnels erronés.
 
70
La réponse de Dieu
 
Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire (hébreu : la sainteté), et sa fin arrivera comme par une inondation ;
Devant la démonstration de leur incrédulité, la réponse de Dieu prend la forme d’un châtiment qui vient sur le peuple 40 années plus tard. En l’an 68, envoyé par Néron, Vespasien chef des armées romaines, assiège pendant deux ans Jérusalem avec son fils Titus. Exaspérés par la résistance du peuple Juif, les Romains vont détruire la ville et la sainteté. Ce mot sainteté est la véritable traduction du mot hébreu « qodesh » cité dans la version originale. Il représente tout ce qui faisait du peuple juif un peuple choisi par Dieu. Par cette action, il confirme que le temps accordé à la nation juive s’est bien achevé en l’an 34 au terme des 70 semaines d’années.
L’inondation est un fléau naturel imparable pour l’homme. Dieu montre ainsi qu’il est à l’origine de la destruction réalisée par le peuple romain.
C’est par ce message que Dieu répond à l’intérêt de Daniel pour la ville sainte détruite par Nébucadnetsar. La réponse divine va le délivrer de son obsession.
Il convient de se rappeler ce que les Juifs ont dit à Pilate qui répugnait à se salir les mains en versant le sang de celui qu’il a appelé « ce juste ». Devant le choix, entre Jésus et le meurtrier Barabbas, ils ont choisi la mort de Jésus en disant : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! » (Matt.27 : 25). En 70, pour la première, mais pas la dernière fois, Dieu les a pris aux mots sortis de leurs propres bouches.
 
 
Des guerres succèdent aux guerres
 
il est arrêté que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre.
Après ce châtiment de l’incrédulité juive, d’autres châtiments viendront frapper la culpabilité chrétienne jusqu’à la troisième et dernière guerre mondiale prophétisée dans Daniel 11 : 40-45 comme « 7ème guerre de Syrie » et dans Apocalypse 9 : 13 sous le thème de la 6ème trompette.
 
 
Les 7 ans de la 70ème semaine
Daniel 9
Verset : 27
Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine,
La prophétie nous apporte maintenant les détails concernant la 70ème semaine. Son importance me conduit à présenter ce verset dans ma traduction que je veux la plus littérale possible.
A 9
 
Instauration de la nouvelle alliance
 
Ma version : «Et Il a fait fortifier une alliance avec des multitudes,
De cette manière, l’Esprit présente l’instauration de la nouvelle alliance comme un renforcement de l’ancienne dans laquelle des rites religieux prophétisaient l’accomplissement de la nouvelle alliance, rites que l’apôtre Paul appelle dans Colossiens 2 : 17 « ombres des choses à venir ». Les multitudes concernées par l’alliance seront ainsi successivement juives, jusqu’en l’an 34, et d’origines païennes, jusqu’à la fin du monde.
 
+ 27
+ 34
 
 
Une semaine,
Nous trouvons là, la 70ème semaine qui s’achèvera en + 34, année marquée par une action confirmant le refus du messie Jésus : après avoir tué le Christ, les dirigeants religieux juifs lapident un de ses disciples, le diacre Etienne. Les persécutions juives contre les Chrétiens se prolongeront jusqu’en 70 où l’anéantissement prophétisé de la nation s’accomplira. Mais leur jalousie envers la foi chrétienne est la cause des souffrances des martyrs chrétiens qu’ils calomnient encore en 303, selon Ap.2 : 9. En 1873, ils seront toujours considérés par Jésus comme la synagogue de Satan, dans Ap.3 : 9
A 10
+ 31
Fin des lois sacrificielles
 
et au milieu de la semaine, il fera cesser sacrifice et offrande ».
La 70ème semaine est « tranchée » en deux parties de 3 ans et six mois. Au milieu de cette période le Messie est abattu comme un mauvais arbre, et par sa mort expiatoire volontaire, sacrifice davantage excellent à cause de sa parfaite justice personnelle, il rend désormais inutiles les sacrifices nnanimaliers qui le prophétisaient. Le temps de la loi sacrificielle est fini. Le sacerdoce et l’intercession de Jésus-Christ vivant et ressuscité le remplacent. Le peuple des élus peut entrer dans le repos de Dieu. C’est si vrai que le verbe traduit par « fera cesser » a pour racine le mot « shavot » qui donnera son nom au sabbat et que Dieu utilise dans Genèse 2 : 3 pour désigner l’arrêt de sa création terrestre. Reliés ensemble, le sabbat et la mort du Messie éclairent le sens du sabbat du septième jour sanctifié par Dieu, jour qui prophétise la victoire du Christ sur le péché et sur la mort par laquelle il offre aux élus d’entrer dans son repos au début du 7ème millénaire. La foi au messie Jésus et la pratique du repos du 7ème jour sont donc indissociables.
Un respect scrupuleux de la conjugaison de l’hébreu me conduit à faire remarquer l’usage du mode parfait, soit l’accompli, pour le verbe « il a fait fortifier » et ici, le mode imparfait pour le verbe « il fera cesser »  qui suggère l’entrée réelle dans le repos divin seulement au début du septième millénaire. Alors que la fortification de l’alliance a trouvé son total accomplissement par la mort du Messie, l’entrée dans le repos est premièrement imputée de manière spirituelle et dans un deuxième temps seulement vécue physiquement à la fin du temps de grâce.
De plus, alors que la mort du Christ fortifie l’alliance dès l’an 31, l’arrêt définitif des sacrifices et des offrandes pratiqués par la nation rebelle devra attendre sa destruction en l’an 70.
 
Ici s’achève la révélation divine concernant le Messie, son œuvre, les bases de la nouvelle alliance que sa mort expiatoire volontaire inaugure. Ces bases sont comprises par les apôtres de Jésus qui vont vivre pleinement la liberté dans l’obéissance chrétienne exigée par Dieu. Mais après la disparition du dernier apôtre Jean, en fin du premier siècle de notre ère, des hérésies viendront déformer la doctrine de la vérité. Ce sera l’objet de la suite du verset 27 étudié jusque-là.
A 11
 
La foi chrétienne adultère
Daniel 9
Verset : 27
Et sur l’aile, (il y aura) des abominations qui causent la désolation
L’Esprit fait référence à la religion symbolisée par le caractère céleste de l’aile. Des religions pratiqueront des abominations qui seront causes des guerres qui conduisent les hommes à s’entretuer jusqu’à réduire la terre en solitude. Apocalypse 13 présente les deux religions chrétiennes incriminées successivement au cours de l’ère de la grâce chrétienne. L’étude détaillée le confirmera, sous le nom de « bête de la mer », l’Esprit désigne le catholicisme intolérant papal romain, et sous le nom de « bête de la terre », le protestantisme, ou église chrétienne réformée, sortie du catholicisme au 16ème siècle, tout comme la terre est sortie de la mer à la création, selon Ge : 9-10.
A 12
 
Le 7ème millénaire la terre désolée
 
Jusqu’à une entière destruction
Cette entière destruction est prophétisée dans Apocalypse 20 où la terre reçoit le nom « abîme » qui la désigne dans le récit de la création avant qu’elle porte la vie, dans Ge : 1 : 2.
 
 
A la fin du 7ème millénaire
le jugement dernier
 
Alors ce qui a été résolu se répandra sur la désolation.
Selon Apocalypse 20, ce qui se répandra sera le feu de la seconde mort qui après avoir anéanti les rebelles au jugement dernier, recouvrira l’ensemble de la surface de la terre pour la purifier de toutes ses souillures provoquées par l’homme.
 
Daniel 9 : 11 vient de citer « les malédictions et les imprécations écrites dans la loi de Moïse ». Elles sont appelées à se reproduire sous le thème des « six premières trompettes » de l’Apocalypse. En effet, Daniel 8 : 12 annonce : « l’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché ». Nous le contrôlerons, ce verset signifie : l’église chrétienne fut livrée au despotisme papal romain, en 538, à cause de l’abandon du sabbat du septième jour sur l’ordre de Constantin promulgué en 321 au profit du jour du soleil païen, le premier jour de la semaine. Ce retour au péché, qui est la transgression de la loi selon 1 Jean 3 : 4, place le christianisme dans une culpabilité identique à celle qui a conduit Israël à la déportation à Babylone. Relevez la précision qui sera apportée dans Lévitique 26 : 34-35 dans lequel Dieu évoque l’irrespect juif de son sabbat. Les malédictions et les imprécations de Lévitique 26 vont donc concerner les deux alliances. Regardons donc ces messages.
B 0
 
 
Lévitique 26
Verset : 13
Je suis l’Eternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d’Egypte, qui vous ai tirés de la servitude; j’ai brisé les liens de votre joug, et je vous ai fait marcher la tête levée.
L’exigence divine a une cause : Dieu a montré son amour à son peuple. Sortir de l’Egypte signifie : « sortir du péché ».
Dieu veut libérer son peuple de l’esclavage du péché, soit de la liberté sans borne. L’esclavage égyptien était une image de la tyrannie du péché. Paul dit : « Vous êtes esclave de celui à qui vous obéissez ; soit du péché qui conduit à la mort ; soit de l’obéissance qui conduit à la justice ». Rom 6 : 16
 
 
Loi méprisée
Lévitique 26
Verset : 14
Mais si vous ne m’écoutez point et ne mettez point en pratique tous ces commandements,
La bonne écoute se traduit par la bonne pratique des commandements de Dieu.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 15
si vous méprisez mes lois, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, en sorte que vous ne pratiquiez point tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance,
Ne pas tenir compte des ordres divins revient à les mépriser. La Bible dit aux chrétiens : « N’éteignez pas l’Esprit ; ne méprisez pas les prophéties ». Difficile à concevoir pour un serviteur fidèle ! mais l’âme du rebelle peut aller jusqu’à prendre « en horreur » les commandements de Dieu ; ce qui provoque logiquement la rupture de l’alliance sainte.
B 1
 
395
476
1er châtiment
1ère trompette
Lévitique 26
Verset : 16
voici alors ce que je vous ferai. J’enverrai sur vous la terreur, la consomption et la fièvre, qui rendront vos yeux languissants et votre âme souffrante ; et vous sèmerez en vain vos semences : vos ennemis les dévoreront.
L’agression vient de l’extérieur. Comparez :
1ère trompette de l’Apocalypse. Ap.8 : 7 : « Le premier sonna de la trompette. Et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang, qui furent jetés sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée ». Ces actions, traduites par dévastation, destruction, et mort humaine se sont accomplies par les invasions barbares qui ont frappé l’Europe occidentale entre 395 et 476. Le plus célèbre était Attila le chef des Huns. Ce chef qui disait être « le fléau de Dieu » avait pour devise : « là où mon cheval passe, l’herbe ne repousse pas ».
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 17
Je tournerai ma face contre vous, et vous serez battus devant vos ennemis ; ceux qui vous haïssent domineront sur vous, et vous fuirez sans que l’on vous poursuive.
L’agression extérieure est confirmée.
 
Dieu a souvent appelé le peuple philistin pour dominer sur Israël. Et, coupé de Dieu, son peuple panique et perd tout son courage.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 18
Si, malgré cela, vous ne m’écoutez point, je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés.
Le refus d’écouter Dieu a pour fruit l’intensification des péchés. Sa réponse sera à la hauteur du « 7 » qui constitue le sceau de son titre de Dieu créateur dont la puissance est infinie, et qui, à ce titre, dispose de la vie de ses créatures.
B 2
 
 
 
 
+ 538
 
2ème châtiment
 
 
 
2ème trompette
Lévitique 26
Verset : 19
Je briserai l’orgueil de votre force, je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l’airain.
Israël fonde sa force et son orgueil sur son alliance avec le vrai Dieu. La religion deviendra dure comme le fer, et la foi prendra la forme du péché symbolisé par l’airain, alliage de plusieurs métaux, donc symbole de l’impureté.
2ème trompette d’Ap.8 : 8-9 : « Le second ange sonna de la trompette. Et quelque chose comme une grande montagne embrasée par le feu fut jeté dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt ».
Dans Jérémie 51 : 25, cette montagne embrasée concerne Babylone citée au verset 24 qui précède.
Dans Ap.17 : 5, ce nom désigne Rome comme étant « la mère des prostituées de la terre ». Son instauration papale religieuse en 538 va, durablement, provoquer des guerres religieuses. L’église catholique de Rome revendique son titre d’église mère et reconnaît la France pour sa première fille.
Dans Daniel 2 et 7, le fer sera le symbole de la dureté du régime romain. Sa prolongation, dans les pieds de la statue, imagera le relai de la Rome religieuse papale intolérante à partir de 538 ; un authentique régime du péché, soit d’airain, puisque son existence a pour but de légaliser dans la religion les décisions prises par l’empereur Constantin.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 20
Votre force s’épuisera inutilement, votre terre ne donnera pas ses produits, et les arbres de la terre ne donneront pas leurs fruits.
Dans l’ère chrétienne, les efforts humains pour ressembler au Christ seront vains.
L’église ne produira plus la douceur mais l’amertume.
Spirituellement, les hommes religieux ne présenteront plus le fruit de douceur de l’action divine.
 
 
Le cœur rebelle résiste et s’endurcit
Lévitique 26
Verset : 21
Si vous me résistez et ne voulez point m’écouter, je vous frapperai sept fois plus selon vos péchés.
L’esprit rebelle entre en résistance,
le Dieu créateur réagit.
B 3
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
vers
1517
3ème châtiment Les animaux agressent et tuent
 
 
 
 
 
3ème trompette
Lévitique 26
Verset : 22
J’enverrai contre vous les animaux des champs, qui vous priveront de vos enfants, qui détruiront votre bétail, et qui vous réduiront à un petit nombre ; et vos chemins seront déserts.
Israël était frappé par des animaux des champs. (Exemple : 2 Rois 2 : 24 : deux ours tuent 42 enfants)
Dans l’ère chrétienne, on signale, au 17ème siècle, les tueries de la bête du Gévaudan. Derrière les carnages de cette bête, qui tue des bergères et de jeunes enfants, se tient un loup particulièrement féroce où un meurtrier particulièrement dérangé. L’insécurité de l’époque est totale ; le climat est terrible, hivers glaciaux, épidémies mortelles comme la peste et la famine déciment les populations, et dans la religion chrétienne, les hypocrites religieux (selon Da. 11 : 34) vont s’opposer et se massacrer comme des bêtes. Comparez :
3ème trompette d’Ap.8 : 10-11 : « Le troisième ange sonna de la trompette. Et il tomba du ciel une grande étoile ardente comme un flambeau ; et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux  Le nom de cette étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères ».
Ce message désigne les guerres de religions qui ont opposé les ligues catholiques aux Protestants au 16ème siècle. L’étoile symbolise l’église messagère qui prétend porter la lumière du Christ, le véritable flambeau de Dieu selon Ap.21 : 23. L’enseignement catholique romain est comparé à de l’absinthe qui rend l’esprit humain amer et meurtrier.
Dans Ap.12, cette époque d’insécurité religieuse de 1260 années est évoquée comme le temps où « la femme est conduite au désert » ; soit, livrée à l’épreuve des persécutions papales romaines ; l’église de l’inquisition.
 
 
La résistance continue
Lévitique 26
Verset : 23
Si ces châtiments ne vous corrigent point et si vous me résistez,
Le cas devient désespéré.
Lors de la sortie d’Egypte, Pharaon avait endurci son cœur pour résister à l’ordre de Dieu pendant les trois premières plaies. Ensuite, c’est Dieu qui a endurci le cœur de Pharaon.
Il en est de même pour l’histoire d’Israël et de tous les autres cas où les cœurs rebelles lui résistent.
 
 
Dieu résiste aussi
Lévitique 26
Verset : 24
je vous résisterai aussi et je vous frapperai sept fois plus pour vos péchés.
 
Le Dieu créateur réagit et intensifie son action.
B 4
 
 
 
 
 
1793
4ème châtiment
L’alliance est vengée
 
4ème trompette
 
 
Lévitique 26
Verset : 25
Je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera mon alliance ; quand vous vous rassemblerez dans vos villes, j’enverrai la peste au milieu de vous, et vous serez livrés aux mains de l’ennemi.
Ce châtiment va viser le camp qui trahi les conditions de l’alliance divine et persécute les véritables élus. Il vise donc particulièrement le clergé religieux catholique romain, premier responsable de l’intolérance religieuse. Ce clergé sera livré à ses ennemis. Dieu venge ainsi la mort de ses fidèles serviteurs. Comparez :
4ème trompette d’Ap.8 : 12 : « Le quatrième ange sonna de la trompette. Et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fût obscurci, et que le jour perdît un tiers de sa clarté, et la nuit de même ».
Le soleil : la lumière divine, la lune : la lumière ténébreuse, les étoiles : les messagers religieux, sont globalement frappés par l’idéologie anti religieuse, l’athéisme national français, qui sévit dans la Révolution française vers 1793 et 1794 ; deux époques dites de la « terreur » qui déciment premièrement l’aristocratie et le clergé livrés à la guillotine, et qui fera ensuite tomber les têtes des révolutionnaires divisés. La raison humaine révèle ainsi sa limite et sa dépendance de l’esprit du Dieu vivant.
Dans Ap.6 : 12, le sixième sceau annonce la révolution française et l’athéisme meurtrier qui l’a suivi, par ces signes des temps : « Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang … ».
La précision « entière » est justifiée parce qu’elle désigne la coalition de la monarchie catholique et du clergé romain. Le civil et le religieux, unis dans l’intolérance, constituent le principe de la bête religieuse spirituelle.
Dans Ap.2 : 22-23, Jésus dit aux élus protestants à propos de la Jézabel catholique : « Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres.  Je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres ». Cette prophétie révèle le véritable sens de la Révolution française qui a commencé en décapitant Louis XVI, le roi de droit divin, et le clergé romain prétendu serviteur de Dieu. Le jugement divin révélé le justifie, la monarchie de droit divin est dans ce cas totalement illégitime.
Dans Ap.11 : 7, ce sujet deviendra « la bête qui monte de l’abîme » comparée à un tremblement de terre dans une première forme qui se renouvèlera comme « second malheur » en 6ème châtiment, ou 6ème trompette.
Dans Ap.12 : 16 son action sera évoquée en ces termes : « Mais la terre secourut la femme, elle ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa gueule ». Cette image est empruntée au type de mort qui frappa les rebelles Koré, Dathan, et Abiram, et leurs familles, après que Dieu ait présenté aux Hébreux libérés de la servitude égyptienne sa loi et les conditions de son alliance.
B 5
 
 
 
 
 
 
1844
4ème châtiment pour les Juifs, mais
5ème châtiment
séparé dans l’ère chrétienne.
5ème trompette
Lévitique 26
Verset : 26
Lorsque je vous briserai le bâton du pain, dix femmes cuiront votre pain dans un seul four et rapporteront votre pain au poids ; vous mangerez, et vous ne serez point rassasiés.
La famine sévit dans les deux sens, littéral et spirituel. Jésus rappellera aux hommes que « l’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu » (Matt.4 : 4). La famine frappe justement ceux qui n’écoutent pas, ou plus, la parole de Dieu qui « rend à chacun selon son œuvre ». Dans l’ère chrétienne, cette famine est rattachée au thème de la 5ème trompette d’Ap.9 qui révèle la condition réelle du Protestantisme universel après l’épreuve de sa foi de 1844. Imagé, comme une étoile tombée du ciel sur la terre après la chute de l’étoile catholique Absinthe elle-même tombée au 16ème siècle, il est évoqué comme un camp de rebelles définis selon Ez.2 : 6 par le symbole des scorpions, comme faux-prophètes et selon Es.9 : 14, par le symbole du mot queue. Dieu lui donne l’assurance de cinq mois prophétiques, soit 150 années réelles de paix religieuse achevées en 1994. Ayant pour roi l’ange de l’abîme appelé en hébreu et en grec, Abbadon et Appolyon, soit le Destructeur, la prophétie révèle que Dieu l’a livré au diable qui lui fait utiliser la Bible, la Parole écrite de Dieu rédigée originellement en hébreu et en grec, pour détruire la véritable foi des candidats au salut divin. C’est une terrible famine spirituelle qui sévit depuis 1844 que l’Esprit présente à juste titre comme « premier malheur » pour l’humanité trompée par les apparences du Protestantisme depuis cette date.
 
 
La résistance continue
Lévitique 26
Verset : 27
Si, malgré cela, vous ne m’écoutez point et si vous me résistez,
Si l’avertissement précédent reste sans effet.
 
 
Dieu résiste maintenant avec fureur
Lévitique 26
Verset : 28
je vous résisterai aussi avec fureur et je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés.
Dieu réagit avec fureur
Le Dieu créateur intensifie sa réaction.
B 6
 
5ème châtiment pour les Juifs et
6ème châtiment du christianisme
 
Lévitique 26
Verset : 29
Vous mangerez la chair de vos fils, et vous mangerez la chair de vos filles.
Au siège chaldéen de Jérusalem en - 586, un siège de 2 ans, les Juifs privés de nourriture en étaient arrivés à manger leurs enfants.
Au siège romain de Jérusalem, en 70, ces actions abominables se sont encore accomplies. Deux années de siège avaient provoqué une intense famine où l’homme perdit la maîtrise et la raison ; ce qui arrive quand l’être humain est tenaillé par la faim.
 
 
Le culte du dieu soleil
 
 
 
 
 
Le jour du soleil
Lévitique 26
Verset : 30
Je détruirai vos hauts lieux, j’abattrai vos statues consacrées au soleil, je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles, et mon âme vous aura en horreur.
Ici, nous trouvons une accusation qui concerne les deux alliances. L’adoration du « soleil » est une vieille pratique païenne vers laquelle, dans tous les temps, le diable pousse les hommes pour irriter son ennemi mortel, le grand Dieu, son créateur, qui a pour projet de le détruire. Les Juifs rebelles avaient adopté de nombreuses divinités du paganisme de leur temps.
Dans l’ère chrétienne, encore, depuis 321, le christianisme a rompu l’alliance sainte fondée sur la grâce apportée par le Christ, en adoptant précisément, encore une fois, une adoration inconsciente du « soleil divinisé ». Inconsciente, parce que la religion conserve sa forme apparente d’adoration de la divinité chrétienne. Mais pour Dieu qui a fixé l’ordre de toute chose, et premièrement l’ordre du temps, la sanctification au repos sabbatique du 7ème jour n’est pas rattachée au premier jour qu’il considère souverainement comme un jour profane pendant lequel l’homme peut faire tout son ouvrage. Voilà pourquoi, Dieu met à part depuis 1844, un peuple où il rassemble ses élus qui reconnaissent son ordre souverain, et pratiquent, pour le sanctifier, le repos hebdomadaire au véritable septième jour que notre calendrier français appelle le samedi. Les changements des noms contribuent à faire ignorer la tromperie. Adopté comme « jour du soleil invaincu » en 321, ce jour a été trompeusement rebaptisé « jour du Seigneur » traduction du mot dimanche. Mais pour Dieu il reste le jour souillé par le paganisme. L’anglais « sunday » et l’allemand « sonntag » témoignent du nom « soleil » dans leurs jours.
En comparant des calamités annoncées et illustrées dans Daniel 10 : 6 et Ap.1 : 16, nous relevons dans la description de l’être divin, une différence concernant son visage. Celui qui concerne les Juifs de l’ancienne alliance a l’image de l’éclair symbole du dieu Zeus grec, alors que, pour l’ère chrétienne, ce visage prend l’apparence du soleil lorsqu’il brille dans sa force, précise le verset. La leçon est la suivante. Pour avoir paganisé avec les Grecs, Israël sera châtié et livré aux Grecs en - 168, selon Daniel 11 : 30. De même, pour avoir paganisé avec le « jour du soleil » romain en 321, le Christianisme coupable sera livré aux persécutions religieuses papales romaines à partir de 538 pendant 1260 années d’intolérance.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 31
Je réduirai vos villes en déserts, je ravagerai vos sanctuaires, et je ne respirerai plus l’odeur agréable de vos parfums.
Là encore, pour les Juifs, l’action s’est renouvelée deux fois, soit en - 586 et en + 70.
Selon Ap.5 : 8 et 8 : 4, les parfums d’odeur agréable désignent les prières des saints. Dieu aura atteint la limite de sa patience pour les fautes de son peuple et ne recevra plus leurs prières. En - 586, le temps de la démonstration du peuple juif est fini. Mais le peuple ne disparaitra pas définitivement à cause de la future venue du Messie. Ayant fait détruire le temple en 70, l’offrande de parfum ordonnée dans le rite hébreu ne peut plus être pratiquée car elle ne doit plus l’être, étant remplacée par les prières directement adressées au Christ par ses saints élus.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
… après 2012
Au temps de la fin, quand toutes les institutions religieuses officielles ont apostasié, Dieu inflige son dernier châtiment d’avertissement : la troisième Guerre Mondiale
6ème trompette
 
 
Dans l’ère chrétienne, le peuple coupable qui se réclame de Dieu n’est pas une nation, mais un ensemble de nations aux langues différentes que la prophétie va symboliser par « dix cornes » dans Da.7 : 7-20-24 et dans Ap.12 : 3, 13 : 1 et 17 : 3. Dans l’Apocalypse, l’absence ou la présence des diadèmes, placés sur les 10 cornes ou sur les 7 têtes, symbole de la ville de Rome, vont suggérer l’état païen impérial ou chrétien papal de cette ville dans l’avancement du temps de l’ère chrétienne.
Quand la patience divine prolongée sur 150 années de paix religieuse touche à son terme, la guerre destructrice des corps et des âmes vient. Ap.9 : 13 nous présente ce thème sous l’égide de la sixième trompette. Elle a pour but de « tuer le tiers des hommes », et conserve encore, mais pour la dernière fois, un caractère de châtiment d’avertissement divin, néanmoins terriblement meurtrier. L’Europe religieusement coupable par sa reconnaissance de l’autorité papale catholique romaine y apparait en cible principale sous le nom symbolique du « grand fleuve Euphrate », traduisez « grand peuple européen », puisque ce nom désigne les peuples, ou « grandes eaux », sur lesquels, la prostituée  papale romaine « Babylone la Grande est assise » selon Ap.17 : 1-15. (La ville antique Babylone était traversée par le fleuve Euphrate).
Le début de la sixième trompette révèle la raison de ce châtiment. En justifiant la transgression du sabbat et d’autres vérités bibliques, le monde chrétien bafoue l’amour divin démontré par l’autel symbole de la croix sur laquelle Jésus-Christ a obtenu le puissant droit du salut universel. Il agit maintenant pour punir le mauvais usage de son sacrifice.
 
 
 
 
 
 
Le feu nucléaire
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 32
Je dévasterai le pays, et vos ennemis qui l’habiteront en seront stupéfaits.
La conséquence visible de cette fin de la patience divine est la destruction du pays. Pour les Juifs, les actions sont derrière nous en - 586, et en 70.
Pour l’Europe chrétienne coupable, la 6ème trompette précise au verset 18 : «Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches ». De la bouche des hommes sortent des ordres de destruction, le feu, des prières religieuses, la fumée, et des ordres d’anéantissement par l’usage du feu nucléaire symbolisé ici par le mot soufre. La dévastation atteindra alors un niveau jamais atteint.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 33
Je vous disperserai parmi les nations et je tirerai l’épée après vous. Votre pays sera dévasté, et vos villes seront désertes.
Israël a vécu ces choses en - 586 et en 70 de notre ère.
Le monde occidental chrétien va connaître à son tour, avec la 6ème trompette, l’expérience de l’extrême irritation de Dieu. Une guerre nucléaire laisse derrière elle d’immenses territoires dévastés, et rendus déserts.
B7
L’an
-586
Et l’an +70
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Un sabbat pour la terre juive pour les deux alliances
Lévitique 26
Verset : 34
Alors le pays jouira de ses sabbats, tout le temps qu’il sera dévasté et que vous serez dans le pays de vos ennemis ; alors le pays se reposera, et jouira de ses sabbats.
Pour les juifs ceci s’est accompli une première fois pendant les 70 années de la captivité à Babylone, et une deuxième fois, dans l’ère chrétienne, après l’an 70 et jusqu’en 1947.
Dans ce verset, Dieu révèle la raison principale des châtiments successifs des deux alliances qui auront conduit la terre à la désolation prophétisée dans Daniel 9 : 27. Daniel 8 : 12 l’a appelé péché qui selon 1 Jean 3 : 4 est la transgression de la loi. Le quatrième commandement concernant le respect du repos du sabbat du véritable septième jour a été, depuis 321, transgressé et continue de l’être par les adeptes catholiques et protestants qui honorent, consciemment ou non, le jour du soleil païen instauré par l’empereur Constantin.
Par un conflit nucléaire Dieu rend les possibilités de survie nulles pour la terre. L’anéantissement des rebelles, au retour de Jésus-Christ suivra donc de très près la fin de la Troisième Guerre Mondiale.
Une dernière épreuve de foi sera fondée sur le choix d’obéir au dimanche, marque de la bête citée dans Ap.13 : 16 -17 ; 14 : 9-11 et 19 : 20, ou au sabbat, sceau du Dieu vivant, évoqué dans Ap.7 : 2 et 9 : 4. Après ce dernier choix, la fin du temps de grâce, thème d’Ap.15 sépare définitivement l’humanité en deux camps. C’est pour Jésus-Christ, Dieu tout-puissant, le moment de rendre à chacun selon son œuvre. Et comme pour la préparation de la sortie de l’Egypte, sept derniers fléaux frappent les rebelles, jusqu’au moment où doit entrer en application le décret de mort des adeptes du sabbat promulgué par les rebelles. Jésus-Christ intervient alors pour sauver ses élus. Vivants et morts en Christ ressuscités sont enlevés et conduits au ciel où Jésus leur a préparé une place, dans la demeure du Père, selon Jean 14 : 2-3.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’an 6000
La terre juive vastée
 
 
 
 
 
 
Les mille ans du 7ème millénaire
 
Lévitique 26
Verset : 35
Tout le temps qu’il sera dévasté, il aura le repos qu’il n’avait pas eu dans vos sabbats, tandis que vous l’habitiez.
Pour les Juifs, après la déportation en - 586, ce temps prophétisé par Jérémie 25 : 11 était de 70 années. Après la dispersion de 70 le retour des Juifs s’est accompli en 1947. Quel sens peut-on donner à ce retour ? Le peuple Juif a-t-il reconnu Jésus-Christ pour son Messie envoyé par Dieu ? Non. C’est donc un peuple toujours coupable qui reprend une forme nationale au moment où Dieu prépare le châtiment de toutes les religions également coupables ; de la religion juive premièrement, aux diverses formes non juives ; sur la base du principe présenté dans Romains 2 : 9.
A la fin du temps de la grâce chrétienne, ce temps de repos donné à la terre sera de « mille ans » thème d’Ap.20 : 2 à 7. Et ce repos sera total puisque la terre sera devenue une entière désolation après la mort des derniers rebelles rapidement disparus à cause de la radioactivité et de la toxicité de l’atmosphère terrestre. Ce cimetière terrestre n’aura qu’un gardien ; le diable, réduit à rester prisonnier sur la terre dévastée devenue sa geôle. La terre désolée, informe et vide redevenue l’abîme de Ge.1 : 2, justifiera alors son nom d’ange de l’abîme cité dans Ap.9 : 11.
Après le repos de mille ans viendra le jugement dernier, thème d’Ap.20 : 7 à 15. Le feu de la seconde mort anéantira pour toujours les rebelles déchus condamnés par Jésus et ses élus immortalisés. Entièrement régénérée, la terre, appelée nouvelle dans Ap.21 : 1, sera choisie par Dieu pour en faire son trône sur tous ses univers qui sont des dimensions, et non des planètes et des étoiles strictement créées provisoirement pour notre dimension terrestre.
La terre et les élus entreront ensemble dans le repos du sabbat, prophétisé par la sanctification du septième jour, jour lui-même prophétique, du septième millénaire.
 
Les études suivies jusque-là nous ont permis de survoler le grand projet programmé par Dieu, depuis la déportation du peuple Juif en - 605 jusqu’à la fin de l’histoire du salut après le septième millénaire. Nous allons maintenant découvrir la manière utilisée par l’Esprit pour construire, comme des « escaliers », les bases de ses révélations. Une bonne compréhension du livre de Daniel est avant tout nécessaire. Découvrez, les mystères de ce livre afin de nourrir votre foi, par une connaissance qui ne laisse aucune place au doute.
 
Notes sur la structure du livre de Daniel : les chapitres 2, 7, et 8, évoquent, sous des symboles différents, les mêmes sujets. On peut donc les regrouper dans une démarche de synthèse. La séparation en chapitres différents permet à l’Esprit de disperser les précisions apportées sur chaque sujet. Ainsi séparés les enseignements de chaque chapitre sont incomplets et inefficaces. La révélation divine est alors cachée aux lecteurs jugés, par Dieu, indignes de sa lumière. Cette démarche est conforme à celle de Jésus-Christ qui disait : « Je leur parle en parabole afin qu’ils entendent mais ne comprennent point … »
C0
- 604
Contexte
La 2ème année de
Nébucadnetsar
Thème
Les successions des dominations terrestres
Daniel 2
Verset : 31
… O roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue ; cette statue était immense, et d’une splendeur extraordinaire ; elle était debout devant toi, et son aspect était terrible.
 
Cette statue va représenter, étage par étage, la succession des empires terrestres en commençant par la tête et en progressant dans le temps vers les pieds. Dieu annonce ainsi une régression des valeurs de l’humanité.
C1
-605
Thème
L’empire chaldéen de Babylone
Le roi Nébucadnetsar.
Daniel 2
Verset : 32
La tête de cette statue était d’or pur ;
 
 
 
 
 
 
 
 
Verset 37 : « O roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t’a donné l’empire, la puissance, la force et la gloire » ; la force et l’empire seront symbolisés par le lion aux ailes d’aigle dans Daniel 7 : 2 (l’Empire chaldéen de Babylone).
Verset 38 : « ... il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu’ils habitent, les enfants des hommes, les bêtes des champs et les oiseaux du ciel, et il t’a fait dominer sur eux tous : c’est toi qui es la tête d’or ».
 
 
- 556
Contexte
La 1ère année du roi Belschatsar
Daniel 7
Verset : 2
Daniel commença et dit : Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer.
 
 
 
Guerres universelles : quatre vents = quatre points cardinaux.
 
Multitudes formant l’humanité : grande mer
 
 
 
Daniel 7
Verset : 3
Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l’un de l’autre.
Daniel reçoit la vision des animaux : quatre animaux différents. La construction reprend l’enseignement de la statue de Daniel 2.
Verset 17 : « Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre … »
 
 
 
Thème
Le roi
Nébucadnetsar éprouvé et converti
Daniel 7
Verset : 4
Le premier était semblable à un lion, et avait des ailes d’aigles ; je regardai, jusqu’au moment où ses ailes furent arrachées ; il fut enlevé de terre et mis debout sur ses pieds comme un homme, et un cœur d’homme lui fut donné.
 
Selon Juges 14 : 18, le lion symbolise la force, confirmée dans Daniel 2 : 37. Symbole de l’empire, les ailes d’aigles imagent la domination suprême terrestre. Nébucadnetsar y est appelé le roi des rois.
 
Le roi Nébucadnetsar se convertit au Dieu créateur de Daniel selon Daniel 4 : 37 : « Maintenant, moi, Nébucadnetsar, je loue, j’exalte et je glorifie le roi des cieux, dont toutes les œuvres sont vraies et les voies justes, et qui peut abaisser ceux qui marchent avec orgueil ».
C2
- 538
Thème
Empire des Mèdes et des Perses
Daniel 2
Verset : 32
sa poitrine et ses bras étaient d’argent ;
 
Da.2 : 39 : «  Après toi, il s’élèvera un autre royaume, moindre que le tien ; puis un troisième royaume, qui sera d’airain, et qui dominera sur toute la terre ».
 
 
 
Darius le Mède
 
 
Da.5 : 30-31 : « Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans ».
 
 
 
Ours
Daniel 7
Verset :5
Et voici, un second animal était semblable à un ours, et se tenait sur un côté ; il avait trois côtes dans la gueule entre les dents, et on lui disait : lève-toi, mange beaucoup de chair.
L’appui sur un côté image la domination perse sur la composante mède.
3 conquêtes successives : La Babylonie, la Lydie et l’Egypte = croissance vers l’empire.
 
- 554
Contexte
La 3ème année de
Belschatsar
Daniel 8
Verset :1
La troisième année du règne du roi Belschatsar, moi, Daniel, j’eus une vision, outre celle que j’avais eue précédemment.
 
 
Cette deuxième vision est reliée à celle des quatre animaux dont elle reprend l’enseignement depuis la succession mède et perse.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 2
Lorsque j’eus cette vision, il me sembla que j’étais à Suse, la capitale, dans la province d’Elam ; et pendant ma vision, je me trouvais près du fleuve d’Ulaï.
 
La vision a pour décor le pays des Mèdes et des Perses.
 
 
 
-538
Bélier = Mèdes et Perses
Daniel 8
Verset : 3
Je levai les yeux, je regardai, et voici, un bélier se tenait devant le fleuve, et il avait des cornes ; ces cornes étaient hautes, mais l’une était plus haute que l’autre, et elle s’éleva la dernière.
 
 
3 conquêtes successives : La Babylonie, la Lydie et l’Egypte = croissance vers l’empire.
 
 
Les conquêtes des Mèdes et Perses
Daniel 8
Verset : 4
Je vis le bélier qui frappait de ses cornes à l’occident, au septentrion et au midi ; aucun animal ne pouvait lui résister, et il n’y avait personne pour délivrer ses victimes il faisait ce qu’il voulait, et il devint puissant.
 
C3
- 336
Thème
Airain = L’empire Grec d’Alexandre le grand
Daniel 2
Verset : 32
son ventre et ses cuisses étaient d’airain
Da.2 : 39 : « … puis un troisième royaume, qui sera d’airain, et qui dominera sur toute la terre ».
L’airain est un alliage de plusieurs métaux. Il désigne l’impureté, soit le péché.
 
 
 
 
 
On peut remarquer la dégradation des matériaux rattachés aux successions. L’empire grec d’airain désigne le péché qui va le caractériser dans les trois visions de Daniel 2,7 et 8. La raison de ce lien repose sur le rôle d’Antiochos IV persécuteur des Juifs en - 168 que l’ESPRIT présente comme un type préfigurateur du persécuteur papal de l’ère chrétienne dans la construction de sa révélation.
 
 
Léopard
Daniel 7
Verset :6
Après cela je regardai, et voici, un autre était semblable à un léopard, et avait sur le dos quatre ailes comme un oiseau ; cet animal avait quatre têtes, et la domination lui fut donnée.
Le léopard, le plus rapide des fauves, illustre la fulgurante conquête d’Alexandre le grand entre 336 et 323 où il est mort sans héritier.
Après sa mort, son empire a été partagé entre ses généraux, les diadoques. Après 20 années de guerres entre eux, quatre sont restés et ont formé des royaumes grecs en Egypte, en Syrie, en Grèce, et en Thrace.
 
 
Bouc
Daniel 8
Verset :5
Comme je regardais attentivement, voici, un bouc venait de l’occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher ; ce bouc avait une grande corne entre les yeux.
 
La Grèce est bien à l’occident de la Perse.
Semblable aux quatre ailes d’oiseau de Da.7 : 6, le bouc vole.
 
C’est le premier roi, Alexandre le grand (- 336 - 323)
 
 
 
 
 
Da.8 : 21 : « Le bouc, c’est le roi de Javan, (la Grèce) La grande corne entre ses yeux, c’est le premier roi ».
 
 
Grecs contre Mèdes et Perses
Daniel 8
Verset : 6
Il arriva jusqu’au bélier qui avait des cornes, et que j’avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur.
Alexandre le grand entreprend sa conquête de l’empire Perse.
Da.8 : 20 : «  Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses ».
 
 
Victoire grecque
Daniel 8
Verset : 7
Je le vis qui s’approchait du bélier et s’irritait contre lui ; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister; il le jeta par terre et le foula, et il n’y eut personne pour délivrer le bélier.
Alexandre est vainqueur. Le dominateur de l’histoire devient grec.
Alexandre affronte Darius III à Issos et remporte la bataille. Darius s’enfuit et son armée est écrasée.
 
- 323
Thème
La succession grecque
d’Alexandre le Grand
 
L’empire est disloqué et partagé
Daniel 8
Verset : 8
Le bouc devint très puissant ; mais lorsqu’il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s’élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux.
L’empire perse est conquis mais âgé de 33 ans, Alexandre meurt en 323 sans laisser d’héritier.
Les « diadoques », ses généraux, se partagent dans la guerre l’héritage grec. Après 20 années de luttes, ils en restent quatre qui forment des royaumes grecs indépendants.
- En Egypte : 1er roi Ptolémée Lagos : dynastie lagide = roi du midi dans Da.11.
- En Syrie : 1er roi Séleucos Nicator : dynastie séleucide = roi du septentrion dans Da.11.
- En Grèce : 1er roi : Cassandre.
- En Thrace : 1er roi : Lysimaque.
 
Entrée en scène de la ville de Rome et du peuple romain.
C4
- 400
La Rome républicaine
 
 
Les guerres puniques contre Carthage
Daniel 8
Verset : 9
De l’une d’elles sortit une petite corne, qui s’agrandit beaucoup vers le midi,
Ce verset présente le relai romain après la domination grecque, l’une des quatre grandes cornes de la vision. Dans l’histoire, ce relai repose sur l’intervention des armées romaines appelées pour régler une lutte interne en Grèce vers - 160. En - 146, la Grèce devient une province romaine.
La croissance vers le midi se fait à partir du lieu où se trouve Rome. A son midi se trouve Carthage, l’actuelle Tunis, contre laquelle Rome a combattu entre - 400 et - 250.
 
- 160
Conquête de la Grèce
 
La Rome païenne entrée en Grèce en guerre civile
 
… vers l’orient,
C’est en intervenant en Grèce, « l’une des quatre cornes », à la demande de la ligue étolienne entrée en guerre civile contre la ligue achéenne, que Rome entre sur les territoires concernés jusque-là par la prophétie. La Grèce va devenir une province romaine en - 146 où Rome brise les dernières résistances grecques au « sac » de Corinthe. Rome commence alors à avoir des influences indirectes sur la vie du peuple juif.
 
- 63
Conquête de la Judée par Pompée
 
… et vers le plus beau des pays
Cette expression désigne Israël dans Ezéchiel 20 : 6 et 15. Israël passe sous l’occupation de Rome quand le Consul romain Pompée conquit la Syrie en - 63.
 
 
 
 
 
Ces conquêtes successives portent la petite corne romaine républicaine au régime impérial. Après l’assassinat de Jules César, Octave sera le premier empereur romain et le dominateur contemporain de la naissance de Jésus-Christ.
Le relai entre Grèce et Rome est ainsi confirmé. La progression de la prophétie nous fait entrer dans l’ère chrétienne. Le règne romain païen prophétisé s’étend de - 400 à + 395.
 
- 400
 
La Rome païenne républicaine, puis impériale
Daniel 2
Verset : 33
ses jambes, de fer ;
 
 
Da.2 : 40 : « Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer ; de même que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en pièces ».
 
+ 395
Royaumes occidentaux européens chrétiens
 
… ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile
Après l’empire romain, les pieds et les 10 orteils de la statue symbolisent l’Europe chrétienne occidentale. L’influence romaine (fer) se prolonge par la domination papale à partir de 538.
 
 
 
 
 
Da.2 : 41 : « Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisé ; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mêlé avec l’argile ».
La présence du fer des jambes dans les pieds confirme la prolongation du pouvoir autoritaire de Rome sous l’aspect religieux papal prolongé jusqu’à la fin du monde.
 
 
 
 
 
Da.2 : 42 : « Et comme les doigts des pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile ».
 
 
Les alliances hypocrites
 
 
Da.2 : 43 : « Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile ».
Ce verset prophétise l’échec de toutes les tentatives d’alliances dont l’échec final de l’union européenne.
 
 
La Rome païenne
 
Daniel 7
Verset : 7
Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort ; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait ; il était différent de tous les animaux précédents,
Da.7 : 23 : « Il me parla ainsi : Le quatrième animal, c’est un quatrième royaume qui existera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la brisera ».
 
Ceci constitue une illustration des légions romaines formées à l’image de leurs lois romaines : Malheur aux vaincus – La loi est dure mais la loi est la loi. …comme le fer.
 
 
+ 395
 
 
 
 
Successeurs de l’empire romain
les
Royaumes occidentaux européens
 
 
 
et il avait dix cornes.
 
Da.7 : 24 : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume ... »
Les dix cornes symbolisent les royaumes occidentaux qui vont reconnaître l’autorité religieuse papale de Rome.
Formés après la chute de l’empire romain elles représentent les royaumes des Francs, des Lombards, des Wisigoths, des Alamans, des Anglo-saxons, des Burgondes, des Suèves, des Hérules, des Vandales, et des Ostrogoths ; et après leurs règnes les dix cornes symbolisent leurs différents territoires.
C5
+ 31
Le Christ victorieux à la fin du monde
Daniel 2
Verset : 34
Tu regardais, lorsqu’une pierre se détacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en pièces.
Symbole du Messie Jésus pierre angulaire de l’édifice spirituel.
Intervention directe de Dieu par le retour glorieux de Jésus-Christ.
Au temps de la fin du monde …
L’humanité pécheresse endurcie, engagée dans sa lutte contre le sabbat divin et ses pratiquants, est anéantie.
 
 
 
 
 
Da.2 : 44 : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement ».
La puissance de ce dernier royaume de l’histoire terrestre reposera sur Dieu lui-même, et cette victoire totale est prophétisée dans Ap.6 : 2 où Jésus-Christ est évoqué comme étant parti en vainqueur et pour vaincre.
Avant l’instauration du royaume éternel de Dieu sur la terre il y aura mille ans de solitude et de désolation révélés dans Ap.20.
 
 
 
 
 
Da.2 : 45 : « C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se détacher de la montagne sans le secours d’aucune main, et qui a brisé le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaître au roi ce qui doit arriver après cela. Le songe est véritable, et son explication est certaine ».
 
Avant d’obtenir sa victoire finale, l’Elue doit traverser l’ère chrétienne et éviter les pièges subtils tendus par le diable sur son chemin, aussi allons-nous étudier maintenant les détails de l’histoire religieuse de l’ère chrétienne, en tenant compte de l’enseignement de Daniel 9 qui nous a révélé les bases du fondement de la nouvelle alliance.
C6
+ 31
 
 
 
 
 
 
 
 
+ 395
Le 4ème empire l’empire romain.
 
 
 
 
 
 
 
Les royaumes chrétiens occidentaux
Daniel 7
Verset : 7
Après cela, je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, il y avait un quatrième animal, terrible, épouvantable et extraordinairement fort ; il avait de grandes dents de fer, il mangeait, brisait, et il foulait aux pieds ce qui restait ; il était différent de tous les animaux précédents, et il avait dix cornes.
 
 
 
 
 
 
 
 
Da.7 : 24 : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume ... »
 
 
+ 538
Le règne papal de Rome
Daniel 7
Verset : 8
Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles,
Cette expression désigne avant tout l’identité romaine. Dans ce verset il s’agit d’un roi différent des autres selon Da.7 : 24 : « … Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers … »
 
Nous retrouvons dans Daniel 7, après les dix cornes, la mention de la « petite corne » qui a déjà désigné la Rome païenne républicaine dans Daniel 8. Ce retour de Rome après la fin de l’empire romain ne peut donc que concerner le régime papal romain instauré en 538 par le décret de l’empereur Justinien 1er. Cette succession apparaît déjà dans le fer commun aux jambes et aux pieds de la statue de Daniel 2. Il en sera de même dans Daniel 8 où le règne papal va remplacer la Rome républicaine à partir du verset 10. Ce type de succession fondé sur la subtilité du lien des sujets est renouvelé dans Daniel 11, où le persécuteur papal vient remplacer son type préfigurateur Antiochos IV au verset 36.
 
321 à 538
La route papale vers Rome est dégagée
Daniel 7
Verset : 8
et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ;
Da.7 : 24  et il abaissera trois rois.
Les Hérules, les Vandales, et les Ostrogoths ont successivement soumis Rome. Aussi est-ce seulement en 538 que l’intrigant Vigile a pu s’installer dans son règne papal après que le général Bélisaire envoyé par Justinien 1er ait délogé les Ostrogoths, qui étaient les derniers occupants.
 
 
Puissance humaine et bouche arrogante envers Dieu
 
et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche, qui parlait avec arrogance.
La petite corne désigne un roi différent des autres car son règne spirituel repose sur la réussite de ses ruses et de ses prétentions.
Da.8 : 24 : « Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force ; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints ».
Da.8 : 25 : « A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement, et il s’élèvera contre le Chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l’effort d’aucune main ».
Parce que c’est Dieu qui s’exprime et la juge arrogante, l’arrogance de la petite corne est dirigée contre Lui. Elle est donc de caractère religieux.
Le Chef des chefs représentant le Dieu Jésus-Christ, c’est Dieu lui-même qui le « brisera ».
Daniel 4 nous donne l’image type de l’arrogance en évoquant l’expérience orgueilleuse du roi Nébucadnetsar qui se glorifiait, outre mesure, de sa construction de « Babylone la grande ». Aussi ce nom sera repris pour désigner l’église papale arrogante de l’ère chrétienne dans Apocalypse 17 : 5.
 
 
Intolérance et inquisition papale 538-1798
Daniel 7
Verset : 21
Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux,
Ce message est analogue à celui de Da.8 : 10 : « Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula ».
 
L’an 6000
Le retour glorieux du Christ
Daniel 7
Verset : 22
jusqu’au moment où l’ancien des jours vint donner droit aux saints du Très-Haut, et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume.
L’action se situe au niveau des pieds de la statue de Daniel 2 et se prolonge jusqu’à la venue en gloire de Jésus-Christ. La victoire finale du camp de Dieu est certaine et rappelée dans toutes les visions.
 
 
Rome républicaine et impériale
Daniel 7
Verset : 23
Il me parla ainsi : le quatrième animal, c’est un quatrième royaume qui existera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la brisera.
 
 
 
Les royaumes chrétiens et
la papauté romaine
Daniel 7
Verset : 24
Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois.
L’ange reprend ici les enseignements du verset 8. « dix rois » = nations chrétiennes formées après la chute de l’empire romain
Cet autre roi différent est religieux et désigne la papauté romaine établie à partir de 538. Plus précisément selon Dan. 7 : 8 ces rois qui ont été abaissés devant le régime papal sont les Hérules, les Vandales et les Ostrogoths peuples païens qui ont occupé successivement la Rome païenne jusqu’en 538 où les Ostrogoths, derniers occupants, sont délogés ce qui permet au régime papal de s’installer.
 
 
Les accusations divines portées contre la Rome papale : le saint décalogue attaqué
Daniel 7
Verset : 25
Il formera le dessein de changer les temps et la loi.
L’arrogance est tournée contre Dieu et va jusqu’à modifier le décalogue divin :les paroles divines sont réduites et le second commandement interdisant la prosternation devant les images et les créatures est supprimé.
C7
De l’an 6000 à l’an 7000
Les saints élus du jugement céleste du 7ème millénaire
 
 
 
 
 
Le châtiment de l’arrogance papale au jugement dernier
Daniel 7
Verset : 9
Je regardai, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’ancien des jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête étaient comme de la laine pure ; son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent.
Cette scène image le jugement dernier révélé dans l’Apocalypse.
Ap.20 : 4 : « Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans ».
En fait, à la lumière de ce verset et des autres enseignements d’Ap.4, dont le thème est le septième millénaire, nous pouvons mieux comprendre le véritable sens des symboles présentés ici dans Da.7 : 9. Le trône image le jugement, il s’accomplira par des flammes de feu, et les roues du trône précisent que ce sera sur la terre que le feu ardent se répandra comme Da.9 : 27 l’a annoncé ; ce feu ardent est appelé l’étang de feu dans Ap.20  : 10-14-15.
 
De 6000 à 7000
Scène du jugement céleste
 
pendant « mille ans » Ap.20 :5-6-7
Daniel 7
Verset : 10
Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts.
La pureté extrême de Dieu purifie par le feu ceux qui se tiennent en sa présence. Le camp des fidèles est de mille milliers mais celui du péché est ici beaucoup plus nombreux ; dix mille millions, soit dix milliards. Les juges sont les élus dont les trônes symbolisent leur pouvoir de juger les rebelles déchus.
Ap.20 : 12 nous dit : « Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie. Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres ».
Comme dans les tribunaux humains le jugement se fonde sur les témoignages recueillis par les anges de Dieu au cours de l’histoire terrestre. Ces témoignages ont été écrits dans des livres célestes. Ils permettront de juger chacun selon ses œuvres.
 
 
 
Vers l’an 7000
 
 
Au jugement dernier
l’arrogance se paie cher
Daniel 7
Verset : 11
Je regardai alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne ; et tandis que je regardais, l’animal fut tué, et son corps fut anéanti, livré au feu pour être brûlé.
Les paroles arrogantes du papisme romain sont des œuvres que Dieu juge et qui lui vaudront le feu de la seconde mort du jugement dernier. Cette arrogance finale prendra la forme d’un décret permettant la mise à mort des élus de Dieu. Aussi ceux qui voulaient tuer, seront-ils eux-mêmes tués. L’animal de ce verset sera appelé « bête  qui monte » successivement dans l’histoire, de la mer, puis, de la terre dans Ap.13, prophétisant ainsi le règne intolérant de la foi catholique et le cours règne également intolérant de la coalition protestante et catholique du temps final.
L’anéantissement est à prendre dans son sens littéral qui élimine définitivement la vie. Quand elle sera victime au lieu d’être juge ou bourreau, la foi catholique n’aura pas à regretter que les peines de « l’enfer » ne soient pas éternelles comme elle l’avait elle-même enseigné pour mieux terroriser et s’assujettir les âmes.
 
 
Chacun sera jugé selon ses œuvres
Daniel 7
Verset : 12
Les autres animaux furent dépouillés de leur puissance, mais une prolongation de vie leur fut accordée jusqu’à un certain temps.
Première explication : le sort réservé au dominateur du temps de la fin est différent de celui qui avait été infligé aux dominateurs précédents. La différence repose sur le caractère du temps final. Sur terre, l’humanité va entièrement disparaître ; jusque-là, les peuples ne faisaient que changer de dominateur.
Cette idée a été citée dans Da.2 : 44 : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement.
Deuxième explication : au retour du Christ, le 4ème animal représente les pays chrétiens infidèles et rebelles qui sont sa cible principale, et qu’il détruit par l’éclat de son avènement. Les autres animaux, étant moins coupables parce que non chrétiens, obtiennent la prolongation de leur vie sur la terre jusqu’à l’anéantissement de l’espèce dû à la radioactivité présente depuis la troisième guerre mondiale.
Cette différence du jugement de Dieu est confirmée dans Ap.19 : 20-21 : « Et la bête fut prise, et avec elle le faux prophète, qui avait fait devant elle les prodiges par lesquels il avait séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image. Ils furent tous les deux jetés vivants dans l’étang ardent de feu et de soufre.Et les autres furent tués par l’épée qui sortait de la bouche de celui qui était assis sur le cheval ; et tous les oiseaux se rassasièrent de leur chair ».
A la lumière de ce texte, Dieu souligne la différence de la culpabilité ; les chrétiens infidèles seront jetés vivants dans le feu de la seconde mort. Les autres seront détruits sans souffrance.
 
 
Le second avènement du Christ
Daniel 7
Verset : 13
Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme ; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui.
Ap.10 : 1 : « Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppé d’une nuée ; au-dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu ».
Actes 1 : 11 : « Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel ».
 
 
 
Le cinquième et dernier royaume
 
 
 
éternel
Daniel 7
Verset : 14
On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit.
Jean 5 : 22 : « Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils ... »
Mat.28 : 18 : « Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ».
Ce verset reprend l’enseignement de Da.2 : 44 concernant la pierre qui frappe les pieds de la statue : « Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple ; il brisera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera éternellement».
 
 
Les informations supplémentaires et complémentaires
Daniel 7
Verset : 15
Moi, Daniel, j’eus l’esprit troublé au dedans de moi, et les visions de ma tête m’effrayèrent.
Les contemporains de l’accomplissement de la vision seront eux-aussi effrayés par l’intervention directe de Dieu en Jésus-Christ.
 
 
 
Daniel 7
Verset : 16
Je m’approchai de l’un de ceux qui étaient là, et je lui demandai ce qu’il y avait de vrai dans toutes ces choses. Il me le dit, et m’en donna l’explication :
 
 
 
Les explications de l’ange
Daniel 7
Verset : 17
ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ;
Ce verset résume le sens des quatre dominations déjà symbolisées par l’or, l’argent, l’airain, et le fer de la statue de Daniel 2.
 
 
Le royaume éternel
Daniel 7
Verset : 18
mais les saints du Très-Haut recevront le royaume, et ils posséderont le royaume éternellement, d’éternité en éternité.
Dans Da.2, le royaume éternel instauré par la pierre victorieuse.
 
 
Détails sur la puissance romaine païenne
Daniel 7
Verset : 19
Ensuite je désirai savoir la vérité sur le quatrième animal, qui était différent de tous les autres, extrêmement terrible, qui avait des dents de fer et des ongles d’airain, qui mangeait, brisait, et foulait aux pieds ce qui restait ;
Reprise du verset 7.
L’intérêt de Daniel pour ce quatrième animal nous indique la cible prioritaire de l’Esprit, auteur de la prophétie, qui concerne très clairement l’ère chrétienne débutée avec le statut impérial de la ville de Rome, sous Octavien.
Le fer désigne la dureté romaine ; l’airain la présente comme un régime du péché. La gouvernance romaine traite durement les survivants des peuples conquis : « foulait aux pieds ce qui restait ».
 
 
 
Détails sur les 10 royaumes européens et sur la Rome papale
Daniel 7
Verset : 20
et sur les dix cornes qu’il avait à la tête, et sur l’autre qui était sortie et devant laquelle trois étaient tombées, sur cette corne qui avait des yeux, une bouche parlant avec arrogance, et une plus grande apparence que les autres.
Explication donnée au verset 24 : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois ».
Sa différence repose sur sa fonction spirituelle prétendue au service de Dieu qui la taxe d’arrogance. Appelée petite corne à cause de sa réelle faiblesse personnelle, elle a néanmoins une plus grande apparence que les autres puisqu’elle domine sur les rois qui la reconnaissent selon Da.11 : 39 : « C’est avec le dieu étranger qu’il agira contre les lieux fortifiés ; et il comblera d’honneurs ceux qui le reconnaîtront, il les fera dominer sur plusieurs, il leur distribuera des terres pour récompense ».
 
 
Sa domination sur les saints
Daniel 7
Verset : 21
Je vis cette corne faire la guerre aux saints, et l’emporter sur eux,
La Rome papale fait la guerre aux vrais serviteurs sanctifiés par Dieu, et soutenue par la force armée des rois européens, elle est victorieuse …
 
 
Jusqu’au retour du Christ
Daniel 7
Verset : 22
jusqu’au moment où l’ancien des jours vint donner droit aux saints du Très-Haut, et le temps arriva où les saints furent en possession du royaume.
Le moment où l’intervention de la pierre de Da.2, le fils de l’homme du verset 13, instaure sa domination divine universelle ; la cinquième prophétisée.
 
 
Précisions sur la domination romaine païenne
Daniel 7
Verset : 23
Il me parla ainsi : Le quatrième animal, c’est un quatrième royaume qui existera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la brisera.
La différence du 4ème animal tient dans son ordre militaire fondé sur un extrême respect de la discipline. Un proverbe romain dit : « la loi est dure, mais la loi est la loi ». De plus, le fer des cuirasses et des boucliers des légions romaines tranche avec l’aspect des armées des dominations précédentes. Ajoutons l’arrivée du fer qui vient remplacer les armes d’airain utilisées jusque-là.
Pour dévorer la terre, la fouler, et la briser, Rome recrute parmi les peuples vaincus des légionnaires qui vont l’aider à croître encore plus.
 
 
Successions des royaumes européens suivis par le règne papal romain
Daniel 7
Verset : 24
Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois.
Soit les dix doigts des pieds de la statue de Da.2. Ils symbolisent les royaumes formés en Europe occidentale après la chute de l’empire romain rattachée à l’année 395 sous l’empereur Théodose.
L’autre qui s’élève après eux, c’est le régime romain papal faussement et trompeusement chrétien. Trop faible pour agir personnellement, elle n’a pas elle-même abaissé trois rois, le verset 8 a précisé : « et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ». Rome a en fait bénéficié du soutien armé, du roi des Francs, Clovis, et en dernier, de l’empereur Justinien pour déloger en 538 les Ostrogoths qui occupaient la ville romaine.
 
 
Des outrages et de l’arrogance contre Dieu
Daniel 7
Verset : 25
Il prononcera des paroles contre le Très-Haut,
Contre le Très-Haut, tout en se réclamant de lui et en revendiquant le titre écrit sur sa tiare : VICARIVS FILII DEI, soit : « vicaire ou serviteur du Fils de Dieu » qu’Ap.13 : 18 suggère comme nom de la bête dont le nombre d’homme est 666. En chiffres romains l’addition des lettres romaines confirme le chiffre 666. Ce nombre d’homme confirme les yeux d’homme du verset 8.
 
 
Les persécutions papales
 
il opprimera les saints du Très Haut,
Les persécutions papales seront permanentes avec une intensification du régime de l’inquisition dès l’apparition des contestations des premiers réformateurs au XIIème siècle.
 
 
Les temps changés par des Romains
Faux calendrier
Faux mois
Faux jours
Fausses heures
 
et il espérera changer les temps
Cette espérance a pris fin avec l’apparition de l’imprimerie et la divulgation de la Bible parmi les peuples au XVIème siècle.
Concernant les temps, un moine, Denys le Petit, est à l’origine de notre actuel faux calendrier, dans lequel la date réelle de la naissance du Christ doit être placée en - 6. L’explication repose sur deux erreurs du moine qui s’est trompé sur la date de la mort d’Hérode décédé en - 4. Quatre années auxquelles il faut ajouter 2 années qui se sont écoulées entre le temps où les mages ont informé Hérode de la naissance du Christ et celui où il massacre les enfants de Bethléem, selon Matt.2 : 7 et 16.
Les temps sont encore modifiés au niveau de l’année dont le début est déplacé du printemps au milieu de l’hiver. Au niveau du jour, le changement du jour est déplacé du coucher du soleil au milieu de la nuit, le minuit actuel. L’ordre divin fondé sur la nature et les astres selon Ge.1 : 14 est ainsi abandonné.
 
 
La loi changée par la papauté romaine
Transformation de l’Evangile éternel
Irrespect de la loi de Moïse et modification de la loi des dix commandements
 
 
 
et la loi ;
Cette action, beaucoup plus grave, relève l’attaque portée contre la loi des dix commandements premièrement, mais aussi contre toute les bases posées par la loi de Moïse révélée dans les cinq premiers livre de la Bible, et ceux de la nouvelle alliance.
 
* Contre les commandements de Dieu, relevons :
1 - Un raccourci des paroles divines d’origine,
2 - La suppression du 2ème des dix commandements dans lequel Dieu interdit la prosternation devant des images taillées et devant toute créature idolâtrée,
3 - Le dédoublement du commandement sur l’adultère pour conserver leur nombre à dix,
4 - Le septième jour du 4ème commandement est rebaptisé directement jour du Seigneur traduction du mot dimanche qui vient du latin « dies dominica ».
 
* Contre la loi de Moïse, et son prolongement, les évangiles, nous relevons :
1 - L’irrespect des sélections divines des états « pur » ou « impur » des animaux et des viandes consommées,
2 - L’irrespect de la définition de l’état mortel présentée dans Ecclésiaste 9 : 5 à 10. Il en résulte l’adoption du dogme de l’immortalité de l’âme inventée par le philosophe grec Platon. Les croyants seront ainsi victimes du spiritisme où des anges déchus se font passer pour les regrettés disparus,
3 - L’irrespect du projet divin dans lequel, le Christ devait mourir une seule fois pour obtenir le pardon des péchés. La messe catholique ne symbolise pas mais renouvelle le sacrifice du Messie,
4 - L’irrespect de l’interdiction d’appeler spirituellement « père » un homme sur la terre : Matt.23 : 9 : « Et n‘appelez personne sur la terre votre père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux ». Non content de mépriser cet ordre donné par Jésus-Christ, le pape se fait appelé, le « très saint père ».
 
538-1798
La durée du règne papal intolérant
360+720+180
 
et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps.
Les Chrétiens occidentaux seront livrés au régime intolérant papal romain pendant un temps = 1 année ; des temps = ? ; et la moitié d’un temps = 6 mois.
On le voit, à cause de l’expression « des temps », le calcul reste impossible. La solution n’apparaîtra que dans la vision de l’Apocalypse donnée à Jean environ 7 siècles plus tard, vers 94 de notre ère. Ceci confirme le fait que la prophétie sera accomplie au cours de l’ère chrétienne à partir de la fin du premier siècle.
Cette expression mystérieuse se retrouve dans Ap.12 : 14 où l’Esprit reprend  le thème de la femme conduite au désert déjà cité dans le verset 6, et dans lequel la durée est présentée sous la forme « 1260 jours ». L’article indéfini « des » de l’expression est précisément défini par « deux » temps. Chaque temps prophétique représente 360 jours.
Ap.12 : 14 : « Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent ».
Ap.12 : 6 : « Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu’elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours ».
Ce temps du désert symbolise un temps d’épreuve ; celui pendant lequel l’église chrétienne est livrée au pouvoir papal intolérant et cruel. Nous savons que ce régime prend une forme intolérante depuis 538 où l’empereur Justinien l’instaure pour Vigile, le premier pape, jusqu’en 1798, où le Directoire révolutionnaire français destitue et emprisonne à Valence le pape Pie VI qui y meurt en 1799. Cette fin de règne intolérant est évoquée dans Ap.13 : 3, comme une blessure mortelle, mais ensuite guérie, infligée àune tête de la bête. Cette tête était Pie VI. Pour que cette « tête » religieuse soit mortellement blessée, la composante royaliste qui la soutenait a elle aussi, dû laissé sa « tête » tomber sous la guillotine. Dieu accomplissait ainsi son projet prophétisé.
 
Fin des 6000 ans
Le jugement final ou jugement dernier
Daniel 7
Verset : 26
Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais.
Le temps du jugement évoqué concerne l’arrêt total final de sa domination. Il sera dû à l’intervention directe de Dieu au retour du Christ.
Mais le thème du jugement sera marqué par plusieurs phases successives qui concernent : la foi catholique, tombée au XVIème siècle, la foi protestante déchue en 1844, et en dernière, en 1994, la foi adventiste instaurée à partir de 1844. Ces jugements successifs condamnent l’échec et l’infidélité de toutes les dénominations officielles religieuses et chrétiennes.
 
 
 
 
 
 
La nouvelle terre
Siège du royaume éternel de Dieu
Daniel 7
Verset : 27
Le règne, la domination, et la grandeur de tous les royaumes qui sont sous les cieux, seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Son règne est un règne éternel, et tous les dominateurs le serviront et lui obéiront.
Le 5ème royaume sera éternel et devenant le trône, du dieu créateur, la terre régénérée, ou nouvelle terre, sera le siège du gouvernement divin de toutes les dimensions qu’il a créées.
 
 
 
Daniel 7
Verset : 28
Ici finirent les paroles. Moi, Daniel, je fus extrêmement troublé par mes pensées, je changeai de couleur, et je conservai ces paroles dans mon cœur.
Daniel ne connaîtra pas l’accomplissement de sa vision. Il en ressort extrêmement troublé.
La promesse de la victoire finale du peuple élu, les saints du Très-Haut, sera la chose principale qu’il veut conserver dans son cœur amoureux de son Dieu.
 
Daniel 7 a repris l’enseignement déjà donné par la statue de Daniel 2. En développant des détails sur les successions du 4ème animal, il vise avant tout les serviteurs de Jésus-Christ de l’ère chrétienne. Nous allons retrouver ces critères dans l’étude de Daniel 8.
D1
 
Le dernier roi chaldéen
Daniel 8
Verset : 1
La troisième année du règne du roi Belschatsar, moi, Daniel, j’eus une vision, outre celle que j’avais eue précédemment.
Ce roi est le petit-fils du roi Nébucadnetsar. Ses mauvaises actions vont conduire Dieu à mettre fin à son règne conformément au témoignage de Da.5 : 30-31 : « Cette même nuit, Belschatsar, roi des Chaldéens, fut tué. Et Darius, le Mède, s’empara du royaume, étant âgé de soixante-deux ans ». La vision de ce chapitre va annoncer la venue du nouveau dominateur Mède et Perse. La vision suit la vision précédente, thème de Daniel 7.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 2
Lorsque j’eus cette vision, il me sembla que j’étais à Suse, la capitale, dans la province d’Elam ; et pendant ma vision, je me trouvais près du fleuve d’Ulaï.
L’esprit de Daniel est transporté à Suse, la capitale de la Médie.
 
 
- 538
Le bélier
Darius le Mède, son successeur
Daniel 8
Verset : 3
Je levai les yeux, je regardai, et voici, un bélier se tenait devant le fleuve, et il avait des cornes ;
Ce bélier symbolise le dominateur Mède et Perse.
 
En fait, il a deux cornes qui symbolisent la double composante Mède et Perse de cette domination.
 
 
Corne basse Mède
Corne haute Perse
 
ces cornes étaient hautes, mais l’une était plus haute que l’autre, et elle s’éleva la dernière.
Dans un premier temps, Mède, cette domination « plus haute » sera plus importante avec la Perse par la suite. En effet, à sa mort, Darius le Mède aura pour successeur Cyrus II le Perse dont les conquêtes vont faire grandir le royaume.
Afin de ne pas fausser le message prophétique, l’Esprit utilise un terme compliqué pour éviter soigneusement de prononcer l’expression « petite corne » exclusivement réservée à l’identité romaine dans Daniel 7 et, ici, dans Daniel 8.
Dans Da.2 ce royaume était symbolisé par la poitrine et les bras d’argent de la statue.
Dans Da.7, il était désigné par l’ours appuyé sur un côté.
 
 
Les conquêtes des Mèdes et des Perses
Daniel 8
Verset : 4
Je vis le bélier qui frappait de ses cornes à l’occident, au septentrion et au midi ; aucun animal ne pouvait lui résister, et il n’y avait personne pour délivrer ses victimes ; il faisait ce qu’il voulait, et il devint puissant.
Le peuple Mède et Perse entre en guerre successivement contre : Babylone conquise, à l’occident de la Médie, en - 538 ; contre la Lydie conquise au septentrion, et contre l’Egypte conquise au midi.
Cette puissance repose sur le choix de Dieu, qui donne la domination à qui il veut pour accomplir son projet sur l’humanité. Da.2 : 21 : « C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l’intelligence ».
D2
 
 
 
 
 
- 336
 
Le bouc
La domination grecque
 
 
Alexandre le Grand
Daniel 8
Verset : 5
Comme je regardais attentivement voici, un bouc venait de l’occident, et parcourait toute la terre à sa surface, sans la toucher ; ce bouc avait une grande corne entre les yeux.
Le bouc, symbole de la Grèce appelée dans ce chapitre Javan, vient, effectivement, de l’occident du royaume Mède et Perse.
La comparaison, à un survol de la terre, illustre la rapide conquête des territoires perses effectuée par Alexandre le grand symbolisé par la grande corne placée entre les yeux ; soit sur son front, siège de la volonté. La sienne était particulièrement forte et l’a conduit jusqu’au fleuve l’Indus à la limite de l’Inde.
Un message parallèle était imagé par les ailes d’oiseau du léopard grec de Daniel 7.
 
- 334
La bataille décisive
Daniel 8
Verset : 6
Il arriva jusqu’au bélier qui avait des cornes, et que j’avais vu se tenant devant le fleuve, et il courut sur lui dans toute sa fureur.
En - 334, Alexandre le Grec engage et remporte son combat contre Darius III, le Perse, sur son territoire. Le roi Perse avait humilié Alexandre à cause de son jeune âge, environ 20 ans ; ce qui explique le mot fureur.
 
 
 
 
 
- 330
Le dominateur devient grec
 
 
Mort de Darius III
Daniel 8
Verset : 7
Je le vis qui s’approchait du bélier et s’irritait contre lui ; il frappa le bélier et lui brisa les deux cornes, sans que le bélier eût la force de lui résister ; il le jeta par terre et le foula, et il n’y eut personne pour délivrer le bélier.
 
 
Victoires grecques au Granique et à Issos en - 334, puis à Arbèles en - 331.
 
Personne, et surtout pas Dieu pour lui venir en aide.
 
 
- 323
- 303
 
Le puissant et court règne d’Alexandre, sa mort … et ses généraux successeurs
L’empire grec en partage universel
Daniel 8
Verset : 8
Le bouc devint très puissant ; mais lorsqu’il fut puissant, sa grande corne se brisa. Quatre grandes cornes s’élevèrent pour la remplacer, aux quatre vents des cieux.
L’empire perse est conquis mais âgé de 33 ans, Alexandre meurt en - 323 sans laisser d’héritier.
Les diadoques se partagent dans la guerre l’héritage grec. Après 20 années de luttes, ils en restent quatre qui forment des royaumes grecs indépendants.
- En Egypte : 1er roi Ptolémée Lagos : dynastie lagide = roi du midi dans Da.11,
- En Syrie : 1er roi Séleucos Nicator : dynastie séleucide= roi du septentrion dans Da.11,
- En Grèce : 1er roi : Cassandre,
- En Thrace : 1er roi : Lysimaque.
Les quatre vents des cieux représentent les quatre points cardinaux, le sud, le nord, l’est, et l’ouest, ici appelés dans le même ordre, le midi, le septentrion, l’orient, et l’occident.
On retrouvera dans Da.11, les guerres de Syrie où les dynasties lagide et séleucide se sont combattues.
D3
- 400
La Rome républicaine
Les guerres puniques contre Carthage
Daniel 8
Verset : 9
De l’une d’elles sortit une petite corne, qui s’agrandit beaucoup vers le midi,
Ce verset présente le relai romain après la domination grecque, l’une des quatre grandes cornes de la vision. Dans l’histoire, ce relai repose sur l’intervention des armées romaines appelées pour régler une lutte interne en Grèce vers - 160. En - 146, la Grèce devient une province romaine.
La croissance vers le midi se fait à partir du lieu où se trouve Rome. A son midi se trouve Carthage, l’actuelle Tunis, contre laquelle Rome a combattu entre - 400 et - 250.
 
- 160
Conquête de la Grèce en guerre civile
 
… vers l’orient,
C’est en intervenant en Grèce, « l’une des quatre cornes », à la demande de la ligue étolienne entrée en guerre civile contre la ligue achéenne, que Rome entre sur les territoires concernés jusque-là par la prophétie. La Grèce va devenir une province romaine en - 146 où Rome brise les dernières résistances grecques. Rome commence alors à avoir des influences indirectes sur la vie du peuple juif.
 
- 63
Conquête de la Judée
 
… et vers le plus beau des pays
Cette expression désigne Israël dans Ezéchiel 20 : 6 et 15. Israël passe sous l’occupation de Rome quand le Consul romain Pompée conquit la Syrie en - 63.
 
 
 
 
 
Ces conquêtes successives portent la petite corne romaine républicaine au régime impérial. Après l’assassinat de Jules César, Octave sera le premier empereur romain et contemporain de la naissance de Jésus-Christ.
Le relai entre Grèce et Rome est ainsi confirmé. La progression de la prophétie nous fait entrer dans l’ère chrétienne. Le règne romain païen prophétisé s’étend de -400 à + 395.
D4
+ 313
Rome se convertit à la religion chrétienne
Daniel 8
Verset : 10
Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.
En 538, elle prit la domination des Chrétiens, citoyens du royaume des cieux, et provoqua la chute spirituelle d’une partie de ces Chrétiens, et elle les persécuta.
Selon Da.12 : 3 : « Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité ».
 
+538
Le papisme usurpe le titre de chef de l’église chrétienne
Daniel 8
Verset : 11
Elle s’éleva jusqu’au chef de l’armée,
Elle s’attribue en tant que pape le rôle de Chef du christianisme qui appartient seulement à Jésus-Christ selon Eph.5 : 23 : « … car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise, qui est son corps, et dont il est le Sauveur ».
 
 
… au Christ et lui enlève son rôle exclusif d’intercesseur pour les pécheurs
 
lui enleva le sacrifice perpétuel
Le mot sacrifice ne se trouve pas, intentionnellement, dans le texte original hébreu, car l’action s’accomplit au cours de l’ère chrétienne. Epoque où le sacerdoce, ou intercession, du Christ ressuscité, donc bien vivant, a succédé à son œuvre de la croix où son propre sacrifice a annulé tous les sacrifices et offrandes rituels juifs.
Le perpétuel concerne donc le sacerdoce d’intercession céleste que Jésus possède de manière intransmissible, donc perpétuellement, selon Héb.7 : 24 : « Mais lui, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n’est pas transmissible ».
 
 
La doctrine de la vérité est renversée
 
Le missel remplace la Bible
 
Les œuvres catholiques remplacent la foi de la grâce
 
et renversa le lieu la base de son sanctuaire.
L.Segond a retenu pour l’hébreu « mecon », la traduction : « lieu ». Un deuxième sens de ce mot est : « base ». Le contexte de l’époque concernée, après 538, fait du mot base un choix plus judicieux. Cette base représente le fondement doctrinal de l’Eglise chrétienne, sanctuaire spirituel de Dieu.
Eph.2 : 20 : «  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ».
L’église romaine a renversé la doctrine chrétienne en changeant son enseignement. Le salut par grâce divine est devenu un salut par les œuvres. Elle enseigne les châtiments corporels pour expier les péchés. Elle prétend au pouvoir de pardonner les péchés, ce qui n’appartient qu’à Dieu seulement. Dans ces messes, elle renouvelle le sacrifice du Christ qui devait mourir une seule fois ; erreur qui coûta à Moïse son interdiction d’entrer avec les Hébreux en terre de Canaan (le rocher frappé 2 fois). De plus, en légalisant religieusement l’abandon du repos du sabbat du septième jour ordonné par Constantin en 321, elle a vidé de son sens, la pratique du repos hebdomadaire qu’elle honore coupablement le premier jour de la semaine, toujours souillé par sa consécration à la divinité païenne, le dieu soleil.
 
+ 538
+ 321
Le malheur a une cause : Le péché
 
Abandon du sabbat et adoption du dimanche de Rome
Daniel 8
Verset : 12
L’armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ;
L’église chrétienne fut livrée à Rome, en 538, à cause du péché que cette dernière a établi en 321. Ayant obéi à l’homme, plutôt qu’à Dieu, l’église chrétienne a été livrée à une autorité persécutrice romaine. Il s’agit bien là d’un châtiment divin que Lévitique 26 et Ap.8 : 8, comme 2ème trompette, annoncent pour châtier l’infidélité de l’adultère spirituel des Chrétiens.
L’abandon de la fidélité au sabbat, sanctifié par Dieu et confirmé par le 4ème commandement du décalogue, constitue jusqu’à notre époque finale, un énorme péché qui sera châtié jusqu’à la fin du monde, temps de la 7ème trompette.
 
 
L’Evangile éternel est attaqué
La loi divine est renversée
 
la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises.
« Ta loi est la vérité » dit Psaume 119 : 142. La loi divine devait être changée selon Da.7 : 25, ce verset vient le confirmer.
L’histoire accomplie derrière nous, témoigne de cette honteuse réussite. Elle est due au manque d’amour de la vérité des hommes si prompts à s’attacher à des traditions humaines. La parole de Dieu est considérée comme une simple parole d’homme. Sans ce guide infaillible l’être humain est livré à toutes les fausses doctrines inspirées par le camp du diable.
Les versets 23 à 25 apportent des renseignements complémentaires, sur cette « petite corne », dont nous devons tirer profit maintenant.
 
après
+ 70
Après la consumation de Jérusalem
Daniel 8
Verset : 23
A la fin de leur domination, lorsque les pécheurs seront consumés,
Nous avons vu par l’étude de Daniel 9 que le Messie est venu pour mettre fin au péché. L’Esprit appelle, pécheurs, les Juifs rebelles dont les péchés n’ont pas été expiés par Jésus-Christ. Ce verset 23 reprend donc l’histoire au niveau du verset 9 qui évoque l’époque de l’instauration de la nouvelle alliance chrétienne. La consumation des pécheurs représente la destruction de la nation juive par les Romains en l’an 70, action révélée dans Da.9 : 26.
 
 
Informations complémentaires sur le papisme
 
il s’élèvera un roi impudent et artificieux.
En 538, soit après 70, la papauté romaine s’est élevée dans l’impudence et l’artifice. Elle est Impudente, envers Dieu, par ses prétentions et artificielle tant l’écart entre ses actions et la parole de Dieu écrite est profond, ce qui permet de démasquer son usurpation.
 
 
… faible sans le pouvoir civil des rois chrétiens
Daniel 8
Verset : 24
Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force ;
Le premier pape, Vigile, n’était qu’un homme faible mais il disposait du soutien de l’empereur Justinien qui l’a mis en place, en 538, par un décret impérial qui lui a donné sa puissance.
 
 
Les prétentions papales rendent les rois chrétiens dociles
 
il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints.
En prétendant détenir le pouvoir d’ouvrir ou fermer l’accès au ciel, le papisme s’est assujetti les âmes des puissants et des faibles. Ce message confirme le verset 10 qui présente l’accès de Rome au christianisme et qui, devenue son chef, s’emploie à le détruire de l’intérieur. Dans l’Apocalypse, le destructeur en chef est le diable, 2ème cavalier du 2ème sceau.
Ap.6 : 4 : « Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée ».
Dans Da.11 : 39 nous lisons : « C’est avec le dieu étranger qu’il agira contre les lieux fortifiés ; et il comblera d’honneurs ceux qui le reconnaîtront, il les fera dominer sur plusieurs, il leur distribuera des terres pour récompense ».
Le dieu étranger est le diable qui, comme dragon impérial, lui donne sa puissance, son trône et son autorité, dans Ap.13 : 2. Confirmant cette destruction, la 2ème trompette, symbole de l’instauration papale, est caractérisée par la montagne embrasée qui provoque la mort du tiers de l’humanité symbolisée par lamer.
 
 
Pas de limite à son arrogance
Daniel 8
Verset : 25
A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le coeur,
Prospérité et succès de ses ruses sont incontestables, mais qui est victime de ses ruses ? Ceux que Dieu ne protège pas, parce qu’ils n’ont pas l’amour de Sa vérité. Le succès lui est monté à la tête et la Rome papale prétendra à l’infaillibilité puisqu’elle pense être l’instrument du Dieu infaillible. Revendiquant un droit divin, elle va changer la loi, et transformer la nature de la foi véritable qui, selon la Bible, vient de ce qu’on entend dire dans la parole de Dieu écrite.
Le mot ruse suggère l’activité du serpent de Ge.3 : 1 qui qualifie dans Ap.12 : 14 le changement de stratégie du diable qui, après avoir persécuté les Chrétiens par la Rome païenne, reprend ses persécutions pendant 1260 années par la Rome papale.
L’arrogance du papisme et celle du roi Nébucadnetsar, évoquée dans Da.4 : 30, ont en commun un nom : « Babylone la grande ». C’est sous ce nom que Dieu comparera l’église papale à une prostituée dans Ap.17 : 5. La gloire des constructions fortifiées caractérise le papisme dans Da.11 : 38.
 
 
Des morts injustifiés
 
il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement,
L’Esprit relève ici, le caractère totalement injustifié des massacres humains dus aux décisions papales, croisades inutiles, conversions forcées, et persécutions de ceux qui ne veulent pas participer à ses péchés. Dieu seul connait le nombre d’innocents tués par l’inquisition papale romaine qui les a accusés de tous les maux, de sorcellerie, de relations avec le diable, et d’hérésie, ce qui est un comble de sa part.
 
 
La vengeance et la rétribution sont à Jésus-Christ
 
et il s’élèvera contre le Chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l’effort d’aucune main.
Le comble de l’impudence et de l’arrogance est atteint quand ses prétentions nuisent directement à Jésus-Christ, le Chef des chefs, Roi des rois, et Seigneur des seigneurs, dont le papisme se prétend le serviteur. C’est donc lui, Jésus-Christ, qui châtiera et fera cesser le régime papal. Comme il a brisé, il sera brisé.
Nous pouvons revenir maintenant au verset 13.
D5
 
L’énigme des trois sujets de sainteté
Daniel 8
Verset : 13
J’entendis parler un saint; et un autre saint dit à celui qui parlait:
Deux saints, ayant été livrés à la Rome papale, engagent entre eux une discussion. Nous les retrouverons dans Daniel 12. Souffrants du despotisme papal, ils interrogent …
 
 
Une durée
 
Pendant combien de temps s’accomplira la vision sur le sacrifice perpétuel
Combien de temps Dieu attendra-t-il pour reprendre au pape son sacerdoce d’intercesseur perpétuel …
Ce sera le thème d’Ap.8 : 1 à 5, présenté sous l’aspect du sacerdoce papal usurpateur terrestre.
 
321
Le sabbat transgressé
 
Dimanche = péché
 
et sur le péché dévastateur?
… et pour restaurer et rendre exigible la pratique du 4ème commandement concernant le repos du septième jour, le samedi, sanctifié par Dieu depuis la création ?
Un commandement du décalogue transgressé particulièrement depuis 321.
 
 
Une date
 
Jusques à quand le sanctuaire et l’armée seront-ils foulés ?
Le sanctuaire spirituel du Christ, et son armée des cieux, sont une seule et même chose, l’église chrétienne foulée soit, persécutée par un usurpateur devenu, sur la terre, son chef depuis 538. Mais le sanctuaire c’est aussi le ciel d’où Jésus-Christ officie et dirige l’histoire pour accomplir son projet prophétisé. Cet aspect du sanctuaire est également victime du régime papal qui s’interpose entre le pécheur et lui.
 
1844
Une seule réponse céleste : une durée
Daniel 8
Verset : 14
Et il me dit : deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié.
Ceci est la version selon L. Segond. Après avoir étudié le texte hébreu, j’ai relevé des inexactitudes qui m’on conduit à retraduire ce verset qui a néanmoins été utile pour Dieu sous cette forme erronée.
 
 
Le témoignage Historique
Aux Etats-Unis d’Amérique, un appelé de Dieu, William Miller, en étude depuis 1816, a compris que cette durée de 2300 jours était le temps duquel les 70 semaines de Daniel 9 : 24 devaient être retranchées. Il a utilisé la clé proposée au verset 25 pour établir le calcul des 70 semaines soit, l’ordre de rebâtir Jérusalem, de - 457. Son calcul a défini la date 1844 à laquelle, conduit par l’Esprit, il a pensé devoir y rattacher le retour en gloire du Christ. Pour lui, le sanctuaire était la terre qui serait purifiée par le second avènement de Jésus-Christ. L’annonce faite publiquement depuis 1831 jusqu’en 1844 a créé de manière progressive un grand réveil spirituel dans l’Amérique protestante endormie. Les historiens le retiennent sous le nom de « réveil adventiste » ; du latin « adventus » traduit par avènement.
Cette action prophétique a permis à Dieu de tester la foi protestante de l’époque, et il a jugé « chacun selon ses œuvres ». Abandonnant au diable ceux qui n’avaient pas pris intérêt à l’annonce, il a béni les quelques individus qui avaient placé toute leur espérance dans l’accomplissement de la venue du Christ. Regroupés en église, il leur a fait découvrir l’oubli du sabbat du véritable septième jour pour le remettre en pratique. Et quand des bases ont été comprises et partagées, en 1863, des statuts officiels les ont rassemblés comme « église adventiste du septième jour » uniquement américaine. En 1873, cette église adventiste est entrée dans une mission universelle. Daniel 12 confirmera ces choses et cette date 1873.
C’était l’époque des beaux et merveilleux commencements à la suite desquels viennent l’espérance et l’attente du vrai retour de Jésus-Christ. Mais, il fallait relever l’importance d’une mauvaise interprétation de la prophétie et attendre de Dieu la véritable explication. Au lieu de cela, l’église s’est enfermée dans ses dogmes, et lorsqu’entre, 1983 et 1991, je lui ai présenté une version divine mettant à jour l’interprétation des prophéties de Daniel et de l’Apocalypse ; l’église s’est endurcie et a rejeté, le message et son prophète, en 1991, donnant un sens au message adressé à Laodicée, dans Ap.3 : 17 : « Parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, … » Nu soit, sans la justice du Christ.
Il est vrai que ce message nouveau annonçait la venue de Jésus pour 1994. C’était la deuxième fois que Dieu utilisait ce moyen pour tester la foi de ses élus. Et je dois l’admettre, une deuxième fois, contredite par les faits. L’institution savait pourtant que sa propre bénédiction originelle reposait sur un test de foi identique à celui qui la testait pour un calcul prophétique révélant la date 1994. Pour Dieu, l’importance n’était pas dans l’accomplissement de cette venue mais dans l’intérêt que les candidats à l’élection devaient manifester pour sa vérité prophétique révélée ; ce qui était déjà le but recherché en 1844.
Dès l’année 1995, l’église adventiste est entrée officiellement dans l’alliance œcuménique rejoignant les ennemis de Dieu considérés comme tels depuis l’épreuve de 1844. La compréhension, de ce que Dieu a fait et jugé en 1844, est donc fondamentale pour pouvoir identifier ses ennemis qui sont aussi ceux de ses élus véritables et le resteront jusqu’à la fin du monde sur le plan collectif, la remise en cause individuelle restant toujours possible.
A cette fin, vers 1991, l’Esprit m’a conduit à retraduire correctement ces versets 13 et 14 si importants pour saisir l’idée divine rattachée à cette date ; versets que nous étudierons maintenant.
 
 
 
Daniel 8
Rectification v.13
J’entendis parler un saint ; et un autre saint dit à celui qui parlait: Pendant combien de temps s’accomplira la vision sur le sacrificeperpétuel et sur le péché dévastateur? Jusques à quand le sanctuairela sainteté et l’armée seront-elles foulés ?
 
 
 
 
Le mot « sacrifice » n’est pas présent dans le texte original hébreu.
De même le mot « qodesh » du texte original faussement traduit par sanctuaire signifie réellement « sainteté ».
D6
 
 
Daniel 8
Rectification v.14
Et il me dit : jusqu’à soir matin deux mille trois cent ;
Ce verset est construit de manière qu’on ne puisse pas contester l’interprétation d’un jour, de l’expression soir matin présentés au singulier dans le texte hébreu. L’Esprit propose en premier l’unité qui sera utilisée pour le calcul en se fondant sur la formule du jour de la création : « il y eut soir et matin ; premier jour ». Le thème du Dieu créateur est ainsi suggéré.
En organisant le jour dans l’ordre soir matin, Dieu révèle l’ordre de la progression historique spirituelle qui débute dans la nuit des ténèbres et s’achève triomphante dans la lumière du jour. Ainsi, livrée à Rome depuis 538, l’église était dans le soir ténébreux. En 1844, Dieu délivre ses seuls élus de ces ténèbres pour les faire entrer dans sa lumière authentique. Comme à l’époque de Paul nous devons être des enfants du jour et non des ténèbres pour que le jour du Seigneur ne vienne pas sur nous comme un voleur.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 14
puis la sainteté
Le mot hébreu « qodesh » traduit, ici, correctement par sainteté rend, par sa large interprétation, la réponse divine unique aux trois questions posées, par le saint, parfaitement logique et justifiée.
Cette sainteté concerne en effet :
  • le sacerdoce perpétuel d’intercession céleste de Jésus-Christ, seul et unique chef des élus,
  • le repos sabbatique du 4ème commandement et les élus eux-mêmes, quand ils sont élus et considérés saints par le seul choix de Jésus-Christ.
 
 
 
 
sera justifiée
La justification prend encore ici plusieurs sens pour les trois sujets concernés.
1 - Le sacerdoce perpétuel d’intercession céleste de Jésus-Christ n’est justifié que si le pécheur s’adresse directement à lui pour obtenir, selon ses conditions, le pardon des péchés. Le croyant doit donc se détourner du papisme romain en 1844.
2 - Pour être justifié, le commandement concernant le sabbat du septième jour doit être pratiqué. Le croyant doit donc abandonner le jour du soleil romain, faux « jour du Seigneur », pour pratiquer le sabbat sanctifié pour le samedi depuis la création du monde. Epoque où les jours n’avaient pour noms que des numéros d’ordre. Le septième a seul reçu de Dieu plus tard le nom sabbat. On ne peut changer l’ordre des jours instauré par Dieu, le Créateur, sans subir sa colère justifiée. Dans l’étude de Da.9 : 27, nous avons vu comment l’Esprit rattache la mort de Jésus-Christ au repos du sabbat. On comprend alors combien ce commandement honoré par les apôtres et les premiers chrétiens devait être restauré en 1844 selon la souveraine volonté de Dieu.
3 - Le troisième sujet est le saint lui-même. Sa justification repose sur l’imputation de la justice éternelle obtenue par Jésus-Christ comme l’étude de Daniel 9 l’a démontré.
Depuis 1844, comme Chef des chefs, Jésus-Christ décide souverainement de l’attribution imputée de sa justice éternelle. Il l’a toujours fait mais il fait découvrir, seulement depuis 1844, son jugement sur l’histoire religieuse de la foi chrétienne en ouvrant, pour ses seuls élus, le « petit livre ouvert » de ses révélations prophétiques.
Bien compris le décret de Daniel 8 : 14 condamne la foi catholique dès le 16ème siècle, la foi protestante traditionnelle héritière du dimanche romain en 1844, et la foi adventiste traditionnelle, qui refuse en 1991, son dernier message prophétique est, elle-même, rejetée par lui en 1994. Depuis 1994, Jésus cherche dans notre monde incrédule et pervers quelqu’un, très rare, qui lui ouvre la porte de son cœur et de son intérêt pour les choses qu’il révèle dans cet ouvrage. En ferez-vous votre trésor ? Car là où est votre trésor là aussi est votre cœur(Luc 12 : 34).
 
 
 
 
1873
1994
Une annonce du Dieu véritablepour « Philadelphie et Laodicée »
Daniel 8
Verset : 26
Et la vision des soirs et des matins, dont il s’agit, est véritable. Pour toi, tiens secrète cette vision, car elle se rapporte à des temps éloignés.
La vision est véritable et nous venons de voir comment Dieu a utilisé son accomplissement en 1844. En - 554, Daniel n’était pas personnellement concerné, et il devait cacher cette vision réservée pour la fin de l’ère chrétienne vers 1844, un temps fort éloigné de lui déjà suggéré par le chiffre 2300.
Le mot véritable est un lien vers l’Apocalypse reçue par Jean. Jésus se présente à ses serviteurs sous ce terme véritable dans les deux dernières époques symbolisées par les églises Philadelphie de1873 et Laodicée de 1994.
 
Nous trouverons dans l’étude de Da.12 l’origine des deux dates 1873 et 1994 construites respectivement sur les durées 1290 et 1335 jours qui y sont prophétisées.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 27
Moi, Daniel, je fus plusieurs jours languissant et malade ; puis je me levai, et je m’occupai des affaires du roi. J’étais étonné de la vision, et personne n’en eut connaissance.
Fut-ce à cause de la vision ? Il semble que Dieu ait voulu faire ressentir à son prophète la maladie languissante de l’église chrétienne prophétisée dans la vision. Si Daniel ne reçoit pas de Dieu les clés de la compréhension du message et reste étonné c’est justement parce que le projet divin prévoit un apport de lumière vers 1844. Or William Miller a été appelé par Dieu pour une mission prophétique vers 1816. Le projet de Dieu s’est donc parfaitement accompli.
Les versets 15 à 22 seront maintenant étudiés.
D7
 
La rencontre céleste
Daniel 8
Verset : 15
Tandis que moi, Daniel, j’avais cette vision et que je cherchais à la comprendre, voici, quelqu’un qui avait l’apparence d’un homme se tenait devant moi.
Au stade du verset 15, la vision était très mystérieuse, et les compléments apportés par les versets 20 à 25 l’éclaire considérablement. Daniel le constate, sa compréhension nécessite l’aide de Dieu.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 16
Et j’entendis la voix d’un homme au milieu de l’Ulaï ; il cria et dit : Gabriel, explique-lui la vision.
Celui qui parle donne un ordre à l’ange Gabriel, c’est donc Micaël, l’ange de l’Eternel, chef des anges selon Ap.12 : 7, qui viendra s’incarner sur terre en Jésus-Christ.
Les explications seront réduites aux escaliers prophétiques qui concernent le peuple Juif, soit l’annonce des dominations successives perses et grecques.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 17
Il vint alors près du lieu où j’étais ; et à son approche, je fus effrayé, et je tombai sur ma face. Il me dit : Sois attentif, fils de l’homme, car la vision concerne un temps qui sera la fin.
Les visions du monde céleste provoquent toujours le même effet, le contact avec la puissance invisible du camp divin est toujours ressenti dans la frayeur. Dieu fixe ainsi des limites, afin que ses serviteurs le servent avec crainte et tremblement comme Paul le dit. Cette frayeur légitime contraste avec l’impudence arrogante du roi papal de la prophétie.
L’attention de Daniel est requise comme dans Da.9 pour les 70 semaines. Les prophéties de Daniel 2, 7, 8, 9, 11 et 12, concernent toutes le temps de la fin. Ces prophéties ont tellement été tenues secrètes par les Juifs, qu’ils n’ont pas placé le livre de Daniel avec les livres des autres prophètes reconnus dans la torah. C’est pourquoi, pendant son ministère terrestre, Jésus a, intentionnellement, fait référence au prophète Daniel.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 18
Comme il me parlait, je restai frappé d’étourdissement, la face contre terre. Il me toucha, et me fit tenir debout à la place où je me trouvais.
Nul ne peut voir Dieu et vivre. Dans sa vision, Daniel ressent toute sa faiblesse humaine, et Dieu en profite pour révéler sa puissance en lui donnant la force de se tenir debout.
 
 
La portée de la vision
Daniel 8
Verset : 19
Puis il me dit : Je vais t’apprendre, ce qui arrivera au terme de la colère, car il y a un temps marqué pour la fin.
Gabriel nous révèle le but réel de la prophétie fondée sur cette vision de Daniel 8. Il lui apprend seulement ce qui arrivera au terme de la colère divine, mais ne lui expliquera pas les détails concernant cette fin dont le temps est marqué, soit établi, fixé par Dieu. Ces détails viendront en 94 avec l’Apocalypse donnée à l’apôtre Jean. Mais en préparant seulement la date 1994, Dieu gardera le mystère du vrai moment du retour de Jésus-Christ.
 
- 538
Des clés pour raccorder entre elles les visions de Da.2, 7, et 8.
Daniel 8
Verset : 20
Le bélier que tu as vu, et qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses.
Ce verset constitue un premier escalier de l’histoire prophétique. N’ayant aucun impact sur le peuple Juif mais uniquement destiné à châtier l’indigne petit-fils de Nébucadnetsar, Dieu ne fait pas de mystère sur l’identité du bélier. Il symbolise les rois des Mèdes et des Perses qui vont en 539 ou 538 s’emparer de Babylone et tuer son roi.
Ce faisant, cette claire identification va être utile pour relier les différentes prophéties entre elles. Ce royaume était prophétisé :
1 - dans Da.2 : la poitrine et les bras d’argent de la statue,
2 - dans Da.7 : l’ours appuyé sur un côté,
3 - dans Da.8 : le bélier aux deux cornes.
 
 
 
Daniel 8
Verset : 21
Le bouc, c’est le roi de Javan, La grande corne entre ses yeux, c’est le premier roi.
La succession grecque est tout aussi clairement révélée. Elle est désignée sous le nom du premier homme qui en a fait son territoire, Javan, quatrième fils de Japhet, lui-même troisième fils de Noé selon Ge.10 : 1-2. Dieu nous rappelle ainsi qu’il suit l’histoire humaine depuis sa création.
Le premier roi dont la domination sur les Perses est prophétisée concerne Alexandre le grand comme nous l’avons vu dans Daniel 7 et que nous retrouverons dans Da.11 : 3
Ce royaume grec était successivement prophétisé :
1 - dans Da.2 : le ventre et les cuisses d’airain de la statue.
2 - dans Da.7 : le léopard aux quatre têtes et quatre ailes d’oiseau.
  1. - dans Da.8 : le bouc et sa grande corne remplacée par quatre cornes.
 
- 301
Les successeurs grecs d’Alexandre
Daniel 8
Verset : 22
Les quatre cornes qui se sont élevées pour remplacer cette corne brisée, ce sont quatre royaumes qui s’élèveront de cette nation, mais qui n’auront pas autant de force.
Les quatre généraux successeurs d’Alexandre le grand.
1 - roi d’Egypte : Ptolémée Lagos = dynastie lagide et roi du midi dans Daniel 11 : 5,
2 - roi de Syrie : Séleucos Nicator = dynastie séleucide et roi du septentrion dans Da.11 : 6,
3 - roi de Grèce : Cassandre,
4 - roi de Thrace : Lysimaque ou Lysimacos.
La culture grecque va dominer le monde et devenir une langue internationale qui justifiera la copie en grec de la bible hébraïque vers 200 avant notre ère. Elle sera appelée version des septante car 70 hommes venus d’Alexandrie l’ont traduite.
Nous allons étudier maintenant Daniel 10.
 
L’avancement dans l’étude du livre nous a préparés pour comprendre des subtilités spirituelles utilisées par Dieu dans les trois derniers chapitres du livre de Daniel. Ces trois chapitres vont faire appel à des données déjà révélées et comprises, aussi l’Esprit va se livrer à des jeux de substitution de personnages que nous avons déjà trouvés dans Daniel 9 où la Rome papale remplace subitement la Rome républicaine devenant impériale. Une partie de ces derniers chapitres, dans Daniel 10 et 11, va concerner directement et personnellement le peuple Juif de Daniel en nous présentant l’action de son persécuteur grec, Antiochos IV Epiphane qui va venir en - 168 massacrer une partie de sa population. La prophétie nous conduira ainsi à travers les guerres de Syrie opposant les dynasties lagide et séleucide jusqu’à l’apparition du persécuteur des Juifs en - 168. Ceci fait, l’esprit reprendra pour cible au verset 36 le roi papal persécuteur des Chrétiens, pour nous conduire au temps de la fin des nations qui sera provoqué par une terrible guerre nucléaire ; la troisième guerre mondiale tant redoutée par l’humanité. C’est ce principe de type et d’antitype qui justifie la présence de versets très ressemblants qui décrivent les actions communes aux deux persécuteurs.
E1
Vers
- 530
 
Daniel 10
Verset : 1
La troisième année de Cyrus, roi de Perse, une parole fut révélée à Daniel, qu’on nommait Beltschatsar. Cette parole, qui est véritable, annonce une grande calamité. Il fut attentif à cette parole, et il eut l’intelligence de la vision.
Cyrus II le Perse a succédé à Darius le Mède qui vécut peu de temps après sa conquête de Babylone. Da.5 : 31 précisait « âgé de 62 ans ». Cette parole révélée est un message véritable car il est donné par le Dieu de vérité. Or, une fois de plus, le message concerne la venue future d’une grande calamité, expression déjà utilisée par Daniel dans sa prière de Da.9 qui précède ce chapitre.
Comme Daniel, nous allons devoir être attentif pour obtenir l’intelligence de la vision. S’il est donné à Daniel de comprendre lui-même la signification de la vision c’est parce qu’elle concerne l’avenir proche de son peuple Juif.
 
 
Un thème de mort
Daniel 10
Verset : 2
En ce temps-là, moi, Daniel, je fus trois semaines dans le deuil.
L’Esprit place Daniel dans une situation qui prophétise les deuils que la calamité annoncée va provoquer.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 3
Je ne mangeai aucun mets délicat, il n’entra ni viande ni vin dans ma bouche, et je ne m’oignis point jusqu’à ce que les trois semaines fussent accomplies.
Les temps d’afflictions sont marqués par la pratique du jeûne, et la calamité qui vient va provoquer une énorme affliction.
 
 
Le fleuve « Tigre »
Mangeur d’homme
Daniel 10
Verset : 4
Le vingt-quatrième jour du premier mois, j’étais au bord du grand fleuve qui est Hiddékel.
Daniel se trouve sur une rive du fleuve « le Tigre », connu comme le mangeur d’hommes confirmant ainsi le massacre qui va venir.
 
 
La calamité prophétisée imagée
Daniel 10
Verset : 5
Je levai les yeux, je regardai, et voici, il y avait un homme vêtu de lin, et ayant sur les reins une ceinture d’or d’Uphaz.
Dans la situation prophétisée qui vient, Dieu va prendre l’image du persécuteur grec qu’il va envoyer contre son peuple en - 168. Daniel voit une représentation du Christ dont la description est très ressemblante à celle que Jean va recevoir et décrire dans Ap.1 : 13  « … et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine ».
Ayant relevé les points communs, analysons maintenant les différences.
vêtu de lin à l’époque de Daniel signifie vêtu d’une justice selon Ap.19 : 8 : « et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints ». Dans Da.12 : 6 et 7  Jésus-Christ apparaîtra également vêtu de lin en activité de juge sur l’épreuve adventiste de 1844. Les vêtements des sacrificateurs et les voiles du tabernacle étaient tous en fin lin. Le lin étant végétal permet de ne pas imputer à un animal la justice que représente le vêtement. Voir Exode 28.
vêtu d’une longue robe à l’époque de l’apôtre Jean signifie mort en martyr, selon Ap.7 : 9 à 14, en victime de la grande tribulation.
Entre les deux images, Jésus est mort, crucifié en martyr.
Comparons maintenant l’emplacement de la ceinture d’or qui désigne selon Eph.6 : 14 la vérité, et d’or, selon 1 Pierre 1 : 7, la foi, soit ensemble, la foi véritable. Relevons dans Daniel la précision d’Uphaz. Le message rappelle que cet or est matériel, produit par l’homme et non par Dieu, comme signe de sa richesse, et cause des pillages, des vols et des meurtres, dans la recherche d’un butin.
… sur les reins à l’époque de Daniel, désigne la vaillance du personnage : « ceints tes reins comme un vaillant homme», lit-on dans Job 38 : 3,
sur la poitrine, à l’époque de Jean, cible le cœur du Christ qui a donné la preuve de la force de son amour pour la vérité afin de sauver ses élus.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 6
Son corps était comme de chrysolithe, son visage brillait comme l’éclair, ses yeux étaient comme des flammes de feu, ses bras et ses pieds ressemblaient à de l’airain poli, et le son de sa voix était comme le bruit d’une multitude.
Dans ce verset, la description est semblable à celle de Jean, sauf pour le visage. Dieu revêt l’apparence de l’instrument humain qu’il va utiliser pour frapper son peuple infidèle.
brillait comme l’éclair au temps de Daniel signifie que Dieu regarde son peuple Juif à travers l’image symbole du dieu grec Zeus qui va le châtier et accomplir pour lui la grande calamité. Reprenant les éléments du verset précédent, le peuple qui va venir sera vaillant, et en recherche d’or.
Ses bras et ses pieds seront souillés par le péché de l’idolâtrie grecque ; péché symbolisé par l’airain déjà utilisé dans la statue de Da.2 pour symboliser cette domination grecque à cause de la grande calamité qu’elle allait apporter au peuple Juif en - 168.
Et le persécuteur viendra contre Israël en multitude.
 
 
Un programme effrayant
Daniel 10
Verset : 7
Moi, Daniel, je vis seul la vision, et les hommes qui étaient avec moi ne la virent point, mais ils furent saisis d’une grande frayeur, et ils prirent la fuite pour se cacher.
L’annonce de la vision est effectivement effrayante et Dieu confirme ce caractère en remplissant de frayeur même ceux qui ne voient pas la vision.
Prendre la fuite pour se cacher sera la seule manière d’agir pour essayer de protéger sa vie quand viendra la grande calamité grecque en - 168.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 8
Je restai seul, et je vis cette grande vision ; les forces me manquèrent, mon visage changea de couleur et fut décomposé, et je perdis toute vigueur.
Derrière l’image effrayante de la vision il y a le grand Dieu redoutable dont la colère ne se détourne pas de son peuple quand il retombe dans l’infidélité. Daniel fait l’expérience de la puissance du Dieu que son peuple ose braver.
 
 
La faiblesse humaine
Daniel 10
Verset : 9
J’entendis le son de ses paroles ; et comme j’entendais le son de ses paroles, je tombai frappé d’étourdissement, la face contre terre.
La seule voix de Dieu suffit pour l’étourdir et il se retrouve comme mort, la face contre terre.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 10
Et voici, une main me toucha, et secoua mes genoux et mes mains.
Aimé de Dieu, Daniel n’est pas personnellement visé par la colère de Dieu qui ne viendra qu’au temps prévu.
 
 
La consolation céleste
Daniel 10
Verset : 11
Puis il me dit : Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant.
Quel contraste entre la vision effrayante et les paroles d’amour qu’il entend maintenant !
Son interlocuteur est l’ange Gabriel que le chef Micaël a envoyé vers lui.
 
 
 
 
La clé de la bénédiction de Dieu comment devenir pour lui un bien-aimé.
Daniel 10
Verset : 12
Il me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à coeur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens.
Dieu nous livre ici, le mode d’emploi de la manière de devenir pour lui un bien-aimé, donc un exemple à imiter dans tous les temps jusqu’à la fin du monde. Il traduit bien l’attente de Dieu qui réagit au premier bon signe donné par son serviteur.
L’humilité devant Dieu consiste à se montrer intégralement humble devant sa face qui voit toutes les actions de l’homme. L’humilité requise est exigée « envers  Dieu » mais aussi « envers l’homme ». L’expression « devant ton Dieu » ne se restreint pas à « envers ton Dieu » mais elle signifie « sous le regard de ton Dieu ».
L’humilité envers Dieu est nécessaire, mais elle ne suffit pas. Tout homme peut admettre cette nécessité. Mais cette humilité envers Dieu doit être réalisée envers ses serviteurs dont il choisit souverainement le rôle. Dieu rejette ceux qui s’élèvent eux-mêmes sans qu’il les ait élevés. Dans sa parabole, Jésus déconseille à ses serviteurs de prendre place au premier rang dans une synagogue, mais d’attendre au fond de la salle qu’on leur demande d’avancer au premier rang.
Tous ceux qui se perdent pensent être humbles sachant qu’ils doivent l’être pour plaire au Seigneur, mais comme Caïphe concurrencé par Jésus, leurs œuvres révèlent leur réel orgueil.
Heureusement, pour moi et pour Daniel, nous ne sommes pas de ceux-là, aussi Dieu se met en action et il nous ouvre l’intelligence sur ses subtils secrets cachés parce qu’il nous a appelés pour cette œuvre prophétique, par vision céleste.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 13
Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse.
Dieu fournit ici une étonnante pratique de l’humilité.
Micaël dont le nom signifie : « qui est comme Dieu » et devant lequel on se prosterne et qu’on adore, prétend parmi ses anges célestes être simplement « un des principaux chefs », lui qui est le Chef des chefs, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. On voit dans cet exemple, la différence insondable des principes terrestres et célestes que Jésus est venu démontrer si fortement sur notre terre.
Gabriel œuvre dans l’esprit des rois de Perse, dans son action il a dû lutter contre les esprits démoniaques qui œuvrent eux aussi pour entraver le projet divin. Pour un ange, convaincre un esprit libre n’est pas une tâche facile, et l’intervention du Créateur est parfois rendue nécessaire. Cela a été le cas pour convaincre le chef du royaume de Perse de prendre les décisions voulues par Dieu.
Ce verset nous a ouvert les yeux sur l’activité permanente des esprits célestes invisibles par lesquels l’histoire de l’humanité s’accomplit conformément au projet de Dieu.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 14
Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là.
La même vision va nous conduire de l’époque de Daniel vers - 530, jusqu’à la fin du monde évoquée par le lever de Micaël dans Da.12 : 1. Une longue description de la suite des temps sera développée dans Da.11 pour aboutir, premièrement, à la venue de la calamité annoncée pour le peuple Juif pour
- 168.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 15
Tandis qu’il m’adressait ces paroles, je dirigeai mes regards vers la terre, et je gardai le silence.
 
 
 
 
Daniel 10
Verset : 16
Et voici, quelqu’un qui avait l’apparence des fils de l’homme toucha mes lèvres. J’ouvris la bouche, je parlai, et je dis à celui qui se tenait devant moi : Mon seigneur, la vision m’a rempli d’effroi, et j’ai perdu toute vigueur.
Après la vision terrifiante, Daniel rencontre une apparence humaine qui par la puissance divine va l’apaiser et le fortifier.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 17
Comment le serviteur de mon seigneur pourrait-il parler à mon seigneur? Maintenant les forces me manquent, et je n’ai plus de souffle.
17
 
 
 
Daniel 10
Verset : 18
Alors celui qui avait l’apparence d’un homme me toucha de nouveau, et me fortifia.
 
 
 
 
Daniel 10
Verset : 19
Puis il me dit : Ne crains rien, homme bien-aimé, que la paix soit avec toi ! courage, courage ! Et comme il me parlait, je repris des forces, et je dis : que mon seigneur parle, car tu m’as fortifié.
 
 
 
 
Daniel 10
Verset : 20
Il me dit : Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse ; et quand je partirai, voici, le chef de Javan viendra.
A l’époque de la vision ce chef de la Perse est Cyrus II le Grand.
 
 
La domination Perse s’oppose déjà dans des guerres aux Grecs. Encore quelques temps et la Grèce dominera à son tour sur l’humanité.
 
 
 
Daniel 10
Verset : 21
Mais je veux te faire connaître ce qui est écrit dans le livre de la vérité. Personne ne m’aide contre ceux-là, excepté Micaël, votre chef.
 
Ce livre de la vérité représente le projet divin de l’histoire humaine.
Micaël est présenté comme chef des Juifs avant de descendre sur la terre pour y mourir sur une croix au titre de roi des Juifs sous le nom de Jésus en + 31.
E2
 
 
Daniel 11
Verset : 1
Et moi, la première année de Darius, le Mède, j’étais auprès de lui pour l’aider et le soutenir.
C’est l’ange Gabriel qui s’exprime.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 2
Maintenant, je vais te faire connaître la vérité. Voici, il y aura encore trois rois en Perse. Le quatrième amassera plus de richesses que tous les autres ; et quand il sera puissant par ses richesses, il soulèvera tout contre le royaume de Javan.
Ce qu’il dit ici, n’a d’intérêt que pour le peuple Juif de l’époque concernée. Pour ce qui est de notre époque, les versets 3 et 4 présentent beaucoup plus d’intérêt, car nous allons y trouver un élément déjà prophétisé dans Da. 2, 7, et 8.
 
 
 
 
Daniel 11
Verset : 3
Mais il s’élèvera un vaillant roi, qui dominera avec une grande puissance, et fera ce qu’il voudra.
Nous retrouvons ici l’évocation du règne du roi grec Alexandre le Grand, conquérant de la Perse entre - 334 et - 323.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 4
Et lorsqu’il se sera élevé, son royaume se brisera et sera divisé vers les quatre vents des cieux ; il n’appartiendra pas à ses descendants, et il ne sera pas aussi puissant qu’il était, car il sera déchiré, et il passera à d’autres qu’à eux.
La mort du roi et l’annonce de ses successeurs est reprise ici dans la même forme que celle de Da.8 : 22 : « Les quatre cornes qui se sont élevées pour remplacer cette corne brisée, ce sont quatre royaumes qui s’élèveront de cette nation, mais qui n’auront pas autant de force ».
E3
- 305
 
 
 
 
 
 
 
- 274
- 271
Les guerres de Syrie
 
 
 
 
 
 
Première guerre
 
Daniel 11
Verset : 5
Le roi du midi deviendra fort. Mais un de ses chefs sera plus fort que lui, et dominera ; sa domination sera puissante.
Ce roi du midi est le fondateur du royaume grec égyptien : Ptolémée 1er « Soter » Lagos (roi = - 305 à - 283). Sa descendance appelée dynastie lagide apparaitra dans Da.11 jusqu’au verset 29.
Le chef évoqué est Séleucos 1er « Nicator » roi de Syrie et fondateur de la dynastie séleucide (roi = - 306 à - 281). Cette dynastie se prolonge elle aussi jusqu’au verset 32. La prophétie va la désigner par l’expression « roi du septentrion ».
Le règne d’Antiochos 1er est ignoré (roi = - 281 à 261) Il engage la première guerre de Syrie contre Ptolémée II (roi = - 282 à - 246)
 
- 260
- 253
Deuxième guerre
Daniel 11
Verset : 6
Au bout de quelques années ils s’allieront, et la fille du roi du midi viendra vers le roi du septentrion pour rétablir la concorde. Mais elle ne conservera pas la force de son bras, et il ne résistera pas, ni lui, ni son bras ; elle sera livrée avec ceux qui l’auront amenée, avec son père et avec celui qui aura été son soutien dans ce temps-là.
Les deux dynasties font alliance et pour sceller cette alliance Ptolémée II « Philadelphe » donne sa fille Bérénice comme épouse à Antiochos II (roi = -261 à - 246) qui répudie sa première femme.
La situation se retourne en faveur de la première épouse vers qui Antiochos revient. Ptolémée, sa fille, et son enfant, une petite fille, sont assassinés.
 
- 246
- 241
Troisième guerre
Daniel 11
Verset : 7
Un rejeton de ses racines s’élèvera à sa place ; il viendra à l’armée, il entrera dans les forteresses du roi du septentrion, il en disposera à son gré, et il se rendra puissant.
Ptolémée III Evergète (roi = - 246 à - 221).
 
Séleucos II (roi = - 246 à - 226).
 
 
 
Daniel 11
Verset : 8
Il enlèvera même et transportera en Egypte leurs dieux et leurs images de fonte, et leurs objets précieux d’argent et d’or. Puis il restera quelques années éloigné du roi du septentrion.
 
 
 
 
Daniel 11
Verset : 9
Et celui-ci marchera contre le royaume du roi du midi, et reviendra dans son pays.
 
Ptolémée IV Philopator (roi = - 222 à - 203)
 
- 219
- 217
Quatrième guerre
Daniel 11
Verset : 10
Ses fils se mettront en campagne et rassembleront une multitude nombreuse de troupes ; l’un d’eux s’avancera, se répandra comme un torrent, débordera, puis reviendra ; et ils pousseront les hostilités jusqu’à la forteresse du roi du midi.
Séleucos III (roi = - 226 à - 223) et Antiochos III (roi = - 223 à - 187).
 
 
 
 
La ville Alexandrie.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 11
Le roi du midi s’irritera, il sortira et attaquera le roi du septentrion ; il soulèvera une grande multitude, et les troupes du roi du septentrion seront livrées entre ses mains.
 
 
 
 
Daniel 11
Verset : 12
Cette multitude sera fière, et le coeur du roi s’enflera ; il fera tomber des milliers, mais il ne triomphera pas.
 
 
- 202
- 200
Cinquième guerre
Daniel 11
Verset : 13
Car le roi du septentrion reviendra et rassemblera une multitude plus nombreuse que la première ; au bout de quelques temps, de quelques années, il se mettra en marche avec une grande armée et de grandes richesses.
Antiochos III attaque Ptolémée V (roi = - 203 à - 181)
 
 
 
Daniel 11
Verset : 14
En ce temps-là, plusieurs s’élèveront contre le roi du midi, et des hommes violents parmi ton peuple se révolteront pour accomplir la vision, et ils succomberont.
 
Des Juifs vont tenter de se libérer du dominateur égyptien, ils échoueront, mais cette action fera durablement du peuple Juif un peuple mal aimé même du dominateur grec. Ce qui prépare, l’accomplissement de la grande calamité annoncée par Dieu à Daniel. Déjà, leur rébellion contre le roi d’Egypte est durement châtiée.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 15
Le roi du septentrion s’avancera, il élèvera des terrasses, et s’emparera des villes fortes. Les troupes du midi et l’élite du roi ne résisteront pas, elles manqueront de force pour résister.
Antiochos III
 
Ptolémée V âgé de 5 ans.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 16
Celui qui marchera contre lui fera ce qu’il voudra, et personne ne lui résistera ; il s’arrêtera dans le plus beau des pays, exterminant ce qui tombera sous sa main.
 
 
Israël dont le territoire est situé entre les deux dominateurs.
Les Juifs deviennent la cible du dominateur grec.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 17
Il se proposera d’arriver avec toutes les forces de son royaume, et de conclure la paix avec le roi du midi ; il lui donnera sa fille pour femme, dans l’intention d’amener sa ruine ; mais cela n’aura pas lieu, et ne lui réussira pas.
 
 
 
Cléopâtre (la première).
La tentative échoue. Sa fille s’allie avec son époux contre son père.
 
 
- 189
Apparition de Rome nouveau dominateur en orient
Daniel 11
Verset : 18
Il tournera ses vues du côté des îles, et il en prendra plusieurs  ; mais un chef mettra fin à l’opprobre qu’il voulait lui attirer, et le fera retomber sur lui.
 
Intervention de Rome déjà prise comme protecteur par l’Egypte. Le légat romain Lucius Scipion impose à Antiochos III les conditions du vainqueur (bataille de Magnésie en - 189). Rome lui inflige une énorme dette de guerre de 15000 talents.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 19
Il se dirigera ensuite vers les forteresses de son pays ; et il chancellera, il tombera, et on ne le trouvera plus.
De retour dans son pays, il meurt en recherche de butin en pillant un temple païen en - 187
 
 
 
 
Daniel 11
Verset : 20
Celui qui le remplacera fera venir un exacteur dans la plus belle partie du royaume, mais en quelques jours il sera brisé, et ce ne sera ni par la colère ni par la guerre.
Séleucos IV (roi = - 187 à -175)
Son ministre Héliodore. Il est envoyé à Jérusalem pour s’emparer des richesses du temple. Mais une vision lui apparait et le terrifie. Il s’enfuit sans richesse. Le roi sera assassiné.
E4
-175
Le persécuteur des Juifs
Antiochos IV
 
Image du premier pape romain
Daniel 11
Verset : 21
Un homme méprisé prendra sa place, sans être revêtu de la dignité royale ; il paraîtra au milieu de la paix, et s’emparera du royaume par l’intrigue.
Antiochos, neveu d’Antiochos III, a été pris en otage à Rome. L’héritier légitime Démétrius leur étant hostile, les Romains donnent le pouvoir à l’otage qui règne sous le nom d’Antiochos IV Epiphane (roi = - 175 à - 164).
Ce verset démontre les grandes ressemblances des deux persécuteurs des Juifs et des Chrétiens. Car au temps de l’ère chrétienne, en 538, montera sur un trône papal, créé et instauré par le pouvoir civil de l’empereur Justinien, un autre intrigant, Vigile, qui profitera de bonnes relations avec l’impératrice Théodora ancienne danseuse et courtisane.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 22
Les troupes qui se répandront comme un torrent seront submergées devant lui, et anéanties, de même qu’un chef de l’alliance.
 
 
Ce chef de l’alliance est le souverain sacrificateur Onias. Il est tué par Andronique et un ami des Grecs nommé Ménélas est installé à sa place.
Dans l’ère chrétienne, également, en 538, Silvère, l’évêque de Rome élu légitimement par les croyants, est exilé et remplacé par Vigile.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 23
Après qu’on se sera joint à lui, il usera de tromperie ; il se mettra en marche, et il aura le dessus avec peu de monde.
Antiochos fait alliance avec les Romains, avec ses neveux Ptolémée VI et Ptolémée VII qui gouvernent l’Egypte avec sa sœur Cléopâtre 1ère.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 24
Il entrera, au sein de la paix, dans les lieux les plus fertiles de la province ; il fera ce que n’avaient pas fait ses pères, ni les pères de ses pères ; il distribuera le butin, les dépouilles et les richesses ; il formera des projets contre les forteresses, et cela pendant un certain temps.
Homme de guerre, Antiochos doit continuer à régler la dette due aux Romains. Des conquêtes sont donc nécessaires pour accroître ses richesses dont il fait habilement profiter ses soldats.
 
- 170
- 168
Sixième guerre
Daniel 11
Verset : 25
A la tête d’une grande armée il emploiera sa force et son ardeur contre le roi du midi. Et le roi du midi s’engagera dans la guerre avec une armée nombreuse et très puissante ; mais il ne résistera pas, car on méditera contre lui de mauvais desseins.
A son tour, il engage une guerre contre l’Egypte.
 
Ptolémée VI (roi = -180 à -145).
 
 
Le peuple égyptien désavouera l’alliance de Ptolémée VI avec son oncle Antiochos IV.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 26
Ceux qui mangeront des mets de sa table causeront sa perte ; ses troupes se répandront comme un torrent, et les morts tomberont en grand nombre.
La guerre est engagée entre des gens d’une même famille ; Ptolémée VI entre en guerre contre Antiochos IV puis fait alliance avec lui contre son frère Ptolémée VII et sa sœur.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 27
Les deux rois chercheront en leur coeur à faire le mal, et à la même table ils parleront avec fausseté. Mais cela ne réussira pas, car la fin n’arrivera qu’au temps marqué.
Antiochos IV et Ptolémée VI.
L’alliance ne tiendra pas, car Ptolémée VI reprend le parti de son peuple égyptien et rejoint son frère et sa sœur.
De quelle fin s’agit-il ? celle qui marquera la victoire du roi du septentrion, Antiochos IV ? Cette expression prépare le lien entre l’époque de la 6ème guerre de Syrie de l’antiquité avec la 7ème que Da.11 : 40-45 prophétise pour la fin du monde.
Pourquoi cette allusion au temps de la fin du monde ? Ce verset évoque la fausseté dans l’alliance, ce que Da.2 : 43 attribue au symbolisme du mélange du fer et de l’argile des pieds de la statue, en disant : « …Ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre… »
 
 
 
Daniel 11
Verset : 28
Il retournera dans son pays avec de grandes richesses ; il sera dans son coeur hostile à l’alliance sainte, il agira contre elle, puis retournera dans son pays.
Hélas pour eux, le trajet du retour d’Antiochos IV traverse le pays des Juifs.
Cette alliance sainte n’a plus rien de saint depuis que des Juifs collaborateurs des Grecs dominent le peuple peu à peu livré aux Grecs. La calamité annoncée se précise, et les Juifs subissent les persécutions du roi païen irrité par son échec guerrier qui visait à dominer entièrement l’Egypte.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 29
A une époque fixée, il marchera de nouveau contre le midi ; mais cette dernière fois les choses ne se passeront pas comme précédemment.
Une époque fixée suggère un temps particulièrement marqué sur le plan prophétique. Cette nouvelle tentative guerrière de conquête de l’Egypte prépare la grande calamité prophétisée à Daniel.
 
- 168
 
Daniel 11
Verset : 30
Des navires de Kittim s’avanceront contre lui ; découragé, il rebroussera chemin. Puis, furieux contre l’alliance sainte, il ne restera pas inactif ; à son retour, il portera ses regards sur ceux qui auront abandonné l’alliance sainte.
Des navires romains basés sur l’île de Chypre appelée ici Kittim s’interposent entre l’Egypte et Antiochos qui en sort terriblement humilié. Ayant tracé un cercle sur le sol autour des pieds d’Antiochos, le légat romain Popilius Laenas lui a intimé l’ordre de sortir de ce cercle qu’après avoir renoncé à son désir de conquérir l’Egypte.
Contraint de plier devant la puissance romaine qu’il connait bien Antiochos que l’on dit Epiphane, soit l’illustre, vide sa colère sur les Juifs sur son trajet de retour.
L’Esprit confirme l’abandon de l’alliance sainte et l’apostasie du peuple Juif. Le châtiment est amplifié par une fausse rumeur concernant la mort d’Antiochos qui a conduit les Juifs à se réjouir et à s’engager dans une bataille de reconquête du pouvoir national et du pouvoir religieux en particulier.
E5
- 168
La grande calamité prophétisée pour les Juifs dans Da.10
Daniel 11
Verset : 31
Des troupes se présenteront sur son ordre ; elles profaneront le sanctuaire, la forteresse,
Le pays Juif est sous occupation grecque.
Profanation du sanctuaire. La profanation n’est pas la destruction du sanctuaire imputée à Rome dans Da.9 : 26. Antiochos pour sa part le profane en installant son Dieu grec Zeus dans le temple de Jérusalem pour le faire adorer par les Juifs. De plus, il fait sacrifier une truie sur son autel.
 
 
 
 
elles feront cesser le sacrifice perpétuel,
Le verbe hébreu « hasir » traduit par fera cesser signifie ôter, éloigner, écarter, faire retirer. A ne pas confondre avec le verbe hébreu « schavot » qui marque le repos obtenu par le sacrifice du Messie et dont la conséquence est de faire cesser les rites et les offrandes sacrificiels animaliers dans Da.9 : 27.
Dans ce contexte de l’ancienne alliance, le rituel du sacrifice perpétuel est interdit, ou écarté momentanément, par les Grecs.
 
 
 
 
et dresseront l’abomination du dévastateur (ou désolateur).
L’abomination c’est la paganisation de la sainteté religieuse. Est abominable ce que Dieu tient pour tel. Exemple de cette abomination, les Grecs sacrifient des corps humains sur l’autel fait pour des sacrifices animaliers.
Da.9 : 27 impute ce même type d’action à Rome depuis sa destruction de Jérusalem en 70 et jusqu’à la fin du monde où la désolation atteindra la terre entière.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 32
Il séduira par des flatteries les traîtres de l’alliance. Mais ceux du peuple qui connaîtront leur Dieu agiront avec fermeté,
L’accusation divine se précise, elle désigne les « traîtres de l’alliance » sensibles aux flatteries. Cette accusation ouvre la portée prophétique du message. Ce principe va concerner la foi chrétienne qui sera marquée par la domination des traîtres. jusqu’à la fin du monde. Le modèle de l’homme de péché de l’ancienne alliance prend fin dans ce verset.
L’expérience juive en laquelle Dieu châtie l’infidélité et la traîtrise envers son alliance a été présentée. Le rôle prophétique d’Antiochos IV s’achève ici, et la prophétie va progressivement nous faire passer dans l’ère chrétienne en évoquant des caractères généraux de l’histoire de la foi chrétienne.
 
De
+ 31 à + 68
 
 
+ 94
 
L’époque apostolique - La construction de la Bible - les épitres
et les évangiles.
Vision de l’Apocalypse.
Daniel 11
Verset : 33
et les plus sages parmi eux donneront instruction à la multitude.
Ces plus sages qui donneront instruction à la multitude représentent les apôtres de Jésus-Christ ou ses disciples qui ont écrit les récits des Evangiles, où les épitres de la nouvelle alliance, comme Paul, Jacques, Pierre ou Jude.
 
+
Et
+ 538 à
1798 68
 
Les persécutions romaines
 
Il en est qui succomberont pour un temps à l’épée et à la flamme, à la captivité et au pillage.
Cette autre généralité va caractériser le temps de l’intolérance qui cessera provisoirement après la Révolution française. Dans l’Apocalypse ce type d’action est rattaché au règne de « la bête qui monte de la mer » dans Ap.13 : 10 : « Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints ».
 
 
 
 
+313
 
 
 
 
1517
L’entrée des hypocrites dans la foi chrétienne
Sous Constantin
 
 
 
 
Les ligues protestantes armées
Daniel 11
Verset : 34
Dans le temps où ils succomberont, ils seront un peu secourus, et plusieurs se joindront à eux par hypocrisie.
Le temps évoqué concerne les 1260 années pendant lesquelles les saints de Dieu sont livrés entre les mains du papisme romain.
La légalisation de la religion chrétienne par Constantin 1er en 313, va accomplir l’entrée des premiers Chrétiens de l’hypocrisie. Cette arrivée massive va faciliter l’abandon de la fidélité au sabbat ordonné par l’empereur en 321 ; ce qui prépare le régime papal de Rome instauré en 538.
Au 16ème siècle, l’époque de la Réforme fera apparaître d’autres Chrétiens hypocrites qui, refusant de mourir pour leur foi, préféreront prendre l’épée et rendre coup pour coup aux ligues catholiques romaines.
 
 
Des martyrs jusqu’au temps de la fin
Daniel 11
Verset : 35
Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué.
Quelques-uns des vrais Chrétiens mourront en martyrs afin de bénéficier du salut et d’être purifiés et blanchis par le sang du Christ, conformément à Ap.7 : 13-14 : « Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : « Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau ».
Da.9 : 24 a révélé le rôle du Christ venu pour mettre fin au péché.
La nécessité de purifier et blanchir pendant l’ère chrétienne fait aussi allusion à l’apostasie due au retour du péché légalisé en 321 comme l’annonce Da.8 : 12.
Cette fois, le temps de la fin évoqué concerne bien celui qui apparaîtra au verset 40 et qui marque le prélude de la fin de l’histoire de la grâce chrétienne.
E6
+ 538
Le régime papal de Rome
 
La foi chrétienne des hypocrites et des opportunistes
Daniel 11
Verset : 36
Le roi fera ce qu’il voudra ; il s’élèvera, il se glorifiera au-dessus de tous les dieux, et il dira des choses incroyables contre le Dieu des dieux ; il prospérera jusqu’à ce que la colère soit consommée, car ce qui est arrêté s’accomplira.
Ce roi pourrait concerner encore Antiochos IV mais le verset qui suit va nous démontrer qu’il n’en est rien. Alors constatons que cette citation est conforme aux critères qui concernaient la petite corne papale romaine dans Da.7 et Da.8.
 
 
La preuve du remplacement papal
Daniel 11
Verset : 37
Il n’aura égard ni aux dieux de ses pères,
La preuve est donnée. Ce n’est plus d’Antiochos IV que l’Esprit nous parle car, au contraire, il a profané le sanctuaire juif en y installant, pour le faire adorer par tous, le dieu de ses pères, le Zeus olympien.
Mais en ce qui concerne la Rome papale en se convertissant à la religion chrétienne, elle a effectivement tourné le dos officiellement aux divinités païennes de ses pères. Seuls les noms de ces dieux ont été abandonnés, car l’adoration des images taillées ou non des créatures a été conservée pour adorer les saints du catholicisme. Et pour justifier cette pratique, la papauté n’a pas hésité, elle a purement et simplement supprimé le second commandement du décalogue de Dieu qui interdit cette pratique.
Les pères de la papauté étaient symbolisés dans Da.8 : 9 par la petite corne de la Rome païenne. Sa conversion au christianisme, soit au régime papal de notre verset, succédait au verset 10.
 
 
Priape divinité sexuelle des orgies romaines.
 
ni à la divinité qui fait les délices des femmes ;
Cette divinité est celle du peuple de ce roi. S’agissant de la religion romaine, il s’agit de Priape, le dieu de la sexualité représenté par un phallus humain. Des traducteurs proposent « qui fait l’objet du désir des femmes ». Ce genre de pratique concernait la Rome païenne successivement monarchique, républicaine, et impériale, soit la petite corne présentée dans Da.8 : 9. La description proposée s’accorde parfaitement à l’aspect religieux et pieux revêtu par la Rome papale. Elle a en effet abandonné les pratiques sexuelles des fêtes païennes de ses pères romains et en a fait sa cible préférée, allant jusqu’à interdire le mariage à ses prêtres. Elle dissimule ses péchés contre l’Esprit en fustigeant le péché de chair.
L’abandon du rite païen sexuel, confirme le même remplacement du roi précédent, soit Antiochos IV, par la Rome papale. L’Esprit la présente comme raison de l’apostasie religieuse chrétienne, de même qu’Antiochos IV avait été cause de l’apostasie du peuple juif.
 
 
Le souverain Pontificat
 
Ex
 
« Pontifex maximus » de la Rome païenne
 
il n’aura égard à aucun dieu, car il se glorifiera au-dessus de tous.
Dieu nous dit la manière dont il juge la situation et les actions papales romaines. Mais ce n’est pas ce que les hommes voient car, en apparence, la papauté prétend être au service de Jésus-Christ, le seul vrai Dieu. Cette prétention est condamnée par le Créateur parce que loin de lui obéir, la papauté se permet de changer sa loi selon Da.7 : 25 ; ce que nous venons d’évoquer pour le deuxième des dix commandements impudemment supprimé.
 
 
Eglises fortifiées et cathédrales
Daniel 11
Verset : 38
Toutefois il honorera le dieu des forteresses sur son piédestal ; à ce dieu, que ne connaissaient pas ses pères, il rendra des hommages avec de l’or et de l’argent, avec des pierres précieuses et des objets de prix.
Ce dieu des forteresses désigne les bâtiments religieux du catholicisme papal romain ; les églises et les cathédrales sont effectivement édifiées comme des forteresses. Ceci contraste avec les temples païens romains des pères qui étaient ouverts et formés de colonnes surmontées par un chapiteau. Loin d’apprécier le zèle manifesté pour la construction de ces édifices, Dieu nous dit qu’il les regarde comme des idoles placées sur un piédestal et qui reçoivent une véritable adoration. La séduction et le prestige des cathédrales édifiées au moyen-âge repose sur leur hauteur impressionnante, et le luxe qui les caractérise du sol au plafond, recouverts d’or d’argent, de pierres précieuses, d’objet de prix, de fresques peintes dont la basilique Saint-Pierre de Rome, siège papal au Vatican, est le plus bel exemple.
Les richesses appréciées et encouragées par Rome vont favoriser la reconnaissance de son autorité qui contribue à enrichir ses adorateurs et tous les marchands de la terre selon Ap.18 : 12 « … cargaison d’or, d’argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d’écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d’objets d’ivoire, de toute espèce d’objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre … »
 
 
Satan, un dieu du Judaïsme
Daniel 11
Verset : 39
C’est avec le dieu étranger qu’il agira contre les lieux fortifiés (héb : contre les fortifications des forteresses) ;
Le dieu étranger nous rappelle qu’en se convertissant au christianisme, le papisme romain a officiellement adopté le Dieu des Juifs totalement étranger à la religion romaine païenne. Mais le vrai Dieu ne collaborant pas à sa réussite, ce dieu étranger va désigner un dieu révélé également par le peuple juif : le diable, l’ennemi de Dieu, l’adversaire, personnage inconnu donc étranger dans les religions païennes romaines ou autres.
Dans le texte hébreu on lit : « contre les fortifications des forteresses ». Dans le contexte du moyen-âge où se consolide son autorité, ces forteresses représentent les châteaux-forts des rois et des seigneurs terriens qui doivent la reconnaître, et dans cette action l’aide du diable, prince de ce monde, est très efficace.
Selon Da.8 : 24-25 le roi papal est lui-même faible et il doit sa force et sa réussite au succès de ses ruses caractère du serpent de la Genèse, type de la séduction originelle du diable. C’est donc le diable qui lui apporte l’aide d’un roi fort comme le seront Clovis ou Charlemagne en leur temps pour contraindre des peuples à reconnaître son autorité religieuse.
 
 
Titres et consécrations
 
et il comblera d’honneurs ceux qui le reconnaîtront, il les fera dominer sur plusieurs,
En échange de ce soutien, le papisme sacrera religieusement les rois dévots, et les plus zélés se verront sacrés « empereur » recevant ainsi une autorité de droit divin. La monarchie n’est un droit divin que pour le cas d’Israël dans l’ancienne alliance quand c’est Dieu lui-même qui gère et organise son peuple. Dans l’ère chrétienne, le droit divin, n’a aucune valeur auprès de Dieu. Les rois étant tous placés dans la malédiction, soit du paganisme, soit de la fausse chrétienté.
 
 
Le pouvoir temporel du pape
 
il leur distribuera des terres pour récompense.
L’Esprit dénonce ici un pouvoir temporel illégitime pour une autorité religieuse dont le seul domaine d’exercice est le culte du grand Dieu Créateur qui sauve par Jésus-Christ.
Cette autorité religieuse s’attribue à tort, le droit de régner et de décider du partage des choses matérielles.
Le papisme décidera de l’attribution des terres américaines découvertes au 15ème siècle entre les Espagnols et les Portugais.
 
Le changement du roi Antiochos IV remplacé par le roi papal à partir du verset 36 a été démontré. Les caractéristiques de ce pouvoir papal romain sont conformes aux annonces prophétisées dans les versets 36 à 39. Sur ces solides démonstrations, nous avons maintenant les preuves que la prophétie nous a conduits dans l’ère chrétienne. Le but de l’Esprit est atteint. Il va maintenant nous révéler le développement stratégique et géographique de la grande calamité qui va venir frapper les peuples placés sous la malédiction de la fausse religion chrétienne romaine et provoquer les conditions de la fin du monde.
Depuis Antiochos IV jusqu’à notre époque finale, 2200 années se sont écoulées. La rupture historique du récit prophétique nous autorise à redistribuer les rôles des rois du septentrion et du midi. Nous allons découvrir que, dans cette redistribution des rôles, nous n’aurons plus deux rois mais trois, le régime papal n’étant ni le roi du septentrion, ni le roi du midi, mais une troisième entité religieuse dominant l’Europe marquée par son infidélité chrétienne ; ce qui fait de l’Europe, une cible privilégiée pour la colère du grand Dieu créateur. Ni roi du septentrion, ni roi du midi, l’Europe papale catholique romaine sera seulement identifiée par le pronom personnel « lui » dans le verset 40 qui suit.
Comme dans Daniel 8, pour identifier la position géographique du territoire du roi abominable, l’Esprit utilise dans ce thème, les précisions géographiques « septentrion et midi ». Situé entre ces deux points cardinaux, le territoire européen occidental convient parfaitement. De plus, lorsque le roi du nord envahisseur recevra de mauvaises nouvelles du « nord et de l’orient », donc de son pays, le territoire occupé sera implicitement désigné comme se trouvant lui-même à l’occident ; ce qui confirme l’identité de l’Europe chrétienne occidentale. De manière plus précise, le roi du nord envahit l’Europe occidentale au verset 40 et le territoire d’Israël au verset 41. Ainsi la précision « à l’orient » indique la position du pays du roi du nord par rapport à la position de l’Europe qu’il occupe et pour laquelle la Russie est un pays de l’Est (l’orient). De même la précision « au septentrion » désigne la position de la Russie par rapport à la situation géographique d’Israël, le deuxième territoire envahi par la Russie.
E7
Vers
2021
La dernière grande calamité ou
Septième guerre de Syrie
 
 
 
 
Agression islamiste
Daniel 11
Verset : 40
Au temps de la fin, le roi du midi se heurtera contre lui.
Situé au midi d’une ligne passant par l’Europe et Israël, ce roi désigne les peuples arabes unis par l’islam, leur religion, fondée en Arabie à la fin du 6ème siècle après l’instauration papale de 538. L’islam a été suscité après elle, pour châtier ses exactions religieuses catholiques et romaines. Il faut se souvenir que le papisme est à l’origine des croisades dans lesquelles le christianisme romain a agressé en premier la religion musulmane.
L’époque moderne a accentué, par les colonisations du Maghreb et de l’Afrique noire, la rancœur et la haine de leurs peuples qui vont profiter de l’affaiblissement économique de l’Europe pour se heurter contre les Européens dans un esprit de revanche. Le verbe «se heurtera» indique une très proche proximité. Le large accès au territoire européen, dont on a longtemps cesser de protéger efficacement les frontières, fait que « le ver est dans le fruit et il s’y multiplie ». Au temps favorable, imminent en 2012, le heurt prophétisé se produira.
 
Vers
2021
Agression russe
orthodoxe
 
Et le roi du septentrion fondra sur lui comme une tempête,
Ce roi, situé au septentrion de la ligne qui relie l’Europe et Israël, est un roi nordique, la Russie qui s’étend jusqu’au pôle nord et jusqu’au Japon vers l’orient. Sa religion orthodoxe en fait une nation religieusement concurrente ennemie de l’Europe, que Dieu va efficacement exploiter. Son christianisme est marqué par la malédiction du dimanche, jour du soleil ordonné par Constantin en 321, soit avant sa séparation de l’église romaine occidentale dont elle partage ainsi la culpabilité. En sorte que Dieu ne manque pas de peuples coupables pour s’en servir d’instruments de son châtiment, comme il l’avait fait envers Israël avec les Philistins, les Chaldéens, les Grecs, et les Romains.
Les trois rois concernés par la prophétie sont les représentants des trois religions monothéistes : le Catholicisme romain européen, l’Orthodoxie Russe et l’Islam des peuples arabes et maghrébins.
Le verbe « fondra » indique, contrairement au « heurtera », l’éloignement géographique du roi du septentrion. Ces deux verbes prouvent l’existence de trois rois dans le récit prophétique. S’il n’y avait que deux rois les deux verbes indiquant les éloignements des belligérants se contrediraient.
Les moyens des guerres modernes justifient le verbe « fondra » car l’attaque est soudaine décidée par l’aubaine et la situation qui se présentent favorablement ; l’Europe étant livrée à une guerre civile ethnique, l’islam du roi du midi l’ayant agressée.
Cette attaque russe est comparée à une tempête soit une action de la nature contre laquelle l’homme reste totalement impuissant. Il ne peut que subir la calamité envoyée par Dieu.
 
 
 
 
avec des chars et des cavaliers, et avec de nombreux navires ; il s’avancera dans les terres, se répandra comme un torrent et débordera.
Ses chars, aujourd’hui d’assaut et blindés, sont très nombreux. On a parlé de 50 000. Ses cavaliers désignant des chefs militaires sont aussi en grand nombre ; la Russie est un grand peuple qui a subi d’énormes vexations de la part du camp européen. Le peuple longtemps séparé de l’Europe par le rideau de fer a vu, avec la guerre des Balkans, le degré de son désir de revanche augmenter.
L’attaque se fait par tous les moyens militaires de notre temps ; par terre, par air, et par mer. Par terre, pour les chars, par air avec les « nouveaux chevaliers du ciel », et par mer, pour les navires. L’avancement dans les terres confirme l’occupation russe du territoire européen tel un torrent qui déborde ; ce qui indique une immense supériorité militaire et numérique.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 41
Il entrera dans le plus beau des pays et plusieurs succomberont mais Edom, Moab, et les principaux des enfants d’Ammon seront délivrés de sa main.
Israël est parallèlement occupé par les Russes et subit des attaques meurtrières.
Edom, et Moab, et les enfants d’Ammon sont les peuples musulmans frontaliers et voisins d’Israël ; la Jordanie actuelle. Nous allons voir pourquoi ces peuples sont délivrés de sa main.
 
 
 
Daniel 11
Verset : 42
Il étendra sa main sur divers pays, et le pays d’Egypte n’échappera point.
Les cibles des troupes russes sont l’alliance occidentale dans laquelle l’Egypte est entrée en 1979, en signant un accord avec Israël espérant ainsi échapper à la destruction, en faisant une entente avec le vainqueur du moment, lui-même soutenu par la puissance des Etats-Unis d’Amérique du nord. Jusqu’en 1979, l’Egypte était du côté arabe, l’ennemie d’Israël pendant la guerre des six jours en 1967. Cette alliance de camp David de 1979 a rendu la prophétie explicable. Ainsi ce n’est pas sans raison que Dieu m’a appelé en 1980 à entrer à son service, par la voie étroite et bénie révélée par la prophétie.
 
 
Le pillage continue
Daniel 11
Verset : 43
Il se rendra maître des trésors d’or et d’argent, et de toutes les choses précieuses de l’Egypte ; les Libyens et les Ethiopiens seront à sa suite.
L’argent, l’or, les richesses, sont le nerf de la guerre. Les Russes convoitent et pillent les immenses richesses de l’Egypte ; richesses dues aux découvertes archéologiques et à la fertilité des terres égyptiennes cultivées. Mais ils ne sont pas seuls, car les Libyens désignant le Maghreb au nord de l’Afrique, et les Ethiopiens représentant l’Afrique noire, participent au pillage.
 
 
Le conflit change de nature
Daniel 11
Verset : 44
Des nouvelles de l’orient et du septentrion viendront l’effrayer, et il partira avec une grande fureur pour détruire et exterminer des multitudes.
L’ordre choisi, « orient » puis « septentrion », est celui de l’ordre chronologique des deux invasions des versets 40 et 41, successivement : l’Europe occidentale, puis Israël.
 
Cette précision basée sur des points cardinaux a pour but, comme dans Da.8, d’identifier des territoires ; ici, le territoire occupé par le roi du nord (Russie). L’Europe chrétienne occidentale est ainsi ciblée et confirmée. En fait la précision, « de l’orient », nous permet d’identifier l’Europe occidentale comme étant le territoire occupé situé à « l’occident » du « roi du nord ». En effet, pour que pendant son invasion le « roi du nord » voit son propre pays à « l’orient », il faut qu’il se trouve lui-même en occupation militaire de l’Europe occidentale. De même la précision « et du septentrion » confirme que c’est bien, à partir de son occupation d’Israël que le « roi du septentrion » situe son pays au « septentrion » où il est l’objet des mauvaises nouvelles qui déclenchent sa fureur meurtrière ; Israël étant situé au midi par rapport à la position de la Russie ; celle-ci est bien à son « septentrion ».
Orient : l’envahisseur russe de l’Europe est à son orient.
Septentrion : l’envahisseur russe d’Israël est à son septentrion.
Qui peut ainsi effrayer ce puissant roi russe ? Un peuple aussi puissant que lui, que la prophétie ne nomme pas, car il se formera seulement au 16ème siècle quand on découvrira l’existence du continent américain sud et nord. Aujourd’hui, cette terre d’accueil des protestants européens persécutés c’est celle des Etats-Unis de l’Amérique du nord.
 
La décision de partir avec une grande fureur « pour détruire et exterminer des multitudes » révèle un aspect de la mauvaise nouvelle ; son territoire a été lui-même détruit et la multitude de sa population exterminée par le feu nucléaire auquel la puissante Amérique a eu recours. Le conflit au caractère pillard change brusquement de nature. La désespérance des armées russes est révélée par le type d’action qu’elles adoptent maintenant que tout espoir de retour en Russie est vain.
Avant l’invention des bombes atomiques expérimentées en 1945, pour la première fois de l’histoire humaine, par les Américains contre le Japon, l’idée d’extermination avait peu de sens. Mais depuis cette invention, on le réalise, la prophétie utilise ce verbe « exterminer » en toute justification.
 
 
La fin de GOG
Daniel 11
Verset : 45
Il dressera les tentes de son palais entre les mers, vers la glorieuse et sainte montagne Puis il arrivera à la fin, sans que personne lui soit en aide.
Réduit à errer sans possibilité de retour vers sa patrie, le camp russe ne trouve pas de terre où s’installer. Dans la désespérance, les peuples occupés se rebellent et se soulèvent maintenant contre l’agresseur devenu terriblement meurtrier. Peu à peu, les forces russes se replient sur le territoire d’Israël où elles sont anéanties sans avoir reçu le moindre soutien humain. Ceci en conformité au jugement que Dieu a prononcé sur ce roi russe, sous le nom Gog dans la prophétie d’Ezéchiel 38 et 39, qui lui est consacrée.
 
A la fin de la troisième et ultime guerre mondiale, la population de la terre est considérablement réduite. L’usage des armes nucléaires est terriblement dévastateur. Des zones immenses frappées par la radioactivité ne permettent plus aux hommes d’y vivre et d’y prospérer. Les survivants, ignorant le projet de Dieu de faire de la terre une solitude pendant mille ans, se regroupent et s’organisent espérant enfin réussir ce qui jusque-là a toujours échoué : leur entente.
Cette troisième guerre mondiale est présentée comme une guerre religieuse symbolisée par la sixième trompette dans l’Apocalypse. Retenons déjà l’état d’esprit des survivants de ce conflit. Ap.9 : 20-21 : « Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols » .
Leur refus, voire leur impossibilité de se repentir, que Dieu a connue d’avance, justifie son projet d’anéantissement de toute vie sur la terre. Une dernière épreuve de foi, séparant définitivement en deux camps les survivants de l’humanité, va permettre à Dieu de juger et récompenser chacun selon ses œuvres : la vie éternelle pour ses élus, et la mort définitive et également éternelle pour les déchus. Ceci implique la venue du Messie, annoncée faussement déjà deux fois, en 1844 et en 1994. La troisième sera la bonne, mais il n’y aura pas d’annonce cette fois. Nous allons maintenant suivre dans Daniel 12 la suite historique prophétisée après la troisième guerre mondiale ou 7ème guerre de Syrie.
F1
 
Le retour en gloire de
Jésus-Christ
 
Soit, le thème de
L’adventisme
 
 
 
Loi dominicale et décret de mort contre les élus
Daniel 12
Verset : 1
En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ;
Comme un soleil de justice, avec la guérison sous ses ailes, Micaël se lèvera. Il s’était couché dans la mort sous le nom de Jésus, soit en tant que « sauveur donné par Yahwéh ». Son retour est placé sous l’action du grand chef Micaël, celui « qui est comme Dieu » et qui intervient comme « défenseur » des enfants du peuple de Daniel ; ce qui signifie qu’il intervient au moment où ses élus sont attaqués et mis en danger de mort par la société humaine rebelle.
Ap.13 : 15 impute à la bête qui monte de la terre un décret de mort appliqué contre les élus du Christ : « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât, et qu’elle fît que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête fussent tués ».
L’image de la bête consiste à reproduire un régime religieusement intolérant, imitant le régime coalisé royal et papal romain. La différence est le dominateur, qui est cette fois non « la mer » mais « la terre », c'est-à-dire l’Amérique protestante sortie de la première bête catholique et victorieuse du dernier conflit universel.
Relevons la progression du titre donné à Micaël :
Da.10 : 13 : l’un des principaux chefs (dans le ciel, sous Daniel),
Da.10 : 21 : votre chef (pour la terre, sous Daniel),
Da.12 : 1 : le grand chef (dans le ciel et sur la terre après sa victoire en Jésus-Christ). Reconnu comme tel selon Matt.28 : 18.
 
 
La détresse finale
 
La colère de Dieu
 
et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque.
Les situations dramatiques extrêmes se ressemblent. Pourtant cette époque est présentée comme incomparable. La raison apparaîtra dans Ap.16, où Dieu révèle son projet de verser, sur les rebelles, les sept derniers fléaux de sa colère.
 
 
Les élusvivants sauvés par la venue de Micaël
 
En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés.
Entre le 6ème et le 7ème des derniers fléaux, Jésus-Christ, Micaël, Yahwéh, intervient en « Sauveur » pour arracher à la mort ses élus vivants menacés par les Chrétiens rebelles.
En se référant au peuple juif de Daniel, l’Esprit suggère la reconnaissance du Messie Jésus par les Juifs et la pratique du sabbat par les vrais Chrétiens. Les deux alliances se retrouvent ensemble pour affronter la dernière épreuve spirituelle de la foi individuelle des croyants. Seuls les élus des deux origines font le choix de la fidélité qui va conduire Jésus Micaël à les sauver.
Le livre évoqué est le livre de vie. Les noms des élus n’ont pas été effacés, et Dieu finit par leur donner leur récompense.
Après la mort de Jésus-Christ, le peuple de Daniel s’est prolongé dans la foi au Christ Jésus. Les élus des deux alliances perpétuent l’Israël de Dieu. C’est pour confirmer cette idée que Dieu retire au Juifs rebelles, en 70, leur aspect national ; l’Israël spirituel leur a succédé et ceci, jusqu’au retour de Jésus.
 
 
La première résurrection… pour les élus morts
Daniel 12
Verset : 2
Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle,
En précisant « plusieurs », nous voyons que cette résurrection est partielle et qu’elle concerne les élus qui obtiennent la récompense ou salaire promis : la vie éternelle.
Ressuscitant les morts en Christ, il donne à tous un corps céleste incorruptible. Il les conduit ensuite dans la demeure du Père où il leur a préparé une place selon Jean 14 : 1 à 3. Ap.20 : 6 précise : « Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection ! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans ».
Ces saints sont les élus morts en Christ soit, ceux que Christ a réellement reconnus comme ses serviteurs fidèles, en fonction de leurs œuvres conformes à la volonté de Dieu. Il ne suffit pas d’avoir une croix sur sa tombe pour être de ce nombre.
 
 
« Mille ans » plus tard
La deuxième résurrection … pour les rebelles déchus
 
et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.
Dans Ap.20 : 4 à 6, Dieu apporte des détails que ne présente pas Daniel. En vérité, ces deux résurrections seront séparées par «mille ans» et concernant la deuxième résurrection réservée aux déchus pour qu’ils subissent le châtiment du jugement dernier, Ap.20 : 5 nous dit : «  Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis … »
La honte éternelle révèle le côté définitif de cette honte, car après leur anéantissement, les déchus laisseront leur honte uniquement dans la pensée des élus rendus éternels.
Le mot honte fait écho à la première honte de l’histoire terrestre. Celle d’Adam et Eve qui se découvrirent « nus »  après le péché originel. On peut donc en déduire que ces autres morts ont été anéantis parce que restés pécheurs ; Christ ayant refusé de les couvrir de sa justice, son vêtement blanc, bien qu’ils se réclamaient de lui.
 
C’est dans ce contexte du jugement dernier que le feu de la seconde mort, ou étang de feu se répandra sur la terre désolée comme Da.9 : 27 l’a prophétisé.
 
 
L’intelligence spirituelle
Daniel 12
Verset : 3
Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel,
L’intelligence concernée dans ce verset s’applique dans le domaine spirituel. Au milieu d’une humanité ténébreuse, les rares élus sont regardés par Dieu comme nous voyons les étoiles du ciel sur lesquelles repose la splendeur de la voûte céleste.
 
 
La justice éternelle du projet divin
 
et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude,
L’enseignement de la justice nécessite une très bonne connaissance de Dieu, et de sa conception personnelle de la justice. C’est pourquoi Jésus a résumé ce principe en disant : « La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, et celui que tu as envoyé ».
La justice enseignée c’est la justice éternelle que le Messie a instauré selon Da.9 : 24. Elle implique l’obéissance docile du pécheur gracié, que les stupides spirituels, rebelles, n’acceptent pas pour leur perte.
S’adressant à la génération adventiste des derniers jours, l’Esprit cible particulièrement dans son message, ceux qui restaureront la pratique du sabbat et l’enseigneront à la multitude, ainsi que les autres vérités bibliques non respectées dans la foi protestante.
 
 
Les étoiles spirituelles
 
brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité.
Ce verset confirme l’interprétation selon laquelle l’armée des cieux et les étoiles désignent les Chrétiens que Jésus appelle citoyens du royaume des cieux.
Ge.1 : 15 définit leur rôle  « et qu’ils servent de luminaires dans l’étendue du ciel, pour éclairer la terre ». Et cela fut ainsi.
Alors que selon Ap.21 : 23 les astres sont provisoires, les étoiles, symboliques spirituelles des élus, brilleront, eux, à toujours et à perpétuité.
 
 
Une prophétie scellée jusqu’au temps de la fin
Daniel 12
Verset : 4
Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles, et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs alors le liront, et la connaissance augmentera.
Pour que la prophétie reste secrète, les Juifs vont la ranger dans leur Bible, la Torah, avec les livres historiques après le livre d’Esdras. De la sorte, son caractère prophétique sera sous-estimé jusqu’au temps de la fin qu’il faut rattacher au 19ème siècle. Le livre de Daniel sera utilisé par Dieu uniquement en 1816 pour conduire William Miller à annoncer le faux retour du Christ pour 1844.
Depuis cette date, beaucoup étudiée, la prophétie a longtemps souffert de l’esprit de tradition de la dernière institution « adventiste ». Et pour que sa connaissance augmente, il a fallu attendre mon ministère débuté en 1980. Le travail actuel montre qu’elle n’a pas cessé d’augmenter entre 1980 et 2018.
 
Il reste à Dieu de refermer son message prophétique sur le thème adventiste construit sur Da.8 : 14. Sans le nommer, ce dernier message va confirmer son extrême importance en révélant son caractère mortel. A cette fin, il va utiliser l’image de la traversée d’un fleuve tueur d’hommes ressemblant à la traversée de la mer rouge à la sortie d’Egypte. Et l’image est très riche d’enseignements. De même que les Hébreux devaient se séparer et laisser derrière eux le péché de l’Egypte, en 1844 les saints élus de Jésus-Christ doivent abandonner le péché instauré par Rome. Nous l’avons vu, ce péché particulier concerne l’adoption du « jour du soleil » rebaptisé trompeusement dimanche, par l’église romaine infidèle. De ce péché là, découlent beaucoup d’autres péchés qui doivent également disparaître dans la vie religieuse des élus que Dieu ramène à la pratique de son saint sabbat sanctifié depuis la Création.
Par cette image, les élus de 1844 prennent la forme d’un nouvel Israël qui va devoir glorifier Dieu sur la terre, jusqu’à la véritable venue triomphale de Jésus-Christ évoquée au début de ce chapitre 12, par le lever de Micaël. Le thème du chapitre est donc bien « l’adventisme », du latin « adventus » qui désigne « l’avènement » de Jésus-Christ.
Ce dernier message est si important, qu’il va confirmer le caractère charnière du découpage du temps prophétique sur la date 1844, laquelle va justifier la structure même du livre Apocalypse que Dieu va donner à Jean à la fin du premier siècle de notre ère.
F2
 
 
1828
1873
L’épreuve adventiste illustrée
Daniel 12
Verset : 5
Et moi, Daniel, je regardai, et voici, deux autres hommes se tenaient debout, l’un en deçà du bord du fleuve, et l’autre au delà du bord du fleuve.
Selon Da.10 : 4, le fleuve s’appelle Hiddékel nom qui se traduit par  tigre, un fauve mangeur d’hommes. Ce fleuve image l’épreuve spirituelle accomplie en 1844.
Les hommes placés debout représentent les Chrétiens bénis concernés par l’épreuve.
Celui qui est en deçà du fleuve est situé avant l’épreuve.
Celui qui est au delà du fleuve est situé après l’épreuve.
 
 
1844
Demande d’une date ???
Daniel 12
Verset : 6
L’un d’eux dit à l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve : Quand sera la fin de ces prodiges ?
Cet homme vêtu de lin représente Jésus-Christ en position de juge examinateur de l’épreuve de 1844.
Cette question nous nous la posons tous. Nous avons suivi les révélations du livre de Daniel et nous attendons la réponse que va donner Jésus-Christ.
 
1798
 
 
 
 
 
 
 
1798
En réponse : une durée
 
 
 
 
 
 
1ère étape
Daniel 12
Verset : 7
Et j’entendis l’homme vêtu de lin, qui se tenait au-dessus des eaux du fleuve ; il leva vers les cieux sa main droite et sa main gauche, et il jura par celui qui vit éternellement que ce sera dans un temps, des temps, et la moitié d’un temps,
Comparez ce verset avec Ap.10 : 5 à 7 : « Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel,
et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et les choses qui y sont, la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de temps, mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, les prophètes ».
Après avoir donné la révélation Apocalypse, l’Esprit va y renouveler le message donné à Daniel pour ses serviteurs dont la connaissance a été augmentée. Après une deuxième déception en 1994, la promesse qu’il n’y aura plus de temps de fausses attentes est la bienvenue.
Dans le livre de Daniel, cette promesse, fixe un premier repère, avant la fin, les Chrétiens doivent traverser les 1260 années du règne papal intolérant qu’Ap.13 : 1 place sous le thème de « la bête qui monte de la mer ». C’est la première forme de l’intolérance religieuse chrétienne.
 
Après
2012
 
 
et que toutes ces choses finiront quand la force du peuple saint sera entièrement brisée.
 
Dans Ap.13, l’Esprit regroupe les deux dominateurs successifs de la religion chrétienne intolérante qu’il appelle « bêtes ». La première bête décrite « monte de la mer » en réponse à la seconde trompette où la « montagne embrasée » est « jetée dans la mer ». Suggérant Babylone la grande, ces symboles représentent l’église catholique papale romaine et son régime rebelle intolérant.
La fin totale arrivera quand les saints élus seront menacés de mort par les Chrétiens rebelles déchus du protestantisme américain dominateur, qu’Ap.13 : 11 nomme « la bête qui monte de la terre ». Le mot terre suggérant que la religion dominante du temps est sortie de la première religion catholique romaine intolérante symbolisée par le mot mer. Ceci en se fondant sur l’image donnée dans Ge.1 : 9-10, où la terre sort de la mer. Ainsi, l’Esprit désigne subtilement l’identité protestante américaine dominatrice des derniers jours après la dévastation de la troisième guerre mondiale.
La force du peuple saint sera entièrement brisée quand un décret le menacera de mort, ce qu’Ap.13 : 15 confirme, plaçant ainsi ce peuple saint dans un besoin impérieux du Christ Micaël son « défenseur », comme le précise le premier verset de ce chapitre 12.
Ainsi l’Esprit a répondu à la question posée. Les persécutions des saints ne cesseront définitivement que lorsque Jésus-Christ reviendra en gloire pour sauver ses élus menacés de mort par les rebelles déchus après la dernière séparation des croyants. Cette dernière épreuve de foi sera fondée sur le choix d’honorer en pratique religieuse le jour du soleil romain ou le sabbat divin.
Ainsi, en évoquant les deux phases de l’intolérance chrétienne dans ce verset 7 de Da.12, l’Esprit suggère l’action des deux bêtes qu’il va présenter plus tard réunies dans Ap.13.
 
 
 
Daniel 12
Verset : 8
J’entendis, mais je ne compris pas ; et je dis : Mon seigneur, quelle sera l’issue de ces choses ?
Pauvre Daniel ! Comment aurait-il pu comprendre sans la précieuse révélation de l’Apocalypse donnée environ sept siècles plus tard ?
 
 
 
Daniel 12
Verset : 9
Il répondit : va, Daniel, car ces paroles seront tenues secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin.
Quelle terrible frustration pour Daniel, qui doit se résigner à transcrire la vision sans en comprendre le sens !
Mais ce n’est pas lui seulement qui sera frustré, mais aussi les Juifs de l’époque de la première venue du Messie Jésus. Visiblement, Dieu ne leur offrira pas la facilité pour reconnaître en l’an 27, le baptême du Messie annoncé par Da.9 : 25. Les en juge-t-il indignes ? Il semble que ce soit le cas, et en fait, après sa troisième déportation à Babylone, ce peuple n’est revenu sur la terre d’Israël que pour offrir à l’humanité le salut universel proposé par Dieu à tous les êtres humains.
 
 
 
Daniel 12
Verset : 10
Plusieurs seront purifiés, blanchis et éprouvés ;
Comparez avec Da.11 : 35 : « Quelques-uns des hommes sages succomberont, afin qu’ils soient épurés, purifiés et blanchis, jusqu’au temps de la fin, car elle n’arrivera qu’au temps marqué ».
En reprenant ici ce verset, l’Esprit confirme l’usage qu’il en a fait pour marquer la rupture du récit concernant Antiochos IV, justifiant ainsi l’identification du roi du verset 36 au roi papal romain.
Relevez cependant cette différence, dans Da.11 : 35 et Da.12 : 10 les mots purifiés, blanchis, et épurés (ou éprouvés) ne sont pas présentés dans le même ordre.
Dans Da.11 : 35, le contexte historique du verset se situe avant la venue du Messie aussi le message finit par blanchis. L’épreuve des Juifs commence par l’épuration qu’on peut ainsi rattacher à la calamité grecque venue les frapper en - 168. La purification implique l’œuvre du Messie venu pour expier le péché ; et le blanchiment sera ensuite obtenu en sortant vainqueur de l’épreuve de foi préparée pour la 70ème semaine de Da.9 : 26, en reconnaissant Jésus comme le Messie envoyé par Dieu ; ce qui justifie le verbe éprouvés dans Daniel 12 : 10 dont le contexte concerne le temps placé après le ministère terrestre de Jésus. Ce contexte est celui de l’épreuve de 1844 et concerne des Chrétiens déjà purifiés et blanchis par le sang du Christ. Devant eux l’épreuve de 1844 vise à les éprouver. Dans cette dernière épreuve le blanchiment déjà obtenu par des membres indignes est annulé. Cette épreuve se rattache à la sanctification que l’homme doit « rechercher », sans laquelle aucune chair ne verra Dieu. Celui qui refuse la norme de cette sanctification est jugé indigne du salut et Jésus le rejette en 1844 quand il rappelle les bases doctrinales conditionnelles du salut de sa grâce.
Ainsi, la reprise de cette formule, suggère une relation étroite et un caractère ressemblant : celui de l’épreuve de foi qui sépare définitivement en deux camps l’humanité dirigée vers deux sorts diamétralement opposés.
 
 
 
 
les méchants feront le mal et aucun des méchants ne comprendra, mais ceux qui auront de l’intelligence comprendront.
Pour Dieu, l’humanité se partage effectivement en deux camps ; les méchants et les intelligents. Il n’y a pas d’homme « bon », même parmi les élus ; Dieu seul est bon. L’épreuve prophétique va faire distinguer ces deux camps. Dans le camp des méchants sans intelligence on ne comprendra pas le sens que Dieu donne à une fausse annonce du retour de Jésus-Christ, en 1844, comme en 1994 où cela se reproduira.
Ces mots sont terriblement trompeurs car Dieu appelle méchants (comparer : Matt 7 : 11) des humains, même chrétiens, que l’humanité tient pour gentils, pacifiques, puisqu’humanistes. Dieu parle d’une méchanceté du cœur dirigée premièrement contre lui, car elle frustre son amour et sa juste autorité. Mais ce comportement humaniste se transformera en esprit féroce quand Dieu aura retiré son esprit de la terre, et dans ce contexte, la méchanceté s’exercera contre ses élus, pour réclamer leur mise à mort.
De même, l’intelligence selon Dieu s’applique envers lui. Cette intelligence consiste à répondre positivement à son amour puissamment démontré par le sacrifice volontaire du messie Jésus. Cette intelligence est soucieuse de ne pas rendre vaine la démarche du Dieu amour. Elle ne le contredit pas, mais lui obéit docilement, répondant à son amour par l’amour. Dans ce type de relation, elle est ouverte aux secrets révélés par Dieu.
1 Cor.13 : 6 livre une magnifique description de l’amour attendu par Dieu « … il se réjouit de la vérité … » peut-on y lire.
 
 
 
Daniel 12
Verset : 11
Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel,
L’esprit reprend maintenant le message rattaché à l’homme situé en deçà du fleuve « mangeur d’hommes » pour nous proposer un calcul, afin d’établir une date historique.
Le départ de ce calcul sera la date 538 en laquelle selon Da.8 : 11, le sacerdoce d’intercession perpétuel de Jésus-Christ, le Chef des chefs, a été enlevé par l’intercession humaine terrestre du chef de l’église catholique romaine : le papisme.
 
 
 
 
et où sera dressée l’abomination du dévastateur,
Dans Da.9 : 27, cette action est imputée à la religion qui prend domination après l’action du dévastateur romain venu détruire Jérusalem et la sainteté juive en l’an 70.
En reliant l’action papale de Da.8 à l’action romaine de Da.9, l’Esprit identifie l’identité papale romaine établie dans l’intolérance à partir de l’an 538.
 
 
 
 
il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours.
Ayant la date du départ, l’Esprit nous propose de faire une simple addition : 538 + 1290 = 1828. Cette année 1828 nous transporte dans le contexte de la préparation de l’épreuve de 1844.
Au verset 7, en évoquant, la période prophétique du règne papal sous la forme « un temps, des temps, et un demi temps » l’Esprit suggérait déjà la date 538 qui marque le début de cette période qu’Ap.12 : 16 et 14 identifiera à 1260 jours-années.
 
 
 
Daniel 12
Verset : 12
 
 
Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours !
Le thème de l’épreuve adventiste de 1844 est ici confirmé par la béatitude dédiée à celui qui attendra encore dans la bénédiction divine individuelle et collective, la venue du Seigneur bien qu’elle ne se soit pas accomplie au terme des 1335 jours-années cités. Cette durée de temps supérieure à la précédente a la même date de départ : l’an 538. Un nouveau calcul s’impose : 538 + 1335 = 1873.
Comparées à l’histoire religieuse du 19ème siècle, ces deux dates obtenues, 1828 et 1873 se situent en deçà et au-delà de l’épreuve de foi de 1844 qui revêt ainsi le caractère d’un tigre mangeur d’hommes, tant ses victimes sont nombreuses. Si nombreuses qu’en 1833, le sixième sceau d’Ap.6 : 13 l’annonce par une chute incessante d’étoiles qui sont tombées du ciel sur la terre entre minuit et cinq heures du matin ; selon des témoins oculaires. La boucle du chapitre se referme sur l’image du verset 5, et le thème de la venue glorieuse de Jésus-Christ du premier verset, l’adventisme, est entièrement confirmé. L’Esprit vient de nous présenter les divers aspects de cette tragique épreuve de foi.
Naturellement, l’événement rattaché à la date 1873 ne sera connu que dans le camp religieux concerné par la bénédiction annoncée. Ce sera l’année où le message adventiste du 7ème jour sortira du territoire américain pour être proclamé en évangile éternel aux habitants de la terre entière.
L’Apocalypse révélera la chute de l’organisation officielle en 1994, mais le message, lui, sera proclamé jusqu’à la fin du monde par les derniers élus épurés de Dieu.
 
 
 
Daniel 12
Verset : 13
Et toi, marche vers ta fin ; tu te reposeras, et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.
Pour finir le livre de Daniel, l’Esprit rectifie une dérive du camp des méchants, en rappelant le véritable état des morts biblique.
L’Esprit dit à Daniel : « … marche vers ta fin … » ; la fin de sa vie. Il continue : « … tu te reposeras … », ce qui suggère l’état de mort couché dans la poussière de la terre, le séjour des morts, car il précise ensuite : « … tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours », un héritage obtenu à la fin des jours et non au début de sa mort.
F3
Les erreurs d’interprétation de 1844 et les corrections de 1994
 
Nous venons de le voir, le livre de Daniel s’achève sur le pointage de l’épreuve de 1844 organisé, selon Da.8 : 26, sur une base véritable. Si la vision est dite véritable, par contre, son interprétation de l’époque ne l’était pas autant. En effet, dans le message de Laodicée, Jésus juge « pauvre » ce que les « Laodicéens » tiennent pour leur « richesse ». Jésus leur reproche d’avoir trop longtemps enseigné les dogmes établis par les fondateurs de l’adventisme. Pour comprendre les raisons de ses reproches nous devons regarder l’époque 1844 de plus près.
1 - La traduction biblique reconnue de Da.8 : 14  « Jusqu’à 2300 soirs et matins et le sanctuaire sera purifié », était fausse. Son interprétation annonçant le retour en gloire de Jésus-Christ l’était également.
Correction de 1994 : Da.8 : 14 : « Jusqu’à soir matin 2300 et la sainteté sera justifiée ». La date 1844 établie, marque le jugement de la foi protestante qui doit abandonner le péché conservé et hérité de la Rome catholique ; de manière à achever complètement l’œuvre de réforme engagée depuis le 16ème siècle.
2 - En 1844, le 22 Octobre où devait s’effectuer le retour de Jésus, ceux qui l’attendaient pratiquaient tous le repos du dimanche romain et ils n’étaient pas conscients du problème de « la transgression » du sabbat du septième jour que la prophétie appelle « péché » dans Da.8 : 12.
Correction de 1994 : A la lumière de la transgression du quatrième commandement de Dieu concernant le repos sabbatique du véritable septième jour l’analyse change et revêt un sens précis. En 1844, le 22 Octobre marque la fin de la patience de Dieu envers cette transgression. Cette date proclame la chute spirituelle de la foi protestante qui conservera la pratique du repos dominical romain.
3 - La vision céleste reçue par trois adventistes dispersés sur le territoire américain le 23 Octobre au matin a été mal comprise à cause de l’ignorance du « péché » constitué par la transgression du sabbat. Dans cette vision, Jésus-Christ est apparu passant du lieu saint au lieu très saint d’un sanctuaire céleste, à l’image de celui qui était sur la terre, étant revêtu comme l’était le souverain sacrificateur dans le rite du « yom kippour », ou « jour des expiations », du cérémoniel juif. Ils ont alors attribué l’action de la vision au sanctuaire céleste de Dieu, et ont dirigé leur interprétation uniquement vers une activité de jugement céleste qu’ils ont appelé « le jugement investigatif ». De même que le « yom kippour » enlevait en fin d’année les péchés accumulés dans le sanctuaire au cours de l’année, ils ont vu un jugement céleste à la fin du temps de la nouvelle alliance. Ce jugement consistait à ouvrir dans le ciel des livres pour décider du salut des hommes selon ce qui est écrit sur les œuvres de chacun.
Correction de 1994 : Cette vision avait pour but d’imager la remise en cause du bénéfice du sacrifice du Christ : la justice éternelle. Dans le rituel juif, le « yom kippour » prophétisait le règlement du péché accompli en 31 par la mort expiatoire volontaire de Jésus-Christ. Par la vision donnée, Jésus dirigeait ses serviteurs vers l’idée qu’il a été mis à mort en 31 pour que son peuple mette fin à sa pratique du péché conformément à la citation de Da.9 : 24 qui donne un but à la première venue du Messie : pour mettre fin au péché. En effet, depuis sa mort, en 321, en adoptant le repos du dimanche actuel romain, la foi chrétienne a trahi Jésus et les conditions de la nouvelle alliance établie avec Dieu sur le sang expiatoire du Messie. La nécessité pour les saints de se séparer du péché romain était ainsi illustrée.
La vie sur terre se prolongeant après 1844, les pionniers ont ainsi faussement attribué « les livres ouverts » de Da.7 : 10 à la date 1844 ; événement qui s’accomplira seulement après 1994, au temps du vrai retour en gloire de Jésus qui partagera avec ses saints élus, dans le ciel, le jugement des méchants ; ce que confirme Ap.11 : 18, en disant : « …et le temps est venu de juger les morts… » ; dans le thème de la 7ème trompette. Il s’agit bien de juger les morts et non les vivants.
Un jugement céleste à la fin de la nouvelle alliance, l’idée n’était pas fausse, mais ils n’étaient pas à la fin du monde, et ils étaient ignorants du problème concernant le sabbat.
4 - Convaincus de se trouver à la fin du monde, ils pensaient être rattachés à la dernière époque prophétisée dans Ap.3 : 14 par le nom Laodicée qui, signifiant « peuple du jugement », confirmait leur dogme du « jugement investigatif ». Ce jugement consistait à ouvrir dans le ciel des livres pour décider du salut des hommes selon ce qui est écrit sur les œuvres de chacun. Ils ont ainsi faussement attribué « les livres ouverts » de Da.7 : 10 à la date 1844, alors que Da.7 : 26 le rattache à la véritable fin du monde, en précisant : « Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais ». Cette action ne s’est pas accomplie en 1844.
Correction de 1994 : En 1844, les pionniers adventistes étaient rattachés dans Ap.3 : 1 au message de « Sardes », où Jésus les désigne par : « quelques hommes qui marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu’ils en sont dignes », dans le verset 4.
 
Ce n’est qu’avec l’avancement du temps que ces bases spirituelles héritées ont perdu leur légitimité dans le jugement de Dieu. En effet, toutes ces erreurs reposaient sur l’idée que 1844 marquait la fin du monde, aussi tant que Dieu ne les contredirait pas, à cette date leurs fausses interprétations étaient logiques pour leur temps et divinement supportées.
Le réexamen des dogmes et des interprétations des prophéties ne s’étant pas produit, malgré qu’il était encouragé et exhorté dans les écrits d’Ellen G.White utilisée comme messagère par l’Esprit pour l’époque des pionniers, en 1994 la conservation de ces dogmes et de ces fausses interprétations des prophéties sont devenues pour Dieu totalement insupportables, et ont perdu toute légitimité à ses yeux et à son jugement ; ceci le conduit à déclarer « pauvre » l’église Laodicée qui représente bien cette fois, l’institution « adventiste du septième jour » de la fin du monde et qui se croit « riche » par son héritage spirituel prophétique.
 
La progression des événements
 
Le 23 Octobre 1844, la vision reçue conduit les adventistes à justifier leur foi dans la date 1844 établie par Da.8 : 14, malgré le non retour constaté de Jésus. C’est cette foi à l’annonce prophétisée par la Bible qui leur confère la « dignité » que Jésus leur attribue dans le message de Sardes. Dieu bénit l’acceptation de la date construite sans tenir compte de l’interprétation qui lui est attribuée. Pour se justifier aux regards de leurs contemporains, les saints construisent le dogme du jugement investigatif céleste.
 
Au cours du mois qui suit le 23 Octobre 1844, Joseph Bates, un adventiste béni par Dieu reçoit individuellement la lumière concernant la pratique du véritable sabbat du septième jour suite à une visite d’une missionnaire de l’église baptiste du 7ème jour appelée Rachel Oaks. Joseph Bates va présenter ensuite le sabbat aux autres saints qui vont individuellement progressivement l’adopter. « L’adventisme » américain deviendra officiellement « du septième jour » qu’en 1863 où le statut officiel est déposé. Or, Jésus proclame sa bénédiction pour cette institution qu’en 1873, lorsqu’il la charge d’une mission universelle selon Da.12 : 12 : « Heureux celui qui attendra jusqu’à 1335 jours », interprétation complètement ignorée de leur époque jusqu’à mon ministère débuté en 1980.
 
L’ordre des valeurs
 
Que bénit le Seigneur en 1873 ? « celui qui attendra ». Ceci mérite un éclaircissement. La bénédiction implique l’attente du retour de Jésus-Christ quand elle est basée sur une annonce prophétique datée. Car nombreux sont les croyants qui attendent le retour de Jésus-Christ de manière permanente en dehors des annonces prophétiques, sans mérite particulier, puisque la Bible annonce clairement le second avènement du messie Jésus-Christ dans les évangiles et dans les épitres.
Dieu ne bénit pas celui qui garde son septième jour, mais seulement, « celui qui attendra » selon Da.12 : 12, quand une durée prophétisée dans la Bible fixe une date interprétable pour ce retour glorieux divin. Cette priorité donnée à l’intérêt pour la parole prophétique biblique s’explique par ce verset de Pierre ; 2 Pi.1 : 19-20 «  Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière ». 1Th. 5 : 20 confirme «  ne méprisez pas les prophéties … »
Une bénédiction particulière est ainsi rattachée à l’intérêt du croyant pour la Bible, la parole de Dieu écrite, et particulièrement dans cette Bible, sa parole prophétique.
En second vient le sabbat, et Dieu nous révèle par Ezéchiel le sens qu’il lui donne. Ez.20 :11-12 «  Je leur donnai mes lois et leur fis connaître mes ordonnances, que l’homme doit mettre en pratique, afin de vivre par elles. Je leur donnai aussi mes sabbats comme un signe entre moi et eux, pour qu’ils connussent que je suis l’Eternel qui les sanctifie » ; le sabbat est donné par Dieu après avoir obtenu l’obéissance de l’être humain.
Dieu confirme aux versets 19 et 20 «  Je suis l’Eternel, votre Dieu. Suivez mes préceptes, observez mes ordonnances, et mettez-les en pratique. Sanctifiez mes sabbats, et qu’ils soient entre moi et vous un signe auquel on connaisse que je suis l’Eternel, votre Dieu ».
Il faut remarquer la nuance faisant la différence entre les versets 12 et 20. Dans le verset 12, nous lisons « pour qu’ils connussent » ; le témoignage est bénéficiaire pour le pratiquant fidèle. Au contraire dans le verset 20 la formule est : « auquel on connaisse » ; la fidélité du serviteur pour le Sabbat est exploitée à la gloire de Dieu lui-même.
En relevant l’insistance du verbe « donner », il faut nous rappeler que le nom de Jean lui-même signifie « Dieu a donné » ; ainsi tout est don du Seigneur, et ses dons attendent notre docilité.
Ainsi, le sabbat a de la valeur pour Dieu uniquement lorsque c’est lui qui le donne aux saints comme signe de leur authentique sainteté pour lui. Et c’est logique, puisque le sabbat prophétise chaque fin de semaine, la venue du grand repos du septième millénaire qui sera offert, exclusivement aux saints élus, dans le royaume céleste où Jésus leur prépare jour après jour le moyen d’y trouver leur place, en les lavant des impuretés du péché.
La pratique du sabbat ne sauve donc personne mais elle est indispensable chez ceux qui sont sauvés depuis 1844 et jugés « dignes » par Jésus à cause des œuvres de foi manifestées envers les annonces prophétisées successivement en 1844 et en 1994. C’est sur cette base, que le sabbat devient le signe du « sceau du Dieu vivant » d’Ap.7. Et il ne faudra jamais oublier que Dieu choisit lui-même les élus qu’il juge « dignes » de son salut en dépit des prétentions et des revendications des hommes.
Ce témoignage prophétique sera ainsi logiquement appelé dans Ap.19 : 10 « le témoignage de Jésus ».
 
La pratique du sabbat prend ainsi un caractère trompeur de fausse sainteté qui caractérise les hommes qui méprisent par ailleurs les prophéties divines. En 1844, Joseph Bates a reçu la lumière du sabbat par une femme de l’église baptiste du 7ème jour. Le sabbat était donc pratiqué par une église officielle, et pourtant Dieu n’a pas béni cette église là, mais il a sanctifié individuellement les quelques hommes et femmes qui avaient placé leur espérance dans l’accomplissement de ce que la prophétie de Da.8 : 14 annonçait.
 
Le jugement des valeurs selon Dieu se fonde sur l’intensité de la foi. La pratique du sabbat peut-être héritée, tout simplement, et dans ce cas elle ne démontre pas la valeur de la foi. Les Chrétiens protestants fondent leur foi sur la Bible et se satisfont d’une interprétation superficielle tranquillisante en s’appuyant sur cette déclaration : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé … ». Ils ne comprennent pas, ou ne tiennent pas compte, du sens que Dieu donne au mot foi dans Jacques 2 : 17 « Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même ».
Or Dieu nous donne un exemple de ce qu’il appelle foi dans Habakuk 2 : 2: « L’Eternel m’adressa la parole, et il dit : écris la prophétie : grave la sur des tables, afin qu’on la lise couramment ».
3 « Car c’est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas ; si elle tarde, attends-la, car elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement » ; c'est-à-dire de manière absolument certaine. Nous retrouvons ici l’analogie avec Da.12 : 12 : « Heureux celui qui attendra ».
4 « Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui « Mais le juste vivra par sa foi ».
La foi du juste, selon Dieu, consiste à patienter dans l’attente de l’accomplissement d’une prophétie dont le temps est fixé, c'est-à-dire daté, même et surtout quand elle ne s’accomplit pas au moment prévu, ce que Dieu suggère en disant « si elle tarde ». Nous avons vu comment beaucoup de durées chiffrées de la Bible ont pour but de fixer des dates rattachées à des événements prophétisés. La foi des croyants est ainsi nourrie en se fixant dans l’histoire de l’humanité. Et les fausses annonces de 1844 et 1994 nous ont donné deux exemples de l’utilisation que Dieu peut faire des annonces prophétiques fondées sur les durées bibliques. Mais les véritables saints finissent par recevoir de Dieu des explications qui justifient la proclamation des fausses annonces. Ce document s’y emploie.
 
Il reste une dernière chose à relever. Si Dieu bénit particulièrement l’intérêt pour ses prophéties bibliques c’est parce qu’il voit dans cet aspect de la foi, une profondeur et une intensité démontrées et incontestables. Ce désir de partager ses mystères est le fruit d’une foi authentique qui prouve que l’âme vit avec le ciel tout en étant encore sur la terre. Dieu peut donc sélectionner pour son éternité ce type d’âme qui répond par l’amour à son amour, car c’est pour cette sélection qu’il a créé notre dimension terrestre il y a 6000 ans.
F4
Nous avons étudié les chapitres qui construisent la prophétie, mais il nous faut également relever les leçons apportées par les autres chapitres du livre de Daniel ; ces leçons restant en relation étroite avec l’annonce prophétique.
Da.3 révèle le type de comportement que Dieu est prêt à bénir en présentant le témoignage des trois compagnons de Daniel, qui préfèrent prendre le risque de mourir dans la fournaise ardente, plutôt que de transgresser la loi divine qui leur interdit de se prosterner devant des images taillées et des créatures. Dieu intervient en leur faveur, tout comme il interviendra au retour de Jésus, pour sauver ses élus menacés de mort par la loi dominicale décrétée par les rebelles.
Da.4 relate l’expérience arrogante personnelle du roi Nébucadnetsar ; une leçon contre l’orgueil qui coupera de Dieu jusqu’à la fin du monde les appelés de la grâce.
Da.5 raconte les dernières heures de la vie de Belschatsar, le petit-fils du roi Nébucadnetsar ; la nuit où le royaume passe au dominateur Mède. Son mépris pour l’expérience témoignée par son grand-père et sa souillure profane des vases sacrés lui valent la mort ; Dieu l’a jugé.
Da.6 témoigne de la fidélité de Daniel qui comme ses compagnons prend le risque d’être tué par les lions plutôt que de déplaire à Dieu. Ce témoignage est d’autant plus important que Daniel est avec Noé et Job le type de serviteurs que Dieu accepte de sauver dans le malheur selon Ez.14 : 19-20 : « … Ou si j’envoyais la peste dans ce pays, si je répandais contre lui ma fureur par la mortalité, pour en exterminer les hommes et les bêtes, et qu’il y eût au milieu de lui Noé, Daniel et Job, je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Eternel, ils ne sauveraient ni fils ni filles, mais ils sauveraient leur âme par leur justice ».
 
L’Apocalypse de Jésus-Christ
 
Cette prophétie est construite sur l’enseignement donné dans Daniel. Nous allons y retrouver les événements rattachés aux temps dits « éloignés » à Daniel.
Le codage biblique de cette prophétie est si important que j’ai retenu la traduction Darby pour son caractère très littéral bien que j’y relèverai des erreurs dues à l’interprétation du traducteur.
G1
+94
Le prologue
 
 
 
Une révélation inconnue au temps des apôtres
Apocalypse 1
Verset : 1
Révélation de Jésus-Christ,
Révélation est la traduction du grec Apocalupsis. Jésus apporte sa lumière sur la véritable nature des événements et des puissances religieuses qui vont s’illustrer au cours de l’ère chrétienne.
Important : Notez que cette révélation donnée par Jésus-Christ en 94 n’est pas soumise aux critères que Jésus avait présentés aux apôtres environ 60 années plus tôt.
On relèvera également l’importance d’attribuer cette révélation à Jésus-Christ et non à Jean comme on l’entend souvent dire.
En grec, le mot caluptra désigne un voile de femme. Aussi le verbe révéler devrait être traduit par dévoiler. Le mot voile tient un rôle important dans le projet divin révélé. Dans l’ancienne alliance il désigne le péché qui sépare le pécheur humain du Dieu parfaitement saint ; ce qu’illustre le sanctuaire du culte hébreu constitué de deux pièces séparées par un voile.
C’est uniquement à la mort expiatoire de Jésus-Christ venu pour mettre fin aux péchés que le voile fut ouvert par décision céleste du divin juge. On peut alors comprendre que le rétablissement du péché par Rome en 321 a rendu impossible la lecture de la Révélation présentée par Jésus-Christ. Il fallait donc attendre 1844, pour qu’en mettant fin au péché établi en 321, la compréhension de la prophétie redevienne possible. A cette date de 1844 la prophétie a commencé à croître jusqu’au jugement de 1994 où le Dieu créateur a ouvert complètement à ses derniers élus l’accès aux profondes subtilités révélées dans l’ensemble de la sainte Bible, les textes prophétiques et les autres sortes de livres. Cette grande lumière vient pour préparer les élus pour la dernière épreuve rattachée à la fin du monde. L’étude de ce livre apportera continuellement la preuve que la prophétie est entièrement « dévoilée ». L’intelligence des élus est libérée et amplifiée par Dieu ; les déchus restant, eux, sous le voile de la puissance d’égarement divine.
 
 
Une révélation illimitée
Le nouvel ordre remplace l’ancien
 
que Dieu lui a donnée
Dans ce verset, Dieu représente le Père qui selon Jésus était seul à connaître le temps marqué pour la fin du monde. La réponse de Jésus était strictement adressée à ceux qui lui avaient posé cette question : « Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? » Matt.24 : 3. Jésus a ensuite précisé : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul ». Matt.24 : 36.
En conséquence de quoi, cette nouvelle divulgation peut contenir des révélations relatives à ce temps de la fin. Et nous découvrirons la date 1994 qui confirmera, sinon la date de la fin du monde, l’imminence de cette fin. Elle va constituer le dernier poteau indicateur révélant l’avancée de l’humanité dans le projet de Dieu.
Lors de l’épreuve de foi au retour de Jésus annoncé pour 1844, Ellen G.White attribue aux croyants hypocrites l’action de se retrancher derrière des versets bibliques du genre « Nul ne sait ni le jour, ni l’heure ». Soyons certains que Jésus a porté le même jugement sur ceux qui ont rejeté et méprisé l’annonce de sa venue pour 1994, les raisons étant les mêmes : l’absence totale de l’amour de la vérité qui fait d’eux et d’elles des étrangers pour lui.
 
 
Annonce l’avenir aux humbles serviteurs « inutiles »
 
 
 
 
 
On donnera à celui qui a
 
pour montrer à ses esclaves les choses qui doivent arriver bientôt ;
Ces esclaves ont librement choisi leur Maître qui a pouvoir de vie et de mort sur eux. Jésus annonce l’avenir qui va concerner ses esclaves jusqu’à la fin du monde. Chacun pourra au fil du temps trouver dans ce « bientôt » la réponse à son espérance de vivre les derniers jours.
Les premiers à bénéficier de cette révélation sont les contemporains de Jean, en 94, la fin du premier siècle. Comment auraient-ils pu imaginer qu’il y en aurait 19 autres derrière.
En adressant cette révélation à ses serviteurs, ses esclaves, Dieu applique le principe « on donnera à celui qui a » de l’enseignement de Jésus-Christ. Comprenez que cette révélation a pour but, non de convaincre les hommes pour qu’ils obéissent à la vérité, mais de confirmer dans leur libre choix, les élus naturellement soumis à la logique de la vérité divine révélée par la sainte Bible.
 
 
Une mission pour Gabriel
 
et il l’a signifiée, en l’envoyant par son ange, à son esclave Jean,
Depuis l’expérience vécue par Daniel nous savons que l’ange envoyé par Jésus s’appelle Gabriel. Il est cette fois en mission divine envoyé vers Jean, l’apôtre que Jésus aimait selon Jean 13 : 23 ; 20 : 2 ; 21 : 7 ; 21 : 20.
Si Jésus l’aimait c’est parce que Jean lui rendait un amour agréable. Il était bien le type d’esclave que Jésus pouvait apprécier.
Le nom Jean signifie : « Dieu a donné ». En 94 il a donné la vision à Jean. Aujourd’hui, le message est éclairé par Samuel qui signifie « Dieu nous exauce". Cet exaucement concerne la compréhension de la prophétie donnée en 94 pour ses serviteurs de 1994.
 
 
Une révélation sortie de la bouche de Dieu
Apocalypse 1
Verset : 2
qui a rendu témoignage de la parole de Dieu
Comme apôtre du Christ, Jean a témoigné pour Dieu en prêchant l’Evangile, la bonne nouvelle du salut offert par le sacrifice de Jésus.
Comme Juif il a aussi enseigné les bases de la loi de Moïse, les premières paroles de Dieu.
Contrairement au verset 9 qui vient, l’Esprit relève l’action personnelle de Jean qui mis à l’épreuve a rendu témoignage d’une manière agréable à Dieu en rédigeant le message de la Révélation, conformément à son désir.
Donnée par Dieu, la vision qu’il reçoit est elle aussi une nouvelle expression de la parole de Dieu qui entre dans la Bible.
Mais dans ce verset le message de Dieu est le suivant : c’est moi, Dieu, qui parle par l’instrument Jean.
 
 
L’esprit de la prophétie
 
et du témoignage de Jésus Christ,
Si l’Esprit divin rattache cette révélation à Jésus-Christ c’est dans le but de rappeler aux hommes que depuis sa mort en 31, la relation entre Dieu et les hommes passe exclusivement par leur reconnaissance du messie Jésus.
Jésus ressuscité accomplit sa promesse de Matt.28 : 20 « et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».
Pour être avec ses disciples pour les guider jusqu’à la fin, ceux-ci devront enseigner à observer tout ce qu’il a prescrit. C’était le cas de Jean, mais ce n’est plus le cas du christianisme dominateur d’aujourd’hui.
Le témoignage de Jésus-Christ doit être reçu comme une action directe de Jésus-Christ. Après son enlèvement au ciel, c’est Jésus lui-même qui poursuit son témoignage en utilisant des instruments humains.
 
 
L’enseignement de la vision
 
de toutes les choses qu’il a vues.
Jean va nous décrire ces choses qu’il a vues et nous y retrouverons les événements qui doivent venir et s’accomplir après la vision, au cours de l’ère chrétienne, jusqu’au renouvellement de toute chose.
 
 
Décrypter
Apocalypse 1
Verset : 3
Bienheureux celui qui lit
Ce mot « bienheureux » est typiquement religieux et préférable au terme heureux, plus large, appliqué de manière profane.
Nous trouvons là une nouvelle béatitude qui succède à celle de Daniel 12 : 12 : « Bienheureux celui qui attendra jusqu’à 1335 jours ». Cette béatitude est donc adressée à un héritier de l’église adventiste du septième jour concernée par cette citation en 1873.
Cet héritier, c’est moi, Samuel, que Jésus-Christ a rendu capable de lire soit de décrypter et de rendre en clair le message caché parce que codé par Dieu ; ceci de manière progressive depuis 1980. Le sens que Dieu donne au verbe lire nous apparait dans Esaie 29 : 11-12  « Toute la révélation est pour vous comme les mots d’un livre cacheté que l’on donne à un homme qui sait lire, en disant : lis donc cela ! Et qui répond : je ne le puis, car il est cacheté ; ou comme un livre que l’on donne à un homme qui ne sait pas lire, en disant lis donc cela ! et qui répond : je ne sais pas lire ». La cause de cette incapacité à lire la prophétie est présentée au verset 13 qui suit où le Seigneur dit : « Quand ce peuple s’approche de moi, il m’honore de la bouche et des lèvres ; mais son cœur est éloigné de moi, et la crainte qu’il a de moi n’est qu’un précepte de tradition humaine ».
Appelé dans Ap.19 : 10, témoignage de Jésus, l’esprit ou le ministère prophétique est exclusif et inimitable. Car les vérités révélées par Dieu sont opposées aux mensonges du diable, et elles portent le sceau de sa personnalité qui ne change pas.
 
 
Comprendre
 
et ceux qui entendent les paroles de la prophétie
Ici entendre signifie comprendre, ce qui n’est possible qu’après avoir reçu mon décryptage de la prophétie. Aujourd’hui, en 2012, comme au temps de Daniel ou de Jean, Dieu sélectionne lui-même l’instrument humain qu’il va utiliser pour apporter à ses esclaves fidèles le décryptage de son code prophétique. C’est l’œuvre d’un prophète, dont le mépris ou l’indifférence seront payés par la mort éternelle.
« Celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé » a dit Jésus-Christ (Luc 10 : 16). Ces paroles s’appliquent à mon cas aujourd’hui, au temps de la fin.
 
 
Pratiquer
 
et qui gardent les choses qui y sont écrites,
Pour pouvoir garder les choses écrites dans la prophétie, il faut au préalable avoir compris ce qui est demandé par Dieu. Ainsi ce verset suggère les trois étapes qui conduisent à l’obéissance de Dieu : décrypter, comprendre, et pratiquer.
 
 
Un message pour le temps de la fin
 
car le temps est proche !
 
 
 
 
 
 
Contrairement au livre de Daniel qui devait rester scellé jusqu’au temps de la fin, la vision reçue par Jean doit rester visible tout au long de l’ère chrétienne sans être bien comprise. Chacun va y trouver, ce qu’il souhaite ou espère, mais en réalité le décryptage de la révélation de Jean ne pouvait pas être réalisé avant que les prophéties de Daniel soit descellées, soit au temps de la fin car des clés indispensables trouvées dans les deux livres les rendent totalement dépendants l’un de l’autre.
En réservant ses propos aux serviteurs du temps de la fin où nous sommes, Jésus donne un sens réel à l’expression : « car le temps est proche ».
 
 
Le sceau du Créateur qui divise et ordonne le temps
Apocalypse 1
Verset : 4
Jean, aux sept assemblées
Jean signifie : « Dieu a donné ». Sept assemblées comme il y eut sept jours à la création de notre dimension, ce que les semaines célèbrent au cours de l’histoire humaine. Le chiffre 7 est celui que Dieu utilise pour symboliser la plénitude qu’il représente. Dans la vision donnée à Jean, il va découper le temps de l’ère chrétienne en « sept » périodes marquées par des épreuves de foi successives et différentes.
En harmonie avec le nom Jean, Dieu est celui qui donne, qui ordonne, et qui organise le temps de la vie humaine. Le diable va ensuite pousser les rebelles à détruire l’ordre divin créé.
 
 
Le soleil rival du saint sabbat
 
qui sont en Asie,
Les noms qui vont être présentés sont ceux de villes qui se trouvent géographiquement en Asie occidentale, dans l’actuelle Turquie. Le mot Asie signifie : « lever du soleil », comme le mot orient.
Ce territoire de notre Turquie actuelle a été le premier sol étranger où la foi chrétienne a pu se développer suite à l’action missionnaire de l’apôtre Paul.
Le choix du mot Asie qui désigne le continent de ce nom suggère un rappel géographique du lieu où la foi chrétienne est née chez les païens après Israël.
Ce fief chrétien de l’époque de Paul sera aux derniers jours où nous sommes le fer de lance de l’islam le plus agressif agissant contre la foi chrétienne occidentale tombée dans l’apostasie.
Le soleil va se lever et jouer dans l’ère chrétienne un rôle majeur pour la malédiction du Christianisme qui va durablement inconsciemment l’honorer à partir de l’an 321 comme l’étude de Daniel l’a enseigné, en l’appelant « péché » dans Da.8 : 12 et « péché désolateur » (ou dévastateur), dans Da.8:13.
Ainsi, depuis 321, l’assemblée chrétienne va honorer l’Asie, l’orient, et se retrouver comme les Juifs en leur temps, « pleine de l’orient », selon Es.2 :6. En lutte perpétuelle contre le paganisme, Dieu est constamment attaqué par le diable qui l’irrite en poussant ses serviteurs de tous les temps vers le culte solaire.
Cependant, à titre symbolique, le soleil est l’image même de Jésus-Christ qui vient au nom de Dieu éclairer et accomplir son projet du salut préparé pour sauver ses élus sélectionnés au cours des 6000 années réservées et programmées dans ce but. Le mot soleil peut donc évoquer le meilleur comme le pire.
Dans ce verset, l’Asie bénéficie encore de la bénédiction de Jésus car la foi qui porte son nom, dans le contexte historique de Jean, s’y développe sous la persécution impériale romaine païenne.
 
 
Salutation de Jésus
 
Grâce et paix à vous,
Jésus s’adresse à ses esclaves qu’il sauve par sa grâce et auxquels il donne sa paix. La paix du Christ consiste à subir la guerre de la part des rebelles méchants du camp du diable ; à cette époque, les Juifs et les Romains. Jésus avait dit «  Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée ». La paix avec Dieu permet l’entrée au ciel où l’élu ne sera plus persécuté. Mais déjà sur la terre, l’élu obtient de Dieu le signe de sa paix en recevant le saint Esprit qui vient le conduire dans toute la vérité divine disponible pour son temps. C’est le but de la vision donnée à Jean.
 
 
Dieu, l’Eternel
 
de la part de celui qui est, et qui était, et qui vient,
Cette formule se résume par le nom « Eternel » adopté par les Chrétiens pour remplacer le nom hébreu de Dieu : Yahwéh, qu’il faut traduire par : Il est (et continue d’être). Ex.3 : 14.
Ensuite, qui était, et qui vient, concerne Dieu en Jésus-Christ venu sur terre, mort et ressuscité, et reparti au ciel en promettant de revenir prendre ses élus.
Et qui vient confirme le message adventiste dans lequel ses élus des derniers jours vont se rassembler partageant l’attente de son glorieux retour.
 
 
Le Saint-Esprit
 
et de la part des sept Esprits qui sont devant son trône,
Les sept Esprits représentent le saint Esprit de Dieu répandu en plénitude (sept) dans la dimension terrestre de l’âme de ses vrais serviteurs. Jésus l’a appelé « Consolateur, le Guide, le Conseiller ». Il devait partir pour qu’il vienne. Car ce Consolateur c’est Jésus lui-même retrouvant la plénitude de sa divinité. Le symbole des sept Esprits est devant le trône, soit dans ses créatures.
 
 
Le témoin parfait
Apocalypse 1
Verset : 5
et de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle,
Jésus est venu sur terre pour révéler aux hommes la perfection du témoin fidèle. Obéissant jusqu’à la mort de la croix, il a présenté le modèle que l’homme doit imiter pour plaire au Dieu créateur. Sa vie n’est qu’obéissance à la volonté de celui qu’il appelle le Père, soit le Créateur de toute vie.
Le mot témoin est traduit du grec martus qui donne le mot martyr ; ce deuxième sens étant rattaché à la torture et la souffrance dans la chair. Jésus a été parfait dans les deux sens du mot. Il a été fidèle en ne cédant pas un pouce de terrain au diable, et en supportant ses dernières souffrances sur la croix du supplice.
 
 
Le droit d’ainesse du Messie
 
le premier-né des morts,
L’expression est trompeuse car Jésus est venu sur terre vivre et mourir vers l’an 4000 de la création. Ce titre de premier-né repose sur son droit d’ainesse spirituel suprême. Parce qu’il est mort dans la pensée de Dieu étant, avant la création, le moyen du salut dans le projet qui va être réalisé.
Les morts concernent l’humanité pécheresse qui a reçu la mort comme salaire du péché commis par Adam et Eve. Pour racheter cette faute héritée par la descendance charnelle du premier couple, Jésus est descendu du ciel pour naître miraculeusement dans un corps de femme, Marie, prenant ainsi une légitimité charnelle pour pouvoir racheter des êtres faits de chair et de sang. Il a affronté le diable sur le sujet alimentaire où Adam et Eve avait échoué. Il a résisté aux offres du diable et a remporté contre lui une première victoire, sa dernière étant l’acceptation de sa crucifixion.
Mort sans aucun péché personnel, Jésus s’est lui-même redonné la vie « J’ai le pouvoir de donner ma vie et le pouvoir de la reprendre ». Habité depuis sa naissance par l’Esprit de Dieu, c’est en tant que Créateur qu’il pouvait se ressusciter des morts. Sa résurrection a été donnée comme preuve que Jésus a vaincu la mort et qu’il sera capable de ressusciter ses élus après leur mort en martyr avec ou sans souffrances physiques.
 
 
Jésus-Christ et ses élus
 
et le prince des rois de la terre !
La terre et la création entière n’ont qu’un seul et unique roi : Dieu le Créateur appelé Yahwéh. Depuis le péché originel, la domination de la terre oppose deux princes : Jésus-Christ et Satan, le diable. Dieu a fait reposer toute sa victoire sur son incarnation en Jésus venu en chair. Ainsi la terre n’aura pas de prince définitif avant la fin du monde où Jésus-Christ Micaël arrachera au diable sa domination sur les habitants de la terre.
Les rois de la terre sont les élus sauvés par le sang de Jésus. Ces rois n’auront pas de sujets pour être servis, car selon Ap.20 : 4, le mot roi signifie simplement qu’ils partageront avec Jésus le pouvoir de juger les méchants pendant qu’ils seront morts, retenus dans la poussière de la terre ; le séjour des morts : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière ».
 
 
L’amour de Dieu
 
A celui qui nous aime,
Jean 3 : 16, le confirme et l’affirme : «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».
 
 
Amour démontré
 
et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ;
C’est la preuve concrète de son amour. Dieu rappelle ici une condition importante de la nouvelle alliance. La grâce obtenue par le sang versé par Jésus-Christ, le sang de la nouvelle alliance, avait pour but d’obtenir des pécheurs l’arrêt de la pratique du péché. Si la perfection doctrinale de l’époque de Jean validait la grâce du Christ, ce n’est plus le cas au temps de la fin où Dieu ouvre la compréhension de sa révélation. La grâce sert de couverture au péché légalisé ; ce qui explique l’amoncellement des drames et des catastrophes qui préludent à la fin du monde.
Celui que Jésus a véritablement lavé ne pèche pas volontairement contre la loi divine. Il se soumet, en esclave obéissant, à l’exigence bénie du repos du sabbat du 4ème commandement, et il rend au diable sa paternité du dimanche romain. Le disciple démontre ainsi son amour pour Dieu, en réponse à son amour.
1 Jean 5 : 3-4 : « Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi ».
 
 
Le royaume éternel de Da.2
Apocalypse 1
Verset : 6
et il nous a faits un royaume,
Les disciples de Jésus-Christ sont des citoyens du royaume des cieux par opposition aux royaumes terrestres qui ont pour prince le diable.
 
 
Le jugement des rebelles morts
 
des sacrificateurs pour son Dieu et Père ;
Le rôle des sacrificateurs est d’offrir en sacrifice des victimes animalières. Comme Chrétiens, les élus vont participer au jugement des méchants, les rebelles, qui seront sacrifiés par le feu de la seconde mort après le septième millénaire.
Mais le premier sacrifice qu’ils offrent c’est leur propre corps conformément à l’exhortation de Pierre. 1Pi.2 : 5 : « et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ ».
Son Dieu et Père nous rappelle la totale humanité de Jésus-Christ. Il a vécu sur terre dans des conditions physiques identiques aux nôtres en totale dépendance de l’Esprit. Colossiens 2: 9 : « Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».
 
 
La gloire retrouvée
 
à lui la gloire
Dieu exige cette reconnaissance de tous temps. Nous lisons dans Es.42 : 8 « Je suis l’Eternel, c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, Ni mon honneur aux idoles ».
On peut comprendre alors que Dieu ne pouvait pas se satisfaire d’une réforme doctrinale inachevée depuis le XVIème siècle.
Aussi, en 1844, il sélectionne des saints chargés d’achever la réforme en restaurant les vérités divines renversées par Rome. Cette mission est résumée par trois messages présentés dans Ap.14. Le premier concerne justement le repos du sabbat objet du quatrième commandement dont certaines expressions sont recopiées. Ap.14 : 7 : « disant à haute voix, craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et rendez hommage à celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les fontaines d’eaux ».
Dieu retrouve pleinement sa gloire quand son sabbat est à nouveau honoré par ses saints.
 
 
Après la carotte … le bâton
 
et la force aux siècles des siècles ! Amen.
Pour ceux qui choisiront de ne pas lui rendre gloire, Dieu rappelle sa force qui lui permettra d’anéantir les rebelles. L’origine de la rébellion est rappelée, Rome, que la prophétie appelle « Babylone la Grande » pour son arrogance coupable déjà trouvée chez Nébucadnetsar. Ap.14 : 8 : « Et un autre, un second ange, suivit, disant, elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui, du vin de la fureur de sa fornication, a fait boire à toutes les nations ».
Le châtiment de la rébellion est alors annoncé. Ap.14 : 9-10 : « Et un autre, un troisième ange, suivit ceux-là, disant à haute voix, si quelqu’un rend hommage à la bête et à son image, et qu’il reçoive une marque sur son front ou sur sa main, lui aussi boira du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère ; et il sera tourmenté dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau ».
La bête et son image représentent les deux régimes chrétiens intolérants de notre ère, le premier était catholique, et le dernier sera protestant. C’est le thème d’Ap.13. Après eux viendront, en troisième, les adventistes qui auront méprisé le dernier message prophétique objet de cette étude. Ils sont ciblés dans ce verset par l’expression « lui aussi » sachant que la lumière de la prophétie leur est réservée.
La marque est une marque de l’autorité romaine, le dimanche, qui est venu en 321 frustrer Dieu du respect de son saint sabbat. Le châtiment révélera la puissance de la force du Dieu, Créateur, Législateur, et Sauveur pour ses bien-aimés élus.
Il anéantira tous ses ennemis et fera régner son ordre pendant l’éternité qui suivra l’expérience du péché terrestre.
La chose est certaine. Amen signifie : en vérité, ou c’est vrai.
 
 
Message adventiste
Apocalypse 1
Verset : 7
Voici, il vient avec les nuées,
Actes 1 : 9-10-11 : « Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent «Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel ».
 
 
Tout être humain
 
et tout oeil le verra,
Tout œil humain verra son retour. Dans Matt.24 Jésus a multiplié ses mises en garde contre les fausses affirmations de son retour. Il sera si puissant et visible qu’il l’a comparé au soleil. Les élus ne se laisseront donc pas tromper par les fausses annonces lancées par les agents du diable.
 
 
Les méchants rebelles
 
et ceux qui l’ont percé ;
Les élus ne seront pas les seuls à voir la venue de Jésus. Ceux qui l’ont percé représentent ses ennemis. Eux-aussi assisteront terrorisés à son retour glorieux. Une terreur d’autant plus grande que dans ce contexte ils s’apprêtaient à exterminer ses élus. Les coupables réalisent qu’ils ont combattu celui qui devait les sauver. Ap.6 : 15 à 17 décrit cette situation « Et les rois de la terre, et les grands, et les chefs militaires, et les riches, et les forts, et tout esclave, et tout homme libre, se cachèrent dans les cavernes, et dans les rochers des montagnes ; et ils disent aux montagnes et aux rochers, tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? »
 
 
Les tribus des élus
 
 
 
 
 
 
Les tribus de l’Israël spirituel déchu
 
et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui.
 
 
Les « lamentations » expriment comme pour Jérémie des souffrances dues à la persécution des méchants. C’est à cause de leur fidélité pour Jésus que les derniers élus sont de nouveau persécutés. Ap.7 les présente sous l’image de 12 tribus de l’Israël spirituel recevant le sceau du Dieu vivant. La conformité à la volonté divine en fait la cible des rebelles qui décréteront la mort des adeptes du sabbat divin ; une juste raison de se lamenter.
La religion chrétienne, dans son sens général, représente l’Israël spirituel de la nouvelle alliance imagé également en tribus. Ces tribus rejetées par Jésus à son retour vont être conduites également à se lamenter à cause de lui. Identifiés à « ceux qui l’ont percé », face à l’échec de leur espérance, les plus sensibles se lamenteront et les plus durs grinceront des dents selon ce que Jésus avait annoncé dans Matt.8 : 12 : « Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Comprenez : « mais ceux qui se croient fils du royaume … ». « Il en est de même pour Israël dont il est écrit, « … un reste seulement sera sauvé » ; Ro. 9 : 27.
 
 
 
 
Oui, amen !
Là encore, l’Esprit confirme la chose comme certaine. Le Dieu de vérité aura le dernier mot.
 
 
Dieu, le Créateur qui fixe les limites pour toute chose
 
 
 
 
 
 
 
Les moments clés de la gloire divine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La clé de base des paraboles de Jésus
 
Apocalypse 1
Verset : 8
Moi, je suis l’alpha et l’oméga,
La première et la dernière lettre de l’alphabet grec. Ceci suggère le début et la fin d’un projet divin. La vision de l’Apocalypse va en effet clôturer la Bible, la parole de Dieu écrite. L’Alpha était la Genèse, l’oméga est l’Apocalypse.
L’alpha et l’oméga de l’ère chrétienne sont également concernés comme caractère principal de la vision Apocalypse. C’est si vrai que chaque thème du livre couvre l’intégralité de l’ère chrétienne. Dans le thème des lettres, l’alpha est marqué par l’époque Ephèse et l’oméga correspond à Laodicée, la dernière époque.
L’alpha et l’oméga, soit le début et la fin, sont les deux moments où Dieu et sa saine doctrine de la vérité sont glorifiés. Entre ces deux moments de gloire viennent s’intercaler 1260 années de mensonges religieux instaurés par l’église romaine. Et ce n’est que depuis 1994 que Dieu peut révéler à ses enfants qu’il aime sa vérité et ses interprétations prophétiques définitives, soit à l’extrême fin de l’oméga. Paul a annoncé comment aux derniers jours les hommes ne supporteront plus la saine doctrine de la vérité dans 2 Tim.4 : 3-4 : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. »Reconnaissez dans cette annonce le caractère religieux de notre époque de la fin du temps du salut qui sera rattachée à l’époque Laodicée dernière lettre adressée par l’Esprit aux fils et filles de Dieu terrestres.
Alpha et oméga sont les deux moments clés des bases des paraboles de Jésus dans lesquelles Dieu est présenté comme un maître qui donne ses ordres à ses serviteurs au moment alpha, et qui s’en va laissant ses serviteurs libres face aux attaques du diable. Au moment oméga le Maitre revient et redemande des comptes à ses serviteurs. Il bénit ceux qui ont choisi de résister au diable, et rejette ceux qui n’ont pas fait le bon choix. Ils partageront ainsi le triste sort de celui qu’ils ont préféré écouter. Pendant toute l’ère chrétienne comme dans l’ancienne alliance, les appelés de Dieu se sont trouvés placés devant les deux chemins, celui du mal et de la mort et celui du bien et de la vie et le Seigneur leur a dit : « J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre, j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta semence,…» Deut.30 : 19.
 
 
Un Dieu Eternel
 
dit le Seigneur Dieu, celui qui est, et qui était, et qui vient,
… celui qui est : traduction du nom de Dieu, Yahwéh, Esprit créateur.
et qui était : pour un temps dans la chair en Jésus,
et qui vient : pour chercher et prendre avec lui ses élus.
 
 
 
 
le Tout-puissant.
C’est le critère absolu du Dieu créateur de toute vie et de toute chose. Dieu n’est pas un rassemblement de personnages divins. Il est un et tout-puissant, ce qui lui permet d’agir au ciel et sur la terre, dans une chair d’homme, en même temps. Dieu ne dit pas « nous sommes », mais toujours « je suis » ; expression que Jésus a utilisé devant les Juifs indignés et remplis de fureur. Il ne pouvait mieux exprimer la plénitude de sa divinité.
 
 
Jean : témoin pour Jésus-Christ
Apocalypse 1
Verset : 9
Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus,
Notre frère en Jésus-Christ, frère spirituel de la famille divine.
La tribulation, soit la persécution mentale et physique qui donne droit au royaume. La patience en Jésus parce que les saints ne peuvent que supporter avec patience les épreuves auxquelles Dieu les soumet. Toute résistance armée est interdite, Jésus se réservant seul le droit de châtier les coupables : « A moi la vengeance et la rétribution dit le Seigneur ! » La patience est aussi indispensable quand les saints attendent le retour de Jésus. Dans les derniers jours, le temps qui s’allonge met les saints à l’épreuve de la patience, et beaucoup tombent dans ce type d’épreuve.
 
 
La vérité retenue captive
Le témoignage de Jésus-Christ
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’esprit de prophétie
 
 
j’étais dans l’île appelée Patmos, pour la parole de Dieu et pour le témoignage de Jésus Christ.
 
 
 
 
Jean est détenu prisonnier par les Romains sur la petite île Patmos située dans la mer Egée. Ils l’ont isolé pour neutraliser son témoignage qui repose sur la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ. Jean est le dernier témoin ayant assisté aux enseignements donnés par Jésus à ses apôtres. Les autres ayant disparu dans les persécutions de Néron vers 68, ce dernier témoin visuel du Christ est honoré par les Chrétiens de l’époque. Protégé de la mort par la volonté de Dieu les Romains l’ont mis à l’écart. Des lettres circulent et maintiennent le contact.
Ce verset sépare la divinité et l’humanité de Jésus-Christ que Jean appelle dans son Evangile « la parole faite chair ».
Jean est amené à Patmos pour y recevoir de Dieu la plus extraordinaire révélation sur l’avenir de la foi chrétienne. Il rejoint ainsi Daniel dans un projet divin comme authentique prophète. Ap.19 : 10  confirmera : « … car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus ».
Important : A l’époque de Jean, la parole de Dieu, qui prendra le nom de Bible est en cours de composition. Bientôt la sélection des livres canoniques les regroupera en ancienne et nouvelle alliance. Jean a été amené à Patmos par la volonté de Dieu qui entend refermer par la vision Apocalypse les écrits de la nouvelle alliance. Ainsi cette vision et son message constituent la dernière « parole de Dieu » qui sera écrite dans le canon biblique. Le témoignage de Jésus est également l’œuvre directe et personnelle de Jésus-Christ qui poursuit sans relâche son action pour mener ses élus jusqu’au salut final. Il les a sauvés sur le plan juridique en payant le prix de leurs péchés, mais il doit ensuite les prendre en charge pour les conduire à l’obéissance des lois divines en les protégeant des pièges du diable. C’est dans ce but qu’il leur apporte en 94 la vision Apocalypse.
 
 
Jean est transporté au temps du retour glorieux du Christ.
Apocalypse 1
Verset : 10
Je fus en Esprit, dans lajournée dominicale le jour du Seigneur ,
Ici, Darby a interprété l’expression jour du Seigneur comme le premier jour de la semaine. Pour le Seigneur le premier jour est avant tout un jour profane qui de plus porte la souillure d’avoir été consacré au dieu solaire païen. En suivant bien les détails de la description nous allons voir que le jour du Seigneur est de caractère adventiste désignant sous ce vocable le glorieux temps du retour de Jésus. Le thème était déjà évoqué au verset 7 « Voici, il vient avec les nuées … »
 
 
 
 
et j’ouïs derrière moi une grande voix, comme d’une trompette,
Transporté en esprit à la fin du monde, Jean aura derrière lui l’image de l’expérience entière de l’ère chrétienne.
La grande voix est celle de Jésus-Christ qui vient avertir comme une trompette son peuple sur les dangers qu’il va devoir rencontrer jusqu’à la fin du monde.
 
 
L’Elue dans la plénitude du temps de l’ère chrétienne
Apocalypse 1
Verset : 11
disant, ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept assemblées,
Ce livre est celui de la Révélation ou Apocalypse.
Le contenu entier du livre est destiné aux sept assemblées soit à l’assemblée des élus de Dieu dans la plénitude (sept) du temps. C’est ainsi que cette révélation qui ferme la Bible, la parole de Dieu, sera visible par les croyants jusqu’à la fin du monde.
 
+94
La fin du temps apostolique
 
à Ephèse,
Du grec « éphésis » traduit par « lancer ». C’est le temps où Dieu lance la mission chrétienne thème de la vision décrite dans le livre.
Les premiers qui la reçoivent sont les contemporains de Jean le dernier apôtre vivant ; en 94 l’époque est encore apostolique.
 
303 à 313
Les persécutions sous Dioclétien
 
et à Smyrne,
Du grec « smurna » traduit par « myrrhe ». Le parfum d’Arabie de grand prix. Ce temps sera marqué par une terrible persécution accomplie entre 303 et 313 où Constantin fait cesser l’oppression des Chrétiens par son édit de Milan.
 
538
Le jour du soleil est religieusement officialisé
 
et à Pergame,
Du grec « pérao et gamos » traduit par : « violation du mariage ». Le diable entre dans l’église romaine qui légitime l’adoption du « jour du soleil » comme jour de repos hebdomadaire. L’adultère spirituel est officialisé en 538 par le premier pape.
 
1517
L’hérésie catholique est dénoncée
 
et à Thyatire,
Du grec « thuao et téiro » la traduction par : « porc en rut » du premier mot suggère l’abomination, et le second signifie donner la mort avec souffrance. Deux critères qui correspondent à l’église de l’inquisition papale romaine, dont l’action est intensifiée quand les Réformateurs la dénoncent. La Réforme débute officiellement en 1517 quand le moine Martin Luther affiche les 95 articles de la justification par la foi fondée sur la Bible.
 
1844
Epreuve adventiste américaine
 
et à Sardes,
Du grec « sardonion » désignant un filet. Le « sarde » est aussi un poisson. De « sardonique » qui désigne : « un rire grimaçant et convulsif ». Mais aussi de « sardo » qui désigne « une pierre précieuse », la sardoine. Ces critères communs ou totalement opposés suggèrent le temps d’une épreuve qui divise en deux camps, des vaincus et des vainqueurs. C’est le cas en 1844.
 
1873
Début de l’adventisme universel
 
et à Philadelphie,
Du grec « philéo », amour, et « adelphos », frères, soit « amour fraternel ».
C’est le fruit de l’Esprit dans une église jeune et bénie. Elle ne reçoit aucun reproche, mais un avertissement l’invite à ne pas perdre sa couronne. Ce message est rattaché à la béatitude de Da.12 : 12, soit à la date 1873 qui y est construite.
 
1994
Epreuve de la dernière institution officielle
 
et à Laodicée.
Du grec « laos », peuple et « dikéia », jugement. Une nouvelle épreuve adventiste fait perdre la couronne héritée de Philadelphie. La dernière institution organisée par Dieu rejoint la coalition des rebelles déjà tombés. La date 1994 construite par Ap.9 : 5-10 produit son terrible effet. L’esprit de la tradition a dominé l’amour de la vérité dans l’institution. L’œuvre divine repose depuis sur le message que je vous présente et développe constamment.
En relevant le sens de la première et de la septième assemblée, soit « le lancement » et « le jugement du peuple » nous voyons plus clairement l’interprétation globale des sept messages. Ils couvrent l’ère chrétienne dans sa totalité, soit de l’alpha jusqu’à l’oméga.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 12
Et je me retournai pour voir la voix qui me parlait ; et, m’étant retourné, je vis sept lampes d’or,
 
Transporté à la fin du monde, Jean a derrière lui, les 2000 ans de l’ère chrétienne. La voix qui lui parle est la voix de Jésus-Christ qui a dit dans Matt.28 : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde », soit tout au long de l’ère chrétienne qui s’achève au moment de son glorieux retour où l’Esprit a transporté Jean.
L’ère chrétienne se présente sous l’aspect de sept lampes d’or qui évoquent sept époques marquées par des événements importants de l’histoire religieuse chrétienne fondée sur les déclarations de la Bible, la parole de Dieu écrite. Exemple : psaume 119 : 105 : « Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier ». Mais encore, dans 1Pi. 1 : 19 : « Et nous tenons d’autant plus certaine la parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ». Marquée par la pureté divine cette parole est d’or, le métal le plus pur qui désigne également la foi purifiée selon 1Pi. 1 : 7 : « …afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée tourner à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ … »
Ces différents versets font de l’expression « sept lampes d’or », la foi qui écoute la révélation de Jésus-Christ dans la plénitude de l’Esprit du Dieu créateur (= sept) de l’ère chrétienne.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 13
et au milieu des sept lampes quelqu’un de semblable au Fils de l’homme,
Cette image illustre parfaitement les paroles de Jésus je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Celui qui est éternellement est au centre et chaque lampe qui l’entoure est sous son regard d’intercesseur et de juge. Et les sept lampes représentent la succession des époques caractérisées par les noms des sept villes citées au verset 11.
Comme dans Da.10 l’expression Fils de l’homme désigne le Christ qui a revêtu l’humanité pour son ministère du rachat des péchés des élus.
 
 
 
 
vêtu d’une robe qui allait jusqu’aux pieds, et ceint, à la poitrine, d’une ceinture d’or.
Selon Ap.7 : 13-14, la robe concerne les martyrs de la foi. Jésus est en effet passé par le martyr, le premier de la foi chrétienne. On ne devra donc pas confondre « les vêtements blancs » avec « les robes blanches ». Les « vêtements blancs » vont désigner la justice du Christ imputée aux élus qui ne meurent pas en martyrs.
La ceinture est selon Eph. 6 : 14, la vérité. Jésus-Christ la porte à hauteur de sa poitrine, soit à l’emplacement de son cœur, ce qui suggère qu’il représente le modèle parfait de l’amour de la vérité ; un modèle qu’il présente à ses élus pour qu’ils l’imitent. Son ministère terrestre a témoigné de l’excellence de sa foi et de sa conception divine de la vérité, dans sa pureté parfaite imagée par l’or.
En étudiant Da.10 nous avons comparé les images ressemblantes figurant Dieu dans une annonce de calamité au peuple juif. Ici, dans l’Apocalypse, cette image annonce également une calamité qui viendra frapper les disciples de Jésus pendant l’ère chrétienne.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 14
Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ;
La tête est le centre de l’esprit, et les cheveux blancs sont une couronne d’honneur selon Prov. 16 : 31 : « Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur ; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve ».
Esaïe 1 : 18 : « Venez et plaidons ! dit l’Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine ». A la lumière de ce verset celui qui se trouve au centre des lampes d’or est lui-même sans péché, parfaitement pur. Il incarne la source du blanchiment des élus, celui qui lave leurs vêtements et les rend blancs.
 
 
 
 
et ses yeux, comme une flamme de feu ;
Le regard de Dieu est terrible et destructeur quand il se pose sur le péché. Son jugement le consumera. Faute de fruit de repentance, le pécheur sera également consumé par le feu du jugement dernier. Les yeux du Dieu créateur voient même ce qui est caché, contrairement aux yeux des hommes trompés par les apparences. De plus, la vision divine n’est pas limitée dans le temps, ce qui lui permet d’avertir ses élus qu’ils vont rencontrer des épreuves.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 15
et ses pieds, semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise ;
Nous lisons dans Esaïe 63 : « … et j’ai foulé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés dans ma fureur ; et j’ai fait couler leur sang à terre ». Ceci révèle l’usage que Jésus-Christ fait de ses pieds. L’airain symbole du péché rappelle que ceux qui seront ainsi foulés le seront au titre de pécheurs. Ils porteront la culpabilité de leurs péchés parce que Jésus aura refusé de les faire bénéficier de sa grâce.
Dans Ap.10 : 2, le mépris pour la révélation du petit livre ouvert révélé sur le site du même nom justifiera le jugement de Dieu contre les religions catholique et protestante symbolisées par la mer et la terre sur lesquelles Christ pose ses pieds destructeurs.
Le mot fournaise suggère le feu du jugement dernier qui descendra du ciel selon Ap.20 : 9 pour consumer les pécheurs, de même que ce feu est tombé sur les villes de péché de Sodome et Gomorrhe selon Ge.19 : 24 à 28 : « Et il regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe, et du côté de tout le pays de la plaine, et il vit, et voici, la fumée de la terre montait comme la fumée d’une fournaise ».
 
 
 
 
et sa voix, comme une voix de grandes eaux ;
Le Seigneur Dieu est source de toute vie créée par lui, en multitudes regroupées en peuples, tribus ou nations que la prophétie symbolise par de grandes eaux. Ces eaux sont placées sous la domination de la prostituée Babylone la grande qui désigne le régime papal du catholicisme romain dans Ap.17 : 1
Nous confirmons ainsi la démarche annonciatrice d’une calamité. Dieu prend l’image de la calamité qui va frapper la foi chrétienne. Et les grandes eaux citées représentent les puissances terrestres dominantes. L’histoire chrétienne atteste que cette domination a concerné premièrement l’Europe catholique occidentale, et après elle, en croissance progressive vers une domination universelle, l’Amérique du nord protestante, depuis sa découverte au 15ème siècle.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 16
et il avait dans sa main droite sept étoiles ;  
Le grand juge tient le destin de ses élus dans sa main dans les sept époques de l’ère chrétienne. Da.12 : 4 a donné aux étoiles une image symbolique de ceux qui enseignent la justice à la multitude, rôle qu’il a confié à ses disciples et que la révélation va concerner dans les sept époques programmées par Dieu.
Nous verrons que Celui qui tient les étoiles peut aussi les laisser tomber à terre quand elles perdent son approbation.
 
 
 
 
et son visage, comme le soleil quand il luit dans sa force.
A l’image de l’éclair symbole du dieu grec Zeus pour les Juifs dans Da.10, ici la calamité annoncée aux Chrétiens viendra du dieu soleil à partir de 321 comme il nous l’a été suggéré Da.8 : 12 où il est dit : « l’armée fut livrée à cause du péché ». Ainsi en châtiment de son adoption du jour du soleil venu remplacer le saint sabbat divin, l’église chrétienne va être livrée à un chef terrestre despote et cruel qui ne se contentera pas seulement d’approuver la pratique de ce jour qu’il rebaptise dimanche, mais il persécutera, de toute les forces du bras civil qui le soutient, ses opposants. Da.7 : 25 « Il opprimera le peuple des saints » sera ainsi confirmé par l’histoire. La calamité annoncée va se prolonger depuis 321 jusqu’au retour du Christ vainqueur, époque où l’imposition de la loi dominicale marquera l’ultime tentative du diable d’entrainer, dans sa propre chute, les derniers élus de Dieu.
 
 
 
 
et de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants ;
A cette agression contre Sa Parole qui a ordonné les « paroles des dix commandements » et la rédaction de la Bible entière, Dieu répondra par sa parole comparée à une épée aiguë à deux tranchants qui lui donne un pouvoir de pénétration extrême. Et sa parole divisera, en deux camps, l’humanité, séparant ses adversaires de ses élus. Nous lisons dans Héb.4 : 12 : « Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur ».
Pendant leur présence sur la terre, les élus ne disposeront pas d’autre arme que la parole écrite de Dieu, la sainte Bible, l’épée de l’Esprit. Elle sera avec eux la cible de la haine du camp satanique romain et des révolutionnaires athées et des libres penseurs qui se multiplieront jusqu’à la fin du monde.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 17
Et, lorsque je le vis, je tombai à ses pieds comme mort ; et il mit sa droite sur moi, disant, ne crains point ;
Le contact entre l’homme et Dieu produit toujours les mêmes effets. Jean vit à son tour l’expérience vécue par Daniel en son temps selon Da.10 : 9 et 10.
La précision « sa droite » souligne l’approbation de Jésus envers son serviteur Jean. Le côté droit étant celui de sa bénédiction, tandis que le gauche représente la malédiction. Selon que Jésus à placé ses brebis à sa droite et les boucs à sa gauche dans Matt. 25 : 33. Jean n’a donc réellement rien à craindre de cette rencontre.
 
 
 
 
moi, je suis le premier et le dernier, et le vivant ;
La vision représente le Christ glorifié dans sa pleine divinité. On l’a connu mort, aussi il précise : « le vivant ».
Il est le premier et le dernier, vu, qu’étant Créateur, toute vie procède de lui. Cette expression confirme « l’alpha et l’oméga ».
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 18
et j’ai été mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles ;
En précisant et j’ai été mort, Jésus confirme son incarnation momentanée sur la terre ; homme parmi les hommes. Mais ressuscité trois jours après sa crucifixion, il rappelle qu’il est depuis bien vivant pour l’éternité.
 
 
 
 
et je tiens les clefs de la mort et du hadès.
Sa victoire sur le péché lui octroie le droit au pouvoir suprême. Il présente à ses élus sa victoire sur la mort comme la meilleure preuve qu’il pourra les ressusciter au jour prévu, soit à l’heure de son retour glorieux ; époque où il vient de conduire Jean.
Le hadès signifie le séjour des morts qui désigne la poussière de la terre, selon que Dieu a dit à Adam : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Ge.3 : 19)
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 19
Ecris donc les choses que tu as vues, et les choses qui sont, et les choses qui doivent arriver après celles-ci.
Jésus nous le dit, la vision de la révélation reçue par Jean va nous présenter les événements qui touchent les élus depuis le temps de Jean, jusqu’à la fin du monde.
 
 
 
Apocalypse 1
Verset : 20
Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma droite, et les sept lampes d’or,
Eclaircissement du mystère : dans la plénitude du temps (sept) la vie des messagers terrestres du Christ, (les étoiles) porteurs et enseignants de la parole de Dieu, soutenue par le Saint-Esprit du Christ.
 
 
 
 
les sept étoiles sont les anges des sept assemblées, et les sept lampes sont sept assemblées.
La clé donnée par Jésus mérite une précision. Le mot ange traduction du grec « aggelos » signifie messager. Il y a au service de Dieu des messagers célestes et des messagers terrestres. Les sept anges présentés ici concernent les messagers terrestres qui constituent l’assemblée du Christ pour une époque, et présentés au nombre de sept, l’Esprit évoque son assemblée dans sept époques de l’ère chrétienne.
Le chiffre sept rappelle encore le titre de Créateur du Dieu, servi au nom de Jésus-Christ. Cette insistance du chiffre sept est d’autant plus justifiée que pendant l’ère chrétienne le diable s’attaque particulièrement à lui sur ce sujet, en faisant abandonner son saint sabbat par ses disciples.
Les lampes nous rappellent que l’assemblée chrétienne reste vivante pour Dieu que lorsque son Saint-Esprit l’éclaire et la guide. La lampe type est la menora juive, un chandelier à sept branches qui symbolisait déjà chez les Hébreux, dans le tabernacle, la plénitude de la lumière de l’Esprit divin créateur.
G2
Ici, nous devrions poursuivre notre étude dans le chapitre 2 de l’Apocalypse, mais afin de retrouver la logique de la construction de Daniel, je propose d’étudier le chapitre 12 qui présente l’intérêt de constituer un grand plan général qui recouvre sous quelques idées fondamentales l’histoire de l’ère chrétienne.
De plus, Apocalypse 12 : 6 et 14 nous apporte la première clé indispensable pour ouvrir la compréhension des prophéties données à Daniel : le mystère concernant la durée d’un temps, des (?) temps, et un demi temps.
 
 
APOCALYPSE 12
 
 
 
Le Chiffre 12
Dans la symbolique des chiffres, le nombre 12 repose sur différentes combinaisons basées sur les chiffres 1 à 7.
Signification des chiffres : 1 = unité ; 2 = imperfection ; 3 = perfection ; 4 = universalité ; 5 = Homme ; 6 = Ange ; 7 = Dieu.
A la lumière de son contenu, ce chapitre repose sur deux idées spirituelles.
7 + 5 = 12, soit Dieu + l’Homme. Ce chiffre justifie le choix divin de 12 patriarches, base des tribus d’Israël, et 12 apôtres, fondement de la nouvelle alliance chrétienne.
6 + 6 = 12. Dans la symbolique des chiffres, le chiffre 6 est celui de l’Ange, dont la nature se situe entre Dieu et l’Homme. Le premier ange créé par Dieu, devenu depuis sa rébellion, Satan le diable, fut Lucifer. Dans ce chapitre 12, l’Esprit va nous révéler les deux stratégies très différentes employées par le diable dans sa lutte contre les élus du Christ. Nous allons ainsi trouver le 6 dragon persécuteur et le 6 serpent séducteur.
 
Après 2012
???
L’Elue victorieuse
Apocalypse 12
Verset : 1
Et un grand signe apparut dans le ciel, une femme revêtue du soleil, et la lune sous ses pieds,
Cette image glorieuse présente, la femme, soit l’épouse du Christ, son église, l’Elue, entrée au ciel, revêtue du soleil de justice que lui a offert Jésus-Christ. Elle est victorieuse sur ses ennemis religieux symbolisés par la lune qui image les puissances des ténèbres, le camp manipulé par le diable.
Dans ce chapitre 12, le mot femme va toujours désigner la véritable Elue vue dans l’avancement du temps au cours de l’ère chrétienne.
 
 
 
 
et sur sa tête une couronne de douze étoiles.
La couronne de vie promise au vainqueur de l’épreuve de la foi dans Ap.2 : 10 est sur sa tête.
Les douze étoiles symbolisent le fondement de l’Eglise élue de Jésus-Christ bâtie sur les douze apôtres qu’il a choisis pour être ses premiers témoins.
Ce chiffre 12 a son explication. Présent comme base des deux alliances, il repose sur l’addition des chiffres 7 et 5 qui représentent respectivement le sceau de Dieu et le sceau de l’homme. 7 + 5 suggère l’alliance établie entre Dieu et l’homme.
La fin d’une chose vaut mieux que son commencement a dit le sage Salomon (Ecc.7 : 8). Aussi, l’Esprit qui lui a inspiré ces sages paroles choisit-il de présenter la victoire finale avant d’évoquer les temps de souffrances qui ont conduit à cette victoire. Dieu montre sagement « la carotte » à ses élus, car « le bâton » qui vient ensuite n’a pour but que d’écarter les hypocrites dans la course à la vocation céleste.
 
+ 31
Sur la terre
le camp persécuté
Apocalypse 12
Verset : 2
Et étant enceinte, elle crie étant en mal d’enfant et en grand tourment pour enfanter.
Après la fin marquée par la victoire, ce verset évoque le commencement. Elle est enceinte, soit sur la terre, et n’a donc pas encore reçu l’état céleste qui sera la récompense de la nouvelle naissance symbolisée par l’enfant qu’elle va mettre au monde. Jean 16 : 21-22 nous éclaire « La femme, quand elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais après qu’elle a donné le jour à l’enfant, il ne lui souvient plus de son angoisse, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. Et vous donc, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et personne ne vous ôte votre joie ». Le dernier verbe conjugué au présent suggère l’entrée dans l’éternité ; soit un prolongement sans fin de la joie obtenue.
C’est dans le tourment et l’affliction des persécutions inspirées par le diable que les élus doivent préparer et conquérir leur aptitude à entrer dans l’éternité gagnée par Jésus-Christ. Le modèle à suivre a été présenté en Jésus-Christ, premier martyr de la foi chrétienne, et il doit être imité par ses élus.
 
 
Afin de mieux suivre la chronologie des événements nous étudierons maintenant les versets 7 à 13 que ce chapitre ouvre comme une parenthèse entre les versets 6 et 14 qui nous présenteront ainsi la durée de la domination papale romaine intolérante sous ses deux formes : 1260 jours ; et un temps, des temps, et un demi temps.
 
+ 31
Jésus vainqueur du péché combat le diable dans le ciel
Apocalypse 12
Verset : 7
Et il y eut un combat dans le ciel, Michel et ses anges combattaient contre le dragon.
Après sa victoire sur le péché, sur terre, sous les attaques du diable, Jésus est monté au ciel et il en est redescendu en disant dans Matt.28 : 18 : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ». Ce pouvoir l’a conduit à combattre le diable dans le ciel.
Michel est le nom francisé Micaël que Jésus-Christ porte divinement dans le ciel pour ses anges selon Da.10 : 13 et 21, et 12 : 1
 
 
 
Apocalypse 12
Verset : 8
Et le dragon combattait, et ses anges ; et il ne fut pas le plus fort,
Aussi nombreux soient-ils, les mauvais anges déchus et Satan n’ont pas la possibilité de résister et de vaincre la puissance du Dieu créateur.
 
+ 31
Le ciel est purifié
 
et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel.
La victoire de Jésus commence par l’élimination des mauvais anges de la dimension céleste dans laquelle évoluent les anges de Dieu.
 
 
 
Apocalypse 12
Verset : 9
Et le grand dragon fut précipité, le serpent ancien, celui qui est appelé diable et Satan, celui qui séduit la terre habitée tout entière,  
Les clés apportées par ce verset vont être utilisées pour identifier le type de stratégie employé par le diable.
Appelé « dragon », animal mythique qui crache le feu, il agira en attaque ouverte contre les enfants de Dieu. Sous le nom « serpent » il utilisera la ruse comme l’indique Ge.3 : 1 : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits ».
Dans ce combat, Satan n’a jamais mieux mérité son nom puisqu’il signifie l’adversaire, alors que le mot diable se traduit par calomniateur.
Je ferai souvent référence à ces stratégies de dragon ou de serpent pour l’étude de chaque chapitre de ce livre Apocalypse.
Après avoir perdu son combat contre Jésus-Christ, le diable et ses anges commencent par perdre le droit d’évoluer dans la dimension céleste.
 
+ 31
 
 
il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.
Le diable et ses anges sont contraints à l’exil sur la terre ; un exil qui est pour eux l’antichambre de la mort.
C’est à partir de ce moment-là, que le diable va mériter son titre de prince de la puissance de l’air, donné dans Eph.2 : 2, puisqu’esprit céleste, aussi invisible que le vent pour le regard de l’homme, sa présence ne sera décelable que par ses effets destructeurs.
Plus tard, à partir de 538, disposant du régime papal romain, soit d’un trône religieux sur la terre confirmé dans Ap.2 : 13 et 13 : 1, il deviendra le roi Destructeur selon Ap.9 : 11 à partir de 1844, ses sujets catholiques, païens, ou athées, recevant le renfort du protestantisme apostât, et en 1994, celui de l’adventisme institutionnel.
 
+ 31
 
Apocalypse 12
Verset : 10
Et j’ouïs une grande voix dans le ciel, disant, maintenant est venu le salut et la puissance et le royaume de notre Dieu et le pouvoir de son Christ, car l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité ;
Ce maintenant a une date : l’an 31 de notre calendrier romain usuel.
On peut comprendre la joie qu’éprouvent les habitants de la dimension céleste en étant définitivement débarrassés de la présence des anges rebelles qui s’opposaient à la juste volonté de Dieu. Les intrigues et les tentations ne se trouveront plus dans le ciel.
Chronologiquement ce verset nous confirme qu’il a été premièrement le diable, le calomniateur, « l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » et deuxièmement le Satan, comme adversaire vaincu dans le combat qui l’a opposé à Jésus-Christ. Il a été vaincu par un être humain qui, postérité de la femme, lui écrasera la tête selon Ge.3 : 15.
Ceux que les saints anges célestes appellent nos frères sont les serviteurs terrestres de Dieu. Dans Ap.19 : 10, l’ange Gabriel dira à Jean : « je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus ». Et à ce titre, le camp céleste de Dieu suit attentivement l’avancée de la lumière dans le camp terrestre. Comme Paul l’a dit dans 1 Co. 4 : 9 : « Car Dieu, ce me semble, a fait de nous, apôtres, les derniers des hommes, des condamnés à mort en quelque sorte, puisque nous avons été en spectacle au monde, aux anges et aux hommes ».
On retrouvera des exemples des accusations portées contre les enfants de Dieu dans Zach. 3 : 1 « Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Eternel, et Satan se tenant à sa droite pour s’opposer à lui  » et également dans Job 1 : 9 : « Et Satan répondit à l’Eternel et dit : est-ce pour rien que Job craint Dieu ? »
 
 
 
Apocalypse 12
Verset : 11
et eux l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage ; et ils n’ont pas aimé leur vie, même jusqu’à la mort.
Tous les êtres célestes ont suivi le combat de Jésus sur la terre. Ils l’ont vu mourir sur la croix et ressusciter ensuite pour offrir l’éternité à ses élus terrestres qui ont préféré sacrifier leur vie terrestre, si nécessaire, afin d’obtenir la vie éternelle auprès de Jésus-Christ.
 
+ 31
 
Apocalypse 12
Verset : 12
C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui y habitez. Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu vers vous, étant en grande fureur, sachant qu’il a peu de temps.
La joie des habitants du ciel est bien compréhensible, mais il y a pour les habitants de la terre une conséquence totalement opposée.
La fin du verset, « sachant qu’il a peu de temps » justifie le malheur annoncé pour la terre et la mer. Connaissant que la mort est maintenant inscrite dans son destin, sa haine meurtrière va être décuplée. Il va dès lors utiliser toutes sortes de stratégies pour piéger les appelés du Christ.
Dans ce verset la terre et la mer représentent, en premier la création terrestre qui va terriblement souffrir des inspirations diaboliques, le diable méritant bien le nom de « Destructeur » qu’Apocalypse 9 : 11 lui donne en hébreu et en grec, suggérant son emploi de la Bible pour effectuer ses destructions.
La terre et la mer représentent aussi la foi protestante et la foi catholique apostates sur lesquelles il va régner en maître, et par lesquelles en image de « bêtes » présentées dans Ap.13, il va combattre les élus de Jésus-Christ.
Si la terre est en première avant la mer, contrairement à l’ordre de la création, c’est parce que la terre est le domaine de la vie de l’homme qui est sa cible principale. De plus, les destinataires de la prophétie étant situés eux-mêmes à la fin du monde, leur persécuteur sera la bête qui monte de la terre, soit la domination protestante américaine. J’ajoute que se réclamant de la Bible, depuis le 16ème siècle, la foi protestante est tenue pour plus coupable que sa mère l’église catholique romaine.
Le monde moderne et sa technologie destructrice de la nature confirment cette annonce divine.
Sachant qu’il a peu de temps, le diable va organiser son programme. Il sait qu’il dispose d’environ 2000 années pour s’activer à détruire la foi qui est agréable au Dieu créateur de toute vie. Et c’est ce plan diabolique que Jésus vient révéler dans sa vision donnée à Jean. Dieu savait toutes ces choses avant la création terrestre, dès le commencement, quand il a décidé de créer une vie libre en face de lui. Cette toute première créature bénie, sous le nom Lucifer, est finalement devenue son pire ennemi, Satan, le diable.
 
+ 31
Sur la terre le diable persécute l’Elue du Christ
Apocalypse 12
Verset : 13
Et quand le dragon vit qu’il avait été précipité sur la terre, il persécuta la femme qui avait enfanté le fils mâle.
Ce dragon reste encore le diable mais sur la terre où il est précipité sa persécution contre les élus chrétiens va être réalisée par la puissance humaine qu’il va utiliser comme un instrument destructeur.
« … la femme qui avait enfanté le fils mâle » est une expression qui fait référence à la femme citée au verset 2 qui désigne l’Elue qui reçoit en Christ la nouvelle naissance par le baptême d’eau et d’Esprit.
La précision fils mâle rappelle que la nouvelle naissance des élus vise à reconstruire en eux l’image de Dieu, assurément mâle puisque symbolisé par Adam, et ensuite par Jésus-Christ.
 
 
Sur la terre
le camp persécuteur
sous le signe du dragon
Apocalypse 12
Verset : 3
Et il apparut un autre signe dans le ciel, et voici, un grand dragon roux,
Cette image apparaissant dans le ciel montre que Dieu cible la nature céleste du dragon car les actions accomplies sur la terre, prennent naissance dans la pensée céleste du diable.
Nous touchons ici à l’intérêt principal de ce chapitre 12. La prophétie cible maintenant le camp persécuteur, et les versets 7 à 9 de ce chapitre nous on donné une clé importante. Le dragon en chef est de type céleste et il désigne Satan, le diable lui-même et dans ce verset nous allons découvrir l’instrument de son attaque directe placée sous le signe du dragon.
Le terme roux peut être traduit par rouge feu, ce qui signifie péché destructeur. Le rouge étant la couleur du péché et du sang versé, la mort, qui sera son salaire selon Rom. 6 : 23. Et le feu qui détruit les choses, et les êtres vivants.
 
 
Rome et les territoires européens occidentaux
 
ayant sept têtes et dix cornes,
Le verbe avoir, « ayant », fait des sept têtes et des dix cornes, des possessions du dragon en chef, le diable, par lesquelles il règne.
Nous retrouvons dans ce verset, les dix cornes déjà vues dans Da.7. Les sept têtes viennent ici remplacer la « petite corne » romaine et confirmer ses caractéristiques. Elles représentent selon Ap. 17 : 9 les sept collines de Rome « Ici est l’entendement, qui a de la sagesse, les sept têtes sont sept montagnes où la femme est assise … » La femme dont il est question a pour nom Babylone la grande et désigne l’église romaine papale que Dieu traite de prostituée.
 
 
Le dragon est la Rome impériale païenne
 
et sur ses têtes sept diadèmes ;
Cette précision va s’avérer extrêmement utile pour définir le contexte historique où la prophétie cible l’histoire de Rome.
Ici, les diadèmes sont sur les têtes du dragon, ce qui signifie que Rome est dans sa domination impériale païenne qui persécuta les élus chrétiens depuis 68 sous Néron jusqu’en 313 sous l’empereur Dioclétien, dernier empereur romain persécuteur officiellement.
Cette période concerne l’action de la « petite corne » de Da. 8 : 9 après son accès au statut impérial depuis l’empereur Octave.
Le terme diadème marque la différence avec le mot couronne auquel Dieu prête un sens spirituel qui désigne la victoire en Christ.
 
+ 538
Sous le signe du serpent
La Rome papale
Apocalypse 12
Verset : 4
et sa queue entraîne le tiers des étoiles du ciel, et elle les jeta sur la terre.
Nous lisons dans Esaïe 9 : 14 : « L’ancien et le magistrat, c’est la tête, et le prophète qui enseigne le mensonge, c’est la queue ». Ce verset cible Rome dans le contexte papal religieux qui a succédé à la Rome païenne. Cette succession était relevée dans Da.8 : 10 où déjà on lisait : « Elle s’éleva jusqu’à l’armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula ».
Le tiers dans Apocalypse devient dans Daniel une partie.
Nous allons le voir, la conversion de Rome au christianisme papal représente l’attaque diabolique du serpent, soit la stratégie de la ruse, mais finira par revenir aux persécutions ouvertes du dragon quand la Bible démasquera sa véritable nature.
 
 
Sous le signe du dragon
Rome impériale et Rome papale
 
Et le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin que, lorsqu’elle aurait enfanté, il dévorât son enfant.
L’Esprit montre ici, le but recherché par le diable. « … afin que il dévorât son enfant »  révèle son intention d’anéantir l’accès à la nouvelle naissance qui conditionne l’entrée des élus dans l’éternité divine. C’est dans ce but que le diable va constamment attaquer les élus de toutes les manières qu’il va pouvoir imaginer, soit en attaque ouverte, en dragon persécuteur, soit en attaque rusée, en serpent séducteur sous l’aspect de l’engagement religieux chrétien.
 
 
 
Apocalypse 12
Verset : 5
Et elle enfanta un fils mâle qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer ; et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône.
 
Le fils nommé dans ce verset représente le camp de Jésus qui se reconnait lui-même dans ses serviteurs fidèles selon Matt. 25 : 40 : « Et le roi leur répondra : je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites ».
L’Eglise élue enfante, par sa nouvelle naissance, des élus devenus « des clones ressemblant à Jésus » qui a reconstruit en eux l’image de sa personne. Aussi le pouvoir donné à Jésus de paître toutes les nations avec une verge de fer sera partagé avec ses élus, ceux qui vaincront selon Ap.2 : 27. Cette expression signifie qu’ils jugeront les nations chrétiennes, coupables, symbolisées par les « dix cornes » du verset 3.
Rome et les dix royaumes ayant agi en verge de fer symbole de la dureté romaine dans Da. 2 et Da. 7, la puissance de Dieu les traitera comme ils ont traité ses saints élus. Le rôle de verge attribué à Rome, soit le châtiment de l’adoption du jour du soleil en 321, sera confirmé dans Ap. 11 : 1 « On me donna un roseau semblable à une verge … » Dans Esaïe 9 : 13, comme le mot queue, le roseau symbolise le prophète qui enseigne le mensonge  « Aussi l’Eternel arrachera d’Israël la tête et la queue, la branche de palmier et le roseau, en un seul jour ».
La victoire et la récompense des élus sont annoncées. L’enfant, produit de la nouvelle naissance rendu victorieux, sera enlevé vers Dieu et vers son trône, pour juger les méchants retenus par la mort sur le séjour des morts, la terre, pendant « mille ans ».
 
Entre 538 et 1798
L’église livrée à la Rome papale
Apocalypse 12
Verset : 6
Et la femme s’enfuit dans le désert, où elle a un lieu préparé par Dieu, afin qu’on la nourrisse là mille deux cent soixante jours.
La femme, l’église du Christ est livrée à la domination tyrannique de la Rome papale sur une décision prise par Dieu. La cause de ce châtiment n’a pas changé depuis Daniel 8 : 12 « L’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché », l’abandon du sabbat en 321 et l’adoption du jour du soleil.
Si la femme s’enfuit au désert c’est pour une double raison. Cette fuite suggère une situation de culpabilité bien réelle et maintenant identifiée et d’autre part c’est l’unique moyen d’échapper aux recherches des ligues catholiques de la monarchie créées pour chasser l’hérétique selon Rome, jusque dans les montagnes et les forêts.
 
 
La reprise du verset 6
 
 
 
 
 
 
 
 
Le secret scellé dans Daniel est
levé
Apocalypse 12
Verset : 14
Et les deux ailes du grand aigle furent données à la femme, afin qu’elle s’envolât au désert, vers son lieu, où elle est nourrie un temps, des temps, et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent.
En comparant ce verset 14 avec le verset 6, dont il est séparé par la parenthèse du thème du combat céleste des versets 7 à 13, nous voyons qu’il y a bien reprise du même message. Et nous en retirons les précisions suivantes :
1 - les ailes du grand aigle symbolisent la puissante volonté de Dieu,
2 - Son lieu, le désert symbole de l’épreuve, a été préparé par Dieu et ce projet a déjà été annoncé dans Da. 7 : 25,
3 - La période « un temps, des temps, et un demi temps » était au verset 6, « 1260 jours »,
Le mystère maintenu par l’imprécision « des temps » de Daniel 7 : 25 est maintenant levé. Nous savons qu’il s’agit de deux temps soit deux années prophétiques, soit pour l’ensemble de la durée présentée, 1260 jours prophétiques représentant 1260 années réelles, également cités dans Ap. 11 : 3. De même, Ap. 11 : 2 et 13 : 5 présenteront encore cette période sous la forme « 42 mois ».
Le choix de l’Esprit de regrouper dans ce verset la forme « un temps, des temps, et un demi temps » avec la précision « loin de la face du serpent » vise à confirmer l’enseignement de Daniel 7 : 25. Nous pouvons ainsi comprendre que les saints du Très-Haut sont livrés pendant 1260 années à Rome dans son action stratégique diabolique du serpent rusé religieux séducteur, soit le régime papal ; leçon que le verset 6 ne précisait pas pour la durée « 1260 jours ».
Ces ailes là ne portent pas l’abomination comme dans Da .9 : 27, car ce sont celles du grand aigle, soit celles d’une image de Dieu. L’aigle symbolise le titre impérial soit l’élévation humaine suprême. Le grand aigle est au-dessus de l’aigle, élevé au-dessus de toute vie. Cette hauteur rend sa volonté souveraine et absolue. Et sa volonté frustrée se révèle par ses châtiments. Comme l’ancien Israël désobéissant, l’Israël infidèle chrétien doit être soumis à l’épreuve du désert, son lieu. C’est là que Dieu parlera à son cœur par le moyen de la Bible enfin rendue disponible et accessible grâce au progrès de l’imprimerie. On doit le comprendre, jusque-là, la Bible était la propriété de l’église catholique romaine et elle était écrite par la main de moines qui recopiaient inlassablement une même partie de cette Bible, ne découvrant pas ainsi l’intégralité du message biblique.
Les ténèbres spirituelles pouvaient donc dominer la situation.
Le temps fort de la période indiquée est situé entre le 12ème et le 18ème siècle. Dans cette période de temps l’église sera nourrie d’amertume devant souffrir les persécutions du régime papal romain. Mais, la nourriture spirituelle de la Bible sera sa consolation dans la souffrance, son lien avec le ciel. Le « désert », « son lieu », offrira aux élus une relative protection. Ils chercheront dans la clandestinité à échapper au contrôle du « serpent » papal et de sa redoutable inquisition. Dans ce verset la durée « un temps, des temps, et un demi temps » déjà vue dans Da. 7 : 25 est maintenant déchiffrée. La domination intolérante papale de 1260 années est confirmée. Les dates 538 et 1798 sont également confirmées par l’histoire comme marquant des décisions du pouvoir civil installant et désinstallant le régime papal de Rome.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La papauté romaine
 
Le catholicisme européen
Apocalypse 12
Verset : 15
Et, de sa bouche, le serpent lança de l’eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l’entraîner par le fleuve.
Comme la petite corne de Da. 7 : 8, le serpent parle et donne des ordres. Il lance, contre les élus, le peuple catholique imagé par un fleuve. Ce fleuve est symbolisé dans Ap. 9 : 14 par le nom « Euphrate » qui désigne les peuples catholiques européens soumis à la domination de la prostituée « Babylone la grande », selon Ap. 17 : 1 et 5. Elle est comparée à la Babylone antique de l’époque de Daniel qui était effectivement construite sur le lit du fleuve Euphrate.
Le but recherché est d’entraîner, ou emporter selon J.N.Darby, les élus réfractaires dans la malédiction romaine basée sur l’adoption du dimanche, jour du soleil romain, et ce verbe entraîner était déjà rattaché à l’action de la « queue » du dragon du verset 4. La femme, l’église chrétienne, était bien symbolisée par les étoiles entrainées dans la chute. Sous Louis XIV, « le roi soleil » l’église adoratrice du soleil divinisé romain a obtenu un soutien maximum, le corps des dragons ayant été à l’époque spécialement créé pour pourchasser en tous lieux les « hérétiques » huguenots situés dans les Cévennes, massif montagneux de la moitié sud de la France.
 
Vers 1517
Première interprétation
 
L’action de la Réforme protestante
 
Les ligues huguenotes armées
La foi biblique hypocrite
 
 
Les Réformés pacifiques
La foi vivante
Apocalypse 12
Verset : 16
et la terre vint en aide à la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche.
La terre et la femme de ce verset sont deux identités différentes liées néanmoins sur le plan de la spiritualité. La femme est l’épouse de l’homme et leur domaine est la terre. La terre est travaillée par l’homme, image de Dieu, qui trouve en elle pour lui, et sa femme, image de l’église, sa nourriture. De plus, la terre répond à la soif de l’homme en lui offrant des sources d’eau, des rivières, et des fleuves. De même la foi protestante établie sur la parole écrite de Dieu répond à la soif spirituelle des pécheurs appelés, et dont certains seulement deviendront des élus.
Ce verset donne un rôle à la terre qui va en recevoir deux successifs très différents : dans l’ordre chronologique, la terre va représenter en conformité avec Ap. 13 : 11 et 10 : 2, la religion réformée protestante. Ce sera le thème de la 3ème trompette dans Ap.8.
Confirmant la création du corps des dragons, nous devons remarquer que le fleuve lancé par la bouche du serpent est dans ce verset imputé au dragon. La Réforme protestante qui dénonce la nature diabolique du catholicisme romain a provoqué chez le diable un changement de stratégie. Sa ruse étant démasquée, il reprend, en dragon, sa lutte ouverte, concrétisée par l’intensification de ses persécutions dirigées contre les élus qui lui résistent pacifiquement.
Comme le serpent, la Réforme protestante ouvre aussi sa bouche pour dénoncer l’hérésie catholique. Ceux que Dieu a jugé hypocrites prennent des armes, contrairement aux ordres donnés par Jésus-Christ, et rendent coup pour coup, pour défendre leurs vies. Mais cette désobéissance profite aux véritables élus qui, dociles et pacifiques, devront leur salut uniquement à la protection de Dieu. Les coups meurtriers des ligues catholiques seront déviés vers ces groupes protestants armés qui anéantissent ainsi l’efficacité des agresseurs catholiques.
La femme représente l’Elue du camp protestant, elle se distingue de la terre, par son pacifisme et sa résignation à accepter le sort que Dieu lui donne.
 
1792
Deuxième interprétation
 
L’athéisme de la Révolution Française
 
 
 
 
En deuxième interprétation, en tant que 4ème trompette, « la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve » reprend un événement accompli après la sortie d’Egypte du peuple hébreu. Comparez : Nombres 16 : 32 « La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens ». Ce fut le sort que Dieu réserva à des familles juives très rebelles. Dans l’histoire chrétienne, le châtiment des intolérances religieuses s’est accompli par la guillotine des révolutionnaires français à partir de 1792, en commençant par la décapitation du roi de France de l’époque, Louis XVI, et en continuant par la noblesse et le clergé romain. Dans cette action, la force du catholicisme romain a été anéantie par Dieu, à cause de sa rébellion et de ses outrances impudentes et cruelles.
La terre ouvrit sa bouche décrit un tremblement de terre et des fractures de l’écorce terrestre, soit une annonce des actions préparées pour le jugement dernier d’Ap. 20. Cette image du tremblement de terre, où ce qui est dessous se soulève et s’agite, évoquera la Révolution Française dans son renversement de la situation politique et religieuse, dans Ap. 11 : 13.
 
 
Un lien subtil
 
 
L’Esprit suggère une relation d’idée entre la terre image de la Réforme armée et la terre image de l’action révolutionnaire. Les Révolutionnaires de 1789 reprennent et amplifient la violence déjà pratiquée par les ligues protestantes armées aux 16ème et 17ème siècles contre la coalition du camp royal et du camp papal. On peut donc en déduire que la révolte armée des Huguenots a préparé les esprits humains pour organiser la Révolution Française de 1789. L’Esprit a donc justement superposé les deux actions dans ce verset.
Dans les deux cas l’action débute par des déclarations sorties de bouches humaines. En son temps, la Réforme proteste dans un édit contre l’intolérance catholique  et plus tard, la Révolution éprise de liberté proteste contre le pouvoir royal, et finit par imposer sa déclaration des droits de l’homme qui s’oppose aux dix commandements de Dieu, qui sont pour lui, sa déclaration des devoirs de l’homme.
Entre les deux actions violentes, les propos tenus par les libres penseurs, comme Voltaire, vont faire croitre le sentiment anti religieux qui va exploser dans la Révolution de 1789. Cette époque dite des « lumières » a en fait plongé l’humanité dans de profondes « ténèbres » dont le premier fruit est apparu dans les massacres révolutionnaires. La bouche humaine peut en effet provoquer de graves effets qui expliquent le déclin de la foi constatable en 2012 où l’esprit indépendant et rebelle de Voltaire règne souverainement.
 
 
 
Apocalypse 12
Verset : 17
(Trad. : L.Segond) Et le dragon fut irrité contre la femme,
Par la Révolution Française, Dieu a privé le diable de ses instruments persécuteurs ; ce qui cause son irritation.
 
 
La paix du serpent
 
 
Et le christianisme va obtenir cinq mois prophétiques, soit 150 années réelles de paix religieuses annoncées dans la cinquième trompette d’Ap. 9 : 5 et 10, qui vont quasiment tuer la foi chrétienne. La paix du monde moderne fait plus de victimes spirituelles que la guerre ou les persécutions.
 
1844
Le réveil du dragon contre l’adventisme
 
et il s’en alla faire la guerre aux restes de sa postérité
Après la troisième guerre mondiale, l’ultime, thème de la sixième trompette d’Ap. 9 : 13, déjà vue dans Da. 11 : 40 à 45, l’intolérance religieuse réapparaîtra et pour la dernière fois le diable agira en dragon contre le reste de la postérité de la femme, soit les derniers élus approuvés par Christ, héritiers vainqueurs des criblages de 1844 et de 1994.
 
1844
L’héritage de l’adventisme
 
à ceux qui gardent les commandements de Dieu
Le verbe « garder » signifie mettre en pratique.
Relevez les critères des derniers saints de Dieu. Depuis que son décret de 1844 exige la restauration de son saint sabbat, ses élus gardent les commandements de Dieu, les dix, tels que Dieu les a écrits sur les tables de la loi remises à Moïse.
Beaucoup croient garder les commandements de Dieu, mais en transgressant le repos du sabbat du vrai septième jour ils transgressent la loi entière, car Jacques 2 : 10 nous dit : « Quiconque observe la loi, mais pèche contre un seul commandement, est coupable de tous ». Et comme l’évidence de la Bible justifie la pratique du sabbat, le refus de le pratiquer devient un péché volontaire que le sang de Jésus-Christ ne peut pas pardonner.
Ces élus des derniers jours de l’humanité se démarquent, par leur respect de la loi divine, des autres humains héritiers des esprits des libres penseurs, humanistes et libertaires, dans le civil comme dans le religieux.
 
1994
L’objet de cet ouvrage
 
et qui ont le témoignage de Jésus.
En signe de leur approbation divine ils ont le témoignage de Jésus, soit l’inspiration de la lumière prophétique, l’esprit de la prophétie, selon Ap. 19 : 10, qui me donne aujourd’hui l’autorité et la capacité pour rédiger cet ouvrage.
Ce témoignage de Jésus a accompagné le ministère adventiste depuis son début en 1844. Choisissant pour messagère Ellen Gould White, Jésus-Christ a guidé et instruit le peuple adventiste par des multitudes de visions et messages de lumières.
 
 
La séduction universelle du roi Satan
Apocalypse 12
Verset : 18
Et il se tint sur le sable de la mer.
Le sable de la mer désigne les multitudes humaines mais un verset d’Esaie compare la multitude d’Israël au sable de la mer, ce qui signifie que sur l’ensemble des appelés chrétiens, l’Israël spirituel de la nouvelle alliance, seuls quelques élus échappent finalement à la domination du diable ; les rescapés des épreuves adventistes. Es.10 : 22  « Quand ton peuple, ô Israël, serait comme le sable de la mer, un reste seulement reviendra ; la destruction est résolue, elle fera déborder la justice ».
H1
L’étude du chapitre 12 vient de le prouver, le livre Apocalypse reprend et confirme les enseignements révélés dans Daniel. Mais son intérêt est d’apporter des détails complémentaires qui donnent de plus en plus de précisions sur l’avenir prophétisé. Nous allons entreprendre maintenant l’étude du premier thème présenté dans l’Apocalypse : le thème des SEPT LETTRES adressées en sept époques par Jésus-Christ à ses serviteurs au statut d’esclaves.
 
Apocalypse 2
 
 
 
Le chiffre 2
Ce chiffre 2 est celui de l’imperfection. Bien que les époques Ephèse et Smyrne soient restées doctrinalement pures, la plus grande partie du temps couvert par ce chapitre 2, soit entre 321 et 1844, va être placée sous le signe maléfique du mensonge religieux établi par Rome pendant 1523 années d’ignorance et de ténèbres spirituelles. Ce caractère d’imperfection est donc amplement justifié.
 
+ 94
L’époque apostolique
 
Sous le signe du dragon
Sous Domitien
Empereur romain
Apocalypse 2
Verset :1
A l’ange de l’assemblée qui est à Ephèse, écris,
La lettre est adressée au serviteur de Jésus-Christ de l’époque du lancement de l’église. En adressant son message à un seul ange Jésus montre qu’il s’adresse à chacun de ses serviteurs de manière individuelle, car la foi est individuelle.
Cette époque du lancement de l’église est celle des apôtres de Jésus-Christ. Jean est le dernier apôtre resté vivant en 94, il est le dernier de l’époque apostolique.
 
+ 94
 
 
Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa droite,
Jésus rappelle son autorité souveraine et sa propriété de la foi chrétienne qui est l’unique voie de la bénédiction divine jusqu’à la fin du monde suggérée par la septième époque.
 
+ 94
 
 
qui marche au milieu des sept lampes d’or
Jésus marche : il accompagne ses serviteurs au fil du temps qui passe, et il sera en Saint-Esprit au milieu d’eux jusqu’à la septième époque, à la fin du monde.
 
+ 94
 
Apocalypse 2
Verset : 2
Je connais tes œuvres, et ton travail, et ta patience,
La doctrine de la vérité est respectée, les œuvres sont bonnes. Les Chrétiens persévèrent dans leur foi sous le contrôle persécuteur des Romains. Jean en paie le prix, puisque son engagement l’a conduit à l’exil sur l’île Patmos.
 
+ 94
 
 
et que tu ne peux supporter les méchants ;
Sont méchants ceux qui se désintéressent de la démonstration d’amour de Dieu ; en premiers, les Juifs jaloux de la foi en Jésus-Christ.
 
+ 68
La foi éprouvée
 
et tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et tu les as trouvés menteurs ;
Les actions relevées concernent un passé proche ; l’épreuve sous Néron en 68.
L’époque du lancement de l’église est caractérisée par les épreuves des persécutions juives et romaines depuis l’an 31 jusqu’en 94. La menace de la mort, témoignage suprême des martyrs, éprouve la solidité de la foi des postulants du Christianisme naissant. Et la peur les a fait renoncer à la vocation céleste. Les persécutions de 68, sous Néron, ont été particulièrement efficaces pour démasquer la faiblesse de la foi et 11 sur les douze apôtres y ont laissé leur vie, confirmant l’authenticité de leur apostolat.
 
+ 68
Les louanges des débuts
Apocalypse 2
Verset : 3
et tu as patience, et tu as supporté des afflictions pour mon nom, et tu ne t’es pas lassé ;
Jésus évoque encore des actions du passé. Les pires souffrances ont été subies en 68 dans les arènes de l’empire romain sous la cruelle tyrannie de l’empereur Néron.
On a dit à cette époque, que le sang des Chrétiens est une semence. Ainsi le martyr ne faisait qu’augmenter les vocations pour le ciel. Le serviteur de Jésus de cette période ne s’est point lassé de servir son Maître.
 
+ 94
La tiédeur
Apocalypse 2
Verset : 4
mais j’ai contre toi que tu as abandonné ton premier amour.
Le premier amour abandonné, était démontré en 68. Mais en 94, les louanges du Christ sont remplacées par un reproche.
 
+ 94
Appel à la repentance
Apocalypse 2
Verset : 5
Souviens-toi donc d’où tu es déchu, et repens-toi, et fais les premières œuvres ;
La repentance est impossible sans la prise de conscience de la cause de la chute. Après l’avoir identifiée, le serviteur de Jésus doit produire le fruit de la repentance en retrouvant le comportement béni du passé.
 
+ 94
La menace divine
 
autrement, je viens à toi et j’ôterai ta lampe de son lieu, à moins que tu ne te repentes.
La menace est sérieuse. Jésus la menace de lui retirer son Saint Esprit, si le fruit de repentance n’apparaît pas.
 
+ 94
Les Romains et leurs œuvres païennes dans l’époque impériale
Apocalypse 2
Verset : 6
Mais tu as ceci, que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, lesquelles moi aussi je hais.
Le nom Nicolaïtes signifie peuple victorieux. Sous ce nom inventé par Dieu, l’Esprit désigne le peuple romain impérial et victorieux en cette époque vers 94. Les œuvres haïes en commun par Jésus et son église sont les pratiques païennes des Romains. Leur adoration des foules de divinités des peuples conquis sont en abomination pour le camp de Dieu. Daniel 11 : 37 rappelle leur adoration de Priape, le dieu de la sexualité romaine qu’ils honorent en pratiquant des orgies où se mêlent la sexualité, la bombance, et l’ivresse.
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 7
Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Le message est adressé individuellement. Pour Dieu, a des oreilles, uniquement celui qui se met à son écoute et qu’il rend capable d’entendre, soit de comprendre, les subtilités enseignées par son Esprit.
 
 
La « carotte » divine présentée aux élus
 
A celui qui vaincra, je lui donnerai de manger de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu.
Comme Jésus avant lui, ce type de vainqueur doit vaincre le péché et résister au camp du diable.
Déjà présenté en Eden, le paradis terrestre de Dieu, l’arbre de vie, donnait la vie éternelle à celui qui mangeait de son fruit. Sous cette image, qui symbolisait Jésus-Christ, Dieu promet la vie éternelle à celui qui vaincra le péché, avec son aide, pour sa divine gloire.
H2
+ 303
L’époque de la dernière persécution impériale de Rome
Sous Dioclétien
Apocalypse 2
Verset : 8
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Smyrne, écris,
Traduit par la myrrhe, parfum de grand prix offert à Jésus pour sa sépulture selon Matt.26 : 12, l’époque est dominée par le thème de la mort.
 
 
Je suis avec vous ; jusqu’à la fin du monde
 
Voici ce que dit, le premier et le dernier,
Jésus a lié sa vie à celle de ses serviteurs fidèles ; du premier jusqu’au dernier, tout le long de l’ère chrétienne pour le soutenir, et l’encourager à garder la foi devant la menace de mort.
 
 
Ô mort ! Où est ton aiguillon ?
 
qui a été mort et qui a repris vie,
Jésus rappelle sa propre mort en martyr et sa résurrection qui l’a suivie. Il présente son expérience pour encourager ceux qui, comme lui, vont sceller, en versant leur sang, leur alliance avec Dieu.
 
 
La foi fidèle : la vraie richesse
Apocalypse 2
Verset : 9
(Trad. : L.S.) Je connais ta tribulation et ta pauvreté bien que tu sois riche,
L’élu du temps Smyrne est soumis à une tribulation qui exprime des tourments provoquant l’affliction. La cause chrétienne est haïe par l’empereur romain et, depuis longtemps, on fait porter au peuple du Christ la responsabilité de tous les problèmes comme au temps de Néron. Aussi, l’élu vit-il dans la pauvreté matérielle, son trésor, sa foi authentique, placée dans le royaume des cieux, constitue sa véritable richesse.
 
 
Jugement divin de la race juive
 
et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.
Toujours jaloux de la liberté qu’ils ont en Christ, les Juifs de race expriment leur haine des Chrétiens en les calomniant pour attirer la colère du peuple romain contre eux. On les voit dans cette action, aussi meurtriers que leurs pères terrestres, qui avaient exigé la mort de Jésus ; Jésus qui leur avait déjà attribué le diable pour père spirituel. Les rebelles de l’ancienne alliance méritent donc bien le qualificatif de synagogue, strictement juive, de Satan, leur père, qu’ils partagent avec les Romains et le monde païen.
 
 
Souffrance et captivité
Apocalypse 2
Verset : 10
Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés,
Des souffrances atroces sont annoncées.
Le diable est incarné, à cette époque, par l’empereur Dioclétien, époque où Rome a deux empereurs principaux et deux autres empereurs associés, type de gouvernement appelé la tétrarchie ; soit gouvernement à quatre. Les persécutions déclenchées ont pour but de mettre la foi des élus à l’épreuve.
 
de 303
à
313
Dix années pour les dernières persécutions impériales de Rome
 
et vous aurez une tribulation de dix jours.
La persécution annoncée durera dix jours, soit 10 années réelles. Ce détail va permettre d’identifier précisément l’époque concernée par le nom Smyrne. Les 10 années de cette persécution ont débuté en 303 et ont pris fin en 313.
Or 313, c’est la date de la victoire de l’empereur Constantin qui fait cesser les persécutions dirigées contre les Chrétiens par son édit de Milan.
 
 
 
 
Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.
Le thème de la mort réapparaît. La cruauté romaine égale celle de Néron en 68. Pour salaire de sa fidélité, jusqu’à l’acceptation de sa mort en martyr, l’élu reçoit la promesse que sa victoire lui ouvrira l’accès à l’éternité. Mais cette victoire ne sera possible que par le soutien que Jésus lui apporte au moment décisif « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » a dit le Seigneur.
Nous avons vu la couronne de vie placée sur la tête de l’Elue dans Ap. 12 : 1. Ap. 20 : 4 précisera que ce symbole royal associé à des trônes symbolise le pouvoir de juger. Et qui sera jugé par les élus ? Les méchants persécuteurs pendant qu’ils dorment de la mort physique (la première).
 
 
Message aux élus attentifs
Apocalypse 2
Verset : 11
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises :
La formule de fin de chaque Lettre est identique pour toutes les sept époques.
 
 
L’accès à la vie éternelle
 
Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.
La seconde mort est réservée pour ceux qui viennent en jugement (mort spirituelle). Seuls les méchants serviteurs sont concernés puisque celui qui est en Christ ne vient point en jugement. Mais être en Christ implique de rester en lui jusqu’à la fin, et c’est Jésus qui juge si l’appelé est élu ou rejeté, selon qu’il a vaincu ou pas.
Pour ne pas souffrir la seconde mort, il faut être du nombre des morts ou des vivants en Christ enlevés au ciel à son retour glorieux afin d’être les juges des méchants morts spirituellement voire physiquement aussi. Dès l’enlèvement l’élu entre dans l’éternité.
 
Entre
313
et
538
Histoire et prophétie : Dans la lettre précédente, l’arrivée au pouvoir de Constantin en 313 a été pour la foi chrétienne un piège séducteur diabolique. Avec Constantin, le diable adopte la stratégie du serpent en chef impérial. Apprécié par les Chrétiens qui lui doivent la fin des persécutions, 8 années après, en 321, il édicte un décret par lequel, les Chrétiens doivent se reposer au « vénérable jour du soleil », déjà adoré par les païens, soit le premier jour de la semaine. En conséquence, le repos du saint sabbat, sanctifié dès la création du monde, doit être abandonné sous peine de durs châtiments ; car l’empereur entend être obéi. L’arrêt des persécutions a fait entrer en foule des postulants non convertis qui acceptent massivement d’obéir à l’ordre de l’empereur et le christianisme officiel a changé sa doctrine. Les récalcitrants sont contraints ou exécutés et ils passent inaperçus, masqués par les foules des faux croyants. De conciliabules en conciles religieux la décision de Constantin est entrée dans le canon de la foi officielle du nouveau christianisme. Des disputes théologiques dressent les croyants les uns contre les autres ; des théories apparaissent créant le désordre dans l’empire. Le besoin d’ordre se fait sentir.
L’irrespect de la parole de Dieu, dont le saint sabbat est transgressé, conduit le Seigneur à rappeler que cette parole de Dieu attaquée c’est la sienne, et qu’en conséquence les châtiments d’avertissements ont commencé à frapper l’empire marqué par l’infidélité chrétienne ; ceci pour exprimer le courroux de Dieu et appeler à la repentance. Dans Ap.8 : 8, l’instauration du régime papal sera le thème de la deuxième trompette. Mais déjà entre 395 et 476, la première trompette a sonné sous la forme des invasions barbares de l’empire romain. En 538, l’intrigant Vigile, ami de Théodora, épouse de l’empereur Justinien obtient, par décret impérial, le titre de chef de l’église chrétienne dispersée dans l’empire. C’est à ce niveau de l’histoire que commence l’époque Pergame. Mais en 538, Rome elle-même est occupée par le peuple des Ostrogoths. Justinien envoie son armée conduite par le général Bélisaire, et les Ostrogoths sont délogés. Rome libérée est prête à accueillir le premier pape en titre de l’histoire religieuse chrétienne : Vigile 1er.
H3
+ 538
L’église romaine adultère
 
 
 
 
 
 
Le cheval de Troie du diable
Apocalypse 2
Verset : 12
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Pergame, écris,
Du grec « pérao, transgresser et gamos, mariage », ce nom traduit un message terrible, une grave accusation divine : la transgression du mariage, soit le péché de l’adultère. Les explications maintes fois données sont encore les mêmes. Cet adultère repose sur l’adoption du jour du soleil, souillé par la pratique païenne, et adopté pour honorer le Dieu créateur.
Mais en 538 le début de Pergame vient donner un caractère religieux officiel au jour du soleil païen qu’un chef terrestre officialisé va se charger de faire respecter.
Pergame est située sur le lieu où se trouvait la mythique cité de Troie réputée imprenable par les Grecs. C'est par la ruse seulement qu'ils l'ont envahie, en faisant que les Troyens eux-mêmes fassent inconsciemment entrer des soldats grecs dans leurs murs fortifiés. Après le départ des navires grecs, un immense cheval de bois était resté sur la plage dans le camp grec. Victimes de leur religiosité païenne, les Troyens pensèrent que ce cheval était un dieu grec et qu'il convenait de le garder au titre de trophée de leur victoire sur le peuple grec. La nuit venue, les Troyens s'étant endormis après l'ivresse de la fête, les soldats grecs cachés dans le cheval sortirent pour ouvrir les portes de la ville aux armées grecques revenues sur les lieux. Les habitants furent massacrés et la ville incendiée. A l’origine de cette tragédie se trouve l’adultère commis par le jeune prince troyen Paris et la belle Hélène épouse du roi grec Ménélas.
La stratégie de la ruse du diable est ainsi clairement rattachée à l'instauration de l'église papale romaine en 538 ainsi que la cause du châtiment infligé par Dieu : l’adultère, terme qui apparaîtra clairement dans l’accusation divine citée dans Ap.2 :22.
Pour justifier la relation entre les deux événements, je propose cette distribution des rôles pour la tragédie religieuse de l’ère chrétienne :
Dans le rôle du prince séducteur nommé Paris : le soleil divinisé,
Dans le rôle de la belle Hélène séduite : l’Eglise du Christ,
Dans le rôle du mari trompé : Dieu, le grand et unique Créateur,
Dans le rôle des armées grecques punitives : Le diable et les peuples chrétiens des monarchies occidentales (les dix cornes de Daniel 7),
Et dans le rôle du cheval de Troie : l’église romaine papale.
En effet après l’adoption du péché l’Eglise a été livrée au diable pour être châtiée conformément à l’enseignement donné dans Da.8 : 12.
 
+ 538
La parole de Dieu transgressée est religieusement officialisée
 
La parole de l’intercesseur perpétuel est enlevée
 
Les saints sont livrés pendant 1260 années
 
Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants :
Dans Ap.1 : 16 cette épée sort de sa bouche confirmant son symbole de la parole de Dieu définie dans Héb.4 : 12. Le verbe avoir vient encore exprimer le fait que la Bible est la propriété de Jésus-Christ.
Jésus utilise sa parole pour intercéder pour les péchés de son peuple, or le temps appelé Pergame est celui où l’instauration papale lui enlève son sacerdoce perpétuel. Un chef terrestre est venu s’interposer entre le pécheur et Jésus-Christ.
La loi divine est attaquée et sa transgression légalisée, aussi Jésus, la parole de Dieu faite chair, s’exprime. On se souvient que Dieu a dit : «  ma parole … ne retourne point à moi sans effet » Es.55 : 11. Et des effets sont ressentis depuis 395, des barbares frappent l’Europe et la mettent à feu et à sang accomplissant la première trompette d’Ap.8 : 7.
L’instauration du chef papal en 538 accomplit, pour sa part, la deuxième trompette d’Ap.8 : 8.
 
 
Sur le trône de Rome, le serpent remplace le dragon
Apocalypse 2
Verset : 13
 
Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ;
Ce trône de Satan est situé à Rome. Après avoir été occupé par les empereurs païens romains, depuis 538 il est occupé par la papauté romaine faussement chrétienne. Apocalypse 13 : 2 confirme cette succession : « …et le dragon lui donna sa puissance et son trône, et un grand pouvoir ».
Les papes romains revendiquent le titre de « successeurs de Saint-Pierre » pour assurer leur légitimité devant les hommes. Que l’apôtre Pierre ait été un authentique « saint » pour Jésus-Christ, ses paroles et ses œuvres révélées dans la Bible le prouvent, mais son zèle pour Jésus ne lui a fait obtenir aucun « trône » sur la terre. Et ce qu’il a obtenu à Rome, c’est uniquement une mort en martyr de la part du tyran, Néron.
Amis, momentanément attachés par le baptême à l’église papale romaine, je vais vous présenter quelques arguments qui vont vous révéler la véritable nature de cette séduisante et mortelle usurpation religieuse ; un chef d’œuvre du diable.
Comparons donc l’apôtre Pierre et l’église papale romaine :
Pierre déclare : « Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Et il l’a fait, allant jusqu’au martyr.
Rome, pour sa part, commence à faire abandonner le repos du saint sabbat divin, faisant adopter le jour du soleil païen, imposé en 321, par l’empereur Constantin 1er. Elle attaque ensuite, en Rome papale, après 538, la loi divine des dix commandements dont elle supprime le deuxième, et transforme, en les réduisant, toutes ces paroles pourtant écrites du doigt de Dieu. Bien sûr, afin de masquer la trahison, elle a dédoublé le commandement sur l’adultère pour conserver ses commandements au nombre de dix.
Ce n’est pas tout. Elle s’appuie sur les paroles que Jésus adresse à Pierre dans Matt.16 : 18-19 : « Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur ce rocher je construirai mon Eglise, et les portes du séjour des morts ne l’emporteront pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre aura été lié au ciel et ce que tu délieras sur la terre aura été délié au ciel ». Cette traduction rend fidèlement les propos du texte grec. Il y est fait mention de Pierre et de rocher que les traductions bibliques courantes ignorent. Or, dans la Bible, il n’existe qu’un seul « rocher », c’est Dieu lui-même. Nous devons alors comprendre que Jésus veut encourager Pierre qu’il sait faible et inconstant. Son triple reniement de Jésus le confirmera plus tard, et il sera repris par Paul pour son hypocrisie dans Gal.2 : 11 à 14. Mais l’Esprit du Christ, le véritable « rocher », va faire de cette pierre instable un rocher qui tiendra ferme dans sa foi jusqu’à la mort.
Dans ce verset, Jésus n’offre à Pierre que ce qu’il offre à tous ses vrais disciples, dans Matt.18 : 18 ; jugez par vous-mêmes : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre aura été lié au ciel et tout ce que vous délierez sur la terre aura été délié au ciel ».
 
 
A Rome, Jésus a des serviteurs fidèles comme le fut Paul
 
et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même dans les jours dans lesquels Antipas était mon fidèle témoin, qui a été mis à mort parmi vous, là où Satan habite.
Dans l'apostasie généralisée de l'époque, Jésus a à Rome des serviteurs fidèles qui tiennent ferme son nom et n'ont pas renié sa foi, comme au temps de Néron, époque l'apôtre Paul fut fidèle jusqu'à sa mort en martyr vers l'année 65, à Rome où il fut décapité. Le nom Antipas qui le symbolise signifie « contre tous ». Il porta l'Evangile aux peuples païens seul "contre tous" dans l'adversité des opposants après avoir lui-même persécuté les fidèles de Jésus; là encore « contre tous ».
 
 
Le paganisme pénètre l'Eglise du Christ pour la faire tomber : le jour du soleil divinisé est adopté...
 
 
 
 
 
… dans l’église occidentale comme dans l’église orientale
Apocalypse 2
Verset : 14
Mais j’ai quelques choses contre toi, c’est que tu as là des gens qui tiennent la doctrine de Balaam, lequel enseignait à Balac à jeter une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des choses sacrifiées aux idoles et qu’ils commissent la fornication.
Le jugement du Christ est individuel, et si certains de ses serviteurs demeurent fidèles, l'époque est marquée par la doctrine de Balaam. Ce prophète infidèle avait cédé aux instances de Balac en lui révélant qu'il pouvait faire tomber le peuple d'Israël en favorisant des mariages entre ce peuple et le sien. La doctrine de Balaam consiste donc à provoquer la chute du peuple chrétien, en l’amenant à adopter des pratiques religieuses païennes. La stratégie du serpent est ainsi confirmée. Le diable entre dans l'Eglise où il est favorablement accueilli sous l'apparence séductrice du premier pape romain, Vigile, qui peut dominer le christianisme universel par le décret donné par l'empereur Justinien 1er ; une deuxième séduction après la première rattachée à l’empereur Constantin 1er.
Ainsi le dimanche doit son succès universel à deux empereurs le premier étant Constantin 1er, le second étant Justinien 1er. Ces deux empereurs ont choisi de résider à l’orient de l’Europe. De la sorte, même après le schisme religieux qui a séparé le christianisme occidental du christianisme oriental, la malédiction du « jour du soleil » a concerné les deux camps séparés. « Le ver était désormais dans le fruit ».
Les viandes sacrifiées aux idoles suggèrent un retour religieux aux pratiques païennes. La fornication image le cœur partagé des nouveaux faux convertis qui prétendent au titre de serviteurs de Dieu, tout en servant les divinités païennes. Ceci s'applique particulièrement à l'adoption du « jour du soleil », vite rebaptisé par Rome « jour du Seigneur », au cours duquel les croyants sont censés honorer, par un culte agréable, le Dieu créateur en vérité frustré puisqu'il a lui-même prévu, pour ce culte, le septième jour, le samedi sanctifié à cet usage.
Après avoir glorifié le dieu soleil, le premier jour, souillé par cette action, est offert au grand Dieu de la Création. Sa vengeance sera terrible.
 
 
A Rome…la doctrine romaine
 
 
 
 
Le péchéinstitu-tionnellement
établi
Apocalypse 2
Verset : 15
Ainsi tu en as, toi aussi, qui tiennent la doctrine des Nicolaïtes pareillement.
Dans le message d'Ephèse, le nom Nicolaïtes désignait les Romains soit le « peuple victorieux » de l'époque. L'Esprit rattache dans le temps appelé Pergame, l'identité romaine et la doctrine de Balaam. Ainsi l'identité papale romaine est confirmée dans son rôle séducteur et son objectif qui consiste à entrainer dans sa chute les serviteurs de Dieu.
Les œuvres des Nicolaïtes d’Ephèse deviennent une doctrine dans Pergame. Ainsi, le paganisme romain païen caractérise la doctrine de la nouvelle institution chrétienne infidèle du catholicisme papal romain.
Ce lien avec le paganisme romain est d’autant plus justifié que le nouveau chef de l’église chrétienne reprend le titre de « souverain pontife » qui était porté par le chef religieux de la Rome païenne ; souvent porté par l’empereur lui-même. Réalisez le fait que le « boucher » Néron et autres empereurs persécuteurs, et les papes romains, partagent le même titre religieux ; en latin « Pontifex maximus ».
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 16
Repens-toi donc ; autrement je viens à toi promptement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche.
L'invitation divine à la repentance commence avec l'instauration papale qui constitue la deuxième trompette des châtiments d'avertissements donnés par Dieu aux croyants chrétiens. Le péché châtié par la première trompette est maintenant religieusement légalisé. Les avertissements divins vont s'enchainer jusqu'à la fin du monde. Et ce verset annonce déjà ce que sera la troisième trompette: la guerre qui opposera les Protestants aux Catholiques du 16ème siècle jusqu'au 18ème. L'Esprit prépare ainsi le caractère de l'époque appelée Thyatire qui vient après Pergame.
Pendant le temps de grâce, Jésus opposera les arguments de la sainte Bible, sa parole écrite, aux mensonges catholiques romains. Elle sera entre les mains de ses vrais serviteurs l'unique épée qu'ils devront utiliser contre l'adversaire. Mais lorsque le temps de grâce prendra fin, les adversaires seront confrontés à la Parole divine qui donne vie et mort. Rendu visible à cette époque, Jésus combattra face à face les ennemis de ses serviteurs.
 
 
Au vainqueur Jésus promet l'éternité
Apocalypse 2
Verset : 17
Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées. A celui qui vaincra, je lui donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et, sur le caillou, un nouveau nom écrit, que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit.
Au vainqueur du combat de la foi et de la vocation céleste Jésus promet la vie éternelle.
La manne avait assuré la subsistance d'Israël dans la présence de Dieu pendant les quarante années de leur pèlerinage dans le désert.
Le caillou blanc exprimait le « oui » dans le vote romain, le caillou noir représentant le non. L'obtention d'un oui divin est réservée aux seuls élus.
Le nouveau nom sera à l'image de celui que Jésus a lui-même reçu selon Ap.3 : 12. Ce nouveau nom désigne une nouvelle nature céleste que l'élu recevra au retour de Jésus-Christ pour entrer dans l'éternité céleste.
Celui qui écoute l’Esprit voit s’instaurer en 538, comme chef de l’église chrétienne universelle, un intrigant qui, soutenu par l’empereur Justinien 1er, va donner à la foi chrétienne des normes païennes qui vont être causes d’un enchainement de malheurs jusqu’au retour du Christ.
Ce que vous devez comprendre, c’est qu’en instaurant l’Israël de la première alliance, Dieu a donné à l’humanité l’exemple d’un peuple sur lequel il applique ses principes moraux, sanitaires et sociaux. Des principes de normes de sainteté auxquels il ne saurait à aucun prix renoncer. Or un modèle, c’est fait pour être imiter. Aussi, lorsque ceux qui se réclament de lui ne répondent pas à ses critères, semblable à un potier mécontent du vase obtenu, il le casse. Le maintien de la relation avec Dieu va donc dépendre entièrement de l’aptitude humaine à se conformer à ses principes. Cette nécessité va le conduire à engager une œuvre de réforme religieuse au XVIème siècle, officiellement en 1517, quand Martin Luther dénoncera la fausse foi catholique, en affichant sur les portes d’une église allemande ses 95 thèses de la justification par la foi présentée dans la sainte Bible. Cette réforme officielle ne sera pas complète et nécessitera un achèvement que Dieu a programmé par Da.8 : 14 pour 1844.
Ainsi, les nouveaux convertis chrétiens d’origine païenne devaient, au temps des apôtres, recevoir l’enseignement de la loi de Moïse selon Actes 15 : 21, afin d’y découvrir les détails des prescriptions divines en ce qui concerne le respect des aliments purs et impurs distingués et établis souverainement par Dieu. C’est en se soustrayant à cette obligation que l’église catholique romaine a produit le mépris de l’avis divin, visible encore aujourd’hui dans la foi catholique et la foi protestante ; signe de leur commune malédiction.
H4
de 1517
à 1844
Le temps de la Réforme sous Luther et après lui
Apocalypse 2
Verset : 18
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Thyatire, écris,
Ce nom grec est formé de deux racines. « Thuao » désigne : « un porc en rut », soit pour Dieu, une abomination. Ensuite, « téiro » signifie : « donner la mort avec souffrance ». Ces deux idées caractérisent l’œuvre du régime papal intolérant dont le caractère abominable va atteindre un sommet quand il s’applique contre les serviteurs fidèles de Dieu ; ce qui est le cas vers 1517 date qui marque officiellement le début de la réforme protestante. C’est l’année où le moine Martin Luther dénonce l’apostasie catholique dont il révèle la nature diabolique. La réaction de l’église romaine ne fera que confirmer cette accusation. Les tribunaux de l’inquisition papale mettront le comble à leurs atrocités.
 
 
Le grand juge spectateur
 
Voici ce que dit le Fils de Dieu, qui a ses yeux comme une flamme de feu,
A l’église romaine qui fait consumer les chairs de ses serviteurs fidèles sur des bûchers, Jésus rappelle que ses yeux n’ont rien perdu de ces abominables scènes, et qu’il réserve aux persécuteurs, lui aussi, des flammes de feu pour le jugement dernier.
 
 
Le grand juge exécuteur
 
et dont les pieds sont semblables à de l’airain brillant,
Ap.10 : 2 montre que les pieds de Jésus se poseront sur la mer et la terre, révélant par les choix « droit et gauche » une différence de jugement sur ces deux entités qui représentent dans l’ordre cité, la foi catholique et la foi protestante. Habituellement la droite représente le coté béni par Dieu. Ici la situation est différente car elle s’applique en tant que malédiction. Le catholicisme et le protestantisme sont tous les deux concernés par la même malédiction depuis l’application du décret de 1844. Le catholicisme, sur lequel le pied droit de Jésus se pose, semblerait être tenu pour moins coupable que le protestantisme, plus éclairé, qui se réclame de l’authentique parole de Dieu écrite : la sainte Bible. Mais en réalité, c’est tout le contraire. En partant du principe que la droite représente dans le cas de ce verset, le coté privilégié dans un sujet de malédiction, l’église romaine y est présentée comme principale coupable envers Dieu. Ceci s’accorde pleinement avec la citation d’Apocalypse 18 : 24 : « … et parce qu’on a trouvé chez elle le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre ». Selon Ap.17 : 5, elle reste avant tout « la mère des prostituées de la terre ».
Pour mieux comprendre cette image dans laquelle les pieds de Jésus sont souillés par le péché symbolisé par l’airain, nous devons voir dans Es.63 l’usage que Jésus fait de ses pieds : il foule avec ses pieds la vendange des raisins dans la cuve de la colère divine (thème d’Ap.14 : 18-20).
Es.63 : 6 : « … et j’ai foulé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés dans ma fureur ; et j’ai fait couler leur sang à terre ».
 
Vers 1700
 
Sous Louis XIV
Apocalypse 2
Verset : 19
Je connais tes œuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières.
Pas de doute, Jésus s’adresse à l’Elue qui répond à son exigence de l’heure. Le contexte persécuteur la contraint à la clandestinité. Mais les élus prennent des risques, car il faut répandre la bonne nouvelle du salut par grâce révélé dans la sainte Bible. Le risque est grand celui qui est pris en flagrant délit sera mis à mort sur un bûcher, ou envoyé sur les galères du roi, ou emprisonné comme Marie Durand pendant 40 années au sommet de la tour de Constance.
Si les dernières œuvres manifestant la foi dépassent les premières c’est parce que la férocité de l’adversaire ne fait que s’amplifier avec le temps. Le sommet est atteint sous le règne maudit du somptueux roi « soleil » Louis XIV, organisateur du corps des « dragons » créé tout spécialement pour la chasse aux Huguenots dans le massif des Cévennes.
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 20
Mais j’ai contre toi, que tu laisses faire la femme Jézabel qui se dit prophétesse ; et elle enseigne et égare mes esclaves en les entraînant à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles.
C’est ici le premier reproche que Jésus adresse aux élus de la Réforme. Ils laissent Jézabel enseigner et égarer ses esclaves dans la mesure où leur propre réforme reste imparfaite et inachevée. En effet, le protestantisme hérite du catholicisme un ensemble de faussetés religieuses qui va finir par lui coûter très cher en 1844 : la déchéance.
Le nom Jézabel, copié sur l’épouse étrangère du roi Achab, est justifié par la ressemblance des deux entités qui s’activent à persécuter les prophètes de Dieu. Ce nom hébreu signifie « là où est Bel, Bélial, le diable ou Satan ». Elle prétend au titre de prophétesse par le nom porté par le palais de sa résidence : « le Vatican » tiré du mot latin « vaticinare » qui signifie prophétiser. En vieux français ce verbe de l’époque était vaticiner.
Les accusations portées contre Jézabel sont identiques à celles qui sont imputées au trône de Satan pour 538, l’époque de l’adultère légalisé désignée par le nom Pergame. C’est bien la même doctrine de Balaam qui poursuit son action de destruction de la vérité divine.
 
 
Un temps prophétisé
Apocalypse 2
Verset : 21
Et je lui ai donné du temps afin qu’elle se repentît ; et elle ne veut pas se repentir de sa fornication.
Oui le Seigneur Jésus lui a donné 1260 années révélées, par Da.7 : 25 et Ap.12 : 6-14, pour se repentir, et mise en face des déclarations de la Bible, elle refuse de reconnaître ses fautes et d’accepter la vérité divine, intensifiant même ses persécutions contre les élus fidèles.
 
 
Traitée comme une prostituée
Apocalypse 2
Verset : 22
Voici, je la jette sur un lit, et ceux qui commettent adultère avec elle,
Les accusations se clarifient ; l’adultère spirituel est clairement signalé.
Ceux qui partagent sa culpabilité sont les « dix rois » ou dix cornes de Da.7 : 25, Ap.12 : 3 et Ap.13 : 1 soit, les monarchies européennes occidentales. Jézabel sera jetée sur un lit comme une femme facile adultère ou prostituée ; ce qui la relie à la prostituée Babylone la grande présentée dans Ap.17 : 5 : « la mère des prostituées de la terre ».
 
viendra en 1789
La Révolution Française
 
dans une grande tribulation, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres ;
Le châtiment de l’adultère spirituel sera sanglant. En France, la Révolution va renverser la monarchie soutien de l’église romaine papale. Relevez bien qu’ils ont à se repentir des œuvres religieuses enseignées par la Jézabel catholique ; ses œuvres.
Cette grande tribulation sera l’objet du thème de la 4ème trompette dans Ap.8 : 12. Ce thème est, lui-même, dans l’ère chrétienne, une application du 4ème châtiment divin annoncé dans Lév.26 ; un châtiment qui a pour but de châtier les péchés d’Israël. Dieu dit à son sujet : « et je ferai venir sur vous l’épée qui exécute la vengeance de l’alliance » ; cette précision nous révèle la raison divine de l’hécatombe due à la révolution française entre 1789 et 1798.
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 23
et je ferai mourir de mort ses enfants ;
Le roi de France, Louis XVI, bouc émissaire de la monarchie coupable envers Dieu, sera décapité en 1792 et derrière lui entre 1793 et 1794 les monarchistes et le clergé de l’état français perdront leur tête sous la guillotine sanglante des révolutionnaires. Les coupables n’ont pas jugé nécessaire de se repentir de leurs exactions, toujours convaincus de servir et d’honorer Dieu, comme en témoigne l’engagement religieux des Chouans monarchistes bretons qui avaient pris pour symbole « le cœur sacré de Jésus ». Non, Jésus n’était pas avec les Chouans, et il n’était pas davantage avec les révolutionnaires.
L’athéisme national français, apparu à cette époque était directement la conséquence des exactions commises par le camp monarchiste et papal romain. Le peuple a pris la religion en haine et l’a exprimé sauvagement. On a rendu Dieu coupable de ces exactions et les libres penseurs ont achevé l’œuvre en répandant, par leurs livres, les pensées anti religieuses dans les esprits humains jusqu’à notre époque du temps de la fin du monde. La leçon a été jusqu’à ce jour incomprise et ignorée par les peuples de la terre.
 
1800
Après l’hécatombe le réveil spirituel
 
et toutes les assemblées connaîtront que c’est moi qui sonde les reins et les cœurs ; et je vous donnerai à chacun selon vos œuvres.
Le peuple adventiste dispersé en assemblées sur toute la terre a eu seul la connaissance du rôle divin de la Révolution Française, éclairé après 1844, par les enseignements reçus de Dieu par Ellen.G.White. Je ne fais donc ici que confirmer, en apportant des précisions supplémentaires, l’instruction déjà reçue sur ce sujet.
Si les assemblées citées représentent les élus des 7 époques de l’ère chrétienne, elles ne connaîtront le sens de cet événement que pendant le jugement céleste du millénium ou septième millénaire.
Si ces assemblées concernent les diverses dénominations chrétiennes actuelles, le temps où elles connaîtront cette chose est réservé pour l’avenir lors d’une proclamation solennelle du message révélé décrypté.
Il reste une dernière interprétation, préférable aux précédentes par son lien avec l’enseignement d’Ap.11 : 11. Ce thème fait mention d’un retour de la crainte de Dieu après l’hécatombe de l’œuvre révolutionnaire symbolisée par le nom : « la bête qui monte de l’abîme ». Ainsi, les assemblées de cette terrible époque sanglante ont fait le lien entre le drame et la puissance de Dieu. Ils y ont vu son châtiment, mais depuis cette époque, cette leçon a été complètement abandonnée les nations incrédules préférant écouter les scientifiques et les libres penseurs.
Entre 1789 et 1798, Dieu a donné à chacun selon ses œuvres : ceux qui ont versé le sang de ses serviteurs fidèles ont versé le leur à leur tour. Ce principe divin se prolongera et s’appliquera jusqu’au jour du jugement dernier.
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 24
Mais à vous je dis, aux autres qui sont à Thyatire, autant qu’il y en a qui n’ont pas cette doctrine, qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils disent,
Relevez cette différence. Jésus parle directement à ses élus, alors qu’il parle à la troisième personne du singulier et du pluriel du camp ennemi. Jézabel n’est donc vraiment pas accueillie par Jésus et ses revendications sont non fondées et terriblement trompeuses.
La prophétie apporte dans ce verset une précision qui prouve incontestablement l’époque concernée par le message. Les élus de Jésus y dénoncent la doctrine religieuse catholique qu’ils attribuent au diable lui donnant le nom de profondeurs de Satan. Seule l’impression de la Bible avec l’invention de l’imprimerie, a rendu possible la comparaison entre la doctrine catholique romaine et la foi révélée dans la sainte Bible, la parole écrite de Dieu.
Caractérisée comme doctrine de Balaam, cette doctrine catholique peut, à juste titre, recevoir le nom de profondeurs de Satan qui fut personnellement à l’œuvre dans les deux expériences. Le mot profondeur s’explique par le rattachement du diable à « l’enfer » supposé sous la terre. C’est en menaçant des souffrances de « l’enfer » que l’église catholique romaine réussissait à dominer les puissants et les faibles.
 
 
…d’autres charges à venir
 
je ne vous impose pas d’autre charge ;
La foi repose sur des principes que Dieu « impose » à ses créatures. L’homme se croit libre mais il n’a que la liberté de choisir entre sa mort et sa vie qui seront à l’issue de son expérience terrestre. Il choisit lui-même à quel type d’esclavage il veut être soumis ; la vérité divine ou le péché mondain. A cette époque de la Réforme, la charge représente le devoir de reconnaître la Bible comme seule base scripturaire de la parole de Dieu et le principe du salut par grâce basé sur l’offre du sacrifice volontaire de Jésus-Christ.
A quel type de charge Jésus fait-il allusion ? A la manière dont l’homme accueille son devoir d’obéir à Dieu. Pour l’homme naturel obéir à une volonté supérieure constitue quelque chose de pénible et désagréable. Au contraire pour ses élus formés à son image, en Jésus, « le joug » imposé devient « doux et léger » ; selon Matt.11 :30. 
La raison du reproche du verset 20 est ici confirmée. Jésus laisse entendre que d’autres charges seraient possibles. L’avenir va prouver qu’elles vont même être exigées soit « imposées », par Dieu, à partir de 1844.
Dans l’époque couverte par le nom Thyatire, le protestantisme est encore terriblement souillé par son héritage catholique. Des pratiques religieuses et des conceptions dogmatiques devront être abandonnées par les nouveaux élus.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1844
1994
Une approbation divine provisoire
 
 
 
 
 
 
 
Les épreuves adventistes
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 25
mais seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne.
Ce mot seulement est à souligner. Il indique clairement le caractère provisoire et l’exception que Dieu accorde à la foi protestante établie entre 1517 et 1844.
Comme amorce de la réforme nécessaire, on lui doit deux vérités fondamentales au caractère perpétuel : le salut par la foi au sacrifice de Jésus-Christ, et le principe latin « sola scriptura », traduction : l’Ecriture seule (la sainte Bible).
La perpétuité de la conservation de ces deux principes aboutira au retour de Jésus-Christ. Ici, le jeu de l’Esprit devient surprenant de subtilité, car le retour de Jésus va être faussement anticipé et annoncé pour le 22 Octobre 1844 par le décret de Da.8 : 14. Et tout va se passer comme si cette date avait marqué le vrai retour du Christ. Car c’est à partir de cette date que Dieu va exiger les charges non encore imposées aux Protestants dans le message de Thyatire. Pour la foi protestante, la marche vers le retour du Christ s’est achevée définitivement en 1844. Elle ne sera reconnue désormais qu’en tant que « foi adventiste » avec le respect du Sabbat du septième jour. Il s’agit de s’attacher individuellement à une doctrine de vérité et non à une dénomination religieuse. Né sous la forme d’un mouvement de réveil spirituel basé sur une « attente » (Da.12 : 12 : « Heureux celui qui attendra jusqu’à 1335 jours ») programmée du retour du Christ, en fonction des données chiffrées proposées dans la Bible, « l’adventisme » retrouvera, après l’apostasie de sa forme institutionnelle, son caractère du début, celui de l’engagement individuel dans un mouvement de réveil, jusqu’au retour bien réel et confirmé de Jésus-Christ qui revient pour sauver les derniers vrais « adventistes » de la mort.
Cette seule formule « jusqu’à ce que je vienne » suggère tout l’enseignement préparé et révélé dans Da.8 et Da.12 ; les deux chapitres qui ciblent l’épreuve de 1844. Ainsi, ceux qui seront tenus dans l’ignorance du plan, prophétisé par Dieu, ignoreront, totalement, qu’il les a livrés aux mensonges du diable et les a destinés à partager son terrible sort final. Ceci explique pourquoi, le retour du Christ devient un sujet de terreur et d’épouvante : « et ils disent aux montagnes et aux rochers, tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau ; car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » Ap.6 : 16.
Ils auront donc voulu ignorer leur condamnation, révélée par la prophétie divine, jusqu’au moment où ils seront confrontés au terrible retour de celui qu’ils tenaient pour leur Seigneur et leur Maître.
 
 
De nouvelles œuvres révélées en leur temps … la connaissance augmentera
Apocalypse 2
Verset : 26
Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin,  
Il y a d’authentiques vainqueurs à l’époque appelée Thyatire, mais ici encore Jésus apporte une précision : celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin. Comme nous venons de le voir avec 1844 les œuvres nouvelles exigées par Dieu vont conditionner son approbation pour ses serviteurs jusqu’au temps de la fin. Faut-il s’en étonner ? N’est-ce pas là une action de réciprocité légitimement exigée de la part de celui qui a dit : « Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » ? Et nous le comprenons par ce verset 26 de notre étude, pour recevoir et mettre en pratique toute nouvelle lumière qu’il apporte à ses serviteurs en leurs temps, « … jusqu’à la fin du monde ».
Ainsi, au moment de la fin du monde, pour subsister au retour glorieux du Christ, l’élu victorieux a traversé victorieusement les diverses épreuves de foi successives auxquelles Dieu l’a soumis. Après 1844, vient l’épreuve de foi de 1994, ensuite la traversée de la 6ème trompette, ou troisième guerre mondiale, suivie par la loi dominicale, et à ce stade seulement, en persévérant dans sa fidélité au sabbat divin, l’élu sera assuré de sa victoire, car la fin du temps de grâce aura alors définitivement scellé le sort éternel de chacun.
 
 
Juge avec Christ pendant 1000 ans
 
je lui donnerai autorité sur les nations ;
L’autorité sur les nations prendra le caractère de pouvoir les juger sous le regard du grand juge Jésus-Christ.
 
 
 
Apocalypse 2
Verset : 27
et il les paîtra avec une verge de fer, comme sont brisés les vases de poterie, selon que moi aussi j’ai reçu de mon Père ;
Le jugement n’aura qu’un seul verdict plus ou moins aggravé, mais qui sera, pour tous, la mort dans une agonie prolongée proportionnellement à la culpabilité de chacun : condition de la seconde mort citée dans Ap.20 : 14.
Premier martyr de la foi chrétienne, Jésus participera à ce titre, lui-même, au jugement comme juge des persécuteurs rebelles, partageant ainsi ses droits avec ses élus.
Il se trouve que la verge de fer symbolise un jugement de mise à mort de rebelles coupables d’avoir servi l’autorité de la Rome papale, elle-même symbolisée par le fer dans Da.2 et Da.7. Une dureté supérieure à la sienne la jugera donc, ainsi que ses victimes collaboratrices.
En évoquant le « Père », l’Esprit place l’action sous le jugement souverain du Dieu créateur de toute vie, frustré et trompé par toutes les dénominations chrétiennes infidèles et rebelles.
Ces rebelles sont traités comme, « … vases de colère tout préparés pour la destruction » (Ro. 9 : 22).
 
 
L’entrée au royaume céleste de la lumière divine
Apocalypse 2
Verset : 28
et je lui donnerai l’étoile du matin.
L’étoile du matin désigne le lever du soleil. Le message vient de Jésus qui a dit : « Je suis la lumière du monde » Jean 8 : 12. Sa venue est comparée dans la Bible à l’aurore. Je cite Joël 6 : 3 : « Sa venue est aussi certaine que celle de l’aurore ». Je cite encore Es.58 : 8 : « …ta lumière poindra comme l’aurore ». Et dans Es.8 : 20 : « A la loi et au témoignage ; si l’on ne parle pas ainsi, point d’aurore pour le peuple ». Dans Malachie 4 : 2, on lit encore : « Et pour vous qui craignez mon nom, se lèvera le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes… ».
Toutes ces citations confirment le sens « lumière » qui, par le soleil de notre galaxie, symbolise la lumière divine. Jésus promet donc au vainqueur qu’il entrera dans sa lumière. En citant également «  l’étoile du matin », dans 2 Pi.1 : 19 où Pierre exhorte les appelés à donner tout leur intérêt à la parole prophétique qu’il compare à une lampe qui brille dans un lieu obscur, Jésus relie l’entrée au ciel et la réception de sa lumière prophétique qu’il offre déjà, sur terre, en gage à ses élus. Sa révélation prophétique constitue bien, à ce titre, le témoignage de Jésus-Christ pour ceux qu’il aime.
A juste raison, la lumière du soleil est appréciée par les humains pour sa douce chaleur et ses bienfaits multiples. Ce sont ces aspects agréables qui illustrent le mieux les actions de Dieu pour ses élus. Mais cela ne donne pas aux rebelles des raisons d’adorer le soleil comme une divinité au détriment du vrai et unique Dieu son Créateur. Pour eux, le soleil deviendra un feu brûlant, sujet du 4ème dernier fléau d’Ap.16 :8. Les élus, eux, ne confondent pas Dieu et ses créatures astrales.
 
 
Une sélection divine
Apocalypse 2
Verset : 29
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !
Dieu adresse une invitation à ses élus. Il sait quels sont les noms de ceux à qui il va donner la capacité d’entendre ses messages codés, et ceci depuis la fondation du monde, et même avant cela. La surprise ne sera donc pas pour lui, mais pour nous, les êtres humains, qui le laissons reconstruire en nous son image.
 
1831
1844
Première épreuve « adventiste »
Entre 1831 et 1844, aux Etats-Unis d’Amérique du nord, Dieu fait développer et accomplir son premier test de foi « adventiste » en terre protestante, en faisant annoncer, par William Miller, un faux retour du Christ prévu pour le 22 Octobre 1844, date où aboutissent les 2300 jours-années cités dans Da.8 : 14.
Dans l’Apocalypse, ce message de Daniel n’est pas représenté, mais il reste sous-entendu, et va conditionner les propos tenus par Jésus dans le message de Sardes qui vient maintenant.
Nous trouvons en 1844, le premier accomplissement de la parabole des « dix vierges ». Il y en aura encore deux autres : un deuxième en 1994, et un troisième pour le véritable retour de Jésus-Christ.
Je rappelle que, pour Dieu, ces fausses annonces mettent les Chrétiens en situation de témoignage public de leur nature spirituelle véritable. Ainsi, si Jésus venait au moment annoncé, ceux qui n’ont pas cru à l’annonce fondée sur la prophétie seraient, à juste titre, rejetés par lui pour cause de manque de foi envers sa parole biblique prophétique. Nous allons voir que cette foi ou cette absence de foi pour la parole prophétique va caractériser l’appartenance aux vierges sages ou aux vierges folles de la parabole des dix vierges de Matt.25.
 
Apocalypse 3
 
 
 
Le chiffre 3
Ce chiffre 3 est le chiffre de la perfection. Ce n’est pas un hasard, si 3 décrets conduisent l’Israël coupable à Babylone, et si 3 décrets royaux l’autorisent à retrouver son pays. Le plan du salut préparé par Dieu repose également sur 3 rôles successifs de l’Esprit créateur : Père, Fils, et Saint-Esprit. Placé sous la symbolique de ce chiffre 3, l’Esprit nous fait entrer, avec Sardes, dans un temps où la perfection des œuvres de foi est exigée par Dieu de la part des appelés du Christ, s’ils veulent accéder au statut d’élus. Il y aura également 3 annonces du retour de Jésus-Christ ; 2 fausses en 1844 et en 1994, et une véritable, encore dans l’avenir, en 2031 (mise à jour 2018).
H 5
1844
La fin de l’épreuve
Apocalypse 3
Verset : 1
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Sardes, écris,
Le message délivré, par Jésus, est adressé aux Chrétiens qui viennent de subir un test de leur foi. La parole de Dieu invitant les Chrétiens à tenir pour d’autant plus certaine la parole prophétique à laquelle ils font bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur… dans 2 Pie.1 : 19. Le Seigneur va pouvoir maintenant dire ce qu’il pense du déroulement de l’épreuve.
Sardes suggère par son étymologie grecque plusieurs idées très différentes. « Sardonion » est en grec un filet de pêche. Jésus a utilisé le mot « filet » dans une parabole rattachée à la fin du monde. Ce filet permet de prendre et de trier ensuite les poissons relevés. Le caractère de l’épreuve de foi est déjà ainsi confirmé. Le mot « sardonique » désigne un rire grimaçant et convulsif ; un rire méchant, une idée de rire diabolique et d’agonie mortelle. Parmi les poissons on trouve la « sardine ».
En caractère opposé, le mot « sardo » désigne en grec une pierre précieuse : la sardoine.
 
 
Jésus le grand juge et le grand Maître
 
Voici ce que dit celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles,
Dans cette image, Jésus rappelle à ses disciples qui se réclament de lui que c’est lui, Jésus, qui les tient, et non l’inverse. Il reste souverainement Maître de son acceptation ou de son rejet des âmes.
Il est Maître de la plénitude de son esprit qu’il donne ou retire comme il le veut, et dans la plénitude du temps, il juge l’état de ses messagers.
 
 
Le verdict de Jésus
 
Je connais tes œuvres,  que tu as le nom de vivre, et tu es mort.
Il faut ici se souvenir du message construit dans Daniel 12. Le fleuve Hiddékel, soit le tigre, imageait l’épreuve mortelle de la foi chrétienne de 1844. Au-dessus du fleuve se tenait un homme vêtu de lin, Jésus le juste juge. C’est lui qui exprime maintenant, dans ce verset, le verdict concernant les Chrétiens protestants « recalés à l’examen » de leur foi. Un zèle d’activité religieuse va désormais les caractériser jusqu’à la fin du monde, et cependant, le verdict de Jésus est clair : « … tu es mort ». Relevez la gravité de cette mort ; s’adressant à des vivants, il évoque la seconde mort d’Ap.20, celle qui ruine tout espoir d’éternité.
 
 
La déchéance du protestantisme universel
Apocalypse 3
Verset : 2
Sois vigilant, et affermis ce qui reste, qui s’en va mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu.
L’exhortation à la vigilance est synonyme de prêter attention à la parole prophétique comme nous y invite 2 Pie.1 : 19. Seule cette remise en cause permettra d’affermir ce qui reste et qui, sans quoi, s’en va mourir pareillement.
Relevez-le, quel contraste entre cette exigence d’œuvres parfaites dans cette époque « Sardes » avec le « je ne mets pas sur toi d’autre fardeau … seulement … » de l’époque précédente « Thyatire ».
Nous sommes donc bien entrés dans une phase du temps où Jésus exige la perfection des œuvres de ses serviteurs et en fonction de quoi, conformément aux termes de Da.8 : 14, il prolongera sa justice que pour ceux qu’il tient pour saints. Dans cette nouvelle phase, le grand Dieu, le Créateur, exige la restauration de toutes ses vérités bibliques déformées par l’église papale romaine.
En dehors de l’expérience « adventiste » de 1844, le décret de Da.8 :14 exige la justification de la sainteté. Ce n’est qu’en réalisant l’achèvement de l’œuvre de Réforme jusque-là inachevée que la doctrine de la vérité chrétienne sera rendue parfaite. L’exigence de cette perfection suffit donc pour Dieu de condamner dès 1844, l’ensemble de la foi chrétienne qui pratique le dimanche romain et ignore les exigences divines de l’ancien « témoin » ou ancienne alliance. La pensée rebelle catholique est restée gravée dans les esprits des protestants superficiels. Ainsi à leur insu, les chrétiens incrédules et rebelles sont les premiers à être frappés par un décret mortel de Dieu. A la fin du monde, à leur tour, ils tenteront, mais en vain, de faire mourir ses serviteurs restés fidèles au sabbat, par un décret mortel annoncé dans Ap.13 :15.
En plus de la perfection personnelle de ses serviteurs, Jésus juge, ici, des œuvres de foi, sur un critère historique de 1844, la foi au retour de Jésus annoncé par un prophète choisi par Dieu ; l’annonce étant construite sur une prophétie chiffrée de la Bible : Da.8 :14 et 9 :25, et Esdras :7 :7.
Pour le Seigneur Jésus le jugement est simple. Quand une prophétie chiffrée semble annoncer une date fixant son retour en gloire, la foi parfaite consiste à y croire. Et sondant les plus secrètes pensées des hommes, il ne sera pas trompé par les paroles des hypocrites superficiels, heureux de trouver, dans la Bible-même, des versets dont ils font un mauvais usage pour justifier leur paresse ou leur désintérêt spirituel.
 
 
Un décret divin anticipé ignoré
 
et
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Une épreuve de foi mal vécue
Apocalypse 3
Verset : 3
Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi.
Principe général : Ici de même, Dieu demande aux protestants, en premier, de ce souvenir en quels termes ses exigences apparaissent dans le texte de ses dix commandements, et dans la loi de Moïse, dont nombres d’ordonnances concernent encore les chrétiens, et pas seulement les Juifs. Dans sa proclamation de sa sainte loi, sur le mont Sinaï, Dieu s’est exprimé très clairement. La manière de recevoir et d’entendre dépend de l’état spirituel de l’auditeur. Aussi, Il dit à ses serviteurs : « à ceux qui ont des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux Eglises ». Le rebelle a peut-être des oreilles, mais il n’entend que ce qu’il veut entendre, et il n’entend pas les commandements de Dieu, étant trop attaché à sa liberté d’action.
La remise en cause de la foi protestante du repos dominical est exigée ; elle doit se convertir ou mourir. Le sabbat et les autres lois divines restées valides doivent être « gardés » pour conserver le bénéfice de la justice de Jésus-Christ. Le fruit de « repentance », la conversion, doit produire une obéissance chrétienne à la gloire de Dieu. L’obéissance systématique a de tout temps conditionné la qualité de la relation réalisée entre Dieu et sa créature.
Contexte historique : Un message prophétique vient d’annoncer entre 1831 et 1844 le retour de Jésus : il n’a pas été reçu ni entendu comme la vraie foi l’aurait reçu et entendu ; avec joie, zèle, espérance dans l’amour de Dieu. La repentance est donc absolument nécessaire. Ceci d’autant plus que la relation avec Jésus va se poursuivre jusqu’à la fin du monde, uniquement, par la croissance progressive de la compréhension des messages prophétiques révélés à Daniel et à Jean.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2031
 
 
Quand la lumière devient ténèbres
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LA PERLE
La lumière cachée dans les ténèbres
 
Si donc tu ne veilles pas, je viendrai sur toi comme un voleur, et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai sur toi.
Ne pas veiller consiste à ne pas rester à l’écoute de Dieu ce qui ne va pas permettre de recevoir, et de comprendre, ses messages prophétiques quand il les suscite. Aussi, en toute logique, dans cette situation, les Chrétiens seront tenus à l’écart des avertissements prophétiques que Jésus va donner à ses élus jusqu’à la fin du monde. Or, sans ces nouvelles données, les Chrétiens sont incapables de se situer dans le temps de la grâce, temps limité par Dieu, et aujourd’hui prêt de s’achever par les drames universels annoncés et révélés.
Les dernières paroles adressées aux croyants protestants concernent le sujet de son retour en gloire. Jésus ne dit pas je viendrai à toi mais sur toi. Je viendrai sur toi sera confirmé dans Ap.10 : 2 où l’on voit Jésus poser son pied gauche sur la terre, symbole du protestantisme, qu’il écrasera lors de son glorieux avènement après l’ultime épreuve « adventiste ». Comparez ; Matt.21 :44 : « Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; celui sur qui elle tombera sera écrasé ».
Cet enseignement concerne le méchant serviteur cité dans Matt.25, également symbolisé par les vierges folles de la parabole.
Une lecture inversée très subtile des messages de Dieu permet d’attribuer au camp opposé des élus les paroles suivantes : « Si donc tu veilles, je ne viendrai pas sur toi comme un voleur, et tu sauras à quelle heure je viendrai sur toi ». Dieu a tenu sa promesse et après deux faux délais d’attente je sais aujourd’hui avec certitude, au printemps 2018, en héritier des élus de Sardes, que Jésus viendra au printemps 2031, le véritable an 6000 de la création de la terre. Cette date 2031 sera marquée par un troisième crime par lequel les adversaires opposés à la vérité de Dieu auront confirmé leur refus d’obéir à sa volonté. Après que les (faux) Juifs aient tué le Messie en 31 et qu’ils aient confirmé ce refus par la mort du diacre Etienne, en 34, les derniers rebelles voudront faire mourir ses derniers élus restés fidèles au saint sabbat, en 2031. De même que la mort du jeune diacre Etienne en 34, marque la fin des « 70 semaines » de Daniel 7:25, ce troisième crime qui s’accomplira, exactement, 20 siècles après la mort du Messie lui-même, au printemps 31 de notre ère, marquera lui aussi le terme du cycle de la dispensation chrétienne et de l’histoire du péché terrestre.
 
 
Le changement de maître
IMPORTANT : Le 23 Octobre 1844, le Seigneur Jésus-Christ rompt toute relation avec la foi protestante éprouvée et déchue. Mais la nature a horreur du vide, et la place laissée vide, par Jésus, est vite comblée par le diable. Sur terre, l’humanité n’a rien su du drame qui s’est accompli d’un jour sur l’autre. Il faut aussi savoir que lorsqu’il n’a plus à retenir l’enfant de Dieu, le diable pousse au zèle ceux qu’il domine. Aussi, loin de s’éteindre, la foi protestante engendrera de spectaculeux réveils spirituels qui séduiront des masses de gens, confirmant l’annonce de Jésus-Christ qui attribue ces succès aux faux-prophètes dans Matt.24 :11 : « Plusieurs faux-prophètes s’élèveront et ils séduiront beaucoup de gens ».
Le passage de la foi protestante sous la domination du diable demeure à ce jour le mystère, d’iniquité, le plus subtil dans la réussite de l’ennemi des âmes. Aussi, avons-nous besoin d’une confirmation encore plus grande, tant une fausse accusation serait grave de conséquences. Le Dieu de vérité a prévu ce renforcement du message pour convaincre ses serviteurs fidèles de l’authenticité de ce jugement divin. Suivez bien l’explication.
Dans la structure du livre Apocalypse, les chapitres 11 à 22 présentent des développements des sujets évoqués succinctement dans les trois thèmes des lettres, des sceaux, et des trompettes. Or, ces trompettes, représentent les châtiments venus frapper le peuple chrétien, pour son abandon du véritable sabbat du septième jour, en 321, obéissant ainsi à l’ordre de l’empereur Constantin 1er le Grand.
Dans ce thème des trompettes, la cinquième va nous révéler certaines caractéristiques de la foi protestante abandonnée par Dieu. Et précisément, le verset 11 y confirme son passage sous la domination du diable, « l’ange de l’abîme », instrument « destructeur » pour Dieu.
« Elles ont sur elles un roi, l’ange de l’abîme, dont le nom est en hébreu, Abaddon, et en grec il a nom, Apollyon. »
Subtilement ces deux noms, traduits par Destructeur, suggèrent l’emploi de la sainte Bible, écrite originellement en hébreu et en grec, pour cette œuvre diabolique de « destruction des âmes », qui repose précisément sur une sous estimation de l’importance des révélations divines qui y sont écrites. Et le mot abîme qui est rattaché au messager, l’ange de ce verset, désigne lui aussi la destruction de la vie sur la terre, puisqu’il désigne, dans Ge.1 : 2, la terre recouverte d’eau avant que la vie y apparaisse créée par Dieu. L’étude complète du thème de cette cinquième trompette apportera toutes les confirmations qui font de la foi protestante humainement bien vivante, une foi totalement morte pour le grand Dieu Créateur en Jésus-Christ l’unique Rédempteur. Et lorsqu’il décide souverainement de ne plus lui offrir sa justice, le sort de la foi protestante est définitivement et doctrinalement scellé. Le salut restera individuellement possible sous condition d’une remise en cause de la doctrine de la foi protestante rejetée par Dieu ; une remise en cause d’autant plus justifiée que de nombreux et solides arguments bibliques vont être donnés par Dieu aux élus conservés et bénis jusqu’à la fin du monde ; des élus que nous allons découvrir maintenant.
 
1844
Un tout, tout, petit reste …
Apocalypse 3
Verset : 4
Toutefois tu as quelques noms à Sardes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ;
Dans le camp opposé
A l’époque Sardes, l’épreuve du 22 Octobre 1844 n’a le 23 Octobre 1844, que quelques vainqueurs, 50 personnes criblées et retenues sur les 30 000 ayant participé à l’engagement adventiste de l’époque. 50 personnes seulement « ont reçu et entendu » comme Jésus le demande. L’expression, quelques noms, est donc littéralement justifiée.
Avant l’épreuve de foi de 1844, la foi protestante était semblable à une vierge pure, sa justice, obtenue de Jésus et symbolisée par son vêtement, était propre. Après l’épreuve, quelques élus seulement sont trouvés dignes par Jésus de conserver le bénéfice de sa justice, les autres, nous venons de le voir, ont souillé leurs vêtements et ont ainsi perdu la justice de Jésus-Christ que, jusque-là, Dieu leur avait imputée.
 
 
En marche vers le vrai retour de Jésus
 
et ils marcheront avec moi en vêtements blancs,
Les élus de l’adventisme de la fin du monde, restés vivants, comme Hénoch qui marcha avec Dieu et fut pris par lui, entreront eux aussi dans la vie céleste sans passer par la mort. « Marcher » avec Dieu signifie : demeurer fidèle et obéissant.
Jésus marche lui-même au milieu des sept chandeliers. Il avance ainsi, dans le temps terrestre, organisant ses élus qui vont l’accompagner, dans cette marche, jusqu’à son véritable glorieux retour. Ap. 14 :4 confirme : « … ils suivent l’Agneau partout où il va ».
Les vêtements blancs vont symboliser la justice impartie du Christ qui va laver ses élus de toutes les souillures romaines que le protestantisme a conservé en 1844. Les vêtements blancs désignent la justice du Christ obtenue sans le témoignage du martyre qui est, en ce qui le concerne, symbolisé par la robe blanche. Les vêtements blancs sont reçus en une époque caractérisée par l’arrêt des persécutions. Le nombre des élus en sera d’autant plus réduit, la paix ne favorisant pas la foi.
Cette marche de Jésus, avec ses élus porteurs de vêtements blancs, va se prolonger jusqu’à son retour où, enlevés dans son royaume, nous les retrouverons assis sur des trônes pour le jugement céleste des rebelles, selon Ap.4 : 4.
 
 
Une dignité justifiée par Christ
 
car ils en sont dignes.
Cette dignité estimée par Jésus est la part réservée aux vainqueurs de l’épreuve de la foi de 1844. Nous avons donc bien là, par rapport au camp opposé, à faire aux vierges sages de la parabole, et au serviteur fidèle et prudent que son Maître a établi sur ses gens pour leur donner la nourriture au temps convenable de sa venue selon Matt.25, qui sera donc, lui-même, un héritier, des bénédictions adventistes de l’époque Sardes, conduit à reproduire l’expérience adventiste par l’annonce du retour de Jésus-Christ pour de nouvelles dates ; 1994, puis 2031 .
 
 
Aux vainqueurs… l’entrée au ciel
Apocalypse 3
Verset : 5
Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs,
La confirmation arrive. Les vêtements blancs seront portés dans le ciel par ceux qui auront obtenu la vie éternelle.
Jésus individualise la victoire, car seuls ceux qui restent libres, envers les traditions et les groupes, peuvent, en « outres neuves », s’adapter aux nouvelles exigences de Dieu.
 
 
La vie se prolonge dans l’éternité
 
et je n’effacerai point son nom du livre de vie,
Dès la fondation du monde, la mémoire illimitée de Dieu a connu les noms de tous les êtres humains, qui devaient naître sur la terre au cours des six mille années de son histoire. Le livre de vie symbolise la liste des noms sélectionnés écrits dans la mémoire de Dieu. Un nom qu’il efface n’entrera pas dans la vie éternelle ; un nom qui n’est pas effacé y entrera.
 
 
L’appartenance au Christ divin est reconnue
 
et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
Confesser signifie reconnaître. C’est au titre de sa totale divinité, et son état de Père céleste, que Jésus reconnaîtra pour sien, l’élu qui vaincra. Une fois encore, ici, le nom Père évoque le Dieu Créateur de la vie, que l’élu de 1844 va apprendre, rapidement, à honorer en découvrant l’abandon du repos sabbatique du véritable sabbat du septième jour. C’est par cette pratique restaurée, qui constitue son « sceau », que Dieu va marquer, soit sceller, souverainement, ceux qui lui appartiennent, réellement, dans cette époque dite « Sardes ».
Si le criblage a reposé sur l’annonce publique et officielle prophétique du retour de Jésus pour le 23 Octobre 1844, l’épreuve adventiste, l’exigence du sabbat et son adoption, s’accomplissent, eux, que très progressivement. C’est, une fois de plus, Dieu qui conduit cet avancement, en faisant découvrir, à ses élus sélectionnés, la lumière du sabbat abandonné injustement depuis 321.
 
 
L’exhortation adressée aux élus
Apocalypse 3
Verset : 6
Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
La formule habituelle de fin de lettre nous rappelle que notre relation avec Dieu dépend totalement de la qualité de notre « écoute ». Le verbe « écoute » suggère une attention plus concentrée que le fait d’entendre. D’autant plus que, pour Dieu, entendre signifie comprendre. La compréhension, de ce que suggère l’Esprit, est si subtile qu’elle nécessite, en effet, une écoute attentive rendue possible, uniquement, par la volonté de Dieu lui-même, écoute qui caractérise ses vrais serviteurs ; 1 Sam. 3 : 9-10 « Et Eli dit à Samuel, va, couche-toi ; et s’il t’appelle, alors tu diras, parle, Eternel, car ton serviteur écoute».
H6
1873
Le fruit de l’Esprit…
L’amour fraternel
 
 
 
 
L’adventisme du 7ème jour devient
une institution officielle universelle
Apocalypse 3
Verset : 7
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Philadelphie, écris,
Le petit groupe adventiste américain pratiquant le sabbat s’est étoffé et a grossi en nombre et en 1863, il a déposé ses statuts et il est devenu officiellement « l’église adventiste du septième jour ». Puis, en 1873, l’Esprit a réuni ses membres pour une conférence générale, et il leur a fait prendre la décision d’acheter un terrain à Battle-Creek, en vue d’y construire une école, pour former des missionnaires qui apporteront le message adventiste aux peuples de toute la terre.
Ici, nous retrouvons l’enseignement de Daniel 12 : 12 : « Heureux celui qui attendra jusqu’à 1335 jours » - années, qui, débutant en 538, aboutissent précisément en 1873. L’époque appelée Philadelphie vient confirmer dans l’Apocalypse la béatitude révélée dans Daniel.
Ce nom grec a pour racine deux termes, « philéo » traduit par le verbe « aimer », et « adelphos » qui signifie : « frère ». Ensemble cela donne : « amour fraternel » ; un critère révélant la présence sanctifiante de l’Esprit de Jésus, esprit de paix et d’amour, fruit de l’amour de la vérité.
 
 
Sainteté et vérité
 
Voici ce que dit le saint, le véritable,
En écho à la sanctification des véritables saints, concernés par le décret de Da.8 : 14, Jésus se présente sous le titre « le saint », celui qui sanctifie ses serviteurs qui honorent son nom et sa vérité qu’il suggère, également, en se disant « le véritable ». Sainteté et vérité nous ramènent au pur Evangile des temps apostoliques et sous-entend ce verset de Jean 17 : 17 bien connu : « Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité ». Ces termes confirment bien un retour à la source de la foi chrétienne apostolique. La véritable doctrine de l’Evangile éternel est restaurée, et elle est adoptée par ceux qu’il juge dignes de marcher avec lui en vêtements blancs.
Bien qu’elle soit encore imparfaite à cette époque du commencement, la compréhension de la vérité est en route, et comme le dit Da.12 : 4, pour la parole prophétique, la connaissance augmentera jusqu’à la fin où nous sommes en 2018, et je témoigne de ce que je la vois constamment augmenter.
 
 
L’accès à la vie éternelle
 
celui qui a la clef de David,
Dans Esaïe 22 :22, la clef de David est placée sur l’épaule du Messie, faisant ainsi allusion à la croix du supplice enduré par Jésus-Christ. C’est en effet cette crucifixion qui va obtenir le pardon de Dieu soit l’ouverture du royaume des cieux aux élus repentis. Pour le pécheur rebelle, le ciel est fermé par une serrure inviolable qui est le jugement de Dieu.
Comme une « clef » qui ouvre la serrure d’une porte, la mort expiatoire de Jésus ouvre la compréhension du projet arrêté par le Dieu créateur. C’est par ce seul et unique moyen que Dieu va mettre à part tous ses élus de l’histoire terrestre. Ils ont reçu en leur temps, comme Abraham, des visions concernant la mort de Jésus prophétisée par les sacrifices animaliers dont le sacrifice perpétuel. Aussi, peut-on trouver logique que cette « clef » finisse par établir le vrai temps du retour du glorieux Messie.
 
 
A la décision du Juge : le Portier
 
celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira,
Es.22 : 22 : «  Et je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David : et quand il ouvrira, nul ne fermera ; et quand il fermera, nul n’ouvrira ».
Qui est ouverte et qui est fermée ? La porte de l’entrée du royaume des cieux. Elle est ouverte devant les élus rassemblés sous l’égide du nom Philadelphie, et elle est maintenant définitivement fermée au protestantisme déchu abandonné au diable par Jésus en 1844 dans l’époque dite Sardes.
Si l’Esprit précise « et nul n’ouvrira » c’est parce qu’aucune force n’existe capable de contraindre Dieu à revenir sur sa décision. De plus la porte du royaume est dans la dimension céleste, hors d’atteinte de toutes ses créatures terrestres et nous l’avons vu par l’étude d’Ap.12, également hors d’atteinte pour le diable et ses démons depuis la victoire sur le péché de Jésus-Christ.
L’image de la porte ouverte ou fermée confirme l’instauration des nouvelles conditions d’accès au salut de 1844 qui rend sans valeur la foi protestante imparfaite héritée du 16ème siècle.
 
 
Une porte céleste
Apocalypse 3
Verset : 8
Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer,
La foi des élus de cette époque 1873 produit des œuvres agréables au Seigneur. Aussi en connaissance de cause il confirme la dignité d’accéder au royaume céleste éternel. L’entrée au ciel sera le thème d’Ap.4 : 1 où nous lirons : « … une porte était ouverte dans le ciel … »
 
 
La faiblesse de la nouveauté
 
car tu as peu de force,
Ce peu de force s’explique par la jeunesse de l’œuvre mise en route depuis 1844 ; elle a 29 années d’existence, strictement américaine, en 1873 époque de Philadelphie.
 
 
Le bon témoignage
 
et tu as gardé ma parole, et tu n’as pas renié mon nom.
Jésus a obtenu, des élus de Philadelphie l’obéissance souhaitée sur tous les sujets auxquels il les a soumis. Sa parole prophétique a été honorée comme elle devait l’être. Et de la sorte, ils ont imité leur Maître, qui leur avait donné, en exemple, son souci permanent de témoigner pour la vérité divine. En agissant, comme lui-même avait agi sur la terre, ils n’ont pas renié son nom, qui désigne plus que le nom Jésus, en fait, son caractère, sa personnalité et ses œuvres. Par leur fidélité et leur ressemblance à ce qu’il était, Jésus va pouvoir en eux, prolonger son œuvre de Sauveur des pécheurs, comme son nom, Jésus, traduit par « Yahwéh sauve », le prouve.
 
 
Le vrai statut des Juifs
Apocalypse 3
Verset : 9
Voici, je donne de ceux de la synagogue de Satan qui se disent être Juifs,  et ils ne le sont pas, mais ils mentent ;
Ce verset souligne un fait important touchant les Juifs de race. Condamnés par Dieu, sur le plan national, les Juifs sont devenus, pour Lui, la synagogue de Satan, mais comme candidats individuels au salut, la porte de la grâce, ouverte par Jésus, leur restait accessible, sous la condition qu’ils acceptent et adoptent la foi chrétienne. Mais ici, il faut relever la conséquence des déformations doctrinales apportées par l’église papale romaine. Aucun Juif sincère et pieux n’avait de raison de se convertir à une religion chrétienne qui foulait aux pieds les commandements du grand Dieu créateur.
L’Esprit souligne, ici, la possibilité pour les Juifs de race de se convertir à la foi chrétienne adventiste dans laquelle le sabbat et les autres commandements de Dieu sont tenus pour saints et pratiqués. La porte de la grâce qui leur avait été doublement fermée, par leur péché, et par celui de Rome, leur est maintenant légitimement accessible, s’ils veulent faire la volonté de Dieu.
Relevez l’insistance de l’Esprit sur le statut divin donné aux Juifs. Son jugement n’a pas changé depuis que Jésus leur a dit : « vous avez pour père le diable, il est menteur et meurtrier dès le commencement » Jean 8 : 44.
 
 
Une humilité nécessaire
 
voici, je les ferai venir et se prosterner devant tes pieds, et ils connaîtront que moi je t’ai aimé
C’est donc dans l’humilité qu’ils devront rejoindre les élus sélectionnés depuis 1844. Et loin de se glorifier de leur héritage naturel, ils devront apprendre et reconnaître la chute de leur race, pour adhérer aux doctrines de l’Elue mise en mission universelle à partir de 1873.
Ceux qui ne viendront pas la rejoindre dans sa bénédiction, se prosterneront devant elle, néanmoins, au jour du jugement dernier, quand ils seront confrontés à la gloire éternelle obtenue par les élus de Jésus-Christ.
Relevons une première ombre dans un tableau de lumière. Jésus dit à Philadelphie « je t’ai aimé ». L’avenir va le prouver, ce témoignage d’amour est rattaché exclusivement à cette église institution adventiste de 1873, car la septième époque présentera un caractère très différent et très assombri.
 
 
La fidélité
Apocalypse 3
Verset : 10
Parce que tu as gardé la parole de ma patience,
S’il est une chose qui peut étonner les hommes, c’est bien la patience de Dieu. Patience envers une humanité qui brave continuellement ses interdits, foule aux pieds ses ordonnances, et pour certains de plus en plus nombreux, l’ignore totalement. Il lui faut en effet une patience toute divine pour ne pas intervenir avant le temps qu’il a défini pour le faire.
Les élus de Philadelphie ne sont pas de ceux-là. Tout au contraire, en eux la patience de Dieu a été récompensée, et le Seigneur de toute vie compte bien leur exprimer concrètement sa reconnaissance pour leur fidélité.
De manière plus précise, « la parole de la patience » de Dieu cible son sabbat, à propos duquel Dieu a fait preuve d’une « patience » inimaginable, hors du commun en attendant depuis 321, l’année 1844, pour exiger sa restauration. Et à l’époque Philadelphie, l’adventiste du 7ème jour « garde », effectivement, « la parole » de son 4ème commandement, objet de sa divine « patience ».
 
 
Fidélité récompensée
 
moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre.
Cela viendra au moment où ses élus auront le plus besoin de lui, de sa puissance infinie et de sa gloire, terrifiante, pour ses ennemis.
L’Esprit évoque le temps d’une épreuve de foi universelle, qui viendra juste avant que se referme, définitivement, la porte de la grâce sur les derniers élus sélectionnés. C’est vers ce terrible final que la patience de Dieu conduit les hommes de toutes races, toutes nations, et tous peuples. Ce qui a un commencement a aussi une fin.
Le sabbat sanctifié par Dieu sera alors la cible du camp diabolique qui n’ayant plus rien à espérer s’active pour perdre le plus grand nombre possible. Et si quelques élus restés fidèles au sabbat, jusque-là, pouvaient être arrachés par la menace de la mort au camp victorieux du Christ, la gloire du diable haineux serait honorée et satisfaite. C’est donc par une loi qui rendra obligatoire « le repos du jour du soleil », objet de la malédiction chrétienne depuis 321, accompagnée à terme d’une menace de mort contre les désobéissants, que le diable tentera d’éradiquer la fidélité au saint sabbat du Dieu Créateur, le Tout-Puissant. Dans Ap.13 : 15 à 17, l’Esprit présente le « jour du soleil », le dimanche romain rendu obligatoire, sous son nom symbolique de marque de la bête.
 
1873
 
 
 
 
 
 
 
 
1844
 
 
 
 
 
 
 
2018
 
 
2031
Une mise en garde justifiée
 
 
 
 
 
 
 
L’héritage adventiste
 
 
 
 
 
 
Le cadeau céleste du
Printemps 2018
Retour glorieux de Jésus-Christ
L’Elue devient céleste
Fin des pécheurs
Apocalypse 3
Verset : 11
Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.
Bénie par Dieu pour avoir cru et espéré assister au retour de Jésus-Christ en 1844, en 1873 Jésus confirme qu’il vient bientôt, même si ce bientôt doit durer un peu plus de 150 années. Son retour est une certitude.
L’expression, « tiens ferme ce que tu as », est très ressemblante à la formule adressée aux protestants bénis de l’époque Thyatire, auxquels il était dit dans   Ap. 2 : 25 : « … mais seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne ». Les deux messages encouragent les chrétiens des deux phases successives de restauration des vérités bibliques abandonnées : protestantes au 16ème siècle, puis adventistes en 1844 et 1873.
Que contient donc cette expression « ce que tu as » ? On y trouve l’héritage des travaux de William Miller réalisés jusqu’en 1844 ; la bonne fixation des dates prophétiques de Da.8 :14, mais aussi de Da.9 où le verset 25 fixe le début de la 70ème semaine en l’an 27 qui marque le baptême de Jésus-Christ soit, le début de son ministère salvateur terrestre. En l’an 31, au milieu de cette 70ème semaine d’années, le Messie annoncé dans les Ecriture offrira sa vie sur la croix de Golgotha, pour expier les, seuls, péchés de ses élus. Les autres porteront eux-mêmes leurs péchés et la mort qu’ils méritent.
C’est sur cette date 31 qui marque l’accomplissement du projet salvateur de Dieu que je m’appuie, aujourd’hui en 2018, comme sur une date charnière suprême pour situer, 2000 ans après elle, le retour en gloire de Jésus-Christ soit, en 2031, le véritable an 6000 depuis Adam. Une troisième et ultime « attente » adventiste est donc justifiée, après celles de 1844 et 1994, dont le but était seulement de marquer les fins d’alliances successives du protestantisme traditionnel, et de l’adventisme traditionnel qui l’a rejoint, en scellant une alliance, en 1995. Le camp des maudits est au complet.
C’est donc en me réclamant de l’héritage béni de Philadelphie dont je prolonge l’action prophétique éclairée par Jésus-Christ que j’écris ces choses à l’époque Laodicée en laquelle j’exerce mon ministère.
Concernant l’Elue de 1873, l’avertissement du Seigneur sur la menace de perdre sa couronne, en ne tenant pas ferme ce qu’elle a, va s’avérer dans le temps qui va suivre, tristement justifiée.
Mais pour bien comprendre la situation, nous devons savoir ce qu’elle a d’autre et de particulier, soit ce que Jésus lui trouve de positif pour la féliciter et la bénir.
Nous pouvons écarter sa compréhension de la vérité qui n’était pas à cette époque parfaite, alors que reste-t-il pour satisfaire Jésus ? Des œuvres. Un intérêt fondamental pour la parole prophétique, et une soumission aux lumières que Dieu lui fait découvrir. C’est au niveau de ces principes que les élus de 1873 ont une valeur pour Jésus-Christ. L’attente de son retour doit se prolonger dans la patience, et le repos du vrai sabbat doit encore être pratiqué jusqu’à sa venue triomphante. Assisté par le soutien messager visionnaire et prophétique d’Ellen Gould White, l’adventisme s’enrichit d’une relation directe et de plus de 2000 visions et messages de Jésus-Christ. Le domaine nutritionnel est concerné et restauré également. Le végétarisme est conseillé et encouragé par Dieu. L’adventisme guidé ressemble au premier Israël instauré par Dieu. Aussi, dans Ap. 7, l’Esprit va symboliser l’adventisme du 7ème jour par « 12 tribus » qui portent, symboliquement, des noms des patriarches de l’ancienne alliance.
Mais cette formule « retiens ferme ce que tu as » va être mal interprétée par l’institution adventiste qui va fermement établir en héritage traditionnel des interprétations prophétiques qui n’avaient valeur que pour un contexte de temps précis. Les gardiens officiels du temple vont donc, une nouvelle fois, s’opposer au ministère prophétique, directement dirigé par Dieu, en lui opposant l’esprit de la tradition ; l’adventisme officiel finira par agir comme les Juifs, les catholiques, les orthodoxes et les protestants, en leur temps, avant lui ; ceci en passant progressivement de l’état « Philadelphie » à l’état « Laodicée ».
A cause de la perfection de ses œuvres, l’Elue du temps « Philadelphie » possède un trésor inestimable : Jésus-Christ en personne, sa paix, son amour, sa lumière, son soutien, et sa protection divine, jusqu’à l’entrée dans l’éternité.
Qui va chercher à lui prendre sa couronne symbole de sa victoire ? le diable bien sûr, mais pour ce faire, il va utiliser des agents humains qu’il manipule afin qu’ils fassent sa volonté.
Mais l’agent le plus efficace pour le diable c’est le temps. En peu de temps, il parvient à installer la malédiction là où était la bénédiction divine. Avec le temps, tout lasse, tout passe, tout casse dit le dicton et on peut y rajouter « tout s’efface » ; et le diable ne le fait pas mentir. Les héritiers religieux ne reproduisent pas souvent la force de foi de leurs pères, l’amour de la vérité décroit et le Seigneur ne trouve plus de raison de bénir un tel changement de nature. Le développement technologique va captiver et obnubiler les esprits et les rendre indisponibles pour le Seigneur de la vérité. Les soucis des emplois et des plaisirs vont gagner l’espèce humaine entière jusqu’au moment du drame nucléaire qui la réduira considérablement.
 
 
Un soutien dans le ciel
Apocalypse 3
Verset : 12
Celui qui vaincra, je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu,
Comme pour toutes les époques, ce message évoque divers aspects de la vie éternelle. Le temple de Dieu, soit son Elue, entrera dans le ciel pour l’éternité, et celui qui vaincra sera, comme une colonne, un soutien éternel du gouvernement divin instauré pour l’éternité sur la nouvelle terre ; qui sera l’ancienne, purifiée et régénérée.
Mais avant la vie céleste, déjà, sur la terre où l’œuvre de Dieu se prolonge, « celui qui vaincra », en résistant aux pièges du diable, l’esprit de la tradition, est utilisé pour soutenir la vérité attaquée ou méprisée. Ce message semble annoncer la lutte qui sera menée contre le dernier ministère prophétique de l’époque Laodicée qui vient à la suite de Philadelphie. Oublions l’homme mais jugeons l’œuvre ; Cet ABC d’ère ne constitue-t-il pas une colonne d’appui des vérités célestes révélées par Dieu ? Que chacun assume les conséquences de sa réponse.
 
 
Un salut définitif
 
et il ne sortira plus jamais dehors ;
La foi terrestre avait des hauts et des bas. Sauvé en un temps, l’élu pouvait perdre son élection. Entré dans l’éternité, l’élu n’en ressortira jamais plus.
L’amour de Dieu est fort comme la mort. Mais ce n’est pas sa mort qu’il fait partager à ceux qu’il aime ; c’est sa vie éternelle accompagnée de toutes les marques imaginables de son affection. Dieu s’ancre l’âme qu’il aime parce qu’elle l’aime de toute sa faible force et de toute sa fragile pensée. Dieu honore qui l’honore et il le retient.
 
 
L’éternité divine partagée
 
et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu,
Le nom de Dieu est Esprit éternel. L’élu recevra ces critères de nature en obtenant de Dieu la possibilité de vivre éternellement.
L’écriture du nom de Dieu sur son élu est l’affirmation de son adoption par Dieu. Dieu écrit son nom sur ceux qui lui appartiennent, et le sabbat est son sceau qui comme signe extérieur confirme cette appartenance. Mais le sabbat seul ne suffit pas. Il doit être relié à la condamnation spirituelle du jour païen qui est venu le remplacer en 321. Légitimer les deux jours, le sabbat et le dimanche, aboutit à mécontenter Dieu et le diable.
 
 
L’église spirituelle du Christ
 
et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu,
Les critères glorieux révélés dans Ap.21, et qui concernent l’assemblée des élus imagée par la nouvelle Jérusalem, seront la caractéristique de l’élu qui vaincra. Ce qui signifie qu’il sera du nombre des élus rachetés.
Si cette cité spirituelle descend du ciel, c’est parce qu’elle y est, auparavant, montée, lors de l’enlèvement des élus, au retour de Jésus-Christ. Car, élément particulier de la révélation divine donnée, exclusivement, au peuple adventiste, les élus rachetés seront conduits, par Jésus, dans le ciel où, selon Jean 14 : 3, il leur a préparé une place… dans la demeure du Père. Apocalypse 11 : 18 révèle leur occupation céleste pendant le septième millénaire : « …et le temps est venu de juger les morts… ». Où seront les morts en ce temps-là ? Etendus, comme du fumier sur la terre, dans l’attente de la deuxième résurrection où ils seront ressuscités, pour la condamnation du jugement dernier suivi par leur anéantissement définitif.
 
 
Le Christ éternel
Micaël
 
et mon nouveau nom.
Le nouveau nom de Jésus concerne son nouvel état céleste. Ce qu’il a vécu comme premier chrétien, son expérience terrestre, il le donnera à ses élus. Cette vie céleste attribuée est éternelle. C’est donc cette éternité obtenue par Jésus qui sera partagée par ses élus.
Déjà, à la lumière d’Ap.12 :7, nous apprenons que, ressuscité, Jésus a repris son nom Micaël ou Michel, sous lequel il avait dirigé le ministère du prophète Daniel. Or Micaël signifie : Qui est comme Dieu ; donc, un magnifique héritage pour l’élu qui vaincra.
 
 
L’exhortation à l’écoute attentive
Apocalypse 3
Verset : 13
Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Dans son langage spirituel, l’Esprit parle et révèle le projet de Dieu à ses serviteurs, ses esclaves qui se concentrent sur son écoute.
« Avoir des oreilles » ne dépend pas uniquement de l’homme, car c’est Dieu qui les ouvre ou qui les ferme, selon l’usage que l’homme en fait ; ceci à l’exemple du cœur de Pharaon que Dieu endurcit après qu’il ait endurci lui-même son cœur à trois reprises.
H7
1994
La septième et dernière époque prophétique
Apocalypse 3
Verset : 14
Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris,
Ce nom est construit sur les deux racines grecques « laos et dikéia » qui signifient, respectivement, peuple et le verbe juger soit, ensemble, l’idée de peuple du jugement ou encore jugement du peuple. Nous allons voir que les deux interprétations sont justifiées.
L’heure du « jugement du peuple », ou « peuple du jugement », constitue le temps suggéré par le mot oméga d’Ap.1 : 8. C’est l’heure où, dans la plupart des paraboles de Jésus-Christ, le Maître revient et redemande des comptes à ses serviteurs sur l’usage qu’ils ont fait de leur liberté dans leur gestion de ses affaires (le talent dans la parabole) . C’est pour Dieu, l’heure où il exige des hommes qu’ils le glorifient. C’est pourquoi, sur la fin de l’époque couverte par Laodicée, le message du premier ange d’Ap.14 : 7 « Craignez Dieu et rendez-lui gloire » sera renouvelé avec puissance. Ce renouvellement sera le thème d’Ap.18. Il sera provoqué par l’attaque de la loi dominicale dirigée contre la pratique du sabbat sanctifié par Dieu.
Le message de Laodicée couvre la période de temps qui commence en 1980 jusqu’au retour en gloire de Jésus-Christ. J’ai été baptisé dans cette église adventiste du septième jour en 1980, à Valence où Dieu a instauré la première église adventiste en France après 1873. Suite à une vision vécue en 1975, Dieu m’y a conduit pour y exercer un ministère prophétique en vue d’éclairer le véritable sens des prophéties de Daniel et Apocalypse, objets du présent ouvrage constamment amélioré par les nouvelles lumières données par Dieu, comme nous venons de le voir.
Il convient de relever un détail qui ne doit rien au hasard, Philadelphie et Laodicée partagent, en commun, de commencer par les versets respectifs 7 et 14 qui marquent leur rattachement au sabbat du Dieu créateur. Il s’agit bien de la même institution évoquée successivement en 1873 et en 1980, et plus particulièrement pour la seconde, en 1994. Relevons encore que de 1873 à 1994, il s’écoule environ 120 ans ; soit, le temps qui s’est écoulé, dans la Genèse, entre le moment où Dieu a constaté que l’esprit de l’homme était tourné uniquement vers le mal et la venue du déluge qui l’a châtié. Pour les mêmes raisons, la société de l’époque 1994 sera promptement détruite, par la sixième trompette, symbole de la troisième guerre mondiale nucléaire qui vient. Confirmation biblique de Genèse 6 : 3 : « Et l’Eternel dit, Mon Esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair ; mais ses jours seront cent vingt ans ». La venue d’une lumière apportant une nouvelle explication sur la prophétie est ainsi utilisée, par Dieu, en 1994, pour juger son peuple ; ce qui justifie l’interprétation nouvelle du nom « Laodicée » en « jugement du peuple ». Jusqu’en 1994, l’église officielle adventiste du 7ème jour retenait, uniquement, par ignorance, la notion de « peuple du jugement ». Une doctrine erronée voulait qu’un jugement céleste dit « investigatif » s’effectuait dans le ciel, dans le sanctuaire céleste, à partir de 1844, en vue de sélectionner les élus dignes de l’éternité en se basant sur des livres de témoignages recueillis par les anges de Dieu. Ces livres seront bien, en effet, ouverts, mais ce sera pendant le 7ème millénaire, dans le contexte d’un jugement céleste Jésus-Christ et ses élus rachetés jugeront les méchants morts. En 1844, les pionniers adventistes devaient bien trouver une explication à la prolongation du temps après cette date. La théorie du jugement investigatif les a satisfaits. Depuis mes nouvelles explications, cette théorie retenue, traditionnellement, est devenue caduque et indéfendable par la Bible.
 
 
Fidélité et vérité éprouvées
 
Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable,
Se présentant comme l’Amen, Jésus le témoin fidèle type du serviteur de la vérité divine place cette dernière époque sous le double signe de la vérité en se nommant le véritable. Car, Amen, locution hébraïque, signifie : « en vérité ». On l’emploi aussi de manière traditionnelle pour marquer la fin d’une prière. Laodicée est le temps de la fin annoncé à Daniel dans Da.11 : 40. C’est l’époque qui va voir s’accomplir la troisième et ultime guerre mondiale, terriblement destructrice des vies et des biens matériels, que Da.12 présente au titre de « 7ème guerre de Syrie ». Elle succède aux « six guerres de Syrie » dans lesquelles se sont opposées les dynasties lagides et séleucides de l’antiquité.
En actualisant cet ouvrage, je relève au printemps 2018, l’existence d’une « guerre de Syrie » qui se prolonge et semble devenir insoluble au niveau mondial. La « 6ème trompette » d’Ap.9, appelée « 7ème guerre de Syrie » dans Da.11, va prendre une forme généralisée dramatique prophétisée par Dieu.
Commencée en 1980, dans la paix et la prospérité des sociétés occidentales, cette époque Laodicée va s’achever dans « un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que les nations existent jusqu’à ce jour-là », selon Da.12 : 1.
Cette troisième époque « adventiste », depuis 1844, est soulignée par la prophétie en raison de son contexte défini comme temps du « jugement du peuple ». Ce jugement de Dieu suppose donc une mise à l’épreuve que ce message va confirmer. Comme dans toutes les épreuves de foi, les élus devront leur sélection au fait qu’ils seront apparus, aux yeux du « témoin fidèle et véritable », comme des « témoins fidèles et véritables ».
Pour Dieu, les mots « témoin fidèle et véritable » ont un sens précis qui les rend indissociables, c’est la pureté d’une âme qui vit ce qu’elle dit et fait ce qu’elle croit juste et bon pour son Dieu. C’est pourquoi, « les œuvres » de la foi sont constamment évoquées par l’Esprit au début de ses messages.
Dans Ap.11 :3, c’est la Bible et ses deux alliances révélées que Dieu nomme ses « deux témoins ». A l’époque Laodicée, l’Esprit qui l’a inspirée et faite écrire a l’intention de redonner à la Bible son rôle de témoin. La raison est que toute prophétie doit s’appuyer uniquement sur la Bible elle-même pour justifier son interprétation ; ceci en conformité au principe protestant « Sola scriptura », l’Ecriture seule, que Jésus a demandé de retenir au 16ème siècle.
Les chrétiens fidèles de « Philadelphie » avaient honoré ce principe.
 
 
Au temps de la fin …
rappel du commencement de la création de Dieu
 
le commencement de la création de Dieu,
Rappelant la création et son commencement, l’Esprit place encore cette époque, sous le signe de la gloire rendue au grand Dieu créateur.
Ce verset dirige notre attention sur le récit de la création car Jésus a réservé pour ses derniers élus fidèles des flots de lumière sur le symbolisme caché dans la forme donnée à la création terrestre. Le récit de la création est autant littéral que symbolique. Son aspect littéral révèle 6000 années d’histoire et confère au saint sabbat son caractère prophétique de 7ème millénaire rendu possible uniquement par la victoire de Jésus-Christ. Ainsi, le privilège réservé aux derniers adventistes de cœur et d’âme consiste à découvrir le véritable sens que le divin Créateur à voulu donner à son saint 7ème jour ; son sabbat sanctifié.
Laodicée concerne l’époque de la fin de l’histoire du salut, aussi Jésus rappelle le commencement de la création. C’est par une épreuve, fondée sur le respect du saint sabbat instauré par Dieu dès la création et dont la sanctification est révélée dans Genèse 2 : 3, que l’histoire du salut va s’achever. Sous Laodicée, les élus vont traverser, victorieusement, le temps de l’épreuve universelle de la foi annoncée dans le message délivré aux élus de Philadelphie.
Menacés de mort par Dieu et par le diable, les élus placeront leur confiance dans le Dieu de leur salut, et ils ne seront pas déçus, car il tiendra sa promesse cachée dans la prophétie ; il interviendra au dernier moment pour les délivrer des méchants.
 
 
Le constat décevant
Apocalypse 3
Verset : 15
Je connais tes œuvres,  que tu n’es ni froid ni bouillant. Je voudrais que tu fusses ou froid ou bouillant !
Les membres adventistes n’étant le plus souvent pas au dessus du niveau spirituel des enseignants et dirigeants, le constat fait par Jésus est collectif. Mais la responsabilité de la tiédeur généralisée vient des obstacles que les dirigeants opposent aux nouveautés spirituelles que Dieu envoie pour nourrir la foi de son peuple.
L’avertissement et mise en garde adressés à Philadelphie, « que personne ne prenne ta couronne », va montrer qu’il était justifié. « Ni froid, ni bouillant », signifie tiède, insipide, sans goût, sans bonne odeur pour l’Eternel. L’époque matérialiste et scientifique a tué la foi ardente qui, seule, plait au Seigneur. Les caractères mondains sont entrés dans l’Elue qui, sous cet aspect désagréable pour Dieu, va perdre son élection.
 
1991
 
1994
Constat
tiédeur mortelle
Institution vomie
 
Apocalypse 3
Verset : 16
Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche.
C’est confirmé. Sa tiédeur donne la nausée au Seigneur Jésus qui ne peut dès lors que la vomir. Mais, s’il doit la vomir, c’est parce qu’il l’avait jusque-là reçue, contrairement aux institutions protestantes lâchées depuis 1844. Elle sera vomie en 1994 après avoir, officiellement, rejeté la dernière lumière prophétique en 1991 ; date où sa tiédeur est relevée par Jésus ce qui amène son vomissement définitif. 1994, est la dernière date constructible par la parole prophétique de la Bible. Les « 5 mois » d’Ap.9 :5-10 qui établissaient la date 1994 sont les dernières durées chiffrées numériques proposées dans les prophéties de Daniel et d’Apocalypse. Elles ont eu une utilité pour Jésus-Christ, puisqu’en faisant espérer le retour de Jésus en 1994, le divin Maître peut punir et vomir les chrétiens chez lesquels un désintérêt personnel a été manifesté pour ce message.
 
 
La fausse richesse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La vraie richesse
Apocalypse 3
Verset : 17
Parce que tu dis, Je suis riche, et je me suis enrichi,
L’église adventiste officielle ne se glorifie pas d’une richesse matérielle mais bien d’une richesse spirituelle. Elle attribue cette richesse aux nombreux livres écrits par sa prophétesse du début, Ellen Gould-White, qui a reçu directement de Dieu, dit-on, plus de 2000 visions ; de quoi se sentir effectivement très riche spirituellement.
Notez que ce verset 17 exprime l’heure du test de la foi, soit l’heure du jugement divin de l’Elue. Or le chiffre 17 est pour Dieu le chiffre du jugement. Ap.17 : 1 : « … Je te montrerai le jugement de la prostituée ».
Dieu a donc toute raison de contester la valeur de l’héritage des œuvres de Mme Ellen Gould-White. D’autant plus que l’essentiel de son œuvre fut d’encourager et d’exhorter les adventistes à étudier toujours plus profondément les prophéties de Daniel et d’Apocalypse ; un conseil ignoré par l’institution adventiste jusqu’à le combattre ouvertement et officiellement en 1991. La fausse richesse vient de l’erreur d’avoir donné de l’importance à la quantité des livres édités et réédités en compilations.
Pour Dieu, la vraie richesse, c’est la parfaite compréhension de ses mystères révélés, de manière codée, par son Esprit, dans la révélation biblique.
 
1991
La déclaration qui tue
 
et je n’ai besoin de rien ;
Ce verset évoque une idée que je suis seul à pouvoir correctement interpréter puisqu’ayant tenu, dans la période concerné, un rôle de premier plan. Suivez bien mon raisonnement.
Si l’Elue de Laodicée dit à Jésus : « Je n’ai besoin de rien » ; cela prouve qu’il lui a proposé quelque chose qu’elle refuse de recevoir. Ici, il faut se rappeler que, lorsque Dieu veut parler à son peuple, il confie cette tache à un prophète. C’est ici, que j’interviens. Après avoir revu et corrigé les erreurs des interprétations prophétiques traditionnellement enseignées dans l’église adventiste officielle, la nouvelle structure établie pour l’Apocalypse m’a conduit à découvrir, comme terme des cinq mois prophétiques de la 5ème trompette d’Ap.9:5-10, la date 1994. Le raisonnement qui m’a fait construire cette date n’a aujourd’hui pas changé. La logique est simple. Dans la 5ème trompette, l’Esprit mentionne le sceau de Dieu qui désigne le sabbat sanctifié restauré et exigé depuis 1844. Le calcul est simple à réaliser. 1844 + 150 années pour les cinq mois, font bien un total de 1994.
Alors que je me trouvais en 1982, avec ma première interprétation de la prophétie, la date 1994 m’a semblé pouvoir uniquement annoncer l’année du retour en gloire de Jésus-Christ. Cette interprétation était doublement renforcée. Un retard de six ans de notre faux calendrier romain faisait de 1994 le véritable an 2000 de l’ère chrétienne ; temps précédé par 4000 années avant Jésus. C’était trop beau pour être vrai, mais si logique ! Un autre facteur est venu confirmer ma démarche de l’époque. Méfiez vous de vos préjugés, ils ont déjà empêché les Juifs de rester dans la grâce de Dieu et peuvent aussi vous empêcher de suivre Dieu dans ses subtilités. Il y a des enseignements à tirer, même des œuvres du diable. Dans ses interprétations des prophéties diaboliques de Michel Nostradamus, Jean de Fontbrune annonçait la troisième guerre mondiale pour 1983 ; guerre que je trouvais également dans Da.11 : 40-45 avec la même stratégie. Ce qui reste encore vrai et va s’accomplir prochainement. Ne soyez pas étonnés de ce que le diable peut faire accomplir son projet ; n’est-il pas le prince de ce monde obéissant sans le savoir ou sans le vouloir à une inspiration divine ? Toutefois, n’attendez tout de même pas de lui, qu’il indique le moyen d’être agréable à Dieu.
Il reste le point le plus important : le choix de Dieu. Déjà en 1844, Dieu avait voulu tester la foi de ses serviteurs en faisant annoncer le retour de Jésus pour 1844, et plus précisément deux fois, la première au printemps 1844, la deuxième à l’automne.
Comment l’homme que je suis pouvait-il échapper à l’usage que le Tout-Puissant avait décidé de faire de moi ? Après 1994, j’ai compris comment Dieu m’a utilisé comme William Miller pour soumettre à l’épreuve, de la foi prophétique, l’Elue des derniers temps de la grâce chrétienne. En soumettant les héritiers adventistes à la même épreuve, vécue victorieusement par les pères, Jésus a démontré, comme il l’avait fait pour les Juifs qui se disaient fils d’Abraham, qu’ils n’étaient pas dignes de leur héritage. Et que se réclamant de sa paternité, leur véritable père était le diable auquel il les a remis en les vomissant. La foi, qui avait en 1844, suscité l’espérance du retour de Jésus, n’a connu que la forme de la tiédeur et du désintérêt entre 1983, et 1991 ; date où imprudemment l’église m’a radié et exclu officiellement, alors que trois années devant elles rendaient encore possible l’accomplissement de mon annonce qui fixait la date 1994.
 
 
La tragique réalité
 
et que tu ne connais pas que, toi, tu es le malheureux et le misérable, et pauvre, et aveugle, et nu,
Ainsi, Dieu, qui ne donne valeur qu’à l’amour et au zèle pour sa vérité manifestée par ses esclaves bénis, dénie ici toute valeur à l’héritage adventiste traditionnel. C’est déjà cet intérêt pour la tradition qui a empêché les Juifs de reconnaître les nouvelles conditions du salut apportées par leur Messie Jésus. La dernière institution officielle commet la même faute, et elle tombe à son tour en 1994, après les Juifs en l’an 34, l’église romaine en 1517, et les Protestants en 1844.
Le malheureux : placé sous la malédiction et le malheur,
Le misérable : en situation de misère spirituelle extrême,
Pauvre : état spirituel de pauvreté totale. L’héritage volumineux est sans valeur, les diplômes officiels sont sans valeur.
Aveugle : incapable de voir la main de Dieu dans l’annonce méprisée. Elle se montre indigne du témoignage de Jésus qui évolue sans cesse dans le temps et qui est l’esprit de la prophétie, selon Ap.19 : 10 ; ce qui avait fait d’elle une église sanctifiée depuis 1844,
Nu : dépourvu de la justice éternelle apportée par le sang de Jésus (message le plus tranchant et le plus grave).
Ce dernier critère atteste le plus clairement son rejet par Jésus, selon qu’il est écrit dans 2 Co.5 : 2-3 : «  Aussi nous gémissons dans cette tente, désirant revêtir notre domicile céleste, si du moins nous sommes trouvés vêtus et non pas nus ».
Retenez bien ceci : Jésus ne condamne pas la doctrine adventiste mais seulement le comportement tiède de ses dirigeants et de ses membres. Les bases adventistes posées en 1873 se prolongent, mais elles doivent recevoir les ajustements, rendus nécessaires, par la venue de la dernière lumière prophétique qui justifie un changement vu son caractère de croissance progressive annoncé dans Da.12 : « … jusqu’au temps de la fin … » où nous sommes, « … la connaissance augmentera ».
La lumière adventiste n’est pas tombée. Je la porte aujourd’hui vous proposant, avec ceux que l’Esprit attache à sa vérité, l’ultime témoignage de Jésus encore amélioré et complété au printemps 2018.
 
 
Le conseil vital
Apocalypse 3
Verset : 18
je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu,
Le conseil de Jésus va s’appliquer premièrement pour une courte période entre 1991 et 1994. Après cette dernière date prophétique il sera trop tard pour l’institution adventiste. Elle rejoindra, dans la malédiction, les institutions tombées avant elle. En confirmation elle a obtenu, en 1995, son adhésion à la fédération protestante et a rejoint les ligues œcuméniques dont fait partie l’église papale romaine.
Mais au niveau individuel, le conseil de Jésus reste disponible et effectif jusqu’à la fin du temps de grâce. Il constitue le moyen unique d’obtenir son approbation. La voie adventiste est restée l’unique voie religieuse reconnue par Dieu en Jésus-Christ.
L’or éprouvé par le feu ou passé au feu désigne la foi passée par l’épreuve. Jésus révèle ainsi le sens qu’il rattache à l’époque Laodicée qui prend alors bien sa signification de « jugement du peuple ». Une lumière proposée, une lumière rejetée et le peuple adventiste est jugé trop léger. L’institution adventiste n’échappe pas au principe révélé dans 1 Pi.4 :17 : « Car c’est l’heure où le jugement va commencer par la maison de Dieu, or si c’est par nous qu’il commence quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Evangile de Dieu ? »
Relevez ce détail : bien que le salut soit gratuit, ayant été payé par Jésus, il s’agit bien ici d’acheter de lui cette foi purifiée par l’épreuve. Or précisément c’est ce que, dans un excès de confiance, l’Elue de Laodicée ne sait plus faire. La vie facile et l’ordre de l’organisation sont les seules préoccupations des pasteurs qui négligent leur propre préparation spirituelle. Comme au temps des Juifs, ils enseignent les autres mais ne s’appliquent pas à eux-mêmes leur enseignement. L’esprit de renoncement et d’abnégation nest plus dans leur programme et c’est pourtant de cette manière que l’élu véritable achète de Jésus, modèle proposé en la matière.
 
 
Le fruit de la repentance
 
afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas,
La réception et l’adhésion à la nouvelle lumière proposée rendra, à l’Elue adventiste, les caractéristiques de ses pionniers jugés dignes de marcher avec Jésus en vêtements blancs et dont le comportement zélé et la foi dans la parole prophétique témoignaient d’une authentique richesse spirituelle.
 
 
La lumière prophétique :
Le témoignage de Jésus
 
et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
Les yeux désignent la voyance prophétique. Dans son amour pour ses élus, Dieu leur donne toujours plus de lumière afin qu’ils sachent où ils se trouvent dans le projet divin. C’est dans ce but, que la lumière apportée sur la 5ème trompette est venue. Elle révèle et confirme la condamnation de la foi protestante de 1844 et indique, aux élus, la date 1994 qui marque la proximité du vrai retour, de Jésus, lequel succédera à la 6ème trompette désignant la troisième guerre mondiale, guerre nucléaire.
Mais surtout, elle vise à ouvrir l’intelligence et réveiller l’instinct de conservation des adventistes qui doivent réaliser que leur salut sera perdu s’ils ne remettent pas en cause l’engagement officiel de leur institution. Que faire donc ? Quand un navire coule, les rats le quittent ; faut-il se comporter plus bêtement que les rats ? Certains peuvent craindre de se retrouver seul ; je leur dis, mieux vaut être seul que mal accompagné. Mais un élu ne connaît pas la solitude si son Dieu reste avec lui. Jésus a déclaré : « Qui s’assemble se ressemble et qui se ressemble s’assemble ». Est-il moins grave de rester lié à l’adventisme déclaré nu par Jésus que de rester lié à Babylone la grande dont ses serviteurs doivent se séparer pour ne pas avoir à partager le châtiment de ses péchés ? La condamnation mortelle des deux par Jésus est identique ; même si leur histoire et leurs fautes sont différentes.
L’onction des yeux vient par l’Esprit également symbolisé par l’huile dont les vierges folles et sages doivent remplir leur vase. Nous voyons qu’entre 1980 et 1994, un nouvel accomplissement de cette parabole donne, à l’institution adventiste, le rôle des vierges folles devant lesquelles, en 1994, la porte du ciel s’est refermée.
A l’opposé, je vous propose le message qui constitue l’huile dont les vierges sages que je représente depuis 1991 remplissent à salut leur vase, recueillant jour après jour, les gouttes d’huile générées par l’Esprit.
Comme sa prétention à la richesse spirituelle le prouve, l’Elue adventiste s’est trop longtemps habituée à fonder sa sécurité sur son héritage. Elle a fini par oublier que la reconnaissance divine des candidats au ciel passe par un examen et des critères exigeants requis par Dieu. Il en a été ainsi de tous temps, depuis Abraham, jusqu’au dernier sauvé, l’exigence de Dieu reste la même, et les évolutions techniques du temps n’y changent rien.
L’épreuve de foi vécue entre 1980 et 1994 vient de démontrer la perte de l’amour de la vérité. Aussi, la coupable se retrouve frappée à son tour par la puissance d’aveuglement envoyée par Dieu à ceux qui n’ont pas l’amour de la vérité pour être sauvés, selon 2 Th.2 : 9 à 12. Depuis 1994, son ralliement au camp des ténèbres, en 1995, est venu confirmer le juste jugement de Dieu.
Si l’Esprit possède le collyre qui ouvre l’intelligence de la prophétie, il sait aussi, pour parvenir à ses fins, fermer l’intelligence de ses prophètes sur des détails qui empêcheraient son plan d’aboutir. Il l’a fait pour William Miller en 1844, obtenant ainsi une annonce du retour de Jésus au printemps puis en automne 1844. J’ai été moi aussi aveuglé sur un détail de la 5ème trompette, qu’aucun de mes contradicteurs n’a jamais présenté. Dieu m’a permis de relever la chose, seulement après 1994, quand son but avait été atteint. Pendant, le temps couvert par cette 5ème trompette, le verset 5 précisait : « il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ». La précision « non de les tuer » interdisait d’inclure la tuerie de la 6ème trompette dans le temps couvert par la cinquième. Conception erronée, qui m’avait conduit à rattacher le terme des cinq mois au retour glorieux de Jésus-Christ, alors que cette date 1994 n’avait d’autre but que celui de permettre de juger la foi morte de l’héritière indigne de l’Elue adventiste de 1844 et de 1873.
 
 
Appel à la repentance
Apocalypse 3
Verset : 19
Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi.
 
Dans ce verset, Jésus confirme l’identité adventiste qu’il a aimée depuis 1844. Laodicée est bien dans la descendance de ses pionniers. Mais ce témoignage d’amour ne doit pas masquer sa condamnation prononcée auparavant par l’état « nu » dans lequel il la place.
Il y a urgence pour l’institution qui sera vomie en 1994. En 1991, où elle manifeste officiellement son refus de la nouvelle lumière que je lui présente au nom de Jésus, il ne lui reste que 3 années pour se repentir et manifester le zèle qu’il attend et exige légitimement. Après quoi viendra l’incontournable châtiment de la foi morte. Et son châtiment est terrible : c’est la rupture totale avec le Dieu du salut.
 
1994
La proposition de l’Esprit
Apocalypse 3
Verset : 20
Voici, je me tiens à la porte et je frappe,
Il y a deux portes. La première désigne l’entrée au ciel et représente Jésus lui-même qui a déclaré dans Jean 10 : 9 : « Moi, je suis la porte, si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé …». La seconde, c’est la porte du cœur des hommes à laquelle l’Esprit divin frappe ne voulant pas s’imposer là où il n’est pas fortement désiré. Dieu n’use pas de violence pour contraindre ses créatures à l’aimer, comme on le fait dans le camp du diable. A cela une raison simple, il sélectionne de véritables amis qui ne lui causeront aucun problème durant l’éternité dans laquelle il les fait entrer.
 
 
L’appel élargi
 
si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte,
Que se lève l’homme qui a entendu la voix de Dieu ! Voyez-vous, mon appel au ministère prophétique a été exprimé sans parole et tout en images. Et tant que la chair sert Dieu sur la terre, c’est par l’intermédiaire, soit le « médium » humain que Dieu se fait entendre des hommes. Aussi cette voix de Jésus-Christ s’exprime par ma voix bien humaine utilisée comme un porte-voix. Si le timbre est humain, l’inspiration et la pensée sont totalement divines. Mais la voix est encore une image du message adventiste ultime que je présente pour Jésus-Christ. C’est par sa réception dans votre cœur que vous ouvrirez votre porte. Ce faisant, vous ouvrirez vous-même également la « porte  du ciel » dont l’accès dépend uniquement du libre choix que Dieu vous donne.
 
 
La douce communion entre l’Esprit et ses esclaves
 
j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi.
La conséquence de cette ouverture désirée par Jésus est magnifique. Il entrera en vous, et vous habitera en Esprit. Et quand « la nuit où plus personne ne peut travailler » arrivera, temps où s’épaissiront les ténèbres, « il soupera avec vous et vous avec lui » ; image d’un doux partage entre esprits véritablement amis, ce qu’on appelle la communion. Mais déjà avant cette « nuit où plus personne ne pourra travailler », le mot « nuit » représente la situation ténébreuse actuelle d’un christianisme qui méprise la révélation prophétique. Qu’y aura-t-il au menu de ce repas ? une nourriture spirituelle préférable à la meilleure manne céleste qui nourrissait le corps seulement et non l’esprit. Cette nourriture, c’est encore la « Révélation ou Apocalypse donnée, à manger, à Jean dans Ap.10 où cette nourriture est appelée un « petit livre ouvert ». Entendez dans ce message le rappel de la promesse faite à l’élu type de Philadelphie : « Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre ».
Mais dans cette Révélation, le chapitre 20 va donner à ce « souper » un autre caractère vraiment macabre confirmé par le contexte nocturne du mot « souper ». On verra qu’en fait ce « souper » sera offert « aux oiseaux » de proie rassemblés pour dévorer la chair des humains entrés en rébellion contre Dieu et ses esclaves, ses « témoins fidèles et véritables » de la dernière épreuve de foi. Si, les élus sont invités à ce « souper » c’est strictement pour assister à l’anéantissement de leurs ennemis, en spectateurs aux côtés du Christ vainqueur.
Condamnée et rejetée par Jésus pour son refus de ses dernières lumières, l’institution adventiste sera avec les autres rebelles au menu du « souper » annoncé.
 
 
Au vainqueur, le salut et le jugement
Apocalypse 3
Verset : 21
Celui qui vaincra,  je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône, comme moi aussi j’ai vaincu et je me suis assis avec mon Père sur son trône.
Nouvelle formulation de la vie éternelle. Selon Ap.20 :4, le pouvoir de juger est donné à ceux qui vont s’asseoir sur des trônes ; donc, s’asseoir avec Jésus sur son trône signifie : « partager avec lui le jugement des méchants » morts restés sur la terre et dans la poussière de la terre, dans l’attente de la deuxième résurrection qui leur est réservée, après mille ans d’inconscience pour la dernière génération.
Jésus rappelle sa propre expérience vécue dans la chair sur la terre. Sa victoire lui a assuré la légitimité d’un pouvoir reconnu et admiré de toutes ses créatures restées fidèles. Il a repris ensuite son titre de Père de la vie, étant dès le commencement le grand Dieu créateur. La Bible dit : le jugement a été remis au Fils, qui déclare dans Matt.28 : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ». Dans un premier temps, Jésus vainqueur a nettoyé le ciel, après les mille ans qui fermeront les sept mille années de l’expérience terrestre, il nettoiera la terre.
 
 
L’ultime exhortation de l’Esprit
Apocalypse 3
Verset : 22
Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées.
Il est évident que pour écouter le sens que l’Esprit donne au message de Laodicée, il fallait occuper dans cette histoire un rôle éclairé, que je viens d’expliquer et de justifier. La formule est bien connue, mais je la cite : « A bon entendeur, salut ! » … par grâce, disponible pour encore peu de temps.
Maintenant que chaque mot du message de Laodicée a reçu une justification par son explication, il reste encore à relever l’importance du choix de Jésus de s’être présenté au titre du « témoin fidèle et véritable ». Je reviens sur ces mots qui résument, à eux seuls, le caractère de l’époque Laodicée.
Si Jésus est, en Chef, lui-même « le témoin fidèle et véritable », le serviteur, son esclave qu’il utilise pour présenter son œuvre est lui aussi, par délégation, son serviteur fidèle qui honore sa vérité, et notre époque dite Laodicée voit s’accomplir les messages cités dans Matthieu 24 : 44 à 47 au sujet de « l’esclave fidèle et prudent » :
« C’est pourquoi, vous aussi, soyez prêts ; car, à l’heure que vous ne pensez pas, le fils de l’homme vient. Qui donc est l’esclave fidèle et prudent, que son maître a établi sur les domestiques de sa maison pour leur donner leur nourriture au temps convenable ? Bienheureux est cet esclave-là que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi. En vérité, je vous dis qu’il l’établira sur tous ses biens ». Relevez l’intérêt de l’usage du temps présent dans l’expression : « l’heure que vous ne pensez pas ». Jésus dit à ses contemporains que son retour n’est pas pour leur époque. Les deux mille ans écoulés depuis l’ont confirmé.
La nourriture spirituelle évoquée dans ce verset 45 a reçu aujourd’hui un nom, « La Révélation de la Septième Heure », et un site internet : « petit-livre-ouvert.com ». Elle vous est proposée, par Dieu, pour vous préparer à l’heure de son retour en Jésus-Christ. Il est facile de le comprendre, cette préparation spirituelle repose sur la connaissance de l’épreuve de foi que Dieu a projetée pour la fin du monde couverte par l’époque Laodicée. Pour être, eux-mêmes, reçus et bénis à salut par le Maître, « les domestiques de la maison » doivent accueillir avec joie, enthousiasme, et reconnaissance la nourriture élaborée comme l’authentique et suprême « témoignage de Jésus-Christ » ; faute de quoi, ils seront traités comme l’ « esclave méchant » de Matt.24 : 48 à 51 : « Mais si ce méchant esclave-là dit en son cœur, mon maître tarde à venir, et qu’il se mette à battre ceux qui sont esclaves avec lui, et qu’il mange et boive avec les ivrognes (adventisme en 1995), le maître de cet esclave-là viendra en un jour qu’il n’attend pas, et à une heure qu’il ne sait pas, et il le coupera en deux et lui donnera sa part avec les hypocrites, là seront les pleurs et les grincements de dents ».
Matt.24 cible l’époque adventiste finale, et Matt.25 nous propose encore deux autres paraboles qui reprennent et confirment le jugement divin de la dernière épreuve de foi. Ceux sont : la parabole des « dix vierges », et celle des « talents », dans laquelle, le talent remis par Jésus, désigne la lumière prophétique accordée par son Esprit. Et comme le talent, cette lumière devait croître pour augmenter de manière progressive jusqu’à la fin. C’est cette idée qui était exprimée par Jésus quand il disait : « Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin,  je lui donnerai autorité sur les nations » dans Ap.2 : 26.
En synthèse, la dernière révélation prophétique, préparée par Dieu, est proposée, successivement, dans ces trois paraboles : comme « nourriture préparée pour le temps convenable » de la venue de Jésus ; comme « huile » qui remplit notre « vase », et comme « un talent » qui doit croître jusqu’à la fin.
Devenant une norme indissociable du salut en Christ, la compréhension de la révélation prophétique restera le critère d’identification des vrais derniers élus. Aussi, comme Paul l’avait dit au sujet de l’Evangile, si cette révélation prophétique reste voilée, elle ne le restera que pour ceux qui vont se perdre.
Voici, un dernier exemple de ce que l’Esprit veut dire par : « Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux assemblées ». Avez-vous déjà entendu un Chrétien, même le pire, dire que Dieu est « un Maître dur qui moissonne là où il n’a pas semé » ? Non, bien sûr, car tous sont unanimes pour exalter le Dieu amour. Et pourtant ce sont les propos que Jésus impute au méchant serviteur de la parabole des talents. Celui qui écoute l’Esprit comprend que ces propos révèlent le jugement divin sur les œuvres religieuses manifestées par les hommes. De même que l’église adventiste n’a jamais dit en paroles au Seigneur, « je n’ai besoin de rien », réclamant au contraire dans ses prières collectives toujours plus de lumière. Le méchant serviteur de la parabole n’a jamais dit non plus clairement au Seigneur : « tu moissonnes où tu n’as pas semé ». Mais quand la lumière réclamée vient et qu’elle est refusée, le type du méchant serviteur agit comme s’il redoutait la colère de Dieu parce qu’il remettrait en cause les anciennes lumières. Ce raisonnement n’est pas compatible avec la conception d’un Dieu amour qui, par sa nature amour, veut donner, à ses enfants, une toujours plus grande connaissance de sa personne et de son projet pour l’humanité.
Ce comportement contradictoire où les œuvres témoignent contre les paroles, Jésus l’a trouvé successivement chez les Juifs rebelles en 34, chez les catholiques rebelles au XVIème siècle, chez les Protestants rebelles en 1844, et chez les Adventistes rebelles en 1994. La leçon est maintenant terminée, et ceux qui ont des oreilles pour écouter l’Esprit sont en capacité de ne pas reproduire ce mauvais comportement condamné par Dieu. Dans la finesse de sa subtilité, Dieu a présenté ses paraboles, afin que les coupables ne puissent pas s’identifier aux méchants serviteurs. Ils peuvent ainsi s’enfoncer toujours plus dans les ténèbres qu’ils tiennent pour lumière. Dans sa parabole, Jésus fait dire au méchant serviteur : « J’ai eu peur » (version L.Segond). Cette peur du Dieu amour révèle la rupture de relation avec lui ; une rupture du même type qui avait fait dire à Adam dans Ge.3 :10, « … j’ai eu peur car suis nu et je me suis caché » ; nu, comme l’église adventiste depuis 1994 ; que dire des autres , sinon qu’elles sont ignorées par Dieu leur Créateur et leur Juge.
 
 
Les rachetés conduits au ciel
Après 1994, l’époque Laodicée verra s’accomplir la terrible 6ème trompette dont la stratégie guerrière est révélée dans Da.11 : 40-45. Après cette hécatombe, les survivants se retrouveront sous la domination américaine dans une sorte de gouvernement universel. C’est ce gouvernement qui prendra la décision de rendre obligatoire le repos dominical hérité de Rome depuis Constantin 1er. Les esprits réfractaires seront dans un premier temps soumis au boycott commercial, mais à ce moment-là Dieu va diriger ses fléaux, les sept derniers, sur les partisans du « jour du soleil ». Terribles à endurer, ces fléaux vont exciter la colère des dirigeants frappés et ils finiront par adopter un décret de mort contre les résistants restés fidèles au saint sabbat sanctifié de Dieu. Cette action est présentée dans Ap.13 à l’actif de la bête qui monte de la terre. Les 7 derniers fléaux de la colère divine sont le thème d’Ap.16. L’intervention de Jésus-Christ apparaît entre le sixième et le septième des sept derniers fléaux, et cette confrontation entre Jésus et ses fidèles observateurs du sabbat, d’une part, et le diable et ses fidèles rebelles séduits, d’autre part, est évoquée sous le nom de combat d’Harmaguédon. C’est à ce moment-là que se produit la première résurrection d’Ap.20 : 4, réservée aux morts en Christ. Ils sont, avec les vivants enlevés, tous ensemble, dans les airs, à la rencontre du Seigneur qui les conduit dans la demeure du Père où il leur a préparé une place, conformément aux citations de Paul dans 1 Thes.4 : 15 à 17 et Jean 14 : 2-3. Le chapitre 4 qui vient dirige notre regard vers le ciel en prophétisant l’imminente entrée des saints rachetés.
IMPORTANT : En présentant le thème du jugement céleste du septième millénaire, l’Esprit ne cherche pas à satisfaire notre curiosité au sujet de la nature céleste qui restera jusqu’au retour de Jésus la grande inconnue. L’enseignement présenté a pour but de révéler aux vivants, que nous sommes, les critères indispensables qu’il nous faut acquérir pour parvenir à être, au temps qui vient, du nombre des élus transportés au ciel. Ce que Jésus tient pour critères de la victoire, toujours à obtenir ou à retenir.
 
Apocalypse 4
 
 
 
Le chiffre 4
La vie universelle est devenue uniquement céleste
Le chiffre 4 désigne le caractère universel comme l’indique l’expression biblique des « quatre vents » qui désignent les quatre points cardinaux. Après le retour en gloire de Jésus-Christ, la vie universelle est uniquement céleste. La terre a été dévastée successivement par les armes nucléaires de la troisième guerre mondiale désignée comme « 6ème trompette », et par les 7 derniers fléaux de Dieu. Le résultat de ces choses est l’anéantissement de l’espèce humaine dont les seuls survivants sont les élus du Christ transportés au royaume céleste de Dieu.
J1
 
Après la terre, le ciel
Apocalypse 4
Verset : 1
Après ces choses, je vis, et voici, une porte ouverte dans le ciel, et la première voix que j’avais ouïe, comme d’une trompette parlant avec moi, disant, monte ici, et je te montrerai les choses qui doivent arriver après celles-ci.
Après ces choses confirme la continuité chronologique de l’époque Laodicée et du royaume céleste de ce chapitre 4.
Le refuge des élus sauvés par Jésus, en dernière extrémité, est une porte ouverte dans le ciel ; ce ciel nettoyé et purifié de tout esprit rebelle. Jean entend la voix qui avertit les élus, le rôle d’une trompette. Jésus l’invite à anticiper l’expérience de la première résurrection.
Il lui dit : « monte ici ». C’est donc bien au ciel, et non sur la terre, que Jésus se regroupera avec ses élus, après son retour en gloire. Cette vérité est une exclusivité adventiste reconnue depuis 1844.
La dernière phrase confirme encore la chronologie des faits. Il va montrer à Jean ce qui va se passer dans le ciel après l’époque Laodicée.
 
 
Le trône du Roi des cieux et de la terre
Apocalypse 4
Verset : 2
Sur-le-champ je fus en Esprit, et voici, un trône était placé dans le ciel, et sur le trône, quelqu’un était assis ;
Il est évident que Jean n’est pas réellement monté au ciel, ce qu’il fera véritablement lors de la première résurrection avec les autres élus morts en Christ. Mais l’image que Dieu lui donne en Esprit révèle et anticipe la réalité. Il y aura bien dans le ciel, le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, le Dieu Tout-Puissant qui règne souverainement pour le bonheur de ceux qui l’aiment et le servent en esprit et en vérité.
Cette attitude, assis sur le trône, image la sereine souveraineté du Dieu vivant à qui appartient le droit de juger toute chose et toute vie.
Selon Ap.20 : 4, le symbole du trône est rattaché au pouvoir de juger. Cette image nous présente donc Dieu comme étant le Grand Juge qui préside au tribunal céleste.
 
 
La gloire divine
Apocalypse 4
Verset : 3
et celui qui était assis était, à le voir, semblable à une pierre de jaspe et de sardoine ; et autour du trône, un arc-en-ciel, à le voir, semblable à une émeraude ;
Le langage des pierres précieuses donne des interprétations trop différentes pour l’exploiter, mais la jaspe qui prend plusieurs couleurs caractérise bien le grand Dieu créateur source de tous les aspects et formes de la vie. On donne à la sardoine le symbole du bonheur, qui sera la part des bénis de Sardes.
Dans Ap.21 : 19, l’Esprit va comparer les élus rachetés à des pierres précieuses, différentes mais toutes précieuses. Il va ainsi révéler combien ces âmes rachetées le comblent et sont précieuses pour lui. L’inverse est aussi valable. Dieu est objet de l’amour et de la dévotion de ses élus. Il est pour eux aussi l’égal d’une pierre rare et précieuse, en ce qui le concerne absolument unique.
Autour du trône, la présence de l’arc-en-ciel, aux 7 couleurs, rappelle l’alliance que Dieu a passée avec l’humanité, s’engageant à ne jamais plus frapper la terre par un déluge d’eau. Pourtant un autre déluge, cette fois de feu, doit venir submerger et recouvrir la totalité de la planète terre pour la purifier de toutes ses souillures dues au péché de l’homme, chose annoncée par Pierre dans 2 Pi.3 : 7, confirmée dans Ap.20 : 14. Ce déluge viendra détruire et anéantir les méchants rebelles qui ont résisté à l’amour divin et qui seront revenus à la vie dans une deuxième résurrection suggérée dans Ap.20 : 5.
L’arc-en-ciel fait donc allusion à la tenue du jugement céleste des méchants, qui sera effectué par les saints élus pendant les mille ans du septième millénaire ; et dont la finalité sera l’étang de feu, le dernier déluge qui donne la seconde mort.
Dans le langage des pierres précieuses, l’émeraude qui caractérise l’arc-en-ciel, signifie, selon certains, « l’amour vrai », et selon d’autres, « la fidélité », et encore, « la pureté ». Appliqué au Dieu amour, on ne peut que dire : Amen !
 
 
Les rachetés du messie Jésus-Christ
Apocalypse 4
Verset : 4
et autour du trône, vingt-quatre trônes, et sur les trônes, vingt-quatre anciens assis, vêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes
Ce qui est placé autour du trône concerne les créatures du Dieu créateur. Selon Ap.20 : 4,  ces 24 trônes symbolisent le pouvoir de juger les morts. Un pouvoir que les élus partagent avec Jésus. L’image des 24 trônes confirme le découpage de l’ère chrétienne en deux phases. Reprise dans la construction de la nouvelle Jérusalem céleste, encore appelée : l’Elue, l’Epouse du Christ, les rachetés de Jésus-Christ, son image place la première phase sur le fondement des 12 apôtres de Jésus. Mise à part, et particulièrement sanctifiée par les vérités rétablies depuis 1844, la seconde phase sera placée sous le signe des 12 tribus spirituelles d’Israël, thème d’Ap.7 qui concerne les rachetés de Jésus scellés du sceau de Dieu dans le mouvement adventiste. Sa mission universelle va se prolonger jusqu’à la fin du monde marquée par le retour du Christ.
Les vêtements blancs, que portent les 24 anciens, indiquent que Jésus les a jugés dignes de marcher avec lui, comme il l’avait dit pour les élus de Sardes. Et leurs couronnes confirment qu’ils ont vaincu et répondu au critère de « celui qui vaincra » réitéré par Jésus à l’attention des élus des sept époques prophétisées.
 
 
Actions directes de Dieu
Apocalypse 4
Verset : 5
Et du trône sortent des éclairs et des voix et des tonnerres ;
L’expression « des éclairs et des voix et des tonnerres » symbolise les manifestations de l’action directe de Dieu, puisque ces choses sortent du trône. Celles-ci, étaient déjà évoquées dans Exode 19, quand Dieu s’est manifesté, aux yeux terrifiés des enfants d’Israël, lorsqu’il leur a parlé pour leur lire sa loi des dix commandements.
Dans le cadre du jugement, qui va commencer, la loi des dix commandements sera la norme principale du jugement effectué par les rachetés transformés en juges des morts rebelles.
IMPORTANT : évoquant une intervention, directe de Dieu, prévue uniquement au terme des six mille années d’offre du salut, l’Esprit va se servir de l’expression, de ce verset, pour marquer la fin de chacun des thèmes, des lettres, que nous venons d’étudier, des sceaux présentés dans Ap.6 et 7, et des trompettes thème des chapitres 8 et 9. Ces coupures vont faire apparaître cette citation successivement dans Ap.8 : 5 ; 11 : 19 et 16 : 18.
 
 
Le Saint-Esprit
 
et il y a sept lampes de feu, brûlant devant le trône, qui sont les sept Esprits de Dieu ;
Placées devant le trône, les sept lampes de feu représentent le Saint Esprit qui sort de Dieu pour venir habiter dans l’esprit de ses enfants fidèles bénéficiant de la grâce de Jésus-Christ. Le Saint Esprit reste l’Esprit du Père, le Dieu Créateur, unique, qui n’a pas à côté de lui, d’autre divinité qui rivalise avec lui. Pour que le Saint-Esprit vienne sur les premiers Chrétiens, Jésus devait impérativement remonter au ciel pour reprendre son plein état divin et redescendre en forme du Saint-Esprit parmi ses élus. L’Esprit du créateur est une plénitude que le chiffre « sept » nous rappelle constamment.
 
 
La vie universelle
 
Dieu et ses créatures qui sont en lui
Apocalypse 4
Verset : 6
et devant le trône, comme une mer de verre, semblable à du cristal ; et au milieu du trône et à l’entour du trône, quatre animaux pleins d’yeux devant et derrière.
Depuis Da.7, nous avons appris que la mer représente des multitudes d’êtres vivants. Ceux qui sont sous le regard de Dieu sont dans un état parfait de pureté, que l’Esprit ne peut comparer qu’à du cristal, la perfection du verre.
La symbolique explique encore cette image. Ces quatre êtres animés plutôt qu’animaux imagent, par le chiffre 4, l’universalité des êtres vivants créés à l’image de Dieu situé, pour sa part, au milieu du trône. Autour de lui se tiennent ses créatures célestes possédant, toutes, la vision multidimensionnelle ; on est plus sur la terre, restreint à voir ce que deux yeux peuvent regarder, et ne plus rien voir du tout lorsqu’on les ferme. Dans l’état céleste, la vue n’est pas le sens le plus important, alors que sur terre, elle a causé la perte du salut d’un grand nombre d’êtres humains qui ne pouvaient croire qu’à ce qu’ils voyaient. Dans la condition céleste la notion de vue est illimitée, rien ne peut être caché au regard de quiconque. Cette condition tranche tellement avec la condition de vue limitée terrestre, que Dieu souligne, à juste titre, cette énorme différence.
 
 
La norme du caractère céleste parfait de Dieu
révélée par Jésus
 
 
 
 
 
Le Roi des rois
 
 
 
fait serviteur
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
l’image de Dieu
 
 
 
 
l’esprit de Dieu
 
Apocalypse 4
Verset : 7
Et le premier animal est semblable à un lion ; et le second animal, semblable à un veau ; et le troisième animal a la face comme d’un homme ; et le quatrième animal est semblable à un aigle volant.
Cette description des « animaux » reprend les noms évoqués dans Ezéchiel 1 sans respecter la précision de sa description. On relève une grosse différence, puisqu’ici chaque animal possède une seule face, tandis que dans Ezéchiel 1 les quatre animaux sont identiques, comme des clones, possédant chacun 4 faces différentes. Dieu nous montre ainsi le caractère purement symbolique de ces êtres. Et l’intérêt de cette description se trouvera uniquement dans le caractère de chaque animal cité :
Le premier est à l’image d’un lion ; selon Da.7, un symbole de force d’après juges 14 : 18, et de royauté. Jésus-Christ était le Roi des rois descendu sur la terre. Il a incarné le modèle parfait de ce lion,
Le second est comparé à un veau ; dans Ezéchiel, un bœuf. A cela une raison basée sur une citation de la bible. Les élus sont comparés à des veaux exprimant leur joie par l’arrivée du soleil de justice et leur entrée au ciel dans Mal.4 : 2. Au contraire, le bœuf désigne le serviteur qui peine encore sur la terre. Pour les deux, c’est le symbole type du serviteur qui accepte de porter le joug pour servir son maître, et qui est prêt à se laisser sacrifier pour lui. De plus à l’époque d’Ezéchiel, Jésus n’a pas encore offert sa vie en sacrifice. Alors qu’il était appelé, dignement et légitimement, « Maître », par ses disciples, Jésus s’est fait serviteur de tous, jusqu’à offrir sa vie pour racheter les péchés des élus. Là encore il a incarné le modèle parfait du veau serviteur qui se sacrifie,
Le troisième, ressemblant à un homme, désigne l’intelligence que Dieu lui a donnée contrairement aux animaux seulement guidés par leur instinct. L’homme parfait s’est présenté en Jésus, dans la parfaite image de Dieu. Il a donc incarné là aussi la perfection de l’homme,
Le quatrième, comparé à un aigle, désigne le caractère, ou l’esprit céleste, que les élus rachetés de la terre partageront dans le ciel avec toutes les créatures d’origine céleste. La soumission de Jésus-Christ, à la volonté du Père, fait encore de lui, le modèle d’excellence du caractère soumis aux lois célestes symbolisé par l’aigle.
Car le caractère céleste ne se restreint pas à l’état céleste, mais il a pour modèle l’esprit céleste de Dieu et désigne sa conception de la vie exprimée pour ses créatures par ses lois. Les mondes et toutes les créatures célestes qu’ils représentent approuvent et respectent les lois divines célestes ; permettant ainsi une vie harmonieuse pour toutes ses créatures. J’en profite pour expliquer ici la leçon présentée dans Ezéchiel 1. Le Créateur nous montre sa conception idéale permettant le bonheur universel. Il illustre dans sa vision l’harmonie parfaite qui relie par son Esprit ses saints anges célestes désignés par les 4 animaux et ses saints serviteurs terrestres symbolisés par les 4 roues. Le chiffre 4 donne à l’ordre divin illustré une dimension universelle.
Cette description le prouve, l’image de Dieu révélée en Jésus-Christ, se retrouvera finalement dans toutes ses créatures. Le but de Dieu sera atteint. Il aura des vis-à-vis qui vont l’aimer et le servir avec dévotion et abnégation. Il ne lui restera plus qu’à anéantir le camp rebelle dirigé par le diable, hommes et anges célestes déchus. Sa démonstration, but de la création terrestre aura abouti au résultat voulu. Le bonheur universel sera maintenant éternellement possible.
 
 
La sainteté de Dieu glorifiée
Apocalypse 4
Verset : 8
Et les quatre animaux, chacun d’eux ayant six ailes, sont, tout autour et au dedans, pleins d’yeux ; et ils ne cessent jour et nuit, disant, Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui était, et qui est, et qui vient.
Déjà définis comme céleste par l’aigle, la précision six ailes, vient encore renforcer ce caractère de norme céleste ; le chiffre « six » est le chiffre de l’ange placé entre le « sept » de Dieu et le « cinq » de l’homme.
La vision multidimensionnelle est encore confirmée évoquant en même temps des multitudes.
L’usage du présent donne au verbe « ils ne cessent jour et nuit » une application permanente de l’action déjà pratiquée sur la terre par les élus rachetés par Jésus avant son retour.
Leur proclamation de la parfaite sainteté de Dieu, trois fois saint, s’expriment autant par la parole que par leurs œuvres saintes. Leurs vies témoignent de la sainteté de Dieu.
Le Divin est exalté dans son rôle de Sauveur qui était en Jésus, et qui est, en Micaël chef des anges, et intercesseur pour ses élus terrestres et qui vient en Roi des rois et Seigneur des seigneurs selon Ap.19 : 16.
 
 
Adoration de Dieu par les êtres célestes
Apocalypse 4
Verset : 9
Et quand les animaux rendent gloire et honneur et action de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles,
Le verbe « rendre » proposé par J.N.Darby au futur « rendront » est dans l’original grec au présent ou au passé simple narratif. Pour les quatre animaux, cette action est permanente et non rattachée strictement au contexte du septième millénaire.
Traduisez : Et quand les créatures célestes universelles (les animaux) rendent gloire et honneur et actions de grâces au Dieu (assis sur le trône) éternel (qui vit aux siècles des siècles) …
 
 
Adoration de Dieu par les rachetés terrestres
Apocalypse 4
Verset : 10
les vingt-quatre anciens tomberont [sur leurs faces] devant celui qui est assis sur le trône, et ils se prosternent devant celui qui vit aux siècles des siècles ; et ils jettent leurs couronnes devant le trône, disant,
 
 
Dans le texte de la Bible Darby, les termes « sur leurs faces » apparaît entre crochets pour signaler un ajout de l’auteur. Le texte grec original dit : « ils tomberont les vingt quatre vieillards devant celui qui est assis sur le trône ». Ce rajout « sur leurs faces » n’est pas justifié, car ceux dont il est question sont des élus rachetés de la terre auxquels il est permis de voir Dieu face à face. Ils n’ont donc plus de raison de se voiler la face pour échapper au regard d’amour de leur Dieu.
 
Les deux phrases successives de ce verset suggèrent tour à tour, la divinité de Dieu devant laquelle les créatures terrestres rachetées « tomberont », puis l’éternité des siècles que Dieu possède et va leur faire partager. Aussi, ils « se prosternent » devant lui pour témoigner leur reconnaissance.
Ces deux verbes sont suivis du terme « devant ». Il s’agit là d’une situation physique, les élus étant entrés dans la présence de Dieu, aussi dans le texte grec ce mot « devant » est exprimé par le grec : « enopion » qui signifie littéralement : placé en face.
 
Le verbe « tomberont » étant seul, suggère l’action de tomber à genoux qui désigne la forme d’adoration requise envers Dieu selon Ap.19 : 10, je précise que le texte original grec m’a conduit à rectifier des erreurs : « Je tombai devant ses pieds (ceux de l’ange) pour me prosterner (grec : proskunéo) devant lui. Et il me dit, Prends garde ! je suis ton compagnon d’esclavage et celui de tes frères qui ont le témoignage de Jésus, pour Dieu tu te prosternes, car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus ».
Ici, je dois encore relever des erreurs des traducteurs qui semblent partager une difficulté à accepter l’agenouillement devant Dieu. En effet, l’expression « rendre hommage » choisie par J.N.Darby remplace le verbe « se prosterner devant » qui est la traduction du verbe grec original « proskunéo ». L.Segond le traduit par « adorer » ; ce n’est pas faux. Mais cette imprécision contribue à faire ignorer aux hommes combien l’agenouillement devant lui est important pour Dieu. Il l’a pourtant fait savoir en disant : « Tout genou fléchira devant moi » ; et en interdisant par son 2ème commandement, précisément supprimé par Rome, l’agenouillement devant des créatures, des objets, ou des idoles. Celui qui se met à genoux devant Dieu s’humilie devant lui ; et nous savons que l’humilité de ses esclaves est son exigence fondamentale selon qu’il est écrit : « car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles ».
Dans ce verset 10, J.N.Darby, traduit correctement le verbe « proskunéo » par « se prosterner ». Toutefois, il le conjugue au futur alors qu’il est au présent ou au passé simple narratif dans le texte grec ; ce qui ne change rien au message qui concerne en effet le futur. Mais le choix des temps des verbes a été celui de l’Esprit qui, lui, donne un sens à leur emploi. La prosternation est ainsi présentée comme une œuvre pratiquée par les derniers élus placés dans l’attente du vrai retour de Jésus-Christ. C’est donc, avec l’intérêt pour la parole prophétique, le respect du vrai sabbat et le retour de Jésus, un quatrième critère particulier d’identification des derniers élus auquel l’Esprit est très sensible.
L’agenouillement ou prosternation devant Dieu est devenue très rare dans la pratique religieuse chrétienne moderne actuelle. A elle seule, son absence démontre la perte du sens du sacré qui permet à l’homme d’être religieux, c'est-à-dire d’être relié à Dieu ; le mot religieux vient du latin « religare » qui signifie : relier. Et le but de la religion est de se « relier » à Dieu. C’est pour obtenir cette réconciliation que Jésus s’est offert volontairement en sacrifice.
Cette prosternation est mise en relation avec le message du premier ange d’Ap.14 : 7 dans lequel l’original grec nous dit « Craignez Dieu, et donnez lui gloire car l’heure de son jugement est venue ; et prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources d’eaux ».
La forme « prosternez-vous devant » résulte de la traduction du verbe grec : « proskunéo ». La précision « devant » est impliquée dans le mot par son préfixe « pros » qui marque une idée de contact. Pour un être terrestre,  ce contact peut être totalement invisible; ce qui est le cas de Dieu. La racine « kunéo » se traduit par révérer. Par son choix, l’Esprit présente l’agenouillement comme une sorte de reconversion au Dieu Créateur. On peut traduire cette formulation par « prosternez-vous devant la gloire du Créateur rendue visible par sa création ». Ro 1 : 20 « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables … ».
Les élus rachetés de la terre tomberont à genoux devant Dieu, ils se prosternent devant sa divine éternité ; et ils attribueront leurs victoires symbolisées par leurs couronnes qu’ils jettent devant le Dieu qui les a sauvés. Le fait de jeter leurs couronnes devant Dieu illustre leur conscience de n’avoir aucun mérite, ni aucune gloire personnelle.
 
 
Le Dieu Créateur glorifié
Apocalypse 4
Verset : 11
Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur, et la puissance ; car c’est toi qui as créé toutes choses, et c’est à cause de ta volonté qu’elles étaient, et qu’elles furent créées.
Là, le message est clair et limpide au point qu’il n’est pas utile de le traduire. On relèvera simplement en fin du verset la glorification de Dieu comme Créateur, ce qui caractérise la véritable sainteté établie depuis 1844 et va la caractériser  jusqu’au retour puissant et glorieux de Jésus-Christ.
En évoquant la dignité du Seigneur de recevoir la gloire et l’honneur, l’Esprit rappelle que sa gloire et son honneur ont été frustrés pendant près de seize siècles. C’est pourquoi Dieu exige que ces choses lui soient rendues par le message du premier ange d’Ap.14 : 7 qui dit : « Craignez Dieu et rendez-lui gloire, et adorez celui qui a créé le ciel … ». Sa puissance retrouvée après sa victoire sur le péché châtiera ceux qui lui résistent et refusent de se soumettre à ses exigences de 1844.
 
 
 
Apocalypse 5
 
J 2
 
Le chiffre 5
 
LE FILS DE L’HOMME
Le chapitre 5 a pour chiffre celui de l’Homme. Depuis Adam, le premier Homme, le péché originel a fait perdre, à l’homme, l’image de Dieu qu’il devait représenter. En venant dans le monde, environ 4000 ans après la chute, Jésus est venu, du ciel, dans une chair humaine, pour reprendre le combat humain perdu contre le diable par Adam, et pour le vaincre définitivement. Ce n’est donc pas sans raison que Dieu a mis, dans la bouche de Ponce Pilate, les mots « Voici l’Homme » lorsqu’il a présenté Jésus à la foule qui allait exiger sa crucifixion. Il était le seul représentant de l’espèce humaine capable par son sacrifice volontaire, de racheter des élus pour la gloire du grand Dieu créateur et législateur.
Ce chapitre 5 va donc être utilisé, par l’Esprit, pour rappeler ce rôle fondamental qui fait, de Jésus-Christ, le fondement de la réconciliation des pécheurs, repentants, avec leur Dieu trois fois saint. Sa victoire lui a surtout donné la légitimité d’apporter à ses élus, son aide divine précieuse. Elle se concrétise par sa révélation prophétique dans laquelle il révèle, à ses élus, l’existence et l’identité des agents humains utilisés par le diable dans la guerre qu’il leur fait.
 
 
Pour les élus la bénédiction divine sous la forme d’un livre scellé par sept sceaux = sept vérités sélectives divines.
Apocalypse 5
Verset : 1
Et je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône, un livre, écrit au dedans et sur le revers, scellé de sept sceaux.
Dans la droite de Dieu, côté de sa bénédiction, Dieu tient un livre destiné à ses élus.
Ce livre est scellé par sept sceaux, ce qui revient à dire scellé par le sceau de Dieu qui est justement le chiffre 7. Nous avons vu comment ce chiffre 7 est lié au repos sabbatique ordonné par Dieu depuis la création. On peut donc déjà comprendre que le retour de la pratique du sabbat permettra son ouverture.
L’Esprit divin donne autant d’importance à ce livre qu’au texte des dix commandements gravés du doigt de Dieu sur les deux tables de la loi, « de l’un et de l’autre côté », selon Ex.32 : 15. Le livre de ce verset est, lui, écrit « au dedans et sur le revers » ; littéralement « dedans et derrière ». Cette précision vient du Dieu Esprit dont la vision est globale et totale, contrairement à l’homme qui ne voit, par ses yeux, que ce qui est mis à sa portée. Et comme la révélation divine est « dedans et derrière » le livre, elle garde pour l’homme tout son mystère.
Au printemps 2018, une nouvelle compréhension est venue m’éclairer le mystère de la gravure de la loi divine « de l’un et l’autre côté », révélant un message prophétique dans l’usage des deux tables de la loi. La répartition des commandements de Dieu sur les quatre faces des tables fait apparaître sur les 2 rectos, les commandements 1, 2 en première moitié, sur le premier, et 4, sur le deuxième ; et sur les versos cachés, les commandements, 2 en seconde moitié et 3, sur le premier, et 5 à 10, sur le deuxième. Sous cet aspect, les faces versos cachées portent l’écriture des conséquences que porteront dans l’histoire les transgressions successives des deux premiers commandements et du quatrième, en 321 pour la foi chrétienne devenue infidèle, et en 1844 pour la foi protestante dite réformée.
Le message du revers que le texte grec original traduit par « derrière » constitue donc un avertissement lourd de sens adressé à ceux qui vont mépriser le contenu de la Révélation apportée par Jésus-Christ à ses serviteurs. L’Eglise adventiste officielle en paiera le prix en 1994 quand, pour cette cause de mépris, Jésus la vomira.
Ainsi, seule la Bible et ses ordonnances divines sont visibles par l’œil humain et les conséquences que porteront leurs comportements face aux exigences divines prescrites sont totalement invisibles. Néanmoins, elles seront subies par le méprisant en temps voulu, choisi par Dieu. C’est ce que signifie l’expression « derrière ». Les conséquences viennent toujours « derrière », soit après le choix de l’action pratiquée.
L’accès à cette révélation est impossible sans rompre les sept sceaux qui tiennent le livre fermé ; le septième étant le seul qui permet son ouverture.
 
 
La recherche de l’être digne d’ouvrir le livre de l’Apocalypse
Apocalypse 5
Verset : 2
Et je vis un ange puissant, proclamant à haute voix, Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ?
Le but proposé par l’ange est de rompre les sceaux du livre, ce qui permettra sa lecture et la levée de son mystère. Mais pour cette action une dignité particulière est nécessaire.
 
 
Pour Dieu, aucune créature n’est assez digne, pour révéler les pièges du temps futur.
Apocalypse 5
Verset : 3
Et personne, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni au-dessous de la terre, ne pouvait ouvrir le livre ni le regarder.
Par le mot personne, l’Esprit veut dire que, parmi les créatures de Dieu, célestes ou terrestres, aucune n’est trouvée digne de porter ses regards sur la révélation divine préparée. Si l’état naturel enlève aux créatures toute dignité pour le faire, c’est parce que cette ouverture sera offerte au titre de la grâce révélée dans le plan du salut divin qui dépendra de la victoire de Jésus-Christ.
 
 
Des larmes qui parlent
Apocalypse 5
Verset : 4
Et moi, je pleurais fort, parce que nul n’était trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder.
Les larmes versées par Jean sont porteuses d’une terrible leçon. Ce sont celles qui couleront des yeux des pécheurs chrétiens quand ils découvriront leur impossibilité d’être sauvés. Jean ne fait qu’anticiper le comportement de ceux qui auront méprisé cette révélation, la parole prophétique à laquelle la Bible nous exhorte, au contraire, à lui « prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur… ». Dans cette situation de ténèbres spirituelles le diable fait avaler aux croyants tous les mensonges qu’il veut. Leur salut devient impossible, et au jour de la confrontation finale, ils verseront des larmes victimes de la désillusion. Jésus prophétise : « c’est là qu’il y aura des pleurs et des grincements de dents » Matt.8 :12 ; 13 :42 ; 13 :50 ; 22 :13 ; 24 :51 ; 25 :30 et Luc 13 :28.
Cette image, des larmes, place les Chrétiens, ignorant le contenu du livre, dans la situation où ils étaient avant que Jésus vienne les racheter par son sacrifice.
Cette importante leçon vient confirmer les conséquences mises en actions en 1844, par le décret de Da.8 : 14. Les larmes de Jean supposent la perte de la justice éternelle obtenue jusque-là par la seule mort de Jésus. Ainsi, à partir de 1844, le salut va reposer sur deux conditions : la foi en Jésus-Christ + la foi au témoignage de Jésus-Christ, qui est sa révélation prophétique de Daniel et Apocalypse présentée et reçue en augmentation progressive par ses élus jusqu’à la fin du monde.
En 1844 les Chrétiens ignoraient totalement la cause de la malédiction qui les frappait depuis l’an 321. Et si cette ignorance s’était prolongée après 1844, aucun disciple de Jésus-Christ n’aurait pu être sauvé … de quoi verser des torrents de larmes.
 
 
La révélation prophétique qui va sauver les élus sera apportée
 
 
 
Le « Roi des Juifs » de la tribu de Juda
 
 
 
 
 
sa victoire sur le péché
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le sceau de Dieu
Apocalypse 5
Verset : 5
Et l’un des anciens me dit, Ne pleure pas ; voici, le lion qui est de la tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.
L’Eternel Dieu en soit béni ! En prolongation de sa grâce, Jésus-Christ va après un test de leur foi, donner sa révélation prophétique à l’intelligence de ses vrais élus. Y découvrant les causes des malédictions divines, ils mettront fin aux péchés hérités de Rome, et seront jugés dignes de la justice éternelle gagnée par Jésus. La joie et les rires remplaceront les larmes.
Jésus était bien un Juif de la tribu de Juda. Il est prophétisé dans sa lignée comme « lion de la tribu de Juda », dans Ge.49 : 9 : « Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera lever ? ».
En donnant à Jésus-Christ le nom de lion de la tribu de Juda l’Esprit confirme son identité dans le symbole du lion du premier des quatre animaux d’Ap.4.
L’Ecriture le reconnaît comme descendant de la lignée de David. A Jérusalem, avant la Pâque de l’an 31, le peuple de cette ville l’a accueilli au titre de « Fils de David », Matt.21 : 9.
« le lion … a vaincu pour ouvrir le livre ». Cette victoire qui le rend digne d’ouvrir le livre repose sur ses quatre attributs révélés par les caractères des quatre animaux. C’est sa capacité d’agir dans la perfection divine de chacun de ces caractères, extrêmement opposés, qui lui permet de vaincre et de sortir vainqueur de son épreuve. Ainsi, le lion, s’est fait veau, en homme parfait, par son caractère obéissant d’aigle.
Sa victoire a reposé sur l’application de ce qu’il dit dans Matt.20 : 25 à 28 : « Jésus les appela, et dit : vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs ». Il est venu pour révéler cette loi du ciel. Y aurait-il autant de candidats pour l’éternité céleste si tous connaissaient la norme de la loi qui la caractérise ?
Sa parfaite justice lui donne la dignité de venir en aide à ses élus. C’est précisément le sens que nous devons donner à l’expression « l’Agneau a vaincu pour ouvrir le livre ». Ce point révèle toute la signification de la nouvelle alliance. Car dans l’ancienne le peuple hébreu n’avait pas cette aide de Dieu. Les Juifs se retrouvaient seuls face aux ordonnances divines et ils ne pouvaient compter que sur leurs seules forces humaines pour leur obéir. Dans la nouvelle alliance ceux qui reconnaissent la démonstration d’amour donnée par Dieu en Christ vont bénéficier de l’aide d’un partenaire céleste maintenant expérimenté après son passage et sa victoire sur la terre. Le niveau des exigences divines va donc être légitimement rehaussé dans la nouvelle alliance et non réduit comme beaucoup continuent de le croire encore aujourd’hui. Jésus a confirmé cet objectif en disant, « vous avez entendu dire que… mais moi je vous dis que… ». Le péché d’action est maintenant imputé au niveau de l’intention. Aussi, selon un plan préétabli reposant sur l’entrée en application du décret de Da.8 : 14, un achèvement complet de la réforme partielle engagée, au XVIème siècle, par les pionniers protestants est exigé, d’eux, par le grand Juge.
A elle seule l’expression « sept sceaux » signifie « sceau » de Dieu dont le chiffre est « sept ».
Les chapitres 6 et 7, dont le thème est celui des sept sceaux, vont révéler leurs enseignements aux élus sélectionnés par Jésus-Christ. Ces vérités ont bien un rôle sélectif. Mais comme l’image du livre scellé par sept sceaux le suggère, l’ouverture du livre reste entièrement conditionnée par le dernier sceau, le septième qui va révéler, ou confirmer, comme « sceau du Dieu vivant » l’importance du repos sabbatique restauré, en 1844, pour les élus sauvés à partir de cette date.
 
 
Jésus-Christ plénitude de la divinité
 
Jésus-Christ Dieu quitte le ciel
 
 
Jésus-Christ Dieu incarné
 
 
Seul jugé digne par sa vie exemplaire, Jésus, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde
 
 
 
 
 
La plénitude de la puissance
 
La plénitude de l’Esprit
Apocalypse 5
Verset : 6
Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme égorgé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre.
Situé au milieu du trône, Jésus-Christ est bien présenté comme étant le grand Dieu créateur de toute vie, et le grand Juge des pécheurs.
 
Situé au milieu des quatre animaux, l’Esprit confirme leurs images symboliques des aspects du caractère divin céleste de Jésus-Christ.
 
Situé au milieu des anciens, qui représentent les rachetés de la terre, l’Esprit rappelle son incarnation terrestre, et son ministère de Messie envoyé vers Israël.
 
Les traductions bibliques du texte original grec trahissent l’intention de l’Esprit en ne respectant pas la traduction du même verbe « égorger » qui rattache, dans toute l’Apocalypse, excepté Ap.20 : 4 où le verbe utilisé est « décapités », la mort de tous les martyrs à l’action du deuxième cavalier du 2ème sceau, le diable, dans Ap.6 : 4. Ce verbe désigne la manière de tuer des brebis, ici spirituelles.
Son égorgement désigne sa crucifixion programmée dans le mystérieux plan du salut conçu par Dieu. N’étant pas « égorgé » mais crucifié, l’Esprit précise : « comme égorgé ».
 
Ses sept cornes lui confèrent la plénitude (sept) de la puissance (cornes).
 
Et ses sept Esprits lui attribuent le rôle du Saint-Esprit reçu à la Pentecôte par ses apôtres et ses disciples. Le Saint-Esprit reçoit ici sa définition divine : la plénitude de l’Esprit de Dieu envoyé dans l’esprit de ses serviteurs terrestres.
C’est lui, Jésus-Christ, qui revient en rôle du Saint-Esprit pour venir en aide à ses rachetés pour les conduire dans toute la vérité au titre de Consolateur selon Jean 16 :13. Et ce Consolateur, le véritable esprit de Jésus-Christ, a pour action de convaincre le monde de son péché (au verset 8), L’esprit céleste qui justifie la transgression de la loi divine dans l’ère chrétienne, et particulièrement depuis 1844, n’est donc pas de Dieu.
C’est sous son rôle du Saint-Esprit qu’il va ouvrir la révélation préparée pour notre temps de la fin, « pour ouvrir » par « ce livre » notre intelligence sur les pièges que le diable place sur notre chemin. Depuis 1844, le Saint Esprit de Jésus-Christ fait croître ses élus dans la compréhension de son témoignage prophétique ; une compréhension qui augmente encore en 2018 et qui ne cessera de grandir qu’en atteignant la plénitude voulue par Dieu.
 
 
La mission et le label de la bénédiction de Dieu
Apocalypse 5
Verset : 7
Et il vint et prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône.
Ce verset met en image le tout premier verset de l’Apocalypse, soit « révélation de Jésus-Christ que Dieu lui a donnée … ».
Cette main droite, divine, révèle combien cette révélation est bénie, un véritable concentré de la bénédiction céleste réservée pour ses serviteurs des derniers jours. Au temps de la fin, ils sont si peu nombreux, perdus dans la masse des peuples incrédules et rebelles, que le partage, avec Dieu, de ce message prophétique, en fait un fil d’or reliant l’élu à son Créateur. Comme pendant son ministère terrestre, Jésus a donné, aux élus de la fin, de comprendre alors qu’aux autres Chrétiens, il ne le permet pas. La révélation du livre leur est fermée ; ignorance qui causera leur perte.
 
 
La Révélation prophétique divine rend les prières des saints recevables
 
 
 
L’harmonie
 
 
 
 
 
 
 
 
Des prières d’odeur agréable
Apocalypse 5
Verset : 8
Et lorsqu’il prend le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombent [sur leurs faces] s’avancent devant l’Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints.
 
La traduction de J.N.Darby porte plusieurs erreurs que j’ai rectifiées. Le verbe original grec « epesan » signifie : s’avancer. De plus, j’ai supprimé le rajout de Darby : « sur leur faces », qui n’a, doublement, plus aucune raison d’être retenu, puisque le verbe « tombèrent » n’est pas dans le texte original grec.
Quand l’histoire du salut terrestre prendra fin, au retour en gloire de Jésus-Christ, toutes ses créatures célestes et celles d’origine terrestre, rendront gloire à Dieu pour son œuvre expiatoire accomplie en Jésus. Mais ce verset, met en évidence, l’importance de la révélation prophétique qu’il apporte avec l’Apocalypse, dans la victoire obtenue par les derniers élus, auxquels cette révélation est particulièrement adressée et destinée dans le projet divin.
Le ciel bénéficiera, dans ces circonstances d’une victoire totale dans une parfaite harmonie symbolisée par le mot harpe, et les prières et les louanges seront exprimées devant lui en action réelle symbolisées au commencement par les parfums offerts dans le rite religieux du sanctuaire hébreu.
L’étude de Daniel a fait mention du sacerdoce perpétuel enlevé au Christ, le Chef de l’armée des cieux, par le pape dans Da.8 : 11-12. L’esprit regroupe dans ce verset, le livre prophétique qui révèle dans Daniel et Apocalypse cette vérité, et les prières des saints dont la recevabilité repose sur l’écartement du chef papal et la restitution de ce ministère intercesseur au Christ céleste. Un thème si important, qu’il fera l’objet d’une présentation dans Ap.8 : 1 à 5 sous l’aspect du sacerdoce papal usurpateur terrestre.
 
 
Un chant à la gloire du Christ vainqueur
Apocalypse 5
Verset : 9
Et ils chantent un cantique nouveau, disant, tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ;
Le cantique nouveau célèbre et exalte un fait glorieux, la victoire de Dieu contre le camp du diable. Cette victoire repose sur l’œuvre de Jésus-Christ l’Agneau de Dieu. Et toutes ses créatures fidèles lui reconnaissent, à terme, d’avoir eu la légitimité et la dignité pour révéler, aux élus, l’enseignement contenu dans l’Apocalypse.
Ce verset présente bien les deux manières par lesquelles le salut des élus est rendu possible : la révélation des œuvres du diable et la justification par la foi au sang rédempteur (rachat) versé par Jésus-Christ. Le verbe « acheté » confirme le statut d’esclave des élus rachetés.
Le salut proposé par Dieu en Jésus-Christ est universel. Il est proposé à toute tribu, toute langue, tout peuple, et toute nation ; expression qui permet d’identifier les peuples européens, en cibles principales.
 
 
Des rois et sacrificateurs selon la norme du ciel
Apocalypse 5
Verset : 10
et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
Ces rachetés de Jésus-Christ n’auront de royauté que le droit de juger les méchants pendant leur mort. En tant que sacrificateurs pour Dieu ils offriront des victimes ; deux sortes de victimes. Des saintes, soit les élus invités à s’offrir eux-mêmes en sacrifices vivants, selon 1 Pi.2 : 5. Puis au jugement dernier, ils offriront des victimes souillées au feu de la seconde mort.
Après ce jugement dernier, les élus régneront sur la terre renouvelée devenue le royaume universel du grand Dieu créateur. Ces nouveaux rois partageront le règne éternel du Christ dans l’humilité et l’abnégation enseignées et pratiquées par Jésus sur la terre. Ces rois mettront en pratique ce principe qu’il a enseigné : «  et quiconque d’entre vous voudra devenir le premier, sera l’esclave de tous. » Marc 10 : 44. La gloire céleste ne sera pas du type de celle que convoitent les hommes charnels sur la terre.
 
 
Le rôle important des bons anges célestes
Apocalypse 5
Verset : 11
Et je vis, et j’ouïs une voix de beaucoup d’anges à l’entour du trône et des animaux et des anciens ; et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers,
Il y a dans le ciel plusieurs sortes de créatures qui ont été créées par Dieu. Les anges représentent une catégorie de messagers célestes qu’Il utilise, pour le servir, auprès de ses autres créatures, célestes ou terrestres, toutes identifiables dans le symbole des quatre animaux vivants. Un grand mystère entoure ces créatures célestes, sur leur nombre, leur nature réelle. Mais ce que l’Esprit nous a révélé est essentiel, elles partagent le caractère de Jésus et ont été sélectionnées, par Lui, il y a deux mille ans, après sa victoire sur le péché.
L’Esprit révèle partiellement le nombre des anges célestes ; des myriades de myriades et des milliers de milliers.
Les anges et les anciens ont partagé le combat, contre le camp du diable, et ont été ainsi étroitement associés dans la même lutte.
 
 
Micaël le Roi du ciel et ses renoncements pour devenir Jésus
Apocalypse 5
Verset : 12
disant à haute voix, Digne est l’agneau qui a été immolé de recevoir la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction.
Dans leur louange anges et anciens exaltent Jésus-Christ en énonçant dans l’ordre les choses qu’il possédait au titre de Micaël ; choses auxquelles il a renoncé pour accomplir son ministère céleste, il a laissé dans l’ordre :
- sa puissance : il est devenu faible,
- sa richesse : il est devenu pauvre,
- sa sagesse : il s’est laissé prendre pour un insensé,
- sa force : il a renoncé à en faire usage,
- son honneur : il s’est laissé déshonorer,
- sa gloire : il s’est laissé avilir et couronner d’épines, et a reçu sur ses épaules, la tunique pourpre de sa royauté ridiculisée par les soldats romains,
- sa bénédiction : il a incarné la malédiction du péché, et il a subi son châtiment sur la croix du supplice pour ses élus.
 
 
Jésus retrouve ses attributs pour redevenir Micaël
Apocalypse 5
Verset : 13
Et j’entendis toutes les créatures qui sont dans le ciel, et sur la terre, et au-dessous de la terre, et sur la mer, et toutes les choses qui y sont, disant, A celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, la bénédiction, et l’honneur, et la gloire, et la force, aux siècles des siècles !
En adressant leurs louanges à l’Agneau, les êtres vivants évoquent Jésus-Christ crucifié.
A ces louanges, proclamées par les combattants vainqueurs, le reste de la vie universelle marque son approbation en reprenant en sens inverse les sujets de la louange précédente. Ces deux sens inversés imagent le parcours du Christ successivement descendu sur terre, puis remonté au ciel. Dans l’ordre le ciel lui rend ce qu’il a laissé pour descendre sur la terre :
- sa bénédiction : conservée pour Dieu alors même qu’il était devenu l’image du péché. Par elle, il sauve ses élus. Son rôle béni est restauré au XVIème siècle par les Réformateurs. L’enseignement catholique romain avait éliminé le principe de sa grâce et imposé des œuvres injustifiées,
- son honneur : parfaitement justifié à cause de sa vie parfaite exemplaire. Il a remporté la victoire contre le diable sans tricher, sans se dérober, sans se soustraire à la souffrance, jusqu’à l’acceptation de son atroce torture mortelle. Il retrouve les honneurs qui lui sont dus par les œuvres de la foi des Réformateurs,
- sa gloire : il a retrouvé sa gloire en obtenant la restauration de ses vérités doctrinales, à partir de 1844, où il adresse, à la foi protestante, les messages d’Ap.14, le premier disant au verset 7 : « Craignez Dieu et donnez lui gloire ! car l’heure de son jugement est venue ;et adorez celui qui a fait les cieux la terre… ». On peut en conclure très justement que Dieu ne se sentait pas glorifié avant cette restauration doctrinale de 1844,
- sa force : après la fin du temps de grâce, il a fait (fera) usage de sa force pour frapper par ses sept derniers fléaux ou coupes de sa colère le camp des rebelles meurtriers prêts à anéantir ses élus.
Il retrouve ses attributs divins pour l’éternité évoquée par l’expression « aux siècles des siècles ».
 
 
La vie universelle terrestre adore et se prosterne devant le Dieu créateur, rédempteur, régénérateur.
Apocalypse 5
Verset : 14
Et les quatre animaux disent, Amen ! et les anciens tombèrent [sur leurs faces] et rendirent hommage s’avancent et se prosternent.
 
Les mondes célestes approuvent par un « Amen » collectif la gloire rendue au Christ vainqueur, et les rachetés de la terre, pleins de reconnaissance, « s’avancent et  se prosternent ».
 
 
L’ouverture des sceaux
L’Esprit de Jésus-Christ va maintenant lever, pour nous, le secret caché derrière les mystérieux « sept sceaux » qui tiennent la révélation divine et l’entrée dans l’éternité fermées et inaccessibles.
Les « sept sceaux » sont sept personnalités réelles ou imagées qui tiennent un rôle dans l’histoire religieuse de l’ère chrétienne. Ces sept personnalités sont toutes issues de l’initiative souveraine du Dieu Tout-Puissant. En Organisateur, il nous présente les grands acteurs qui vont animer la tragédie de l’ère chrétienne.
Chaque personnage présenté tient un rôle important dans une période donnée. De la sorte, il tient le rôle d’un « poteau indicateur » qui ouvre la compréhension du lecteur de la prophétie. Les « sceaux » préparent, l’un après l’autre, l’ouverture du livre scellé jusqu’à l’enlèvement du « septième sceau » qui libère entièrement l’accès à la compréhension du livre.
Paradoxalement, la mort expiatoire de Jésus-Christ, démonstration de l’amour divin, entraîne une aggravation des conditions de vie des habitants de la terre. Jésus n’a pas caché qu’il a apporté « l’épée » et non « la paix » souhaitée par les hommes.
Pour interpréter correctement les divers événements de l’histoire, nous devons nous fonder sur les explications que Dieu nous apporte dans ce thème des « sceaux » qui, au nombre de « sept », symbolisent des signes des temps qui se succèdent dans la plénitude de l’ère chrétienne.
 
Le plan général des sceaux
Dans l’ère chrétienne de la nouvelle alliance, Dieu agit comme il l’a fait dans l’ancienne. Confirmant ainsi Mal.3 :6 : « Je suis l’Eternel, je ne change pas ». A ceci près que, dans l’action punitive, nous devons voir la main du doux et aimant Jésus-Christ. Après sa démonstration d’amour terrestre, ses actions divines célestes sont conformes à son rôle de Juge divin suprême. Il devient le Dieu législateur qui demande des comptes à ses créatures avec lesquelles il est en alliance.
1er sceau : L’Eternel visite son troupeau la maison de Juda (Zacharie 10 :3-4 : l’arc de guerre). En 321, il constate l’adultère spirituel des chrétiens (Da.8 :12), l’abandon du sabbat, qui est une trahison et un péché, mérite un châtiment. Comparez Lév.26 :15 : « si vous méprisez mes lois, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, en sorte que vous ne pratiquiez point tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance. Voilà alors ce que je vous ferai ».
2ème sceau : L’épée punitive entre 321 et 538. Les invasions barbares viennent frapper et dévaster les terres et les biens de l’empire romain et des monarchies chrétiennement infidèles qui lui succèdent ; message de la 1ère trompette. Les instances religieuses et les nouvelles monarchies associées n’entendent pas la leçon. Comparez Lev.26 :16-17 : « Je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés.vous sèmerez en vain vos semences : vos ennemis les dévoreront ».
3ème sceau : La famine, spirituelle et littérale. Ce nouveau châtiment va priver les chrétiens infidèles du pain spirituel : la manne céleste, ou nourriture, donnée par Jésus-Christ. Elle va être remplacée par le vin d’impudicité de Babylone la Grande ; le régime papal romain intolérant et cruel est instauré en 538 ; message de la 2ème trompette. Mais les coupables n’entendent toujours pas la leçon. Comparez Lev.26 :18 à 20 : « Je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés.Je rendrai votre ciel comme du fer et votre terre comme de l’airain ».
4ème sceau : La mort, donnée sous toutes ses formes dont les bêtes sauvages de la terre. Des bêtes comme les ligues catholiques et les armées protestantes qui vont se combattre au 16ème siècle ; message de la 3ème trompette et d’Ap.13. Mais la leçon divine n’est encore pas entendue. Comparez Lev.26 :21-22 : « Je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés. …j’enverrai contre vous les animaux des champs qui vous priveront de vos enfants, qui détruiront votre bétail et qui vous réduiront à un petit nombre ; et vos chemins seront déserts ».
5ème sceau : Les martyrs ou témoins. Ce sont les victimes de la véritable foi persécutée dans l’époque intolérante. Sous Louis XIV le « roi soleil », leur nombre atteint son apogée. Le corps des « dragons » du roi les pourchasse dans les villes et les campagnes, dans les plaines et les montagnes, partout où ils peuvent se cacher. Mais les coupables n’entendent toujours pas la leçon divine. Comparez Lev.26 :21-22.
6ème sceau : Le tremblement de terre de Lisbonne en 1755. Prophétise la Révolution Française de 1789 ; phase préparatoire de la 4ème trompette.
: Le soleil noir – la lune sang en 1780. Prophétise la terreur de l’athéisme révolutionnaire français de 1793-1794. Message de la 4ème trompette. L’autorité papale et monarchique étant toutes deux, momentanément, détruites, les persécutions religieuses cessent dans la religion chrétienne. Mais les coupables religieux n’entendent toujours pas la leçon donnée par Dieu. Comparez Lev.26 :23 à 25 : « L’épée qui vengera mon alliance ». Alliance rompue par l’abandon du sabbat par les catholiques et tous les protestants. En suscitant l’athéisme, Dieu condamne la foi chrétienne entière.
: La pluie d’étoiles filantes en 1833. Prophétise l’abandon de la foi protestante qui reste fidèle au dimanche après 1844 ; message de la 5ème trompette. Et les coupables veulent ignorer la cause des châtiments divins jusqu’à la fin du monde.
 
A partir de 1844, la famine du 3ème sceau et l’épée du 2ème réapparaissent successivement en application universelle. Les USA et l’Australie, l’Afrique, la Chine, l’Inde, et en dernier le Japon, tous les pays où la foi chrétienne infidèle et adultère est présente sont concernés et ciblés par Jésus-Christ, leur Juge.
 
7ème sceau : En 1844, restauration adventiste du sabbat sanctifié par Dieu. Ouverture et révélation de la cause des châtiments divins, ses sept trompettes : le dimanche romain est la « marque de la bête » depuis 321. Les sept châtiments consécutifs l’attestent. Dieu éclaire ses élus, la leçon divine est reçue et enfin comprise.
: En 1844, privée par Dieu de nourriture spirituelle, livrée à la famine, la foi de la réforme protestante inachevée est rejetée par Dieu. Elle se multiplie et domine progressivement la terre à partir des USA. Message de la 5ème trompette. Les révélations prophétiques divines sont ignorées. Comparez Lév.26 :26 : « Lorsque je vous briserai le bâton du pain … ».
: Vers 2021, Au temps de la fin, en deuxième forme de la 4ème, la « 6ème trompette », ou 3ème guerre mondiale nucléaire centrée sur l’Europe, l’épée divine détruit les nations chrétiennes infidèles. Elle frappe et cible prioritairement les nations chrétiennes riches, coupables, endurcies et incrédules. Comparez Lév.26 :32 : « Je dévasterai le pays… ».
: En 2031, à son retour, victorieux, Jésus-Christ transporte au ciel l’Elue de son cœur, et l’humanité rebelle s’extermine. Message de la 7ème trompette et du 7ème dernier fléau de Dieu.
 
Apocalypse 6
 
 
 
Le chiffre 6
Placé entre le chiffre 7 de Dieu et le 5 de l’homme, le chiffre 6 est celui de l’ange et du caractère céleste.
K 1
 
Premier sceau
 
Le lion royal
Apocalypse 6
Verset : 1
Et je vis, lorsque l’Agneau ouvrit l’un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre animaux disant comme une voix de tonnerre, viens et vois.
 
En disant l’un des sept sceaux et non le premier sceau, l’Esprit se fonde sur l’idée que l’ouverture réelle du livre ne sera pas possible avant que le septième soit descellé. Le choix du premier sceau n’a donc aucune importance en lui-même, mais il sera tout de même le premier et, à ce titre, sera rattaché au symbolisme du lion, l’un des quatre animaux, soit à la royauté divine, selon Ap.4:7.
Cette voix de tonnerre est celle de Dieu, également comparée aux « sept tonnerres » dans Ap.10:3. Sa puissance infinie ne peut trouver de comparaison qu’avec le tonnerre connu et entendu par les hommes. Mais ce symbole, du tonnerre, est rattaché à une situation orageuse qui révèle, partiellement, l’état d’esprit du grand Dieu créateur déjà frustré de la gloire qui lui revient légitimement, particulièrement par les juifs, qui rejettent leur Messie et plus largement, par l’apostasie généralisée qui va caractériser la foi chrétienne jusqu’aux derniers jours de l’humanité. C’est donc lui qui dit, à Jean, qui anticipe mon action des derniers temps : « viens et vois».
Les paroles « viens et vois » furent dites par les premiers apôtres choisis par Jésus quand ils invitèrent Philippe à le suivre. Elles constituent la base logique qui précède tout engagement envers Dieu. Cette démarche est le seul moyen de juger de la réalité et d’échapper au piège des faux préjugés. Dans Apocalypse, ce ne sont pas des hommes qui parlent, mais Dieu lui-même. Il donne souverainement un ordre : « viens », et sa créature doit y obéir sans savoir ce qui arrivera ensuite. Après cela Dieu lui annonce qu’il verra ; ceci sans préciser ce qui sera vu.
L’invitation « viens » s’adresse à un adventiste voyant qui échappe à l’aveuglement qui caractérise l’institution adventiste à l’époque de Laodicée. Celui qui vient s’est engagé et a répondu à un appel particulier de Dieu. « Viens et vois » que l’on peut traduire par viens me servir, et seulement après m’avoir obéi, je vais te donner de voir (verset 2 : Et je vis…) ce qui est caché : mon jugement sur des choses que j’ai annoncées et prophétisées longtemps avant qu’elles ne s’accomplissent.
Le mode passé employé par Jean, dans ses descriptions, est justifié par le fait que l’Esprit l’a saisi et transporté à notre époque finale en laquelle nous regardons les faits révélés dans le passé. De plus, son action située vers l’année 95 se trouve effectivement dans notre passé historique.
 
Depuis 27
Le ministère salvateur du Christ
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Des paroles comme des flèches
pour le combat de l’Esprit
Apocalypse 6
Verset : 2
Et je vis, et voici un cheval blanc, et celui qui était assis dessus ayant un arc ; et une couronne lui fut donnée, et il sortit en vainqueur et pour vaincre.
La parole de Dieu prend aussitôt effet, je vois un « cheval blanc » qui selon Zac.10:3-4 représente l’Eternel qui visite son troupeau et trouve son peuple et ses enseignants religieux dans le péché ; ce que Jésus constate en 321 : « Ma colère s’est embrasée contre les bergers, et je punirai les boucs ; car l’Eternel des armées a visité son troupeau, la maison de Juda, et il en a fait son cheval de gloire dans la bataille. De lui est la pierre angulaire, de lui le clou, de lui l’arc de guerre, de lui sortent tous les dominateurs ensemble ». Ces dominateurs désignent ensemble les élus restés vivants et ceux qui participent à la première résurrection. Ils partagent la domination du Christ vainqueur à son retour.
Cette visite s’est accomplie par l’incarnation de l’Eternel des armées qui, en Jésus-Christ, est venu combattre sur la terre le diable et le péché pour en sortir vainqueur et pour vaincre. Le salut de ses rachetés en dépend, aussi ira-t-il jusqu’au bout, affrontant et supportant toutes ses épreuves.
La maison de Juda est glorifiée par la personne de Jésus de Nazareth, né lui-même, dans la tribu de Juda. Il est aussi appelé, le lion de la tribu de Juda dans Ap.5:5.
Il faut distinguer le cheval de son cavalier assis dessus à la lumière de Jacques 3:3 : « Voici, nous mettons les mors des chevaux dans leurs bouches, pour qu’ils nous obéissent, et nous dirigeons çà et là leur corps tout entier ». Dans cette image le cavalier est le chef, et le cheval, le peuple qui lui est soumis.
La gloire du cheval monté par l’Eternel dans Zacharie est désignée ici dans Apocalypse par le « blanc » ; soit par la pureté de la vérité reconnue et glorifiée par ses serviteurs.
La victoire finale du Christ et de ses élus symbolisée par sa couronne est annoncée dans Ap.17:14 : « Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles ».  Elle sera confirmée dans Ap.19:20 en ces termes : « Et la bête fut prise, et le faux prophète qui était avec elle, qui avait fait devant elle les miracles par lesquels il avait séduit ceux qui recevaient la marque de la bête, et ceux qui rendaient hommage à son image… »
Sous le nom Juda qui signifie « louanges à Yahwéh », les élus seront toujours associés au Dieu créateur. Ceci sera confirmé dans Ap.7:5 où les élus adventistes sont, depuis 1844, symbolisés par 12 tribus spirituelles, la première étant placée précisément sous le nom Juda.
L’arme de l’Eternel est l’arc. Ce n’est pas l’arme du corps à corps comme l’épée. C’est une arme de projection qui fait allusion à l’effet retardé des actions conduites par Jésus-Christ. En effet, qui saurait voir en Jésus-Christ crucifié, le Messie vainqueur ? C’est pourtant bien à ce moment-là que la mort du diable a été rendue possible et incontournable. Ainsi, son exécution sera différée dans le temps puisque prévue uniquement après les « mille ans » du septième millénaire.
De plus, l’arc est une arme de jet qui frappe à distance. Il nous rappelle que Dieu combat, le diable, par l’intermédiaire des instruments que sont ses serviteurs fidèles ; en premier, Jésus-Christ lui-même, puis ses anges fidèles et ses disciples humains. Il va les utiliser comme des flèches porteuses de ses paroles ; des vérités bibliques, seules capables, de percer les cœurs et de tuer le vieil homme pour qu’il renaisse en Christ.
Comme pierre angulaire, il est la pierre principale de l’édifice spirituel chrétien qu’il a bâti sur son nom. Ephésiens 2:20-21 confirme : « …ayant été édifiés sur le fondement des apôtres et prophètes, Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre du coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît pour être un temple saint dans le Seigneur … ».
C’est à sa victoire sur le péché que Jésus doit son pouvoir de Juge qu’il a reçu du Père. En 321, le péché de l’abandon du sabbat va le conduire à punir les peuples chrétiens adultères coupables.
K 2
 
second sceau
le veau du sacrifice
le Messie sacrifié
Apocalypse 6
Verset : 3
Et lorsqu’il ouvrit le second sceau, j’entendis le second animal disant, Viens et vois.
La révélation se poursuit, cette fois Dieu se place sous le symbolisme du veau ou du bœuf, type du serviteur prêt au sacrifice. Jésus a reçu à ce titre le nom de premier né des morts selon Ap.1:5 ; ou encore l’Agneau immolé d’Ap.5:5. Mais aussi, à l’opposé, le méchant serviteur, type du diable, qui finira par être sacrifié comme un veau ou un bœuf, pour expier ses péchés au jugement dernier. Quand il se coupe de Dieu, l’homme lui-même devient aussi comme un animal dont la vie a peu d’importance.
Car la personnalité du second sceau c’est l’adversaire de l’Agneau : le diable. Ce n’est pas un dieu rival du Dieu créateur dont il reste sa toute première créature. Après sa rébellion, sa vie et son action lui sont accordées et prolongées par le grand Dieu Créateur qui va utiliser son zèle et son agressivité pour châtier les hommes qui dédaignent et déshonorent son offre d’amour concrétisée par la mort expiatoire de Jésus-Christ.
Il est important de comprendre que pour le châtiment des coupables terrestres, le diable, Lucifer devenu Satan, est un serviteur (donc un veau) du Dieu juste et bon ; un instrument de sa juste colère qui ne fait rien sans sa divine volonté.
En fait, après la démonstration de l’ingratitude humaine, Dieu prend l’initiative de livrer les coupables au diable et ses démons et à leurs agents terrestres. Nous devons accepter l’idée de retrouver Dieu et sa colère dans toutes les actions imputées au diable.
Et celui que l’abandon du sabbat, en 321, met particulièrement en colère, c’est Jésus-Christ, parce qu’il a payé très cher le droit d’obtenir une parfaite obéissance de ceux qui se réclament de son salut : les chrétiens.
 
 
le diable
le Destructeur persécuteur en chef mais aussi…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
…L’épée
le premier châtiment de Dieu
dans Ez.14 :21
 
 
Une arme pour le combat rapproché, maniée par les exécuteurs des rebelles infidèles
Apocalypse 6
Verset : 4
Et il sortit un autre cheval, roux ; et il fut donné à celui qui était assis dessus d’ôter la paix de la terre, et [de faire] qu’ils s’égorgeassent l’un l’autre ; et il lui fut donné une grande épée.
Un autre cheval désigne un autre peuple soumis à son maître. Sa couleur « roux » soit, couleur de feu, le place sous le thème de la destruction.
N’étant lui-même qu’une créature, ce cavalier reçoit de Dieu (il fut donné) l’autorisation d’ôter la paix de la terre. Jésus qui a dit : « je suis venu pour apporter non la paix mais l’épée … » (Matthieu 10 :34) est la cause, et non l’instrument, de la disparition de la paix. Le véritable instrument de la colère de Dieu, le cavalier du cheval roux, est le diable, le Satan soit, Lucifer, entré en rébellion contre Dieu et ses fidèles. Celui qu’Ap.9:11 désignera sous les noms hébreu et grec Abbadon et Appollyon qui signifient tous les deux « Destructeur ».
Il ne faut pas enlever à Jésus-Christ l’autorité de cette destruction par l’épée car cette image illustre sa légitime réaction envers l’infidélité qu’il subit de la part de ceux qui se réclament de lui. Ainsi, littéralement, Jésus a apporté l’épée du châtiment et il revendique « ce pouvoir » ; « Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28 :18).
Cette destruction s’applique sur l’humanité qu’il divise religieusement et fait en sorte qu’ils s’égorgeassent l’un l’autre. Relevez que « l’égorgement », est la forme de mise à mort des victimes offertes sur les autels d’Israël dans l’ancienne alliance, confirmant ainsi le lien établi avec le veau suggéré dans le verset précédent. Mais l’égorgement est aussi le moyen de tuer un animal ; ce que l’homme rebelle devient pour Dieu.
La grande épée donnée par Dieu en Jésus-Christ au diable est utilisée dans le combat rapproché, frappant à la volée elle est terriblement efficace. L’action de cette épée sera spirituelle, charnelle et littérale. Elle prendra à son origine la forme du peuple juif rebelle et celle du peuple romain par lequel le diable fera crucifier, Jésus, son ennemi mortel. Et après lui, ses disciples fidèles seront eux aussi persécutés à mort par la Rome impériale, puis par la Rome papale, et au dernier jour par l’Amérique protestante. Pour que les hommes s’entretuent, Il utilisera tous les sujets imaginables de controverses, religieux, politiques et économiques.
L’épée du diable est spirituelle quand elle s’oppose à la parole de Dieu écrite symbolisée elle-même par une épée à double tranchant selon Héb.4:12. On assiste alors entre Dieu et le diable, à une sorte de duel dont l’enjeu est le salut de l’homme.
En réalité, Dieu qui connaît ses élus depuis la fondation du monde se contente de protéger ceux qui lui appartiennent et abandonne aux démons ceux qui se montrent rebelles.
Le second cavalier a donc pour rôle de séduire et punir les humains qui n’ont pas d’amour pour la vérité divine. Ils lui sont « livrés » par Dieu « à cause du péché » comme l’indique Dan.8:12.
Le rôle principal des tueries religieuses sera attribué à Rome dans Ap.18:24 en ces termes : «  Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre ». Dans l’original grec, le verbe est bien « égorgés » et non « immolés » comme le propose J.N.Darby. L’imputation des égorgements à la Babylone impie soit, Rome, confirme sa culpabilité originelle qui repose sur l’abandon du sabbat depuis 321.
Les destructions du diable ne cesseront qu’avec l’extermination des hommes sur la terre. Il recevra à ce titre, dans Ap.9:11, le nom « d’ange de l’abîme ». L’abîme désignant dans Ge.1:1 et Ap.20:1, la terre désolée, privée de toute forme de vie.
A la lumière des versets qui viennent, Ez.14 :21-22, le rôle du diable disparaît, recouvert par l’action divine directe. Il est donc moins important de regarder le cavalier du second sceau sous l’angle d’une action diabolique, que de le regarder comme symbole du grand Juge divin Jésus-Christ à l’œuvre dans son jugement de la foi chrétienne devenue infidèle.
L’épée est le premier des quatre châtiments terribles de Dieu cités dans Ez.14 :21-22 : « Oui, ainsi parle l’Eternel : Quoique j’envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles, l’épée, la famine, les bêtes féroces, et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes, …il y aura néanmoins un reste qui échappera… ». Le thème de la famine étant celui du 3ème sceau qui vient, ceci nous indique que le 2ème sceau, le cheval roux et son cavalier, symbolise bien le premier châtiment que Dieu utilise contre les chrétiens infidèles dans la nouvelle alliance. En confirmation, « la grande épée » du deuxième sceau, symbolisera l’action de la première trompette d’Ap.8 :7 qui désigne, entre 321 et 538, les diverses invasions barbares de l’Europe, dont les conséquences seront symbolisées en ces termes : De la grêle (dévastation), et du feu (destruction) mêlé de sang (mort humaine et animale) ; Le plus célèbre de ces barbares étant Attila le chef des Huns.
De manière plus large, l’épée du deuxième sceau représente la mort causée par la guerre dont la forme évolue avec le temps. L’épée est remplacée par des armes à feu, mais le résultat est le même ; la mort est infligée aux être humains. En fait, la « grande épée » punitive intervient quand la parole de Dieu, « l’épée à double tranchant » d’Hébreux 4 :12, est elle-même transgressée et attaquée. C’est le cas depuis 321.
K 3
 
Troisième sceau
l’homme (et son esprit intelligent)
devient infidèle et rebelle
Apocalypse 6
Verset : 5
Et lorsqu’il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième animal disant, Viens et vois. Et je vis, et voici un cheval noir ;
Sous le signe de l’homme, le troisième animal, l’Esprit ouvre le thème de l’intelligence, nourriture de l’esprit humain. Créée, dans l’homme qui est, à son origine à l’image de Dieu, l’intelligence est la caractéristique principale de cette ressemblance. Mais le maintien de cette ressemblance dépend de la présence de l’Esprit de Dieu dans la vie des hommes. Et ce troisième sceau indique l’arrêt de cette ressemblance. Comprenez que l’Esprit s’est retiré de l’homme, le privant de son intelligence spirituelle.
Le cheval noir symbolise la famine dans Lam.4:8 : « Leur figure est plus sombre que le noir, on ne les reconnaît pas dans les rues ; leur peau s’attache à leurs os, elle est sèche comme du bois ». L’humanité chrétienne va subir de terribles époques de famines qui feront beaucoup de victimes. Mais ce n’est pas le plus grave car la famine spirituelle a des conséquences beaucoup plus graves. La famine qui frappe la chair suit la famine spirituelle.
Jésus a appris à ses disciples que l’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. Or, lorsque cette parole divine est attaquée et transgressée, le disciple du Christ se retrouve en situation de péché et le Saint-Esprit ne peut plus cohabiter avec lui ; il se retire ; et le diable le remplace donnant son fruit mortel méchant et persécuteur. La privation de l’intelligence spirituelle conduit charnellement et spirituellement la créature humaine à la mort.
 
 
La balance du jugement de Dieu
 
et celui qui était assis dessus, ayant une balance dans sa main.
Ce cavalier est le Saint-Esprit du Dieu vivant. C’est lui qui nourrit ou pas l’intelligence de l’homme. Et quand il cesse de le nourrir, l’homme est en situation de famine spirituelle.
La balance tenue dans sa main symbolise l’action de son jugement. Dieu a dit : ma parole ne revient point à moi sans effet ; soit sans action punitive de ma part. Ap.8 et 9 nous présenteront sous le thème des six premières trompettes les châtiments divins engendrés par la transgression de la parole de Dieu. Ceci constitue, pour les péchés de l’ère chrétienne, une application des châtiments annoncés dans Lév.26 pour l’ancienne alliance juive.
Dans Dan.5, le jugement de Dieu du roi chaldéen Belschatsar a été manifesté par des mots écrits sur un mur : « compté, compté, pesé, divisé ».
 
 
La famine
 
Le deuxième châtiment de Dieu
dans Ez.14 :21
 
 
 
 
 
 
L’orge : l’offrande de la jalousie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La miséricorde
Apocalypse 6
Verset : 6
Et j’ouïs comme une voix au milieu des quatre animaux, disant, une mesure de froment pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; et ne nuis pas à l’huile ni au vin.
Nous retrouvons dans ce verset deux aliments de base donnés aux bâtisseurs du temple de Jérusalem selon 1 Rois 5:11 : « et Salomon donna à Hiram vingt mille cors de froment pour nourrir sa maison, et vingt cors d’huile fine. C’est là ce que Salomon donna à Hiram chaque année ».
En précisant, ne nuis pas , nous comprenons que Dieu a l’intention de nuire au sujet du froment, principalement et de l’orge. Quand ces produits sont diminués ou renchéris, la famine apparaît.
Ensuite, relevez la faveur donnée à l’orge. Ce détail symbolise une grave accusation d’adultère sur la base d’un cérémoniel présenté dans Nombres 5:11 à 31. Découvrez ce cérémoniel dans lequel l’homme qui suspecte son épouse d’adultère lui fait boire des eaux amères qui la rendront malade, si elle est coupable, et qui ne lui feront rien, si elle est innocente. Ce cérémoniel est précédé par l’offrande de farine d’orge au verset 15.
Dans ce message, Dieu a prophétisé à Jean, l’adultère spirituel commis dans la foi chrétienne par l’abandon du sabbat en 321 ; adultère clairement nommé dans Ap.2:22 et appelé péché dans Dan.8:12.
Ce principe de l’offrande de la jalousie pour soupçon d’adultère est utilisé par Dieu dans les trois thèmes des lettres, des sceaux et des trompettes. On trouve l’accusation d’adultère en clair dans Ap.2:22, l’offrande d’orge dans Ap.6:6, et les eaux amères qui confirment l’accusation dans Ap.8:11. Ce lien horizontal reliant dans Apocalypse le thème du péché était déjà présent dans la mise en parallèle des trois chapitres de Dan.2, 7 et 8.
A l’époque du ministère terrestre de Jésus, l’huile et le vin étaient utilisés pour soigner et guérir des blessures. L’intention divine de ne pas nuire à ces deux produits peut être interprétée comme le maintien de sa miséricorde. Les châtiments divins sont justifiés par l’esprit miséricordieux de Dieu qui les utilise afin de ramener les rebelles à son obéissance pour qu’ils soient sauvés.
K 4
 
Quatrième sceau
Principe universel
La mort
 
l’aigle du caractère céleste
Apocalypse 6
Verset : 7
Et lorsqu’il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième animal, disant, viens et vois.
Celui qui parle est placé sous le signe de l’état céleste de l’aigle, le quatrième animal. La loi céleste de Dieu qu’il suggère exige la mort des rebelles. Il faut se souvenir que la vie a commencé dans la dimension céleste bien avant que soit créée notre dimension terrestre. Et c’est dans le ciel que la rébellion contre la loi céleste divine est apparue pour la première fois, faisant alors apparaître la nécessité de faire mourir les coupables.
Dieu est le Créateur de la vie. Il est symbolisé par le nom de « grand aigle », et il a la domination sur la mort, ce principe invisible qui frappe soudain une vie humaine ou animale, et qui l’anéantit.
 
 
Principe invisible personnifié
La MORT
 
 
Apocalypse 6
Verset : 8
Et je vis, et voici un cheval livide ; et le nom de celui qui était assis dessus est la mort ;
Un cheval livide est clairement identifié à la mort. La mort est le principe de l’arrêt de la vie. Quand elle intervient, toute activité, toute fonction de l’être cesse (Ecclésiaste 9:5-10). Il en est du mort comme s’il n’avait pas vécu. L’usage de la mort appartient souverainement à Dieu qui l’impose à toute créature qui ne se soumet pas à sa loi céleste. Aucune créature du ciel n’a encore subi la mort, celle-ci étant, pour les anges célestes déchus, reportée pour le jugement dernier. Seule l’expérience terrestre des hommes a révélé, à tous, ce que veut dire mourir. La mort est le salaire du péché selon Ro.6:23. La mort vient donc, logiquement, comme une conséquence du péché présenté comme un adultère envers Dieu. L’épouse du Christ, son élue, le trompe en se laissant séduire par le diable. Cette idée rappelle les conditions de l’origine du péché terrestre. Eve s’était laissée séduire par le serpent utilisé comme médium par le diable, l’ange rebelle Lucifer. Etant à l’origine du péché céleste, le diable peut être rattaché lui-même à la mort, bien qu’elle ait été créée comme principe punitif par Dieu, le grand Juge. Comme premier coupable du péché, il sera finalement frappé par elle, en même temps que ses anges et les rebelles terrestres, au jugement dernier. Puis le principe de la mort cessera car l’harmonie universelle régnera éternellement entre tous les survivants célestes et terrestres.
 
 
La mort donnée par les quatre châtiments terribles de Dieu
d’Ez.14 :21
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ez.14 :21
 
 
et le hadès suivait avec lui ; et il lui fut donné pouvoir sur le quart de la terre, pour tuer avec l’épée, et par la famine, et par la mort, et par les bêtes sauvages de la terre.
Le hadès désigne le séjour des morts. Celui-ci ne se trouve pas au ciel ou dans un autre lieu imaginaire, car cette expression désigne simplement la poussière de la terre, selon que Dieu a déclaré à l’homme : « tu es poussière, et tu retourneras à la poussière » Ge.3:19. Il faut retrouver la conception de l’état de mort tel que Dieu le révèle dans la Bible ; état décrit dans Eccl.9:5 et 10(ni œuvre, ni pensée, ni mémoire ; aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil).
Le quart pour chacun des quatre châtiments fait au total 4 quarts soit, la totalité des formes de la mort universelle qui frappe l’humanité depuis le péché originel d’Adam et Eve.
L’épée, la famine, et les bêtes sauvages causent des morts violentes à l’humanité frappée de la malédiction de Dieu. La mort, elle, touche à leur tour tous les êtres humains usés par l’âge, détruits par l’accident ou la maladie.
Le quart de la terre désigne aussi une partie de la terre, plus précisément, sur l’Europe occidentale, cible principale déjà symbolisée par les dix cornes dans Da.7 et dans Ap.12, 13 et 17. Ce quart de la terre doit en effet être aussi regardé dans son emploi prophétique révélé dans Ezé.48:20 où Dieu déclare : « vous prélèverez un quart de l’espace sacré pour la ville ». Ce mot ville crée un lien avec la ville sainte abandonnée et foulée par les nations dans Ap.11:2. La cible est donc bien, avec juste raison, le territoire de la foi chrétienne, seule voie du salut universel.
Le salaire du péché est amer. La culpabilité des hommes fait que Dieu les livre au diable qui va exécuter pour leur malheur Ses desseins. Il s’en suivra des tueries avec l’épée, par la famine, par la mort, thème du deuxième, du troisième, et du quatrième sceaux que nous venons de voir. Dans ce quatrième sceau, l’Esprit rajoute, par les bêtes sauvages de la terre. Dieu a en effet déjà utilisé des bêtes sauvages pour tuer des hommes, mais cette expression suggère l’action meurtrière des bêtes spirituelles présentées dans Ap.13 : « la bête qui monte de la mer, et la bête qui monte de la terre ». Entre les deux bêtes, une troisième, « la bête qui monte de l’abîme » d’Ap.11 qui, désignant la Révolution Française, réapparaîtra une seconde fois, juste avant la venue de  « la bête qui monte de la terre », sous la forme de la troisième guerre mondiale comme sixième trompette.
Ces châtiments divins sont évoqués dans Ezé.14:21 : « Oui, ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : quoique j’envoie contre Jérusalem mes quatre châtiments terribles, l’épée, la famine, les bêtes féroces et la peste, pour en exterminer les hommes et les bêtes … ». Ce message, retrouvé dans Apocalypse, prouve, une fois de plus, que Dieu ne change vraiment pas et qu’il agit envers la nouvelle alliance avec le même esprit de justice qu’il a manifesté et démontré envers les juifs de l’ancienne.
K 5
 
5ème SCEAU
Chiffre de l’homme
 
Un temps marqué par la persécution et les martyrs
Apocalypse 6
Verset : 9
Et lorsqu’il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été égorgés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu’ils avaient [rendu].
Ce cinquième sceau n’est pas mis en relation avec les quatre êtres ou animaux vivants qui symbolisaient les attributs du caractère divin céleste, mais le chiffre « 5 » qui le caractérise est le chiffre de l’homme terrestre que Dieu s’efforce de sauver par son sacrifice accompli en Jésus-Christ.
En évoquant les âmes placées sous l’autel, l’Esprit désigne des hommes qui bénéficient de la propitiation de la mort de Jésus-Christ, crucifié pour payer le prix de leur péché. A la suite de leur Maître, beaucoup de ses serviteurs ont scellé leur engagement, versant leur sang pour la cause de Dieu. Le martyre qui les caractérise recouvre l’ère chrétienne depuis le temps apostolique jusqu’en 1798 ; soit la majeure partie de l’ère chrétienne. La paix religieuse actuelle établie depuis 1798 sur la terre a un caractère exceptionnel et provisoire.
La précision « égorgés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu’ils avaient rendu » désigne les martyrs de la foi restés fidèles et actifs jusqu’à la mort, ceux des époques couvertes, d’Ephèse jusqu’à Thyatire, dans le thème des « lettres aux assemblées ». Le terme « égorgés » rappelle qu’ils ont offert à Dieu leur vie en sacrifice comme des brebis dociles suivant l’Agneau.
En ajoutant indûment le terme « rendu », le message de l’Esprit est détourné de son objectif. Le témoignage est un acquis que les martyrs vont conserver comme des œuvres qui les rendent dignes de l’éternité. Dans Ap.2:25, Jésus dit aux protestants fidèles de l’époque Thyatire : « Seulement ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne ». Voilà pourquoi ce verset se suffit sous la forme : « …et pour le témoignage qu’ils avaient ». L’Esprit fait donc allusion à leur doctrine de foi conforme à l’Evangile apporté par Jésus : le salut par grâce et leur fidélité pour la lumière exigée en leur temps. L’apport de ce terme « rendu » révèle la pensée de l’auteur qui met en avant ses œuvres alors que Dieu donne de l’importance à sa seule approbation qu’il nomme « témoignage de Jésus ». Ainsi, il ne suffit pas pour être sauvé par Jésus de se réclamer de lui ; il faut obtenir son approbation et être jugé digne par lui-même de son salut. Ceci exige de ses disciples qu’ils obéissent aux critères de vérité présentés par Dieu pour leur temps. C’est alors seulement qu’ils possèdent et retiennent « le témoignage de Jésus » que Jean a obtenu selon Ap.1:9 ; soit, l’assurance de leur approbation divine et l’accès possible au salut éternel. Les œuvres de la foi sont celles que Dieu a préparées d’avance pour ses élus ; elles lui sont donc imputables et restent sa propriété. En fait, depuis sa mort et sa résurrection, Jésus poursuit son activité terrestre dans le corps charnel de ses élus qui partagent de la sorte, avec lui, ses œuvres qui constituent son « témoignage ». Si les œuvres de la foi ne sont pas produites par Jésus elles n’ont aucune valeur et ne respectent aucune conformité avec ses saintes exigences divines. La vraie religion repose sur une authentique relation établie avec Dieu et non sur une revendication humaine.
 
 
 
Apocalypse 6
Verset : 10
Et elles criaient à haute voix, disant, Jusques à quand, ô Souverain, saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur ceux qui habitent sur la terre ?
Dans cette image prophétique, des âmes mortes crient, chose impossible dans la réalité, puisque leur mémoire est oubliée et qu’il n’y a ni œuvre, ni sagesse, ni pensée dans le séjour des morts, la poussière de la terre où vont les morts selon Eccl.9:5-6 et 10. Mais le cri entendu par Dieu est poussé par le versement injuste de leur sang, comme Dieu l’a entendu quand Caïn a versé le sang de son frère Abel selon Ge.4:10 : « La voix du sang de ton frère crie de la terre à moi ».
Le sang versé injustement appelle une vengeance qui n’appartient pas à l’homme depuis que Jésus est venu sur la terre et que Paul a rappelé sa déclaration : « à moi la vengeance et la rétribution » dans Rom.12:19. Cette déclaration divine originellement présentée dans Deut.32:35 peut être attribuée à Jésus-Christ qui a déclaré : «  le Père ne juge personne mais il a remis tout jugement au Fils » Jean 5:22 ; et aussi « tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre » Matt.28:18.
Relevez-le, les martyrs savaient que la vengeance ne leur appartenait pas puisqu’ils l‘attendent de l’action de Dieu. Cette précision vient encore confirmer la différence qui sépare, tout au long de l’ère chrétienne, les vrais élus chrétiens des chrétiens hypocrites suggérés dans Da.11:34. C’est précisément le désir de venger les torts qu’ils ont estimés faits à Dieu qui conduira les hypocrites catholiques et protestants à s’entretuer comme des bêtes sauvages précédemment évoquées. De même, les bûchers de l’inquisition, qui avaient pour but de venger et punir l’irrespect de la foi catholique, étaient faussement attribués à Dieu, puisque cette fausse foi ne respectait pas le désir de Dieu de se venger lui-même.
Ceux qui habitent sur la terre sont des hommes que le diable utilise en leur inspirant la nécessité de punir corporellement ce qu’ils tiennent pour désobéissance religieuse. Sont concernés : les empereurs romains, les papes et les prêtres inquisiteurs du catholicisme romain (et l’islamisme). Ayant écarté le principe de la justification par la foi aux œuvres du Christ, l’enseignement catholique primitif a construit un salut fondé strictement sur les œuvres humaines ; d’où les punitions charnelles pénibles et inutiles.
Dans le plan de Dieu, il y a bien un premier châtiment pour les pécheurs terrestres qui sont exterminés au retour de Jésus-Christ. Mais un second châtiment les frappera, cette fois avec les mauvais anges célestes, au jugement dernier qui s’accomplira à la fin du septième millénaire.
Outre ces deux jugements extrêmes, les martyrs chrétiens seront déjà partiellement vengés par la Révolution française, en 1793, au titre de quatrième trompette, mais aussi par la sixième trompette qui viendra sous la forme de la « Troisième Guerre Mondiale ».
 
 
 
Apocalypse 6
Verset : 11
Et il leur fut donné à chacun une longue robe blanche ; et il leur fut dit qu’ils se reposassent encore un peu de temps, jusqu’à ce que, et leurs compagnons d’esclavage et leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux, fussent au complet.
Ici, l’Esprit révèle la distinction entre cette « longue robe blanche » qui caractérise ceux qui meurent en martyrs de la foi et les « vêtements blancs » que reçoivent, en temps de paix, les élus trouvés dignes par Jésus à cause de leur amour de sa vérité prophétique ; cas des élus de Sardes et de Laodicée.
Cette vengeance demandée et attendue sera obtenue dans peu de temps, puisqu’elle va s’accomplir par les quatrième et sixième sceaux qui viennent. On peut donc en déduire que le cinquième sceau prend fin avant 1844. Le nombre des martyrs sera complété par ceux que l’athéisme national français va produire dans sa haine antireligieuse. Il s’agit-là d’une vengeance provisoire partielle qui concerne les temps de la persécution pendant l’ère chrétienne de 94 à 1798 ; soit 17 siècles de persécutions romaines.
K 6
1755
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1755
6ème SCEAU
Chiffre de l’ange
Le camp du mal
 
 
 
 
 
 
 
Le tremblement de terre de Lisbonne
Apocalypse 6
Verset : 12
Et je vis, lorsqu’il ouvrit le sixième sceau, et il se fit un grand tremblement de terre,
La cible de Dieu est la foi catholique romaine.
Le chiffre six est celui de l’ange céleste. Ce sixième sceau va représenter une grande victoire du diable, tant il sera dommageable pour la foi des hommes.
La Révolution française est programmée, par Dieu, pour châtier au titre « d’épée qui vengera mon alliance » (Lév.26:25) accomplissant la venue de la « grande tribulation » annoncée pour Jézabel et « ceux qui commettent adultère avec elle » dans Ap.2:22. Cet événement est programmé entre 1789 et 1798.
Le grand Dieu créateur va donner aux hommes des signes surnaturels qui vont précéder et annoncer ce terrible et sanglant événement.
Le premier signe est donné le samedi 1er novembre 1755. C’est un puissant tremblement de terre, centré sur Lisbonne, ville réputée mariale, et les secousses du séisme ont été ressenties jusqu’en Ecosse et même jusqu’au Groënland. Le reproche divin est illustré par le fait qu’après trois raz-de-marée successifs, seule la rue réservée aux prostituées de l’époque est restée miraculeusement debout. Jésus avait dit aux Pharisiens qu’il accusait d’hypocrisie religieuse : «  les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu » ; faisant allusion à celles qui s’étant repenties et ayant abandonné leur commerce, se sont engagées pour Dieu. En confirmation de cette interprétation, nous retrouverons la Révolution française comparée à un tremblement de terre imputé à la bête qui monte de l’abîme dans Ap.11:13. Le retournement de la terre de 1755 image le retournement politique de l’état français en 1789 ; les dominés renversent les dominants à partir du 14 juillet 1789.
 
1780
 
 
 
 
 
 
 
 
1793
Le jour obscur
La lumière divine proscrite
 
 
 
 
 
 
L’accomplissement 
L’athéisme national français
 
et le soleil devint noir comme un sac de poil,
Le 19 mai 1780, un deuxième signe, cette fois céleste, est donné par Dieu au peuple américain terre d’accueil de la foi protestante persécutée en Europe. Appelé « le jour obscur », comme son nom l’indique, la nuit noire la plus dense s’est prolongée pendant toute une journée, sans que le soleil apparaisse. Ce rassemblement de ténèbres prophétisait la disparition de la foi persécutée par les révolutionnaires athées ; la foi étant imagée par le soleil symbole du Dieu lumière source de la vie.
La comparaison de ce noir comme un sac de poil, ou de crin de cheval, véhicule deux idées. Le noir désigne un temps de famine spirituelle hors du commun. Comment se nourrir spirituellement quand les œuvres religieuses, Bibles en tête, sont consumées en autodafés par les ennemis de la foi ? Quant au sac, il crée un lien avec les deux témoins revêtus de sacs qui, après avoir été affligés par les persécutions catholiques romaines, sont livrés à la mort par l’action des révolutionnaires de la bête qui monte de l’abîme. Ces deux témoins sont les deux parties principales de la Bible couvrant l’ancienne et la nouvelle alliance. (Ap.11:3). Communément nommés « ancien et nouveau testament », ces deux saintes écritures devraient être appelées « ancienne et nouvelle attestation », ou tout simplement « ancien et nouveau témoin », car le grand Dieu qui est leur inspirateur n’est pas mort et il se glorifie en Christ de rester, pour l’éternité, le Dieu vivant qui sélectionne lui-même ses élus et témoigne de sa présence dans leur vie.
Prophétisée en 1780, cette action s’accomplit à partir de 1793 dans la première phase de la « Terreur ».
Cependant, la semence des libres penseurs défenseurs de la liberté extrême va germer de génération en génération jusqu’à la fin du monde. Peu de temps avant cette fin, la lumière religieuse est au plus haut degré des ténèbres, confirmant ainsi les paroles de Jésus : « si votre lumière est ténèbres combien seront grandes ces ténèbres » ; et aussi : « mais le fils de l’homme, trouvera-t-il de la foi sur la terre quand il viendra ? ». Peut-être, si la terreur due à la troisième guerre mondiale la réveille.
 
1780
 
 
 
 
 
 
Annonce du châtiment des puissances des ténèbres
 
et la lune devint tout entière comme du sang ;
Dans Ge.1:16, le soleil et la lune reçoivent de Dieu un sens à leur création : « … et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon ».
A l’opposé du soleil, la lune désigne ici le camp des ténèbres qui, selon Ap.2:22, regroupe la foi catholique de Jézabel et les monarchistes qui commettent adultère avec elle ». Dieu avait dit d’eux, « je frapperai de mort ses enfants », cette intention est confirmée en 1780, par l’image de la lune devenue tout entière comme du sang. L’accomplissement définitif viendra entre 1793 et 1798. Deux époques de « Terreur » révolutionnaires vont faire mourir sous la guillotine des multitudes d’hommes et de femmes en 1793 et 1794. Dans la deuxième, les victimes sont les bourreaux de la première. Lassée par ces flots de sang permanent, la population guillotine à son tour le comité révolutionnaire dirigé par Maximilien Robespierre, et le bain de sang va cesser progressivement.
La précision « tout entière » est confirmée par le châtiment de la religion catholique coupable envers Dieu au niveau de sa « tête » papale (selon Ap.13 :3), mais également par le fait de châtier également avec elle, la « tête » de la monarchie et les monarchistes, bras séculier qui l’a soutenue conformément à la citation d’Ap.2:22.
 
1833
La chute des appelés protestants est prophétisée
Apocalypse 6
Verset : 13
et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, …
Cette chute des étoiles du ciel a été suscitée par Dieu le 13 novembre 1833, pour prophétiser la chute spirituelle de multitudes de croyants protestants qui sont tombés, à cause de l’application du décret divin de 1844. Cette condamnation subite de la foi protestante, par Dieu, apparaît dans la lettre de Sardes, en ces termes : « Tu passes pour être vivant et tu es mort ».
Selon des témoins oculaires, l’événement a commencé vers minuit et a pris fin vers 5 heures du matin. Ce n’est pas un hasard car dans la parabole des dix vierges, l’arrivée de l’époux attendu s’accomplit précisément au milieu de la nuit, soit à minuit. C’est au titre de « cri de minuit » que s’est organisée « l’attente adventiste » du retour de Jésus espéré pour 1844.
A cette époque, bien que les faits leur aient donné raison, ceux qui ont méprisé l’annonce prophétique ont été désapprouvés par Dieu, au point qu’il les a « lâchés ». Leur chute spirituelle a été ainsi annoncée par une chute incessante de météorites qui remplissaient le ciel de l’Amérique en 1833. Leur désintérêt pour le message adventiste trahissait la superficialité de leur relation avec Dieu qui se montre très logique dans son jugement et son rejet des croyants hypocrites.
 
 
L’Israël spirituel
 
 
 
 
 
 
 
 
Le vent de l’épreuve de la foi adventiste
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La dernière épreuve adventiste universelle
 
pour les élus
 
 
 
pour les apostats
 
comme un figuier agité par un grand vent jette loin ses figues tardives
Le figuier est une image d’Israël. Jésus l’a déjà utilisé en le maudissant parce qu’il ne portait pas de fruit, alors que la Bible précise que ce n’était pas la saison des figues. Il voulait ainsi imager le décalage existant entre le projet de Dieu, bibliquement révélé, et la fausse conception de ce projet ancrée dans le préjugé des juifs. Ils pensaient être au jour de la vengeance annoncée dans Esaïe 61 et n’étaient réellement qu’en l’année de grâce qui précédait ce jour de vengeance divine dans le même texte.
Le figuier de ce verset symbolise donc l’Israël spirituel de la nouvelle alliance représenté par la foi protestante depuis le 16ème siècle.
Un grand vent jette loin ses figues tardives, soit non mures et restées vertes. Je traduis cette image en ces termes : une terrible épreuve de foi provoque en 1844, la chute spirituelle des chrétiens protestants qui ne reçoivent pas les dernières exigences divines qui ont, pour but, de porter le mûrissement de leur foi à maturité. Ils ont refusé les normes permettant de mûrir et vont devoir en conséquence mourir, premièrement, par famine spirituelle, deuxièmement, par des guerres meurtrières, et troisièmement, au jugement dernier dans la seconde mort qui prive, définitivement, l’accès à l’éternité. Dans cette image, le détail, « jette loin », exprime le dégoût divin pour ces chrétiens qui méprisent ses prophéties tout en se réclamant de son salut. Nous retrouvons ici la confirmation du message délivré à la foi protestante en 1844, à l’époque Sardes : « Tu as nom de vivre et tu es mort » ; selon L.Segond : « Tu passes pour être vivant, et tu es mort ».
Depuis 1994, l’Adventisme institutionnel mondial, a rejoint dans cet état de mort spirituelle ceux qui sont tombés en 1844 avant eux, partageant leur faute de ne pas recevoir la lumière prophétique qui devait les porter au plein murissement. Ils sont, eux aussi, tombés en « figues vertes » en faisant alliance avec les précédents en 1995.
Derrière cette mort, salaire de la foi protestante en 1844 et de la foi adventiste officielle en 1994, le statut spirituel de ces deux types de foi restera inchangé jusqu’au retour triomphal de Jésus. Cette deuxième partie du sixième sceau marquée par la chute des étoiles vient de le confirmer.
La remise en question, en 1994, du statut de la foi adventiste bénie depuis 1844, est la vérité la plus cachée dans la révélation d’Apocalypse. Seul, le présent ouvrage la révèle et la démontre. Jusqu’à la fin du monde, Dieu condamne les mêmes comportements sans faire exception des hommes ou des institutions religieuses ; un même jugement pour un même péché : le manque d’amour de la vérité divine prophétique.
Après plusieurs délais d’attentes déçues, le vrai retour de Jésus va finalement s’accomplir à la fin des 6000 ans soit, en 2031, précisément 2000 ans après la mort de Jésus-Christ sur la croix de son expiation des péchés de ses élus. Cet événement sera précédé et marqué par une dernière épreuve de foi prophétisée dans « Philadelphie », parlant à ses élus, Jésus dit : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre ». Visiblement, cette promesse ne s’adresse pas aux étoiles du ciel tombées. Le message qui les concerne est celui de Sardes : « Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, garde et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai te surprendre ».
Ayant perdu le contact, et toute relation avec Jésus-Christ, les étoiles apostates tombent parce qu’elles n’ont pas veillé et n’ont pas reçu la lumière de sa vérité apportée, au temps voulu, par son saint Esprit à ses élus.
 
 
L’heure de vérité
 
Le retour en gloire de Jésus-Christ
Apocalypse 6
Verset : 14
Et le ciel se retira comme un livre qui s’enroule, et toute montagne et toute île furent transportées de leur place.
Ce tableau nous transporte au moment du retour glorieux de Jésus-Christ afin de nous révéler le comportement contradictoire de ces faux chrétiens confrontés à la venue de leur Maître. A sa vue, ils se cacheront, selon Ap.6 :16 : «  et ils disent aux montagnes et aux rochers, Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau ; ».
Les expressions de ce verset imagent le temps de la dernière épreuve de la foi, le ciel s’est retiré laissant chacun marcher vers son destin selon son libre choix ; situation établie après la fin du temps de grâce. Cette fin est illustrée par le livre qui s’enroule, ce que Jésus avait fait après avoir lu, dans Esaïe 61, le passage qui concernait son ministère terrestre, en ces termes : « une année de grâce publiée par le Seigneur » ; Luc 4:19-20 ; il suggère ainsi, dans l’Apocalypse, une deuxième lecture de ce livre d’Esaïe 61, mais cette fois, pour l’annonce de l’arrivée du jour de la vengeance de Dieu que les juifs attendaient à son époque.
Un tremblement de terre universel énorme s’en suit. Il sera évoqué dans Ap.16:18 et marque l’apparition glorieuse de Jésus et la résurrection des élus. Ap.20 la nommera « première résurrection » suggérant ainsi l’existence d’une seconde, réservée mille ans plus tard aux serviteurs méchants et rebelles juifs, catholiques, orthodoxes, protestants, et adventistes.
 
 
Les puissances terrestres s’écroulent
Apocalypse 6
Verset : 15
Et les rois de la terre, et les grands, et les chiliarques (chefs militaires), et les riches, et les forts, et tout esclave, et [tout] homme libre, se cachèrent dans les cavernes, et dans les rochers des montagnes ;
La dernière épreuve de foi est universelle, organisée par un gouvernement mondial, et partout sur la terre martyrisée par la guerre nucléaire du troisième conflit international, les dirigeants du monde s’apprêtent à exterminer les élus de Dieu, parce qu’ils s’entêtent à pratiquer respectueusement le repos de son saint jour du sabbat sanctifié … lorsque Jésus apparaît pour leur donner raison. Imaginez alors, le comportement de ceux qui découvrent qu’ils viennent de combattre le Seigneur sur lequel il fondait l’espérance de leur salut. Ce verset décrit leur réaction.
Notez que les coupables se trouvent dans toutes les classes de la société. Il en est de même pour les élus de Jésus-Christ, pauvre ou riche, l’homme peut avoir l’amour de la vérité qui sauve.
Semblable à Adam après qu’il ait péché, les coupables ne pensent qu’à une seule chose : « se cacher », afin d’échapper au regard courroucé de Dieu. Comme Adam, ils connaissent la peur, mais à un niveau bien supérieur au sien, car ils allaient tuer ceux qu’il aime. Les habitations bâties par les hommes ont été détruites par le tremblement de terre, et il ne leur reste pour refuge que des cavernes et les rochers des montagnes.
Or, pour Dieu l’intention vaut l’action. Il va leur imputer la mort de ses derniers élus même si ceux-ci ne sont pas morts.
 
 
La terreur change de camp
Apocalypse 6
Verset : 16
et ils disent aux montagnes et aux rochers, Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de celui qui est assis sur le trône et de devant la colère de l’Agneau ;
Dans leur terrible détresse, ils en appellent finalement à la mort qu’ils préfèrent plutôt que de survivre sous le regard foudroyant de Dieu. C’est l’heure de la vérité et Dieu témoigne maintenant, en personne, en faveur du sabbat et de ceux qui l’ont fidèlement respecté et pratiqué.
Pour la première fois, les coupables découvrent l’unicité du Père et du Fils qu’ils avaient opposé dans leur conception de la nouvelle alliance. Comment est-ce possible ? Jésus-Christ assis en toute divinité sur le trône de Dieu, seul et tout puissant ? Le sabbat n’était donc pas uniquement réservé pour les Juifs ? Autant de questions qui n’ont pas obtenu les bonnes réponses tandis qu’il était encore temps.
Maintenant, les coupables savent que leur part sera la colère de Dieu et la seconde mort qu’ils croyaient réservée pour d’autres qu’eux.
 
 
La question…
La réponse dans Apocalypse 7
Apocalypse 6
Verset : 17
car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?
Ce dernier verset prépare le thème du message d’Ap.7 qui suit.
Au grand jour de la colère de Dieu qui pourra subsister ? Cette révélation prophétique nous l’a appris. Ce sont ceux que l’Esprit sélectionne depuis 1844, et qu’il rassemble sous le double thème de l’adventisme et du repos sabbatique du septième jour. Mais il s’agit bien de l’adventisme criblé par l’épreuve de la foi individuelle, en 1844 et en 1994, gardant comme mouvement libre les dernières œuvres de foi préparées par Christ pour ses élus.
Relevons-le, ce chapitre « 6 » s’achève sur le thème du « 6ème sceau » ; le chiffre « 6 » étant le chiffre de l’ange dont le premier créé fut Lucifer, devenu le diable. Le « 6ème sceau » a bien ciblé son camp condamné par Dieu.
 
 
 
Le chapitre 6 s’est achevé sur une question : Qui pourra subsister au jour du retour en gloire de Jésus-Christ ? Dieu va nous présenter sa réponse dans le chapitre 7 qui vient : ce seront ceux qui honorent le sceau du Dieu vivant par lequel il les scelle. Mais, il laisse les hommes libres de définir ce qu’est son sceau royal et se contente de le suggérer en plaçant le message qui le concerne dans le chapitre 7 ; un chiffre 7 qui parle aux élus, car il évoque la gloire du Dieu créateur qu’ils trouvent juste de glorifier. Aussi, lorsqu’on leur propose de restaurer dans la foi chrétienne la pratique abandonnée du repos du samedi, véritable septième jour, ils l’adoptent très logiquement. Cette cohérence de conception de la foi est une caractéristique exclusive des élus, car ils sont nés de Dieu comme Jésus l’a dit. Ils sont nés d’eau et d’Esprit ; d’eau pour noyer et tuer le vieil homme et laver la souillure, et d’Esprit pour accomplir les bonnes œuvres préparées d’avance par Dieu pour ses élus. Dans Ezé.20:12 Dieu déclare : « Et je leur donnai aussi mes sabbats, pour être un signe entre moi et eux, afin qu’ils connussent que je suis l’Eternel qui les sanctifie ». Dans ce verset le sabbat est présenté comme un signe et non comme un sceau, mais ce signe vient du roi suprême, et à ce titre il peut être considéré comme inséparable de son sceau royal.
Il est aussi écrit dans 2 Tim. 2:19 : «  Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ses paroles qui lui servent de sceau, le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent et quiconque prononce le nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l’iniquité ». Ce verset va nous éclairer encore davantage, car à sa lumière, le sceau divin définit son approbation des élus dont il a éprouvé la foi.
La clé est dans la formule : « Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ». Il les connaît même, depuis la fondation du monde et même avant elle, dès qu’il a conçu le projet de s’offrir une compagnie, un vis-à-vis entièrement libre. C’est, dès cet instant, qu’il a connu, d’avance, les noms des élus et ceux des déchus, dans lesquels, Lucifer fut le premier exemplaire.
En confirmation, Jean 17:3, nous dit : « La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». A la lumière de ces versets, la relation avec Dieu est une affaire de connaissance et de reconnaissance réciproque. De son côté Dieu n’a rien à apprendre, il sait déjà tout de ses créatures avant qu’elles naissent. Pour l’homme, c’est différent, il doit découvrir un esprit divin invisible et peut selon sa nature personnelle limiter ou approfondir sa démarche. Dieu répondra et se fera toujours mieux comprendre de ceux qui approfondissent dans la sainte Bible leur étude de sa personne. C’est ce qu’il affirme dans Jér.29 :13 : « Et vous me chercherez et vous me trouverez car vous me rechercherez de tout votre cœur ». C’est dans ce cas, qu’il peut avec fierté et gloire, apposer son sceau sur le front de ses élus. Et ce sceau sera visible car le caractère de Dieu apparaîtra dans leur vie tel que les « quatre animaux vivants » d’Ap.4 le définissent : du lion, la force, la royauté et la noblesse d’âme, du bœuf, le service prêt au sacrifice, de l’homme, la cohérence de la véritable intelligence rendue visible dans les œuvres de la foi, et de l’aigle, l’adhésion naturelle sans retenue et de tout cœur aux lois célestes. Car le céleste n’est pas uniquement la caractéristique d’un corps. Derrière ce mot se trouve toute la conception divine de la vie parfaite. C’est donc déjà sur notre terre enténébrée que l’élu peut et doit obtenir ces quatre critères qui le rendront apte et digne de la vie éternelle céleste.
Ainsi, le sabbat cesse d’être le signe du « sceau de Dieu » pour ceux qui le pratiquent mais ne suivent pas Jésus jusqu’au terme de ses exigences. C’est le cas démontré par l’adventisme de Laodicée. Depuis la découverte de cette tragique expérience, je pense que, dans l’attente de la loi dominicale, il vaut mieux présenter le sabbat comme « un signe » plutôt que comme « le sceau de Dieu ». Le chiffre 7 est bien « le sceau de Dieu » mais il évoque en premier le caractère de la plénitude divine dans tous les domaines. Les mots ont un sens, et le mot plénitude désigne un sujet ou un thème dans son intégralité. Appliqué aux élus, il implique l’idée d’une sanctification réalisée en plénitude, ce que Jésus appelle «  garder »  «  jusqu’à la fin mes œuvres » ; ce que n’a pas su faire l’adventisme institutionnel de Laodicée qui partage également depuis 1994 la faute du protestantisme de 1844. L’Esprit vient de les comparer à des figues vertes ou tardives qui tombent avant d’atteindre la plénitude de leur mûrissement. Et cela restera jusqu’à la fin un fruit individuel selon la profondeur réelle de la nature spirituelle des différents appelés candidats à la vocation céleste.
La prétention de l’appartenance au Dieu créateur ne suffit pas pour être sauvé. Israël avait dans sa chair, le signe de la circoncision qui faisait de lui un peuple qui appartenait bien au Dieu créateur, et il pratiquait le véritable sabbat, le septième jour. Mais lui appartenir signifie qu’il a tous les droits sur ses créatures, y compris celui de les rejeter individuellement ou collectivement quand elles ne répondent plus à son exigence.
 
Ne pas se tromper soi-même par de faux raisonnements
 
Cette mise en garde de Jac.1 :22 est très importante. Chaque Chrétien peut être aveuglé par l’importance qu’il donne à quelque chose. Ceci peut même concerner le Sabbat qui reste après tout légitime et tout à fait normal étant ordonné par Dieu. C’est ici qu’il faut nous souvenir, qu’aux juifs qui faisaient état de leur obéissance, Jésus a dit : « c’est ce qu’il convenait de faire, sans négliger les autres choses » ; Matt.23 :23. « Le sceau de Dieu » viendra à cause de la pratique de ces autres choses qui dépassent le niveau du simple devoir : le plaisir de faire plaisir à Dieu ; seule preuve de notre amour pour lui qui lui permet de faire entrer ses élus dans le bonheur éternel qu’il prépare. Ainsi la foi repose sur deux principes essentiels : l’obéissance, et après elle, l’abnégation de soi, le vivre pour l’autre. Mon premier prochain, c’est Dieu lui-même, parfait dans le rôle du bon Samaritain venu me délivrer de la maladie du péché en Jésus-Christ ; il mérite donc d’être aimé en premier, de toute mon âme, de tout mon cœur, de toute ma force, et de toute ma pensée, comme il me le demande.
 
Apocalypse 7
 
 
 
Le chiffre 7
Pourquoi est-il si important pour Dieu ?
Il trouve son origine dans le récit de la création où il apparaît comme première unité du temps qui est constitué par la semaine de 7 jours. Dès le commencement, dans Ge.2 : 3, Dieu met à part, soit sanctifie le septième jour pour en faire un mémorial de son acte créateur. Le chiffre 7 représente ainsi la norme d’une plénitude qui va caractériser la semaine de 7 jours, mais aussi les 7000 ans de l’histoire du salut terrestre. Cette plénitude définit parfaitement la nature, l’Esprit, et le caractère de Dieu. Sa vision et sa réflexion s’exercent également en plénitude. Tout en lui n’est que plénitude ; ce qui est partiel ne saurait donc le satisfaire. Mais ce n’est pas tout.
Dieu a une autre raison de tenir à la gloire de son saint septième jour. Celui-ci constitue une anticipation hebdomadaire de l’annonce du « 7ème millénaire » qui va succéder aux 6000 années de combats incessants entre son camp et celui du diable. Et le sabbat prophétise le 7ème millénaire qui n’a de sens que par la victoire de Dieu en Jésus-Christ qui selon Ap.6 :1 est parti en vainqueur et pour vaincre ; sa victoire étant programmée et annoncée dans Ge.3 :15 où s’adressant au diable mais parlant au serpent, Dieu lui dit : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : Celui-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ». Sous des apparences littérales logiques, il s’agit bien là d’une prophétie de la destruction finale du diable par Jésus-Christ. Derrière le thème du sabbat se trouve donc la prophétie du repos total que Dieu, en Christ, connaitra après avoir réduit le diable à l’inaction, à la fin des 6000 ans de luttes incessantes. Comment pourrait-il renoncer à ce signe de sa victoire finale ? Rappelé dans le 4ème commandement, le sabbat est exigé de ses élus, mais en se référant au repos du 7ème jour de la création, Dieu ne révèle pas le sens caché prophétique qu’il donne à son saint 7ème jour. Le Créateur ne connaît pas la fatigue ; aussi, son repos est symbolique d’autre chose. Cette autre chose, c’est le repos qu’il partagera avec ses rachetés dès le début du 7ème millénaire, un repos que ses élus vont célébrer sans le savoir pendant 6000 ans, chaque fin de semaine marquée par son saint repos de sabbat, le septième jour sanctifié.
Dans la langue hébraïque dans laquelle Dieu révèle à Moïse l’origine de la vie sur la terre, la lettre « B » se prononce également « V » quand elle n’est pas redoublée.  Dans cette langue, le chiffre 7 a pour racine « scheve », et le verbe « cesser » partage cette racine. Il a donné plus tard, thème du quatrième des dix commandements de Dieu, le mot « schabbath », nom hébreu du sabbat, le jour du repos en lequel l’homme cesse de travailler charnellement pour lui-même, afin de se concentrer sur la gloire du Dieu créateur, son Père céleste.
 
1844
1ère vérité sélective sanctifiée en 1844
Les saints sont sanctifiés et scellés par Dieu : L’armée des saints cesse d’être foulée par Rome
 
La question posée dans Ap.6 : 17 : « … et qui peut être sauvé ? » est mise en parallèle par l’Esprit avec les trois questions posées dans Da.8 : 13.
Confirmant l’enseignement de Da.8 : 13 où la troisième question était : « Jusqu’à quand l’armée et la sainteté seront-elles foulées ? », Ap. 7 répond au sujet de l’armée spirituelle des cieux qui désigne les élus rachetés par Christ depuis 1844.
Relevez que cette première réponse donnée dans l’Apocalypse concerne la troisième question de Da.8 : 13. Dieu répond donc en sens inverse aux questions posées par les saints. Les autres réponses concernant la fin du « péché désolateur » et la restauration du sacerdoce céleste  « perpétuel » de Jésus seront données dans Ap.8 : 1 à 5.
Le premier verset d’Ap.7 confirme son caractère de réponse à la question concernant « l’armée foulée » par Rome, en précisant que « les vents » persécuteurs sont « retenus » par les anges de Dieu. C’est par la Révolution Française, qu’entre 1789 et 1798, Dieu a réduit l’intolérance papale catholique à l’impuissance. Brisée, elle va trompeusement changer de comportement, mais conservera, dans la paix humaniste, toutes les causes de sa malédiction pour la foi chrétienne protestante.
K7-1
1844
La paix religieuse universelle en 1844
Apocalypse 7
Verset : 1
Et après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre, retenant les quatre vents de la terre, afin qu’aucun vent ne soufflât sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre.
L’Esprit évoque un contexte universel (désigné par le chiffre « quatre ») de paix religieuse internationale. Les vents des guerres religieuses sont retenus, pour un temps, par l’universalité angélique fidèle à Dieu, œuvrant à son service auprès de ses serviteurs terrestres. On ne persécute plus, ni dans la foi protestante, la terre, ni dans la foi catholique romaine, la mer, ni sur aucun chrétien individuellement, l’arbre.
Cette description répond au critère de l’époque 1844. Les persécutions religieuses chrétiennes ont cessé, brisées par le républicanisme répandu en Europe après la Révolution française de 1789 à 1798.
Ce premier verset répond donc bien à la question posée dans Da.8 : 13 : « Jusqu’à quand l’armée et la sainteté seront-elles foulées ? » La réponse divine donnée au verset 14 : « Jusqu’à 2300 soir-matin et la sainteté sera justifiée » est confirmée. A partir de 1844, terme de la durée citée, Rome ne « foule » plus l’armée du Christ. A cette date, la Révolution Française a déjà détruit toute sa puissance et son autorité. Et dans ce climat paisible, l’Esprit vient de soumettre les protestants américains à une épreuve de foi, qui lui a permis de sélectionner quelques saints élus sur lesquels il va bâtir sa dernière institution, dont la vocation est de rassembler ceux qu’il sanctifie par ses nouvelles vérités restaurées et exigées depuis 1844.
 
 
Dans le camp de Jésus-Christ …
le sceau de l’approbation de Dieu
Apocalypse 7
Verset : 2
Et je vis un autre ange montant de l’orient, ayant le sceau du Dieu vivant ;
L’orient traduit par soleil levant désigne ici, comme dans Ap.1:4, Jésus-Christ en personne, que Luc 1:78 évoque par ces termes. La comparaison de Jésus-Christ avec le soleil des hommes prend beaucoup de formes différentes : étoile du matin, soleil de justice, aurore, soleil levant et dans ce verset orient. Celui qui se lève, avec le sceau de Dieu, est Jésus-Christ lui-même ; l’action révélée concerne donc la foi chrétienne.
En 1844, la foi chrétienne est habituée à l’idée que le sabbat est réservé aux seuls Juifs. Aussi, Jésus, précise ici, que c’est bien dans la doctrine de la foi chrétienne qu’il vient rétablir le sabbat abandonné en 321 illégitimement.
Le sceau de Dieu s’appuie sur le respect du sabbat divin comme signe extérieur partiel de l’appartenance au Dieu créateur, mais il devient indispensable en 1844, puisqu’il est exigé par Dieu, à cause de l’entrée en application du décret de Da.8:14. Ainsi, en 1844, « la sainteté (du sabbat, de la loi divine, du sacerdoce perpétuel de Jésus, et des nouveaux saints) est justifiée ». « Le sceau du Dieu vivant » a sur terre un adversaire absolu dans « la marque de la bête » que constitue le dimanche romain qui l’a remplacé depuis 321. Si « le sceau du Dieu vivant » procure la vie pour l’éternité, pour sa part, « la marque de la bête » conduit, elle, depuis 1844, à la mort éternelle, ou « seconde mort » du jugement dernier.
Regroupés dans ce verset, Jésus-Christ et la pratique du sabbat sont devenus nécessaires parce que le christianisme apostat les a séparés injustement depuis l’an 321. Le projet de Dieu a été de la sorte entièrement déformé.
L’expression « Dieu vivant » est justifiée par le fait qu’en 1844, la foi chrétienne, endormie par l’arrêt des persécutions, semble agir comme si Dieu était mort. L’idée qu’il veuille réagir contre cette pensée est renforcée par le fait que Sa sainte Bible, qu’il tient pour Ses « deux témoins », dans Ap.11 :3, soit présentée par les chrétiens comme « deux testaments » qui sont, normalement, laissés par les hommes avant leur mort. Dieu rassure ses serviteurs, il reste bien le Dieu vivant qui rappelle aux hommes ses exigences et leurs devoirs envers lui et envers leur prochain, avant qu’ils paient de leur vie, leur mépris et leur indifférence. En fait, il s’agit là davantage d’un choix inspiré par Dieu qui accuse, par ce mot « testament », les infidèles de se comporter comme s’ils le croyaient mort.
Ainsi, également en 1844, le Dieu vivant déclare dans « Sardes » aux chrétiens protestants qui agissent comme s’il était mort : « Tu passes pour être vivant, et tu es mort ». Le mort n’est donc pas Dieu, mais le chrétien protestant hypocrite dont la foi et les œuvres sont mortes confirmant la parole de Jacques 2 :20 : « Veux-tu savoir, Ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ». C’est en vain que l’homme vain invoque Dieu.
 
 
La domination de Dieu sur les esprits démoniaques
 
et il cria à haute voix aux quatre anges, auxquels il avait été donné de nuire à la terre et à la mer, disant,
Crier à haute voix s’impose quand le Dieu vivant doit se faire obéir par les anges démoniaques rebelles qui sont des morts en sursis. Ils sont néanmoins utiles à Dieu pour faire subir aux hommes, également rebelles, ou incrédules, le mal sous toutes ses formes, puisqu’ils n’acceptent pas les conditions qui leur permettraient d’obtenir, de Lui, le bien et le bon.
Ces quatre anges là représentent l’universalité angélique démoniaque qui a suivi le diable dans sa rébellion contre Dieu. Dans son évocation de ce groupe céleste rebelle, l’Esprit fait allusion au verset 12 d’Ap.12 qui révèle l’expulsion du ciel de ces anges en ces termes : « C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux et vous qui y habitez. Malheur à la terre et à la mer, car le diable est descendu vers vous, étant en grande fureur, sachant qu’il a peu de temps ».
La « nuisance » sera proportionnelle à la grande fureur éprouvée par le diable et ses démons sachant qu’ils ont peu de temps. Or en 1844, depuis l’an 31, ce temps s’est raccourci de 1813 années. Le temps de nuire est donc tout proche. L’étude de la cinquième trompette nous apprendra qu’ils disposent encore, en 1844, de plus de 150 années. Mais en 2018, la nuisance prophétisée est devenue imminente.
 
 
En attendant les nuisances finales…
Le scellage des élus
Apocalypse 7
Verset : 3
Ne nuisez pas à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons scellé au front les esclaves de notre Dieu.
Avant que les démons célestes puissent nuire à un très haut niveau à la fin du monde, Jésus-Christ a une œuvre à accomplir sur la terre. Elle consiste à sceller le front des esclaves de Dieu. Pour comprendre cette œuvre, la Bible nous donne un exemple relaté dans Ezéchiel 9. Le récit est comparable à la situation qui prévaut dans notre ère en 1844. Les châtiments ont frappé à plusieurs reprises, de manière successive, la nation juive d’Israël ; dans l’ère chrétienne 4 trompettes sont venues châtier la foi chrétienne coupable. Il y aura, à terme, dans les deux cas, une destruction terrible des fautifs.
Le sceau de Dieu est apposé sur le front des esclaves. Le front désigne leur caractère fruit direct du fonctionnement du cerveau, centre électrique de la pensée humaine qui détermine les choix en toute chose. Or nous venons de le voir avant d’aborder l’étude des versets du chapitre 7, le scellage du sceau de Dieu consiste à implanter le caractère de Jésus dans celui de ses élus. L’action n’est pas imposée, celui qui scelle censure par son scellage le résultat obtenu par la profondeur de la conversion effectuée par l’élu. Ezéchiel 9 : 4 définit en ces termes le critère de la sélection : « et l’Eternel lui dit, Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur les fronts des hommes qui soupirent et gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent au dedans d’elle ». Nous sommes loin d’un engagement religieux superficiel, car ceux qui soupirent et gémissent, à cause des péchés du peuple coupable partagent l’état d’esprit de Dieu. C’est en ces termes que Dieu définit leur fidélité et leur amour pour sa personne et sa vérité. Le scellage est donc le résultat positif du jugement individuel des hommes par Dieu. Il commence en 1844 et s’achèvera avec la fin du temps de l’offre de la grâce universelle. Il est là le critère absolu du « sceau de Dieu », dans l’union et la conformité totale au jugement du Très-Haut. Le lien qui se crée ainsi entre lui et le « plus petit » des siens est fort comme la mort. C’est ce gage que Jésus a donné aux élus en mourant sur la croix à leur place.
Dans cet état d’esprit, l’élu ne peut que donner tout son intérêt, à son Seigneur, au niveau de ses révélations prophétiques par lesquelles il obtiendra des lumières sur des mystères obscurs, autant de réponses du ciel qui l’encourageront à en demander toujours plus. Aussi quand le sabbat lui est présenté comme signe de son appartenance à Dieu, l’élu l’adopte pressé de satisfaire le Dieu qu’il aime.
La sélection des élus s’opère également par le modèle donné par Jésus qui interroge Pierre et lui demande trois fois « M’aimes-tu ? ». A cette question Jésus attend de trouver une réponse positive dans les œuvres de foi pratiquées par ses élus. En posant cette question, Jésus nous invite à nous mettre à sa place, en nous demandant si nous sommes dignes de son salut. La réponse appartient au Saint Esprit qui nous sonde en profondeur sans possibilité d’être trompé par nos illusions ou nos fausses revendications lorsque c’est le cas.
Aussi, quand Jésus scelle un élu, c’est en connaissance totale de l’être qu’il le fait. Soyons donc certain que sa récompense finale arrivera, en son temps, selon la fidélité du Dieu qui en a fait une promesse.
K7-2
1844
Les multitudes entrées dans la sainte alliance de Dieu depuis 1844
Apocalypse 7
Verset : 4
Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient scellés, cent quarante-quatre mille scellés de toute tribu des fils d’Israël,
Heureusement pour les élus, ce nombre est uniquement un nombre spirituel fondé sur la signification du chiffre « 12 », que nous avons étudiés pour Ap.12. (7 + 5, soit l’alliance entre Dieu et l’homme). Le carré parfait de 12 est 144 et le mot mille précise que Dieu évoque des multitudes d’élus.
Dans Da.12, l’Esprit nous a présenté l’épreuve de foi, de 1844, en prenant une image semblable à l’épreuve de foi du peuple hébreu qui en a fait l’Israël de Dieu organisé en 12 tribus.
S’appliquant dans la foi chrétienne, les tribus d’Israël de ce verset sont strictement spirituelles. Dieu a de nombreuses raisons de faire cette comparaison.
- Une invitation à se souvenir de l’origine de l’alliance. Comme l’Hébreu de l’époque, l’élu est délivré de l’esclavage du péché que le mot Egypte symbolise depuis la révolte de Pharaon contre Dieu ; chose confirmée par le texte qui précède le 1er des 10 commandements : « Je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude ». Dieu révèle ainsi le sens qu’il donne au mot Egypte ; la maison de servitude comme le constitue la pratique du péché encouragé par le diable. Or en 1844, la foi catholique et la foi protestante portent l’héritage de la pratique continuelle du péché de multiples formes qui doit disparaître. C’est en proclamant sa loi que Dieu a commencé à révéler le projet qu’il avait pour l’homme, or ce projet n’a pas changé dans le temps, la venue de Jésus dans la chair n’a fait qu’éclairer davantage ce projet qui reste encore valable pour tous les êtres humains. Les élus l’ont compris et ils ont suivi Dieu dans son programme.
- En 1844, le retour aux vérités originelles fait, des adventistes qui honorent le septième jour, une image de l’Israël de l’ancienne alliance  base du christianisme fondateur.
- Dans ses promesses présentées par les prophètes de la Bible, Dieu parle toujours de sauver Israël. Faut-il encore comprendre que pour lui la foi chrétienne n’est que le prolongement historique de son alliance avec l’humanité. Paul nous l’a rappelé : « le vrai Juif c’est celui qui l’est selon son cœur … ».
- Le salut sera la part des authentiques fils d’Abraham, père spirituel de l’Israël de Dieu composé d’hommes justifiés par la foi aux promesses divines. Selon Romains 11, les branches juives, incrédules, ont été séparées du tronc, imageant Abraham, le modèle de la foi bénie par Dieu, et des païens, répondant aux critères exigés par Dieu, sont venus remplacer les branches rejetées. Cette image le prouve, dans la foi agréée, l’Israël de Dieu se prolonge jusqu’au retour du Christ.
 
On va, néanmoins et fort logiquement, relever des différences dans les noms attribués à ces 12 tribus spirituelles ; chose légitime puisqu’elles ne sont liées, avec les anciennes tribus des Hébreux, que spirituellement. Il n’est pas nécessaire d’avoir des ancêtres juifs pour entrer dans l’élection divine car la Bible enseigne, clairement, l’ouverture du salut aux païens sincères et profonds dans leur engagement.
 
 
Les messages cachés portés par :
Juda
Ruben
Gad
Apocalypse 7
Verset : 5
de la tribu de Juda, douze mille scellés ; de la tribu de Ruben, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ;
Relevons déjà la raison pour laquelle nous trouvons ici en tête des douze tribus celle de Juda à la place de Ruben l’ainé des patriarches israélites. Ce nouvel Israël étant purement chrétien, son fondement est Jésus-Christ lui-même qui, étant prophétisé comme lion de Juda dans Ap.5:5, est rattaché par sa naissance à cette tribu.
Comme nous l’avons vu, ce nom « Juda » signifie « louanges à Yahwéh ». Nous savons également que Dieu ne se laisse pas séduire par les louanges des hommes. Celles qui sont rattachées, à une tribu scellée, reposent avant tout sur une démonstration des œuvres de foi reçues agréablement par Dieu.
Utilisés sur une base strictement spirituelle, les noms des douze tribus portent un message également spirituel que nous pouvons recueillir de deux manières. La traduction simple du nom hébreu, mais aussi en relevant les propos tenus par les mères, propos qui justifient la décision du choix du nom donné aux nouveaux nés. Nous appliquerons donc ces deux analyses pour chacun des noms présentés. En raison d’une traduction plus simple et plus cohérente je prendrai les propos des mères en version L.Segond.
Sur « Juda » : traduction : « Louanges à Yahwéh ».
Propos maternel : Ge.29:35 : « Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : cette fois, je louerai l’Eternel (Héb. : Yahwéh) C’est pourquoi elle lui donna le nom de Juda. Et elle cessa d’enfanter. ». Relevez ce point commun avec la situation d’une dernière alliance, au terme de laquelle, la fin du temps de grâce mettra un terme à l’enfantement de l’Elue ; « et elle cessa d’enfanter ».
Sur « Ruben » : traduction : « Voyez un fils ».
Propos maternel : Ge.29:31-32 : « L’Eternel vit que Léa n’était pas aimée ; et il la rendit féconde, tandis que Rachel était stérile. Léa devint enceinte, et enfanta un fils, à qui elle donna le nom de Ruben ; car elle dit : L’Eternel a vu mon humiliation, et maintenant mon mari m’aimera.».
J’ai intentionnellement reproduit le verset 31, car il est précieux pour saisir le sens des propos tenus par les mères. Léa est un symbole du monde païen délaissé par Dieu dans un premier temps ; au contraire ayant bénéficié d’une alliance avec lui, Israël est imagé par Rachel vers laquelle le choix de Jacob s’était tourné en premier par amour. Mais la stérilité de Rachel prophétise l’incrédulité juive envers son messie Jésus et la rupture dramatique de son alliance avec Dieu.
Dans les propos tenus, par les mères, le Seigneur met en concurrence les deux camps qui composent, à partir de 1844, l’Israël de l’histoire chrétienne. Au criblage de 1844, une séparation divine donne, au christianisme, l’aspect de deux camps rivaux qui luttent pour obtenir le salut divin à l’image de l’ancien Israël séparé, lui aussi, en deux camps après la mort du roi Salomon. Une prophétie prédit une plus grande fécondité de l’Israël chrétien que celle de l’Israël charnel ancien dans Es.54:1, en ces termes : « Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes plus ! fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n’as plus de douleurs ! car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit l’Eternel ». La délaissée de ce verset était Léa, image du monde païen, et celle qui est mariée était Rachel, symbole de la nation juive.
Sur Gad : traduction : « Bonheur ».
Propos maternel : Ge. 30:11 : « Léa dit : Quel bonheur ! et elle l’appela du nom de Gad ».
 
 
Les messages cachés portés par :
Aser
Nephtali
Manassé
Apocalypse 7
Verset : 6
de la tribu d’Aser, douze mille ; de la tribu de Nephthali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ;
Sur Aser : traduction : « Heureux ».
Propos maternels : Ge. 30:13 : « Léa dit : que je suis heureuse ! car les filles me diront heureuse. Et elle l’appela du nom d’Aser ».
Sur Nephthali : traduction : « Ma lutte ».
Propos maternel : Ge.30:8 : « Rachel dit : j’ai lutté divinement contre ma sœur, et j’ai vaincu. Et elle l’appela du nom de Nephthali ».
Les termes soulignés attribuent à la dernière Elue les verbes « lutter et vaincre » qui justifièrent le changement du nom de Jacob pour celui d’Israël. Ge.32:28 : « Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur ».
Sur Manassé : traduction : « oublier ».
Propos paternel : Ge.41:51 : « Joseph donna au premier-né le nom de Manassé, car, dit-il, Dieu m’a fait oublier toutes mes peines et toute la maison de mon père ».
 
 
Les messages cachés portés par :
Siméon
Lévi
Issacar
Apocalypse 7
Verset : 7
de la tribu de Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d’Issacar, douze mille ;
Sur Siméon : traduction : « entendre, exaucer ».
Propos maternel : Ge.29:33 : « Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : l’Eternel a entendu que je n’étais pas aimée, et il m’a aussi accordé celui-ci. Et elle lui donna le nom de Siméon ».
Sur Lévi : traduction : « attaché ».
Propos maternel : Ge.29:34 : « Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : pour cette fois, mon mari s’attachera à moi ; car je lui ai enfanté trois fils. C’est pourquoi on lui donna le nom de Lévi ».
Sur Issacar : traduction : « salaire ou récompense ».
Propos maternel : Ge.30:18 : «  Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire parce que j’ai donné ma servante à mon mari. Et elle l’appela du nom d’Issacar ».
 
 
Les messages cachés portés par :
Zabulon
Joseph
Benjamin
Apocalypse 7
Verset : 8
de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille scellés.
Sur Zabulon : traduction : « demeure ».
Propos maternel : Ge.30:20 : « Léa dit : Dieu m’a fait un beau don ; cette fois, mon mari demeurera toujours avec moi, car je lui ai enfanté six fils. Et elle l’appela du nom de Zabulon ». Cette traduction particulière respecte la précision du texte hébreu original. En confirmation du « demeurera toujours », nous lisons dans Ap.3:12 : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau ».
Sur Joseph : traduction : « il enlève ».
Propos maternel : Ge.30:23-24 : « Elle devint enceinte, et enfanta un fils, et elle dit : Dieu a enlevé mon opprobre. Et elle lui donna le nom de Joseph, en disant : que l’Eternel m’ajoute un autre fils ! » Notez que la tribu de Joseph n’existe pas dans l’Israël charnel. Elle était remplacée par les deux demi-tribus de ses fils Manassé et Ephraïm. Ce dernier n’apparaît pas dans l’Israël spirituel, car sa traduction, fécondité, ne s’accorde pas à la situation de la dernière Elue. De même, la tribu de Dan signifiant « juger » n’apparaît pas non plus parce que l’Elue en Christ ne vient point en jugement ; au contraire c’est elle qui jugera les méchants rebelles.
Sur Benjamin : traduction : « Fils (qui est) à droite ».
La droite est le côté de la bénédiction de Dieu. Confirmation : Jésus placera ses brebis à sa droite et les boucs à sa gauche ; voir Matt.25.
Propos paternel : Ge.35:17-18 : « et pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : ne crains point, car tu as encore un fils ! et comme elle allait rendre l’âme, car elle était mourante, elle lui donna le nom de Ben-Oni ; mais le père l’appela Benjamin ».
Ce verset évoque l’ultime épreuve terrestre de la dernière Elue. Les douleurs de l’enfantement étaient présentées dans Ap.12 où l’enfant à naître symbolisait sa délivrance divine des tourments terrestres. C’était ce fruit de la fidélité que le dragon voulait dévorer. Sous le nom Benjamin, l’Esprit image les circonstances dans lesquelles l’Elue traverse victorieusement le temps de la dernière épreuve de foi prophétisée dans le message de Philadelphie. Un décret de mort sera promulgué contre elle à cause de sa fidélité au sabbat sanctifié de Dieu. Elle se trouvera, alors comme Rachel, apparemment et humainement, prête à mourir dans la douleur de la persécution suggérée par le nom Ben-Oni qui signifie « fils de ma douleur ». Mais Dieu intervient en personne en sa faveur contre ses ennemis par le retour en gloire de Jésus-Christ ; son tragique destin, appelé Ben-Oni, est alors transformé en victoire glorieuse au côté droit de Jésus-Christ ; ce que l’Esprit révèle en changeant son nom Ben-Oni pour celui de Benjamin qui signifie « fils (qui est) à droite ».
Ici nous pouvons relever que cette ultime phase de l’expérience terrestre de l’Elue est précédée par le nom Joseph qui signifie, « il enlève ». Appliqué à l’Elue ce nom évoque le moment de son enlèvement au ciel conformément aux enseignements donnés dans 1 Thess.4:17 : « Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».
 
 
Le témoignage de l’Elue sanctifiée depuis 1844
 
 
Ecoutez l’Elue victorieuse. Elle vous raconte son histoire passée.
Je louerai l’Eternel (Héb. : Yahwéh)
L’Eternel a vu mon humiliation
Quel bonheur !
Que je suis heureuse !
J’ai lutté divinement … et j’ai vaincu
Dieu m’a fait oublier toutes mes peines
L’Eternel a entendu que je n’étais pas aimée
Cette fois, mon mari s’attachera à moi ;
Dieu m’a donné mon salaire
Cette fois, mon mari demeurera toujours avec moi
Dieu a enlevé mon opprobre
Pour finir l’Esprit nous dit
Elle était mourante … mais le père l’appela Benjamin
K7-3
 
La GRANDE FOULE
 
Les rachetés de la terre
Apocalypse 7
Verset : 9
Après ces choses, je vis, et voici, une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et tribus et peuples et langues, se tenant devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de longues robes blanches et ayant des palmes dans leurs mains.
Dans cette image, l’Esprit présente les élus qui reviennent à la vie dans la première résurrection qui concerne exclusivement les morts en Christ selon Ap.20:4-5. Leur nombre est considérable car on y retrouve les élus sélectionnés depuis Adam jusqu’à la dernière sélection engagée, depuis 1844, dont les derniers élus sont restés vivants jusqu’au retour de Jésus-Christ. S’ils ne sont pas morts en martyrs eux-aussi, c’est uniquement parce qu’ils se sont trouvés à la fin du monde, après la fin du temps de grâce qui a marqué l’arrêt définitif des conversions conduisant au salut. Mais restés fidèles en face de la menace de mort, ils sont dignes de porter, eux aussi, la « longue robe blanche » rattachée au martyr de la foi. Selon le dicton : « l’intention vaut l’action », et l’intention des persécuteurs était bien d’anéantir les élus. C’est dans cette action que la force du peuple saint est entièrement brisée selon Da.12:7.
Les palmes placées dans leurs mains illustrent leurs œuvres symbolisées par leurs mains ; des œuvres victorieuses, le mot : « palmes » représentant la victoire.
 
 
La postérité d’Abraham est au complet
 
 
Cette grande foule est présentée comme l’héritière de la promesse faite à Abraham, le père de la foi bénie par Dieu. Ils sont, tous là, les véritables fils d’Abraham, venant de toutes les nations de la terre, de toutes les tribus, peuples, et langues, ayant eu, en commun, l’amour de la vérité proposée par le Dieu, unique, créateur de toute vie, l’objet de leur entière dévotion. Aussi l’Esprit leur donne la caractéristique de la postérité d’Abraham auquel Dieu avait dit dans Ge.15:5 : « Et après l’avoir conduit dehors, il dit : regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : telle sera ta postérité ».
Il s’agit bien de la grande foule que personne ne pouvait dénombrer.
 
 
Le salut obtenu par le retour de Jésus-Christ
Apocalypse 7
Verset : 10
Et ils crient à haute voix, disant, le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau.
Il faut comparer ce verset avec ceux d’Ap.6:16-17 pour constater le comportement des élus placés dans le même contexte historique du grand retour de Jésus-Christ. Il est logiquement vécu dans un contraire absolu. Celui qui est assis sur le trône apporte, par l’Agneau, le salut des derniers élus restés vivants.
La question d’Ap.6:17 : « Car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? » a reçu sa réponse : les élus sélectionnés par les lumières « adventistes » données, par Dieu, en 1844 et en 1994 et après cette dernière date prophétique.
 
 
L’adoration des anges restés fidèles
Apocalypse 7
Verset : 11
Et tous les anges se tenaient tiennent à l’entour du trône et des anciens et des quatre animaux ; et ils tombèrent [sur leurs faces] s’avancent devant le trône, et rendirent hommage à se prosternent devant Dieu, disant, Amen !
Les erreurs du traducteur ont été corrigées.
L’entrée au ciel, des élus rachetés de la terre, nous replace dans le contexte des chapitres 4 et 5 où nous retrouvons, les anciens et les quatre animaux symboles du caractère divin révélé par Jésus-Christ.
Ils « se prosternent devant Dieu, disant, Amen ! » Ce dernier mot Amen marque le rattachement du contexte de l’action décrite à l’époque Laodicée en laquelle Jésus se présente comme l’Amen, celui qui a incarné la vérité, et dont les déclarations sur la terre commençaient toujours par l’expression : « en vérité, en vérité je vous le dis … »
 
 
Le Dieu créateur béni et honoré
Apocalypse 7
Verset : 12
La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen.
Comme dans Ap.5:11, Dieu reçoit en Christ les sept attributs qui exaltent sa gloire ; mais, cette fois, dans un ordre encore différent parce qu’il est fondé sur les exigences divines instaurées depuis 1844.
Les qualités exprimées dans ce verset viennent de Dieu sur les élus qui les lui retournent en œuvres qui le glorifie ; Es.42:8 : « Je suis l’Eternel, c’est là mon nom ; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre ... ».
La bénédiction est venue sur ceux qui ont rendu gloire au Dieu créateur selon sa demande présentée dans le message du premier ange d’Ap.14:7 : « Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux ».
Ce choix d’obéissance dû à la sagesse reçue de Dieu lui vaut en retour des actions de grâces.
L’honneur de Dieu a été restauré en imposant une défaite au camp rebelle écrasé par sa puissance, et sa force.
Un nouvel Amen confirme l’entrée dans un contexte de pure vérité multidimensionnel éternel.
 
 
Les martyrs de la foi
Apocalypse 7
Verset : 13
Et l’un des anciens répondit, me disant, ceux-ci qui sont vêtus de longues robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ?
L’Esprit va révéler ici le sens symbolique donné aux longues robes blanches portées par les martyrs.
 
 
Les deux grandes hécatombes causées par l’incrédulité
Apocalypse 7
Verset : 14
Et je lui dis, mon seigneur, tu le sais. Et il me dit, ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation,
Si Jean dit à l’ancien qui l’interroge, « mon Seigneur tu le sais », c’est que cet ancien porte lui-même cette longue robe blanche.
La réponse : « ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation… ». Dans Ap.2:22, cette expression désignait la révolution française suscitée à cause des exactions de la foi catholique soutenue par la monarchie. Sa férocité extrême mène, à la mort, les coupables envers Dieu mais aussi, dans son aveuglement athée, d’authentiques serviteurs de Dieu qui sont donc eux-aussi morts en martyrs de la foi.
Une subtilité du montage prophétique donne à ce carnage destructeur, provoqué par les incrédules, un double accomplissement qui rattache le premier à la quatrième trompette, et le second, à la sixième trompette, symbole de la troisième guerre mondiale, qui reste encore devant nous en 2018. Ce deuxième accomplissement est justifié par l’arrivée de deux nouveaux coupables tombés successivement en 1844, pour le protestantisme officiel, et en 1994, pour l’adventisme officiel également. Le temps de grâce ne prenant fin qu’après ce terrible événement destructeur, il est possible pour des élus, de mourir encore dans ce conflit international, mais Dieu peut protéger ses enfants fidèles comme il le veut et quand il le veut. Notre vie est entre ses mains. En son temps, il a préservé Jean et peut encore le faire pour ceux qui lui ressemblent et savent, comme lui, gagner le cœur de leur Maître.
 
 
Le sang qui blanchit
L’abandon du péché
 
et ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau.
La fin du verset rappelle le principe de la justification par la foi dans sa parfaite conception divine.
« ils ont lavé leurs robes », ce qui se traduit par, « ils ont cessé de transgresser de façon volontaire les commandements de Dieu » et ont, ainsi, mis fin à leurs péchés symbolisés par la souillure.
« Ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau ». Traduisez : « ils ont obtenu la justice éternelle offerte par le sang versé volontairement par Jésus-Christ en lui restant fidèle jusqu’à la mort ». Comme Jésus le rappelle dans le message de Smyrne : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie ».
 
 
La fidélité permanente
Apocalypse 7
Verset : 15
C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son temple ; et celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux.
Le message concerne les élus avant l’entrée au ciel. « … ils sont devant le trône de Dieu et le servent jour et nuit dans son temple … ». Ce temple c’est leur corps devenu l’habitation de l’Esprit de vérité, qui les conduit dans toute sa vérité, ce qui constitue l’aspect de leur « service » envers Dieu ; ce qui concerne particulièrement ses serviteurs (ses esclaves) auxquels il adresse son message prophétique selon Ap.1:1.
Cette seconde partie concerne le futur de ces élus, quand ils seront entrés dans l’éternité divine, Dieu dressera sa tente sur eux. L’image s’appuie sur la situation établie pour le peuple hébreu à sa sortie d’Egypte. Le tabernacle de Dieu était au milieu des hommes. Il en sera de nouveau ainsi sur la nouvelle terre créée après le septième millénaire du jugement céleste selon Ap.21:3.
 
 
Les dernières souffrances
Apocalypse 7
Verset : 16
Ils n’auront plus faim et ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera plus, ni aucune chaleur,
Les derniers temps sur la terre éprouveront durement les élus souffrant de la faim et de la soif.
De même, le quatrième des sept derniers fléaux de Dieu fera que la chaleur du soleil sera amplifiée en plénitude de force (sept fois plus). «… ni aucune chaleur » fait allusion aux bûchers, aux bombes incendiaires allumées par les hommes ; le feu est particulièrement souligné dans le message de la sixième trompette qui vient.
 
 
L’Agneau Berger
Apocalypse 7
Verset : 17
parce que l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux fontaines des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.
L’Agneau du sacrifice volontaire docile et soumis est devenu le Berger fidèle qui fera paître ses élus dans une totale sécurité céleste. Les fontaines des eaux de la vie imagent la vie éternelle vers laquelle il les a conduits.
Si des larmes doivent être essuyées c’est à cause de l’intensité de la dernière épreuve de foi des brebis fidèles. Les conditions des dernières heures sont difficiles à imaginer, mais ce seront celles qui prévaudront après une horrible dévastation nucléaire, dans une atmosphère souillée par la radioactivité, les élus devront persévérer et tout supporter avec patience jusqu’à l’heure de la délivrance.
 
 
 
Le chapitre 7 vient de nous présenter l’œuvre du scellage accomplie depuis 1844 jusqu’à la fin du temps de grâce. Le sceau de Dieu a été évoqué et de ce fait il se trouve rattaché au chiffre 7 qui exprime la plénitude du Dieu créateur. Or l’ouverture du septième sceau n’a pas été présentée au début du chapitre 7. Nous allons voir que ce choix de présenter son ouverture au début du chapitre 8 qui vient a un but pédagogique.
  1. Le sceau de Dieu est ainsi différencié du septième sceau, bien que les deux soient reliés au Dieu créateur.
  2. Le sceau de Dieu est obtenu sous condition de reconnaissance des vérités sélectives définies dans Da.8:13-14.
Le péché contre le sabbat du 7ème jour ; l’ignorance de l’intercession céleste perpétuelle de Jésus-Christ ; la fausse sainteté revendiquée par les faux chrétiens.
3- Cette construction permet de mettre en évidence la relation de cause et de conséquence qui existe entre l’abandon du sabbat, du sacerdoce perpétuel et les châtiments arrivant dans le thème des trompettes d’Ap.8, 9 et 11.
 
 
Apocalypse 8
 
 
 
Le chiffre 8
Il est le résultat de l’addition 2 + 6. Dans son code symbolique, le chiffre entier ne doit pas dépasser pas le 7 qui désigne Dieu. Le chiffre 2 représente l’époque marquée par l’imperfection doctrinale de la foi chrétienne qui caractérise notre ère de 321 à 1844. Pendant cette époque, Dieu est frustré de la gloire légitime qui lui est due, au profit de la gloire du diable son adversaire, qui comme premier ange créé a pour signe le chiffre 6 ; également symbole du caractère céleste.
Cette malédiction attachée au chapitre 8 va justifier la présentation de 3 thèmes qui présentent ce caractère.
L 1
1844
2ème vérité sélective sanctifiée
1er thème du chapitre
L’ouverture du septième sceau : le repos du sabbat sanctifié :
est remplacé par le « jour du soleil » romain l’actuel « dimanche »
 
L’Esprit donne ici sa réponse au deuxième sujet de la question de Da.8:13 concernant la durée du « péché désolateur » ou « dévastateur » ; expression par laquelle il désigne la pratique du repos du dimanche romain. A partir de 1844, il doit être abandonné et remplacé par le saint sabbat sanctifié par Dieu pour le septième jour dès la première semaine de la création.
Pour ceux qui refusent d’obéir à cette légitime exigence divine, Dieu va devenir totalement silencieux et muet. Il révèle ainsi le comportement qu’il a adopté dès 321, quand son sabbat sanctifié a été abandonné au profit du « jour du soleil ». Un nouveau survol de l’ère chrétienne va être le but de ce chapitre 8 entièrement placé sous l’aspect de la malédiction des rebelles.
Chaque vérité sanctifiée présentée fait allusion à sa contrefaçon diabolique terrestre ; derrière le sabbat du septième sceau se trouve le dimanche du premier jour ou « jour du soleil » de Constantin 1er ; derrière le sacerdoce céleste perpétuel de Jésus-Christ, il y a le sacerdoce terrestre du chef papal catholique romain.
Déjà dans Dan.10:6, pour annoncer le châtiment des juifs qui allait venir avec le peuple grec d’Antiochos IV, Dieu apparaît à Daniel porteur des symboles du peuple grec et de son dieu païen « Zeus » symbolisé par un « éclair ». Dans la même démarche, dans Ap.1:16, Jésus-Christ divinisé prend l’aspect de son ennemi de l’ère chrétienne, le « soleil » divinisé par les païens. En prenant l’aspect de ses ennemis, Dieu revendique sa souveraine décision de les susciter pour châtier les incrédules. Il en fait glorieusement les instruments de sa vengeance. Quand ils frappent et persécutent les saints infidèles, c’est Dieu lui-même qui agit par eux. Cette intention et décision de Dieu est confirmée dans Da.8 :12 : « l’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché ». L’armée est celle des saints, le perpétuel est le sacerdoce d’intercession perpétuel et céleste de Jésus-Christ, et le péché cible la transgression du sabbat remplacé, en 321 par le dimanche actuel, au titre de « jour du soleil invaincu » divinisé par les païens romains, dans l’empire de l’empereur Constantin 1er. Et n’en déplaise aux incrédules, celui qui livre l’armée est bien le Dieu Tout-Puissant lui-même ; Celui qui a pris pour nom sur terre : Jésus-Christ.
Comme les autres fêtes juives, le rite sacerdotal hébreu prophétisait, non pas une fonction, mais un principe d’imputation de la justice parfaite et personnelle de Jésus-Christ. Ainsi, dès sa résurrection, ce principe s’est appliqué pour ses serviteurs et disciples fidèles. Dès lors, le rite terrestre est devenu caduque et inutile. C’est ce que Dieu a voulu enseigner quand il a fendu, de haut en bas, le voile qui ouvrait l’accès au ciel symbolisé par le lieu-très-saint du sanctuaire ou temple de Jérusalem, au moment où Jésus a expiré sur sa croix.
Ce sacerdoce perpétuel céleste de Jésus-Christ n’étant qu’un principe et non une fonction, pour imager ce principe, Jésus dirige nos regards sur la forme terrestre usurpatrice de son sacerdoce que nous connaissons. Car pour leur malheur, les chrétiens infidèles vont remettre leurs péchés et leurs confessions à des prêtres catholiques romains au lieu de se confesser directement à Dieu par Jésus-Christ. Leur religion devient vaine, car ils sont désapprouvés par Dieu et ne bénéficient plus de la justice de Jésus-Christ. Le pardon qu’ils reçoivent des prêtres est nul, sans aucune valeur ou efficacité. Le sang du Christ a couvert des péchés de ses enfants fidèles, mais il ne pardonne pas la transgression de son saint jour de repos sanctifié dès la fondation et création du monde. Aussi Jésus cessera en 321 d’appliquer son principe d’intercession à ceux qui trahissent leur engagement de foi et de fidélité. L’étude de ce chapitre 8 va en fournir la preuve et va nous révéler les tragiques conséquences de cette trahison chrétienne.
 
 
La RUPTURE entre Dieu et la foi
chrétienne
Apocalypse 8 Verset : 1
Et lorsqu’il ouvrit le septième sceau, il se fit un silence au ciel d’environ une demi-heure.
Ce septième sceau revêt une importance particulière en tant que dernier sceau qui fermait le livre. Après son ouverture le livre sera entièrement ouvert pour révéler aux élus les plus importants secrets de Dieu. Ceci fera de cette révélation le « petit livre ouvert » d’Ap.10:2.
Correction du printemps 2018
Sur le plan pédagogique, l’Esprit souligne l’importance primordiale du thème du sabbat dont l’abandon en 321 et le retour exigé en 1844 vont conditionner le comportement de Dieu envers ses serviteurs chrétiens.
 
Dieu prophétise qu’il faudra attendre 1844, date de l’ouverture du septième sceau, pour comprendre que celle-ci est rattachée à l’exigibilité du sabbat depuis cette date. C’est cette exigibilité qui nous permet de découvrir la cause des châtiments des « sept trompettes » qui frappent sa transgression depuis 321.
Nos yeux étant ouverts, comme le livre descellé, nous pouvons survoler l’ère chrétienne couverte dans ce chapitre 8 depuis le début de l’intercession céleste de Jésus-Christ, stoppée en 321, jusqu’en 1844 où cette intercession reprend uniquement pour les élus scellés par le sceau de l’Esprit de Dieu, c'est-à-dire sur la seule base de son approbation du comportement de ses serviteurs qui doivent témoigner d’un réel amour pour sa vérité et sa personne.
 
Le montage de ce chapitre 8 nous propose de découvrir l’importance que Dieu donne à son saint sabbat à partir de la découverte des conséquences dramatiques que sa transgression porte pour ses transgresseurs. Pendant des siècles et des siècles l’humanité a souffert et va souffrir encore inconsciemment des maux terribles dus à cette transgression de son saint sabbat. L’humanité insouciante, superficielle et charnelle est bien loin d’imaginer que ses plus grands malheurs sont dus à son indifférence pour la loi divine et, en particulier, pour son mépris du véritable jour de repos choisi et sanctifié par Dieu dans ce but. Ils ignorent la valeur prophétique que Dieu donne à ce saint jour qui annonce son septième millénaire victorieux obtenu par sa victoire sur le péché en Jésus-Christ ; ce qui rend Jésus et le sabbat indissociables.
 
Deux lectures de ce chapitre 8 sont possibles et complémentaires bien que totalement opposées l’une à l’autre, comme le sont la bénédiction et la malédiction.
 
Première lecture basée sur les faits historiques
En analogie avec les thèmes cités dans Dan.8 :13 (perpétuel, péché dévastateur et armée des saints foulés), la première lecture consiste à révéler les conséquences de l’abandon du sabbat, qui sont les châtiments des « sept trompettes » et l’arrêt de l’intercession « perpétuelle » du véritable intercesseur céleste Jésus-Christ qui sera suggéré au verset 5 par l’expression : « et l’ange remplit son encensoir du feu de l’autel et le jeta sur la terre ». L’action s’accomplit en 321. Le verset 2 nous révèle ensuite la conséquence humainement visible de cet abandon : Dieu décide de frapper l’infidélité chrétienne par les sept châtiments ou « sept trompettes » que ce chapitre présente à partir du verset 6.
Dans cette première lecture, les versets 3 à 5 imagent le vrai ministère céleste du sacerdoce « perpétuel » de Jésus-Christ qui intercède pour ses élus aussi longtemps qu’ils lui restent fidèles.
Désignant une action personnelle de Dieu dans Ap.4 :5, ici, l’expression « il y eut des éclairs, des voix, et des coups de tonnerre » évoque l’entrée en application du jugement divin qui s’exprime après 321 sous la forme des « sept trompettes ». Dans cette lecture, cette expression est rattachée à 321, l’année de l’abandon du saint sabbat du septième jour, ordonné par l’empereur Constantin 1er. C’est alors que Dan.8 :12 s’accomplit : « l’armée fut livré avec le perpétuel à cause du péché ».
La fin du « perpétuel » sacerdoce de Jésus est confirmée dans le verset 5 : l’encensoir est jeté sur la terre. Et à sa place, les châtiments arrivent sur les chrétiens coupables. Avec le deuxième « l’armée des saints sera livrée » au despotisme papal romain en 538.
 
Deuxième lecture basée sur l’allusion au camp opposé
Mais pour le camp opposé, ce septième sceau est placé dans le chapitre 8 qui est rattaché aux œuvres du diable, aussi l’Esprit présente à ses élus éclairés les mensonges religieux par lesquels il devient impossible aux déchus de 1844 d’échapper à la domination séductrice du diable.
Le septième sceau suggère une position ordinale comme le fut, au début de la création terrestre, le septième jour. Selon Ge.2:3, le septième jour est défini comme un repos sanctifié par Dieu. Il n’était pas encore appelé sabbat mais il en portait déjà tout le caractère. Et le nom sabbat qu’il a reçu plus tard est lui-même de la même racine que le verbe « cesser » qui l’instaure à la création. Les deux sont liés en hébreu à la racine « scheve » qui désigne le chiffre 7.
Je le rappelle, sans l’influence néfaste du paganisme, les jours de la semaine auraient encore aujourd’hui pour nom uniquement le numéro d’ordre que Dieu leur a donné dans la semaine de sept jours.
Le septième sceau fait référence au signe du sceau de Dieu évoqué dans le chapitre 7 qui précède.
La cessation de l’activité divine suggérée par le silence céleste révèle la rupture de la relation établie entre les saints et le grand Dieu Créateur jusqu’à l’abandon de son saint sabbat par les faux saints, à partir de 321.
La précision « environ » n’est pas habituelle dans un message divin chiffré. Il semble que cette précision « environ » ait pour but de ne pas donner un sens précis à la longueur du temps lui-même pour l’utiliser dans un calcul. L’intention de l’Esprit est de souligner l’importance du silence céleste. En fait de même qu’en abordant le thème du sabbat Dieu interrompt un cours moment (environ une demi-heure) la présentation de sa prophétie à l’apôtre Jean, de même au cours de l’ère chrétienne la relation établie en Christ entre Dieu et ses serviteurs terrestres va être interrompue à partir de l’adoption du péché dévastateur en 321 (le jour du soleil païen, premier jour de la semaine) ; moment où Jésus « jeta son encensoir sur la terre » dans le verset 5.
 
Le faux septième jour catholique romain
Derrière le septième sceau se trouve le faux septième jour imposé par Rome entre 321 et 1798. C’est lui qui fait de ce thème un sujet de malédiction qui va se prolonger pour les déchus jusqu’à la fin du monde. De plus, la cessation d’activité de Dieu citée dans ce verset va être le sujet du thème du sacerdoce perpétuel qui va suivre. La continuité du sujet de la malédiction va se poursuivre et sera confirmée par le thème des sept trompettes.
C’est donc sous l’aspect de la malédiction déjà visible dans Da.8:13 qu’il nous faut regarder tous les thèmes présentés dans ce chapitre 8, du début à la fin.
La première malédiction, conséquence de l’abandon du sabbat au profit du jour du soleil adopté en 321, est un arrêt de l’activité du ciel, soit une interruption de relation entre Dieu et l’homme. Une relation qui passe exclusivement par l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ devenu ensuite le seul intercesseur céleste pour les péchés des élus. L’adoption du jour du soleil rend cette relation terre-ciel impossible entre 321 et le temps de la Réforme, difficile jusqu’en 1844, et de nouveau impossible après cette date pour ceux qui continuent dans cette voie.
Le silence du ciel d’environ une demi-heure suggère « une cessation de relation » de la part de Dieu, ce qui doit être interprété comme un signe de son mécontentement voir de son courroux.
Le septième sceau est en fait le « sceau du Dieu vivant », cité dans Ap.7 et Ap.9. Depuis la création, le chiffre « sept »  est rattaché au Dieu créateur au titre de sceau qui le représente.
 
Cette approximation, « environ », indique que nous n’avons pas à interpréter ces 7 jours comme une durée prophétique ; mais ce chiffre 7 fait clairement allusion au sabbat du 7ème jour. Au début de sa création Dieu a instauré souverainement l’ordre des jours de la semaine pour lequel aucune estimation particulière ne peut être légitimée. Aussi nous retrouvons dans ce verset l’accusation portée contre Rome dans Da.7:25 : « il espérera changer les temps et la loi » ; mais aussi l’annonce de l’arrêt de son intercession à cause du retour du péché (dimanche romain).
 
 
La source et la clé des problèmes religieux
 
 
 
 
 
 
Le faux jour du repos
 
 
 
 
Le péché dévastateur ou désolateur de Da.8 : 12.
Ce graphique va mettre en évidence ce changement apporté au temps et à la loi du 4ème commandement de Dieu qui concerne le jour du repos.
En rouge : le jour du soleil ; le dimanche romain, faux jour du Seigneur.
En gras souligné le jour du sabbat sanctifié par Dieu au repos religieux.
 
Semaine originelle établie par le Dieu créateur :
1 2 3 4 5 6 7ème jour sanctifié au repos
Calendrier hébreu confirmé dans le 4ème commandement du décalogue :
1 2 3 4 5 6 jour du sabbat
Calendrier païen romain adopté en 321 :
J. du Soleil,  Lune, Mars, Mercure, Jupiter Vénus Saturne
Calendrier païen romain, tel que Dieu le voit après le changement du nom du 1er jour, entre 321 et 538 :
Dimanche, Lundi, Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi
Calendrier catholique romain actuel injustement religieusement et civilement légitimé depuis 538 par les nations chrétiennes.
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
 
Notez que la définition du dictionnaire Larousse, à propos du dimanche, a été modifiée entre 1980 et 1981. A l’origine, 1er jour, il est défini, ensuite, comme 7ème jour.
 
Ce graphique indique un déplacement du 7ème jour sanctifié par Dieu en 6ème position de la semaine. Ainsi le chiffre 7, sceau de la personnalité de Dieu, se retrouve imputé au diable dont le chiffre symbolique est le 6. On ne s’étonnera donc pas si ceux qui légitiment ce changement diabolique de l’ordre établi souverainement par Dieu se retrouvent sous la domination du diable pour finalement partager son sort.
Cet enseignement va donner au dimanche romain remplaçant le sabbat signe du sceau originel de Dieu son titre de « marque de la bête » qui sera cité dans Ap.13:16-17 ; 14:9 ; 16:2 ; 19:20, et 20:4.
Dans l’ère chrétienne, la monarchie française utilise le sceau du roi mais aussi la marque de la flétrissure, une fleur de Lys appliquée au fer rouge sur des êtres coupables de fautes graves ne méritant ni les galères ni la mort. Dieu reprend dans sa prophétie le terme de marque pour désigner le caractère infâme du « jour du soleil » païen honoré au détriment de son « sceau » royal. Mais cette marque vaudra cette fois aux coupables de subir la seconde mort du jugement dernier.
En Europe, dans les pays latins, le jour du sabbat est resté identifiable en conservant sa racine originelle dans son nom. Ce n’est pas le cas dans les pays anglophones ou le nom sabbat est remplacé par Saturday ; du nom romain Saturne. Par contre, l’anglais et l’allemand ont conservé le nom « jour du soleil » pour désigner l’ex premier jour de la semaine ; en anglais : Sunday ; en allemand : Sonntag. En rebaptisant le « jour du soleil » « dimanche » soit « jour du Seigneur » la séduction romaine a caché aux hommes la gravité de ce lèse-majesté divine. C’est ainsi que des multitudes de croyants attachés au Seigneur le frustrent en totale ignorance, et ils ne peuvent découvrir cette vérité que par l’éclairage de la lumière prophétique. Le livre de la prophétie va rester scellé par le « septième sceau » pour tous ceux qui n’ont pas dans leur cœur l’amour de la vérité révélée par Jésus-Christ. Celui qui juge est aussi capable de sonder les reins, les cœurs, et les pensées ; son jugement est donc parfait et irréfutable.
 
 
La sainteté du sabbat méprisé justifie les sept trompettes
Apocalypse 8 Verset : 2
Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et il leur fut donné sept trompettes.
Les sept anges représentent la plénitude angélique ou l’ange créateur, que la Bible appelle l’ange de l’Eternel, soit l’ange de Yahwéh qui désigne Micaël le grand chef des anges.
C’est donc Dieu lui-même qui décide et programme souverainement l’utilisation des sept trompettes, par lesquelles la plénitude de son châtiment va frapper l’humanité coupable de la transgression de son quatrième commandement, par lequel il impose le respect de son saint sabbat du septième jour.
Le lien de cause à effet entre l’adoption du « jour du soleil » païen et les châtiments des trompettes est de la sorte confirmé. Car cette adoption est réalisée au dépend du quatrième commandement de Dieu.
L 2
1844
3ème vérité sélective sanctifiée
2ème thème du chapitre
Le sacerdoce perpétuel : l’intercession céleste de Jésus-Christ
 
Dans Da.8:13, ce thème était l’objet de la première question posée par un saint : « Pendant combien de temps s’accomplira la vision sur le sacrifice perpétuel et sur le péché dévastateur ? » L’Esprit va confirmer maintenant le caractère sélectif de ce thème du perpétuel mystérieux de Da.8:13 qui désigne le sacerdoce céleste perpétuel qui appartient de droit à Jésus-Christ et que l’action terrestre papale a remplacé et masqué jusqu’en 1844 au détriment de la relation établie entre l’homme et Dieu.
 
31 à 321
L’intercession perpétuelle céleste de Jésus-Christ qui sera remplacée par le sacerdoce des papes et des prêtres sur la terre après 538
Apocalypse 8 Verset : 3
Et un autre ange vint et se tint debout devant l’autel, ayant un encensoir d’or ;
Ce court thème intercalé entre l’ouverture du septième sceau et celui des sept trompettes concerne le sacerdoce perpétuel de Jésus-Christ que Dieu présente dans Da.8:11 où il est désigné sous le nom mystérieux de « perpétuel », auquel il ne faut surtout pas ajouter le mot « sacrifice » absent dans le texte original hébreu. Cette fonction est enlevée par le papisme à Jésus-Christ lui-même. En réalité c’est Jésus lui-même qui livre son sacerdoce au régime intolérant papal établi en 538 suite à l’abandon du sabbat par les chrétiens infidèles en 321. La restitution de cette fonction est présentée comme une vérité sélective qui conditionne l’approbation de Dieu à partir de 1844, terme des 2300 s-m de Da.8:14 ; ce qui consistera déjà à sortir de la foi catholique, comme Dieu y invite ses élus sortis de la Réforme en leur disant dans Ap.18:4 : « … Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies ». C’est donc, depuis 1844, l’unique condition permettant d’entrer, en Christ, dans le sabbat céleste du septième millénaire.
Le verset : cet ange est Jésus-Christ porteur des symboles du sacerdoce terrestre papal. La précision de sa position « debout » suggère le caractère permanent donc perpétuel de son action. Comme vu plus haut, Jésus emprunte la forme du sacerdoce catholique pour imager son propre sacerdoce. Il nous présente son sacerdoce sous la forme qui va le remplacer trompeusement à partir de 538, date de l’instauration du pouvoir temporel papal catholique romain intolérant et cruel qui sera symbolisé dans ce même chapitre par la « deuxième trompette ».
L’encensoir tenu dans sa main a pour but de nous permettre de relier l’action sacerdotale céleste perpétuelle de Jésus à sa contrefaçon catholique papale, dans laquelle il n’existe pas d’autel des parfums, mais l’usage abondant des encensoirs qui le remplacent. Le verset 5 va révéler la malédiction rattachée à l’usage terrestre de cet encensoir.
Il n’y avait pas d’encensoir dans le temple hébreu, mais un autel d’or sur lequel le sacrificateur faisait directement brûler des parfums devant le voile interdisant l’accès au lieu très saint consacré à la présence de Dieu. Des brasiers, et non des encensoirs, étaient utilisés pour apporter sur l’autel des parfums le feu de l’autel des sacrifices qui brûlait, lui, de manière permanente. Selon No.16 des brasiers furent exceptionnellement utilisés comme encensoir pour désigner le serviteur choisi par Dieu, déjà pour départager une concurrence, dans une revendication illégitime de sainteté des lévites de la famille de Koré, de Dathan, et d’Abiram qui furent ensuite engloutis vivants dans une crevasse de la terre ouverte sous leurs pieds.
Dans l’ère chrétienne, cette même illégitime revendication catholique papale recevra son châtiment entre 1792 et 1798 par la guillotine des révolutionnaires français comparée au châtiment subi par Koré et ses rebelles associés dans Ap.12:16 : « et la terre vint en aide à la femme, et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche ».
Le message de l’encensoir
Dans toute la Bible, « l’encensoir » est utilisé d’une manière païenne pour honorer des dieux païens en leur faisant brûler de l’encens. Ezéchiel 8:9 à 11 nous éclaire sur son usage comme abomination pour Dieu : « Et il me dit, Entre, et regarde les mauvaises abominations qu’ils commettent ici. … et soixante-dix hommes d’entre les anciens de la maison d’Israël se tenaient devant elles (des idoles), et au milieu d’eux se tenait Jaazania, fils de Shaphan, chacun avait son encensoir dans sa main, et il montait une épaisse nuée d’encens ».  Cette pratique se retrouve dans toutes les religions monothéistes qui ont apostasié, et dans les religions polythéistes. On brûle de l’encens partout, en Asie, en Inde, en Chine, au Tibet, en Afrique, aux Etats Unis américains, soit sur tous les continents. Le diable se plait à irriter Dieu en déformant l’usage de ses rites religieux. Car pour le Dieu vivant et créateur de toute vie, l’encens ne devait être offert que pour honorer le sacrifice de Jésus-Christ avant qu’il vienne, et de plus, sans aucun accessoire, uniquement et directement sur « l’autel des parfums » installé dans le lieu saint du sanctuaire hébreu ; petit autel placé juste devant le voile derrière lequel le Dieu céleste se tenait. Or puisque l’encens, offert, préfigurait les prières agréables adressées à Dieu par ses véritables saints, le rôle de l’encens s’est achevé avec la mort et la résurrection du Messie Jésus. Pour que cette pratique cérémonielle juive prophétique de l’ancienne alliance cesse totalement, Dieu a même fait détruire en 70 le temple dans lequel il l’avait organisée. Comme les autres rites cérémoniels juifs, celui-ci ne doit pas se prolonger dans la nouvelle alliance, parce que le corps du Christ est venu remplacer son ombre prophétique. L’odeur agréable du sacrifice de Jésus, rappelée dans les prières des saints, est venue remplacer celle des parfums de l’ancienne alliance.
Sur la terre, les papes et les évêques catholiques romains prolongent, contre la volonté de Jésus-Christ, ce rite « ayant en main un encensoir d’or » dans lequel ils font brûler de l’encens censé honorer la foi au sacrifice du Christ divin, ce qui l’irrite terriblement en réalité. Si « l’encensoir » est « d’or » c’est parce que son usage païen est censé servir Dieu. Et tous les ustensiles consacrés au service de Dieu sont en or véritable dans l’ancienne alliance juive comme dans la nouvelle dans les rites religieux catholiques. En confirmation, dans Ap.17:5, Babylone la Grande tiendra en main « une coupe d’or » remplie de ses « abominations ».
Pour comprendre l’Esprit, nous devons regarder ce thème sous l’enseignement qu’il présente dans Da.8:11 et 12. Rome y est accusée d’avoir enlevé le rôle sacerdotal « perpétuel » de l’intercession céleste de Jésus-Christ ; un rôle reconnu et sanctifié par l’enseignement d’Hébreux 7, où Jésus est comparé au roi « Melkitsédèq », terme signifiant « Roi de justice ». Or, depuis 321, début de la malédiction, la Bible a perdu son autorité spirituelle, et les hommes sont trompés par la fausse religion que le diable organise sur la terre où ils ne voient depuis 538 qu’un chef chrétien terrestre, le pape qui prétend avoir les clés du paradis et le pouvoir d’absoudre les péchés. Aussi dans sa révélation, Jésus se présente sous l’image de ce pape païen venu masquer par ses rites d’absolutions et d’offrandes d’encens le fait que ce rôle était le sien, et qu’il lui appartenait de plein droit comme unique « Roi de justice », ayant donné sur la croix sa vie parfaite en sacrifice pour l’obtenir.
Rattaché à 1844, au titre de vérité sélective à restaurer, ce rôle de Jésus comme « roi de justice » suggère celui qui décide d’imputer, ou pas, le bénéfice de sa « justice éternelle » qu’il a obtenue comme Messie selon Da.9:24. Or la justice éternelle est précisément concernée dans l’expression de Da.8:14 « … et la sainteté sera justifiée ». Nous voyons ainsi le lien étroit qui relie à ces leçons de Da.9:24 et Héb.7, les trois vérités sélectives citées dans Da.8:13, et que l’Esprit nous présente de nouveau avant l’ouverture du thème des trompettes dans sa Révélation sous l’aspect de leurs trois contrefaçons devenues causes de la malédiction divine. Quel trésor Dieu cache-t-il dans ce thème dont l’accès est ainsi conditionné ? Nous allons le découvrir en l’étudiant plus loin. Je peux déjà vous dire que cette découverte justifiera l’impossibilité de séduire les élus comme Jésus l’a dit lui-même dans Matt.24:24.
 
31 à 321
L’image empruntée à la fausse intercession papale terrestre
 
et beaucoup de parfums lui furent donnés, pour donner [efficace] aux prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône.
Entre sa résurrection et la date 321, Jésus intercède véritablement pour ses vrais et authentiques disciples qu’il fait bénéficier par principe de sa parfaite justice. Par l’image de ce verset, Dieu joint aux prières de ses saints fidèles le bénéfice de l’odeur agréable que leur rappel de son sacrifice d’amour en leur faveur représente pour lui. Le parfum symbolise cette référence à la justice du Christ qui leur est imputée.
Ce verset décrit le rite du sanctuaire hébreu. L’offrande des parfums par le souverain sacrificateur prophétisait le rôle de Jésus-Christ pendant son intercession céleste en faveur de ses seuls saints élus.
A la lumière de ce que nous venons de voir, dans sa contrefaçon terrestre, ces offrandes « de parfums », dont le but est d’être ajoutées aux prières « de tous les saints » catholiques, sont parfaitement inefficaces puisque totalement injustifiées dans le contexte de la nouvelle alliance. Car il faut le rappeler, dans la religion catholique l’intercession passe par les multiples saints canonisés par l’institution humaine romaine. Dieu a révélé par Da.8:13 et 14 sur quelles bases il sanctifie ceux qui lui appartiennent depuis 1844. Ces vérités étaient reçues et pratiquées dans l’Eglise apostolique. Et le jugement de Dieu sur ses saints n’a jamais reposé sur la qualité du parfum qu’on lui offre. Ce qui donne à l’homme le caractère d’un parfum agréable, c’est son amour pour son Dieu, et sa soumission entière à sa volonté. C’est son imitation de l’obéissance de Jésus-Christ par lequel il a été réconcilié avec Dieu.
« L’autel d’or » est mentionné pour rappeler le symbolisme divin pratiqué rituellement dans l’ancienne alliance. « L’autel d’or » consacré à l’offrande des parfums représentait symboliquement la croix sur laquelle Christ a donné sa vie en rachat des péchés de ses seuls saints élus.
31 à 321.
Justice du Christ imputée aux élus fidèles
Apocalypse 8 Verset : 4
Et la fumée des parfums monta avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu.
Depuis sa résurrection, jusqu’en 321, Jésus a reçu agréablement les prières de ses saints véritables car il n’y avait pas jusqu’à cette date de contrefaçon sur la terre. Son intercession dépend de la qualité de la fidélité de ceux qui le servent.
Mais après 321, et après l’instauration de la contrefaçon terrestre papale en 538, des prières vont monter vainement vers Dieu. Bien qu’imputées à la victoire de Jésus-Christ, notre intercesseur, les formes terrestres catholiques adoptées vont les rendre totalement irrecevables par Dieu, le spectateur de ces choses ; elles se feront également « devant Dieu ». Car en nous révélant dans Da.8:11 que cette fonction céleste de Jésus-Christ a été enlevée par le papisme, la prophétie nous indique que l’enseignement catholique romain est venu annuler la possibilité du pardon des péchés par Dieu. La foi protestante va restaurer partiellement, au XVIème siècle, les conditions d’une restitution de l’intercession à Jésus-Christ, mais son approbation divine présentait un caractère provisoire qui a duré jusqu’en 1844. A cette date le refus de se soumettre aux dernières exigences divines présentées dans Dan.8:13-14 a rendu leurs prières inefficaces. Seuls ceux qui se laissent sanctifier par Dieu par ses dernières vérités sélectives depuis 1844 conservent l’efficacité de leurs prières offertes sous l’égide de Jésus-Christ. Dans cette restitution, la restauration de la pratique du sabbat est indispensable, au titre de signe partiel de l’appartenance à Dieu. Mais nous l’avons vu, sans l’amour de la vérité prophétique révélée, la pratique du sabbat est vaine, et le scellage est rendu impossible.
Ce troisième thème va accuser particulièrement la foi protestante pour l’incohérence de sa position doctrinale à partir de 1844. Elle va reconnaître au XVIème siècle dans le dogme de la justification par la foi son accès direct au Christ souverain céleste, mais en ne se soumettant pas à ses exigences de 1844, elle ne lui reconnaîtra pas son titre de « Roi de justice » qui pose souverainement ses conditions pour imputer la sainteté en rappelant les normes originelles de la véritable sainteté.
Continuant dans l’alliance œcuménique à reconnaître au pape romain le titre de « sainteté », la religion protestante témoignera de la rupture de sa relation avec le Dieu créateur qui sanctifie ses vrais serviteurs comme il l’a fait au début de la création pour son saint « septième jour » ; préfiguration du 7ème millénaire et objet du thème précédent. Et ce jugement spirituel s’appliquera également aux adventistes tombés en 1994, quand ils honoreront à leur tour la « sainteté papale » et le protestantisme associé.
 
321
 
Apocalypse 8 Verset : 5
Et l’ange prit l’encensoir et le remplit du feu de l’autel ; et il jeta le feu sur la terre ;
L’action s’accomplit en 321, dès que le décret de l’empereur romain Constantin 1er promulgue l’adoption du premier jour consacré au « soleil invaincu » comme jour de repos hebdomadaire ; ceci au détriment et en remplacement du vrai septième jour sanctifié sous le nom de sabbat par Dieu. La malédiction annoncée dans son deuxième commandement à l’intention de ceux qui transgresseront ses commandements prend immédiatement effet. Jésus mis en colère, « jeta le feu sur la terre ». Le feu, symbole de destruction, vient remplacer l’imputation de sa justice et de son rôle d’avocat auprès du Père.
Dans Luc 12:49, prophétisant sa réaction envers l’infidélité de l’abandon du sabbat en 321, Jésus avait déclaré : « Je suis venu jeter le feu sur la terre ; et que veux-je, si déjà il est allumé ?».
Coupés de toute relation avec Dieu, les chrétiens infidèles vont ainsi transgresser désormais ses quatre premiers commandements les plus importants et par absence de toute aide de Jésus-Christ, les six derniers également, parce que livrés au diable et à leurs mauvaises natures.
 
Ce verset évoque l’action annoncée dans Dan.8:12 : « l’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché ». Mais dès 321, le grand Dieu créateur indigné exprime son indignation et sa juste colère par des envahisseurs barbares qui vont mettre le sol européen à feu et à sang entre 321 et 538. Ce sera le thème de la « première trompette » d’Ap.8.
Le feu de la colère de Dieu va ensuite s’accomplir par l’action terrestre papale, à partir de 538. Jésus va remplacer son intercession céleste, qui cesse à cause de la désobéissance des saints, par l’action persécutrice du régime papal catholique romain. Symbolisée par l’encensoir, l’activité papale terrestre exprime le châtiment divin. Symbole de la colère divine, le « feu » destructeur, qui la caractérise constamment dans ses autres symboles « d’étoile ardente » ou de « montagne embrasée » dans le thème des trompettes qui vient, est provoqué par Jésus-Christ afin de châtier l’infidélité manifestée depuis 321 par les saints infidèles. La référence au feu de l’autel indique la cause du châtiment infligé : le mépris pour l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ. Cette référence à « l’autel d’or » méprisé apparaîtra pour le temps de la fin dans la cause du châtiment de la sixième trompette ; le dernier châtiment qui conserve un caractère d’avertissement avant la fin du temps de grâce. Mais c’est un terrible châtiment qui fait entrer en guerre tous les peuples de la terre et fait périr des multitudes.
Dans son action sacerdotale permanente, et du début jusqu’à sa fin, l’officiant catholique romain va transformer la miséricorde obtenue sur « l’autel » par le sacrifice du Christ, en « feu » destructeur qui est « jeté sur la terre » ; « jeté » comme le sera « la montagne embrasée par le feu jetée dans la mer », comme 2ème trompette qui désignera en symboles l’instauration papale et ses conséquences destructrices pour l’humanité.
Par cette image, nous le voyons, l’esprit destructeur romain est jeté comme un « feu sur la terre » qui suggère cette fois, l’humanité terrestre. Cette interprétation prend pour cible également la foi protestante considérée morte par Dieu depuis 1844 selon sa déclaration citée dans le message adressé à Sardes.
Le caractère destructeur catholique sera transmis aux protestants à partir de 1844. On trouvera, pour le temps de la fin, l’enseignement d’Ap.13 dans lequel ces deux institutions religieuses vont être appelées successivement « bête qui monte de la mer, et bête qui monte de la terre ». La foi protestante destructrice sera le thème des 5èmeet 6ème trompettes présentées dans Ap.9. Après elles, viendra la courte dernière époque marquée par « les sept derniers fléaux de la colère de Dieu ». Puis viendra, avec le retour visible et glorieux du Christ, l’intervention finale et vengeresse du Dieu créateur frustré par les rebelles depuis 321 de sa légitime gloire.
Derrière l’œuvre du pape, et au-dessus de lui, masquée par lui, il y a l’œuvre de Jésus, frustré, parce qu’il est le seul et réel intercesseur céleste perpétuel digne d’intercéder pour les prières de ses saints. C’est pourquoi le déclanchement de la 6èmetrompette sera attribué au mauvais usage de l’autel d’or des parfums révélé dans ce thème du sacerdoce perpétuel.
La malédiction du sacerdoce catholique est évoquée par allusion dans ce chapitre 8 où son image et sa forme rituelle sont empruntées par Jésus-Christ ; thème qui précède les malédictions symbolisées par les sept trompettes. Le sacerdoce catholique va lui-même être instauré sous le symbole de la deuxième trompette et il va se prolonger jusqu’à la fin du monde.
La malédiction de la contrefaçon terrestre papale du sacerdoce céleste de Jésus-Christ va porter ses conséquences, de 538, jusqu’à la fin du temps de grâce et le retour en gloire de Jésus. Cette malédiction va prendre l’aspect spirituel de sept châtiments successifs symbolisés par les sept trompettes citées aux versets 2 et 6.
 
321
Le verset clé de la structure de l’Apocalypse : Une intervention directe du Dieu Créateur qui juge l’infidélité
 
et il y eut des voix et des tonnerres et des éclairs et un tremblement de terre.
L’action s’accomplit encore en 321, où Dieu constatant l’infidélité de ses serviteurs entre en jugement permanent et perpétuel contre eux.
Ce verset vient révéler un énorme changement du comportement de Dieu en Christ envers les chrétiens devenus infidèles. L’infidélité à un prix à payer et celui-ci sera terrible jusqu’à la fin du monde, où, au retour de Jésus, son jugement sera révélé et connu des pécheurs.
Ce jugement momentané rattaché à la date 321, n’est donc que le commencement d’un enchaînement de malheurs qui vont frapper l’humanité infidèle jusqu’au retour en gloire de Jésus-Christ. Ces malheurs vont être symbolisés par les « sept trompettes » annoncées au verset 2 ; sept trompettes qui sont mises en relation directe avec le sabbat transgressé (septième sceau) qui cause l’arrêt de l’intercession céleste de Jésus-Christ (silence). Ainsi, en projection dans le temps, cette colère divine, qui commence en 321, annonce le jugement de 1844 et celui de 2031. Les trompettes et les derniers fléaux de Dieu auront la même justification : punir les transgresseurs du saint sabbat du septième jour sanctifié par le Dieu créateur dès le commencement de sa création terrestre.
En 321 débutent 16 siècles de mensonges et de contrefaçon terrestre trompeuse de l’action sacerdotale, auxquels, à son retour, Jésus mettra fin. Après la terrible destruction de la 6ème trompette, Dieu se présentera directement lui-même à la fin des sept derniers fléaux de sa colère ; ce à quoi ce verset fait subtilement allusion, en deuxième lecture, en citant le verset clé d’Ap.16:18, par lequel l’Esprit nous signale la fin des thèmes qui couvrent l’ensemble de l’ère chrétienne : «  Et il y eut des éclairs, et des voix, et des tonnerres ; et il y eut un grand tremblement de terre, un tremblement de terre tel, si grand, qu’il n’y en a jamais eu de semblable depuis que les hommes sont sur la terre.. » De la sorte un lien est suggéré entre 321 et l’heure du septième des derniers fléaux de Dieu.
La leçon donnée consiste donc bien à comprendre que les « sept trompettes » et les « sept derniers fléaux » sont tous justifiés par Dieu au titre de châtiment de l’infidélité de 321 : l’abandon du sabbat et l’adoption du premier jour souillé par sa consécration au culte du dieu solaire païen. Ce jour est si souillé à ses yeux, que Dieu va l’appeler, à partir de 321, « marque de la bête ». Cependant, alors que les six premières trompettes sont accomplies par des actions du diable et de son camp, à l’opposé, la septième trompette et les sept derniers fléaux sont l’œuvre directe et exclusive du Dieu créateur qui intervient personnellement contre les rebelles après la fin du temps de grâce.
On se rappellera que Dieu devait intervenir directement en puissance visible et terrorisante uniquement deux fois au cours de l’histoire humaine. La première fois fut à la sortie d’Egypte pour donner à Israël sa loi des dix commandements ; la seconde fois, ce sera pour redemander des comptes aux hommes, selon leur comportement envers ses mêmes commandements mais plus particulièrement envers son sabbat sanctifié transgressé qui aura été à l’origine de leurs malheurs.
 
 
Les 7 TROMPETTES
3ème thème du chapitre
Le thème des trompettes : les châtiments divins du sabbat transgressé
Ap.8 va présenter les 4 premières trompettes ; Ap.9, les 5ème et 6ème ; Ap.10 évoquera succinctement la 7ème qui sera développée dans Ap.11:15 à 19.
L 3
 
 
Apocalypse 8 Verset : 6
Et les sept anges qui avaient les sept trompettes se préparèrent pour sonner de la trompette.
Après avoir présentés successivement, et dans cet ordre inverse à celui de Da.8:13 :
  1. Le scellage des saints selon leur amour de la vérité prophétique révélée, dans Ap.7,
  2. La pratique du sabbat du septième jour, le septième sceau annonciateur du sabbat du septième millénaire, dans Ap.8:1-2,
  3. La restitution du sacerdoce céleste perpétuel à Jésus-Christ, suggérée dans Ap.8:3 à 5,
l’Esprit ouvre le thème des trompettes qui représentent les gros châtiments d’avertissements qui vont frapper de manière successive et graduellement intensive les croyants de la foi chrétienne après leur abandon de la fidélité au saint sabbat de Dieu depuis 321. Il s’agit bien de châtiments d’avertissements qui ont pour but de ramener dans la foi obéissante bénie par Dieu, les brebis égarées par les actions séduisantes et trompeuses du diable. Cette même réaction de Dieu est lisible dans Lévitique 26. Un enchaînement de châtiments devait frapper l’Israël de l’ancienne alliance, pour une raison bien précisée, que nous allons découvrir en étudiant les versets 14 et 15.
 
 
La cause des châtiments divins infligés à l’Israël juif infidèle
Lévitique 26
Versets : 14-15
Mais si vous ne m’écoutez pas, et si vous ne pratiquez pas tous ces commandements, et si vous méprisez mes statuts, et si votre âme a en horreur mes ordonnances, de sorte que vous ne pratiquiez pas tous mes commandements et que vous rompiez mon alliance, …
Vous ne pouvez espérer une meilleure preuve biblique présentant les conséquences de l’abandon du sabbat dans le christianisme à partir de l’an 321. Dieu nous le dit, une telle action a pour conséquence de rompre son alliance. Et nous allons maintenant constater par l’étude de chaque trompette qu’il a appliqué ce principe pour l’Israël spirituel chrétien de la même manière qu’il l’a fait pour l’Israël charnel.
M1-1
 
Le 1er châtiment de l’Israël juif infidèle
 
 
 
 
L’Ami protecteur livre son peuple à ses ennemis
Lévitique 26
Versets : 16-17
… moi aussi, je vous ferai ceci, J’ordonnerai sur vous la frayeur, la consomption et la fièvre qui consumeront vos yeux et feront défaillir votre âme ; et vous sèmerez en vain votre semence, car vos ennemis la mangeront. je tournerai ma face contre vous, vous serez battus devant vos ennemis ; ceux qui vous haïssent domineront sur vous ; et vous fuirez sans que personne vous poursuive.
Dieu présente alors, dans Lévitique 26, le premier châtiment qui viendra révéler à son peuple sa colère pour sa faute.
la frayeur, la consomption, et la fièvre
 
vous sèmerez en vain votre semence
 
car vos ennemis la mangeront
 
vous serez battus devant vos ennemis ; ceux qui vous haïssent domineront sur vous
Les ennemis d’Israël étaient en premiers les Philistins que Dieu utilisait comme un instrument de châtiment. Ils représentaient ce que sera la Rome papale au cours de l’ère chrétienne.
M1-2
De 321
à 538
1er châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
Les invasions barbares de l’Europe occidentale
Apocalypse 8 Verset : 7
Et le premier sonna de la trompette, et il y eut de la grêle et du feu, mêlés de sang, et ils furent jetés sur la terre ; et le tiers de la terre fut brûlé ; et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.
Dans l’ère chrétienne, l’ennemi est différent et beaucoup plus terrible, il prend entre 321 et 538 la forme des invasions barbares, dont le plus célèbre mondialement connu est Attila, ce chef des Huns, qui prétendait à juste titre être « le fléau de Dieu ». Grêle, dévastation, feu, destruction, et sang, mort humaine illustrent très précisément le résultat de son action et celles des autres barbares moins célèbres, les Alaric, Genséric, et autres.
Attila présente encore un caractère typique suggéré par l’Esprit car il avait pour devise : « là où mon cheval passe, l’herbe ne repousse pas » ; or ce verset précise : «  et toute herbe verte fut brûlée ».
Le tiers frappé donne ici comme dans Ez.5 un caractère partiel à ce châtiment divin.
M2-1
 
Le 2ème châtiment de l’Israël juif infidèle
Lévitique 26
Verset : 18
Si, malgré cela, vous ne m’écoutez point, je vous châtierai sept fois plus pour vos péchés.
 
Ce verset éclaire le sens de la démarche de Dieu. Il nous révèle le principe de base qui relie les châtiments successifs entre eux. Ils résultent de la continuité de la faute du peuple, qui ne se repend pas de son péché et ne change pas de conduite ; ce que les hommes appellent de l’entêtement. Le même principe va relier dans l’ère chrétienne, les sept trompettes à la transgression du sabbat abandonné en 321.
 
 
La fin du privilège
 
La religion endurcie
 
 
Les fruits de la malédiction
Lévitique 26
Versets : 19-20
Je briserai l’orgueil de votre force, je rendrai votre ciel comme du fer, et votre terre comme de l’airain. Votre force s’épuisera inutilement, votre terre ne donnera pas ses produits, et les arbres de la terre ne donneront pas leurs fruits.
« L’orgueil » d’Israël était son lien avec le Dieu vivant, Dieu de bonté, d’amour, et de justice équilibrée. Autour d’eux, les autres peuples sont livrés à des faux dieux avides, cupides, cruels, assoiffés de sang humain, et insatiables. C’est cette dureté de régime religieux qu’ils vont devoir subir, car Dieu les abandonne à leurs choix. La religion endurcie est suggérée par la formule « je rendrai votre ciel comme du fer ». Dans l’ère chrétienne, le fer va symboliser la dureté du peuple romain païen, puis la même dureté de la religion papale romaine.
« Votre terre comme de l’airain » présente la terre comme étant gagnée par le péché en analogie avec la malédiction du sol, suite au péché d’Adam révélé dans Ge.3:17. Et dans cet état tous les efforts et prétentions d’honorer Dieu seront rendus vains : « votre force s’épuisera inutilement ».
A l’image des « arbres » ne donnant pas « leurs fruits », les hommes ne porteront plus eux-mêmes le fruit de paix et de bonheur que l’image de Dieu devait donner d’eux.
M2-2
538
2ème châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
Instauration du régime papal de Rome
Conséquence :
une partie de l’humanité meurt
Apocalypse 8
Verset : 8
 
Et le second ange sonna de la trompette, et comme une grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang,
A l’instar de l’Israël juif, l’Israël spirituel chrétien infidèle et entêté va devoir être châtié par Dieu « sept fois plus pour ses péchés » ; les invasions barbares ayant été inefficaces.
C’est l’époque où sur la terre, par un décret édicté en 533, le pape romain, soutenu par l’empereur romain Justinien, enlève à Jésus-Christ en 538 son titre de chef de l’église chrétienne et son rôle d’intercesseur céleste perpétuel, le 2ème thème de ce chapitre 8.
Jér.51:25 identifie cette « grande montagne » à Babylone la grande, nom qui va désigner l’orgueil de la papauté romaine qu’Ap.17:5 appelle également « la mère des prostituées de la terre ».
« … jetée dans la mer » image l’opinion que Dieu porte sur cet objet de malédiction qu’il offre à l’humanité pervertie et idolâtre symbolisée par la mer remplie, elle, de multitudes de créatures animales vivantes, différentes et variées.
Ce verset évoque donc l’instauration du régime papal romain par lequel la religion chrétienne va s’endurcir à l’image du fer qui la désigne dans Da.2 et 7.
 
Témoignage historique
En parallèle avec l’interprétation spirituelle, l’instauration du pouvoir papal, la date 538 a été marquée par une action littérale de ce verset. En effet, en 535, en réponse divine au décret impérial de 533, un gigantesque volcan appelé « Krakatoa », situé sur l’équateur en Indonésie, a répandu des quantités énormes de cendres dans l’atmosphère, plongeant ainsi le monde et l’Europe dans de profondes ténèbres ; la luminosité du jour était devenue équivalente à celle d’une nuit de pleine lune. Son action a été renforcée l’année suivante par l’éruption d’un deuxième volcan, « l’Ilopango », situé au Salvador (Sauveur). En conséquence de cet hiver permanent qui a duré dix ans, l’humanité rebelle a été frappée par la famine, par de nombreuses épidémies et des affrontements guerriers. DIEU donna ainsi à l’humanité coupable un signe visible de sa juste colère et de son indignation. La précision de l’événement va jusqu’à témoigner de la cassure de la grande île volcanique aujourd’hui coupée en deux parties qui sont Java et Sumatra.
L’empereur romain Justinien auteur du décret d’intronisation papal et Constantinople sa capitale où il vivait ont subi directement les conséquences du courroux de Dieu. La ville a été décimée par une épidémie de peste très meurtrière, en conséquence directe de ces deux éruptions majeures de notre ère chrétienne. Jésus montre ainsi à l’humanité l’intensité de son divin courroux provoqué par l’abandon du Sabbat depuis 321. L’instauration papale est ainsi rattachée à une terrible malédiction.
 
 
L’agression papale contre les peuples musulmans
Apocalypse 8
Verset : 9
et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires fut détruit.
La conséquence de cet endurcissement de la foi chrétienne est terrible, une partie de l’humanité en perd la vie.
Egalement une partie des navires est détruite. Cette destruction maritime suppose le déplacement du combat religieux vers l’extérieur du continent européen. L’Esprit suggère les guerres des croisades divinement injustifiées menées en Palestine premièrement, puis en continent africain dont le nord est placé sous la religion de l’islam.
Au court de l’ère chrétienne, la religion de l’islam apparue au VIème siècle peu de temps après l’instauration du régime papal de Rome va tenir pour la foi chrétienne infidèle le même rôle que le peuple Philistin pour l’Israël charnel également infidèle. La rivalité religieuse et la proximité territoriale favoriseront les conflits jusqu’à la troisième et ultime guerre mondiale.
M3-1
 
Le 3ème châtiment de l’Israël juif infidèle
Lévitique 26
Verset : 21
Si vous me résistez et ne voulez point m’écouter, je vous frapperai sept fois plus selon vos péchés.
La leçon non entendue conduit le Dieu créateur et législateur frustré à amplifier son châtiment.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 22
J’enverrai contre vous les animaux des champs, qui vous priveront de vos enfants, qui détruiront votre bétail, et qui vous réduiront à un petit nombre ; et vos chemins seront déserts.
42 enfants sont tués par des ours pour s’être moqués du prophète Elisée dans 2 Rois 2:24.
Le Tout-Puissant règne en Maître absolu sur sa création et les animaux deviennent des instruments de sa colère.
Les risques encourus font que les hommes n’osent plus sortir de leurs habitations. L’insécurité plonge le peuple dans l’angoisse et la peur.
M3-2
1517
 
 
du XIIème au XVIIIème siècle
3ème châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
La foi catholique tombe encore plus bas
Apocalypse 8
Verset : 10
 
Et le troisième ange sonna de la trompette, et il tomba du ciel une grande étoile, brûlant comme un flambeau ;
Le 3ème châtiment d’avertissement est infligé par Dieu. En parallèle au message de Thyatire concernant « la fausse prophétesse Jézabel » dont le « temps » accordé par Dieu approche de son terme, ce verset image son jugement par l’Esprit par des symboles différents. Dite « Tombée du ciel », cette « grande étoile » est reliée à l’identité de « Babylone la grande » déclarée « tombée » dans Ap.14:8. L’expression « grande étoile » signifie grande messagère religieuse. Comme dans la trompette précédente le feu la caractérise, elle « brûle », et sa comparaison au « flambeau » illustre sa prétention à représenter le Christ, « l’agneau » de Dieu qui est désigné comme « son flambeau », soit son porte lumière, dans Ap.21:23. Cette revendication apparaît dans le titre papal : VICARIVS FILII DEI, soit Vicaire du Fils de Dieu, dont la forme latine constitue le nombre de la bête, 666, suggéré dans Ap.13:18. Il faut donc relier cette prétention papale de « serviteur du Fils de Dieu » à la Jézabel qui « enseigne les serviteurs » de Jésus-Christ.
 
 
L’intolérance papale agit contre une partie des Chrétiens nourris par la Bible
 
et elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux.
Après la mer qui désignait l’humanité anonyme dans le châtiment précédent, c’est cette fois « sur les fleuves et sur les  sources des eaux » que le zèle catholique romain « tombe ». En prophétie, selon Ap.17:5, le mot « fleuve » désigne des peuples dominés par « la prostituée » « Babylone la grande » ; à ce titre le « grand fleuve » reçoit le nom « Euphrate » dans Ap.9:14 où il désigne l’Europe chrétienne occidentale. « Les sources des eaux » symbolisent les élus de la Réforme protestante par lesquels la Bible, elle-même parole de Dieu et source d’eau vive, est apportée aux hommes assoiffés de justice divine.
Jésus a déclaré, dans Jean 7:38 : « celui qui croira en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein,… ».
Ces « sources d’eaux » concernent donc les Réformés de Thyatire qui dénonçant la doctrine de Jézabel comme « profondeurs de Satan » provoque les réactions agressives des ligues catholiques entre le XIIème et le XVIIIème siècle.
 
 
La foi religieuse infidèle source d’amertume
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L’offrande de la jalousie
L’adultère confirmé
Apocalypse 8
Verset : 11
Et le nom de l’étoile est Absinthe ; et le tiers des eaux devint absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles avaient été rendues amères.
Par opposition au pur enseignement de la Bible divine, comparée à une source d’eau vive, l’enseignement satanique du missel catholique romain est comparé par Dieu à de l’absinthe que l’humanité a fini par interdire à cause de sa haute toxicité et des morts provoquées. L’absinthe est un breuvage alcoolisé toxique et amer.
L’amertume de l’enseignement catholique va imprégner les caractères des hommes qu’il forme. Ainsi le fruit paisible du Christ est remplacé par le fruit guerrier du diable. La religion n’est plus que haine, tyrannie, et persécution. « …beaucoup d’hommes moururent » par « les eaux », soit par l’enseignement des religions chrétiennes, « parce qu’elles avaient été rendues amères ».
La mention des eaux rendues amères vient confirmer l’accusation d’adultère déposée par Dieu contre son Epouse dans le 3ème sceau selon le rite de l’offrande de la Jalousie de Nombre 5. La mort des multitudes vient confirmer l’accusation.
La complémentarité de cette 3ème trompette avec le 3ème châtiment de l’Israël juif place cette époque des guerres des religions chrétiennes comme l’apogée du temps où « la femme s’enfuit au désert » dans Ap.12:6 et 14. Le lien repose sur le mot « désert ».
Le comble de cette persécution est atteint avec la traque des « dragonnades » pendant le règne de Louis XIV (1645-1715), « le Roi Soleil », dont précisément le règne se caractérise par une privation du soleil et de sa bienfaisante chaleur, qui a pour conséquence la restriction de la production alimentaire, amenant la famine et l’aggravation des maladies. Cette époque très froide est connue sous le nom de « minimum de Maunder » ou « petit âge glaciaire », qui, à l’année près, coïncide avec le règne de Louis XIV.
M4-1
 
Le 4ème châtiment de l’Israël juif infidèle
Lévitique 26
Versets : 23-24
Si ces châtiments ne vous corrigent point et si vous me résistez, je vous résisterai aussi et je vous frapperai sept fois plus pour vos péchés.
Le châtiment précédent n’étant pas non plus entendu, Dieu envoie un quatrième châtiment qui exprime encore la plénitude de sa frustration.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 25
Je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera mon alliance ; quand vous vous rassemblerez dans vos villes, j’enverrai la peste au milieu de vous, et vous serez livrés aux mains de l’ennemi.
Je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera mon alliance. C’est une définition clé qui va prendre une grande importance pour la 4ème trompette de l’Apocalypse.
Pour l’Israël juif, ce message consiste à amplifier des actions ennemies contre ce peuple. La « peste » désigne la maladie épidémique de ce nom mais aussi la présence mortelle d’un ennemi sur le territoire. 
M4-2
1793
4ème châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
L’anti-religion de
l’idéologie de l’athéisme français
Apocalypse 8
Verset : 12
Et le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune, et le tiers des étoiles, afin que le tiers de ces [astres] fût obscurci, et que le jour ne parût pas pour tiers de sa [durée], et de même pour la nuit.
Ce quatrième châtiment est placé sous le message de Dieu, « Je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera mon alliance », et cette épée doit être plus intolérante que le régime papal royal coalisé ne l’est lui-même. Où Dieu va-t-il trouver cette épée ? Dans la « Révolution française », ce puissant soulèvement du peuple français jusque-là dominé, humilié, exploité, asservi, et martyrisé par la noblesse et le clergé romain.
Durant la Révolution française, les bourreaux utilisant la guillotine étaient appelés les « vengeurs » ; et lorsque la « Vendée » se souleva contre la Révolution, elle fut écrasée par l’armée envoyée par Robespierre. Le 7 novembre 1793, les révolutionnaires changent son nom pour celui de « Vengé ».
Pour comprendre qui frappe, nous devons d’abord identifier les victimes. Une partie du « soleil », la lumière symbole de Dieu, de « la lune », symbole des puissances des ténèbres déjà identifié dans son rôle du 6ème sceau d’Ap.6:12, et des « étoiles », symboles des messagers spirituels, soit le camp du bien, celui du mal, et d’une manière systématique tout caractère religieux. Ce portrait-robot correspond à l’idéologie athée qui a pris sur le plan historique pour la première fois une forme nationale dans la Révolution Française engagée en 1789. Cet athéisme va conduire sur l’échafaud de la guillotine successivement, le roi, la reine, la noblesse aristocrate, et le clergé catholique mais pas uniquement. La Bible brûlée en autodafé mettra en péril des Protestants également.
Rappel : Le thème de la Révolution Française apparaît lui-aussi dans les trois thèmes principaux :
Les LETTRES : Ap.2:22 : une grande tribulation.
Les SCEAUX : Ap.6:12 : comme accomplissement du signe céleste du 6ème sceau : le soleil noir, la lune entière couleur du sang.
Les TROMPETTES : Ap.8:12 : le tiers du soleil, de la lune, et des étoiles frappés.
Cette époque est également marquée par le soulèvement du peuple américain contre la monarchie anglaise. Le marquis de La Fayette, un riche officier français, va soutenir, et peu à peu avec Louis XVI, cette révolution, qui revient en 1789 sur la tête du roi de France. La recherche de la liberté est en marche et ne cessera qu’au retour en gloire du Christ.
M4-3
1806
L’empire français de Napoléon 1er
Apocalypse 8
Verset : 13
Et je vis, et j’entendis un aigle qui volait par le milieu du ciel, disant à haute voix, Malheur, malheur, malheur, à ceux qui habitent sur la terre, à cause des autres voix de la trompette des trois anges qui vont sonner de la trompette !
Depuis Daniel 7:4, l’aigle symbolise la domination suprême des empereurs, rois dominant d’autres rois. Dans le prolongement de l’histoire, apparaît après la Révolution Française, Napoléon 1er qui va dominer au firmament, soit au milieu du ciel les peuples européens avec des multitudes de morts.
Ce régime colporte le laïcisme français dans les nations vaincues, et des modèles différents républicains vont remplacer les anciennes monarchies. L’idée de la liberté conquiert les esprits et les cœurs. La religion recule et l’athéisme des libres penseurs va contaminer les peuples de la terre. Parmi ces peuples, le peuple des nouveaux Etats-Unis américains d’où viendra en 1844, le meilleur, et jusqu’au retour de Jésus-Christ, le pire.
Ce sont là les raisons qui conduisent l’Esprit à faire du règne impérial de Napoléon 1er le signe annonciateur des trois derniers grands malheurs rattachés aux symboles des 5ème, 6ème, et 7ème trompettes.
 
1844
La liberté laïque et l’épreuve de foi adventiste américaine
L’époque couverte est celle du début du XVIIIème siècle qui ferme l’Europe occidentale à la religion du Dieu de vérité. C’est pourquoi, l’histoire religieuse va se déplacer en Amérique du nord où la liberté obtenue ne se fait pas uniquement au détriment de la foi chrétienne. C’est là, que Dieu va organiser entre 1816 et 1844, l’épreuve de foi adventiste ainsi nommée à cause de l’attente de l’avènement (latin : adventus) de Jésus-Christ ; épreuve révélée dans Da.12:11-12 : «  Depuis le temps où cessera le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra, et qui arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! ». Les deux durées citées construisent la date 1828 qui devance la date 1844 établie par Da.8:14, et 1873 qui la dépasse.
Le triste résultat spirituel obtenu après cette épreuve est directement le fruit de l’esprit de liberté que l’Amérique du nord a ouvert à l’humanité. La 5ème trompette qui vient est donc bien mise en relation avec la liberté laïque républicaine thème du quatrième châtiment comme une conséquence de son action.
Les « escaliers » historiques conduisant aux bases spirituelles de notre époque s’achèvent avec l’action de l’esprit révolutionnaire mondialisé par l’œuvre de Napoléon 1er. A partir de la 4ème trompette la correspondance, précise jusque-là, entre les trompettes de l’apocalypse et les châtiments pour Israël révélés dans Lévitique 26 va cesser. Les trois dernières époques débutant en 1844 ont un caractère propre qui diffère du contexte de la fin de l’ancienne alliance. Mais le final des deux alliances sera marqué de manière identique par une terrible destruction. La première venue de Jésus a été suivie en 70 de la destruction du peuple juif par les Romains ; sa seconde venue glorieuse sera précédée par une troisième guerre universelle, et suivie par l’anéantissement de la vie sur la terre.
L’importance de la révélation concernant notre époque est visible dans la longueur et le développement que l’Esprit lui donne dans sa construction textuelle. Un maximum de 2 versets concernait jusque-là les trompettes du chapitre 8 ; la 5ème en compte 12, et la 6ème, 9. Quant à la 7ème liée à l’action directe de Dieu, elle sera annoncée à part dans Ap.10:7 et développée dans Ap.11:15 à 19.
 
Apocalypse 9
 
 
 
Le chiffre 9
Le chiffre 9 désigne l’action du diable = 6, dans le temps où Dieu exige la perfection des œuvres = 3. (6 + 3 = 9)
M5-1
 
 
Lévitique 26
Verset : 26
Lorsque je vous briserai le bâton du pain, dix femmes cuiront votre pain dans un seul four et rapporteront votre pain au poids ; vous mangerez, et vous ne serez point rassasiés.
Intentionnellement, l’Esprit de Dieu a rattaché le thème de la famine au quatrième châtiment, confirmant ainsi que la famine spirituelle est bien la conséquence de l’action de l’épée qui est venue venger son alliance ; un choix utile pour ses serviteurs de notre époque pour l’interprétation de notre 5ème trompette.
Appliqué à l’Israël juif, la famine l’a frappé littéralement et spirituellement. Au sens littéral, dans les sièges des villes placés par l’ennemi, et au sens spirituel car Dieu s’est retiré de son peuple, l’abandonnant aux inspirations du diable.
M5-2
 
5ème châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
La foi protestante tombe
Apocalypse 9
Verset : 1
Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre ;
Après la chute de l’étoile catholique appelée Absinthe de la 3ème trompette, une nouvelle « étoile tombe » à son tour cette fois « sur la terre ». Ce mot terre va désigner dans Ap.13:11 la foi protestante qui suit le destin du catholicisme déchu symbolisé comme « bête qui monte de la mer ». En se basant sur l’image de la Genèse où l’on voit la terre sortir de la mer, le mot terre est ainsi confirmé comme symbole de l’église protestante réformée.
Elle est « tombée du ciel » à son tour après l’épreuve de sa foi dans l’expérience adventiste américaine en 1844. Cette chute rattache ce message à celui de Sardes où Jésus a dit à la foi traditionnelle protestante personnifiée : « tu as le nom de vivre, et tu es mort ». Les autres protestants de la planète qui n’ont pas vécu ces événements sont tout de même frappés par la même malédiction ; le sabbat du septième jour entrant en exigibilité en 1844 de manière universelle.
 
 
L’accès à la seconde mort
 
et la clef du puits de l’abîme lui fut donnée,
Celui qui donne cette « clef » est Dieu lui-même. Il vient de juger la foi protestante et l’a condamnée à rejoindre la foi de « Jézabel » dans « les profondeurs de Satan » selon l’expression du jugement de la foi catholique exprimée par leurs pères au temps de leur fidélité, jugement révélé dans le message de Thyatire.
Ce « puits de l’abîme » révèle les caractéristiques des « profondeurs de Satan ». cette expression faisait allusion aux enfers souterrains de l’héritage du paganisme grec repris par la foi catholique. Cette fausse conception comporte un élément vrai. Le magma souterrain consumera en effet les déchus, mais il le fera sur la surface de la terre, et non dans sa profondeur, et uniquement après le septième millénaire. Bibliquement, ce « puits » synonyme de « profondeur » est rattaché au mot « abîme » qui désigne la terre sans aucune vie dans Ge.1:2. La mise en parallèle des deux expressions désigne déjà le diable comme « l’ange de l’abîme » qui sera présenté comme « roi » du protestantisme déchu, au verset 11 de ce chapitre 9. L’anéantissement de la vie sur la terre programmé par Dieu et déjà évoqué depuis Da.9:27 est de la sorte confirmé.
 
 
La foi protestante accède aux profondeurs de Satan
 
 
 
 
 
 
 
 
Première puissance de la destruction
 
 
 
 
 
 
L’épaississement des ténèbres
 
 
 
 
Apocalypse 9
Verset : 2
et elle ouvrit le puits de l’abîme, et une fumée monta du puits, comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
Partant du principe que le puits de l’abîme représente le châtiment final de la foi protestante, dans un flash-back cinématographique, l’Esprit remonte dans le temps pour évoquer l’expression citée dans Sardes : « Tu as le nom de vivre ». La vie spirituelle qui fait croire que la foi protestante est vivante repose sur des actions de prières, des cantiques religieux et des œuvres de bienfaisances qui donnent aux croyants rejetés la réputation d’une grande piété, en fait totalement fausse et terriblement trompeuse. La « grande fournaise » lieu de leurs derniers tourments imageant le message « tu es mort » est ainsi rattachée à la « fumée » qui symbolise ici et partout dans l’Apocalypse la « fumée des parfums » symbole des prières des saints ou des déchus citées plus haut. C’est Dieu et le contexte dans lequel il utilise ce mot qui fait sans se tromper la différence.
L’expression, « une fumée…comme la fumée d’une grande fournaise » évoque dans Ge.19:28, la description de l’action du « feu du ciel » envoyé par Dieu sur les villes Sodome et Gomorrhe. L’utilisation du « feu du ciel » sera imputée à « la bête qui monte de la terre » dans Ap.13:13. La « grande fournaise » fait donc également allusion au terrible désastre nucléaire réalisé dans la troisième guerre mondiale, la sixième trompette dans laquelle, les mots « feu, fumée et soufre », cités dans Ge.19:24-28, vont aussi apparaître. Soumise aux inspirations diaboliques, la foi protestante va ainsi devenir la plus grande puissance destructrice du monde terrestre.
Loin de disparaître, maintenant encouragée et soutenue par le diable, la foi protestante multiplie sur la terre où la situation spirituelle gagne en ténèbres qu’on appelle lumières. La lumière authentique adventiste de Dieu est noyée dans une masse faussement religieuse qui la cache et l’étouffe. L’image choisie par l’Esprit illustre cette intoxication religieuse provoquée par la fausse religion protestante. Le « soleil », la vraie lumière divine, est obscurci. De la sorte, la fausse religion vient renforcer l’action engagée par l’athéisme de 1792 comme le message du 6ème sceau l’annonçait en ces termes : « le soleil devint noir comme un sac de poil » et comme 4ème trompette : « le jour perdit le tiers de sa clarté ». Si « l’air » est également « obscurci par la fumée » sortie « du puits » c’est parce que Satan est appelé « le prince de la puissance de l’air » dans Eph.2:2. Jésus lui-même l’a reconnu comme « prince de ce monde ».
 
 
L’activité religieuse trompeuse
Apocalypse 9
Verset : 3
Et de la fumée il sortit des sauterelles sur la terre ;
A l’origine de la « fumée » qui trompe les yeux des hommes se trouvent des multitudes d’hommes religieux symbolisés par des « sauterelles » à cause de leur nombre, des multitudes, et à cause de leur caractère « dévastateur » quand elles sont en grand nombre. En effet, Dieu a fait souvent subir aux hommes vivant en orient des dévastations des récoltes et des plantations causées par des invasions de sauterelles ou de crickets. La proie dévorée par ces « sauterelles » humaines sera la vie éternelle objet de l’espérance proposée par Dieu en Christ. A leur tour, après les Juifs pharisiens, ils ferment l’accès au royaume et n’y entreront pas eux-mêmes, continuant néanmoins à faire de très nombreux prosélytes.
 
 
Le pouvoir du mensonge des rebelles
 
et il leur fut donné un pouvoir semblable au pouvoir qu’ont les scorpions de la terre.
Ce verset suggère la caractéristique particulière des « scorpions » qui consiste à tuer leurs victimes en inoculant le venin caché dans le dard de leur queue. Le mot auquel il est fait allusion est donc « queue ». Le mystère qui le concerne dans ce verset tranche avec la clarté qui le révèle au verset 10. Ce mot désignait dans Ap.12:3, et selon Es.9:14, « le faux prophète qui enseigne le mensonge » du diable catholique romain, « le dragon ». Ici, l’œuvre du « faux prophète » se poursuit par l’action de la foi protestante depuis sa chute de 1844. Le mot « scorpions » désigne l’attitude rebelle selon Ez.2 où ce mot est cité avec le mot « rebelle » qui apparaît 6 fois sur 8 versets.
 
 
Des sauterelles strictement
spirituelles
Apocalypse 9
Verset : 4
Et il leur fut dit qu’elles ne nuisissent ni à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
Ces sauterelles humaines ne s’intéressent pas à l’herbe, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais elles portent leur action sur des hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts, c'est-à-dire sur des hommes non protégés par Dieu depuis 1844 date du commencement du scellage des élus thème d’Ap.7. Ceux que l’Esprit scelle reçoivent par la lumière de Daniel et Apocalypse le moyen d’identifier les faux prophètes pour ce qu’ils sont pour Dieu. Ce message vient confirmer celui de Matt.24 qui dit : « ils feront des prodiges et des miracles au point de séduire les élus, si c’était possible ». Et bien heureusement que non, ce n’est pas possible, grâce à la révélation prophétique préparée par Dieu.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Avant 1994
Le piège tendu à l’adventisme officiel universel
 
 
 
 
 
 
 
 
Ma 1ère lecture
 
Dans l’ignorance de la culpabilité adventiste
Apocalypse 9
Verset : 5
Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais qu’ils fussent tourmentés cinq mois ;
« Il leur fut donné de ne pas les tuer ». Si j’avais donné à cette expression l’importance qu’elle mérite, je n’aurais pas annoncé le retour de Jésus-Christ pour 1994. Mais si je n’avais pas annoncé officiellement à l’église adventiste ce retour pour cette date, le projet de Dieu d’éprouver la foi adventiste ne se serait pas accompli et le message de Laodicée aurait perdu sa raison d’être. Avec tous ces « si » le plan divin aurait été changé ; chose impossible. Cela explique la raison pour laquelle Dieu a pris soin de voiler mon intelligence pour cette formule, et de la sorte, son programme s’est déroulé selon son désir.
Le verset précédent indiquait le début de la 5ème trompette ; le 23 octobre 1844. Il mentionne une durée prophétique de « cinq mois » soit 150 années réelles. Cette durée est proposée comme le temps d’action des faux prophètes. Une question s’imposait ; qui pouvait faire cesser leurs actions ? Une seule réponse est venue dans mon esprit : Jésus-Christ, par son retour glorieux. Voilà comment j’en suis arrivé à construite la date 1994 et à y rattacher le second avènement de Jésus. De plus un retard de 6 ans dans notre faux calendrier établi par Rome faisait de 1994 le véritable an 2000 de la naissance de notre Sauveur Jésus-Christ. Avant 1991, J’ai connu un groupe de pasteurs adventistes passionnés pour l’étude de l’Apocalypse qui étaient eux aussi parvenus à la même conclusion, mais ils gardaient pour eux le résultat obtenu. Il valait mieux laisser les hommes découvrir cette conclusion eux-mêmes, disaient-ils. Il est vrai qu’ils n’ont pas été appelés par Dieu pour s’engager dans ce message, car c’est à moi que Dieu a confié cette tache pour qu’il en assume avec moi toutes ses conséquences. Et aujourd’hui en 2018, sa lumière continue de m’illuminer.
« … tourmentés cinq mois ». C’est une formule extrêmement trompeuse car le tourment évoqué est anticipé et il sera différé pour le temps du jugement dernier. Pour bien comprendre cette formule, comparez-la avec la déclaration que Dieu fait à Adam et Eve à propos de l’arbre dont il ne doit pas manger : « le jour où tu en mangeras tu mourras ».
Et après avoir mangé du fruit interdit Adam et Eve ne sont pas morts le jour même, cependant, leur condamnation à mort était entrée en action de manière irréversible. Il se produit pour les faux-prophètes, depuis 1844, la même chose. Les « tourments » annoncés viendront plus tard, au moment du jugement dernier. Et Dieu assure un minimum de 150 années de paix religieuse pendant lesquelles ils peuvent tromper et entraîner dans leur perte, des multitudes de victimes inconscientes mais pas innocentes. Après ces 150 années des guerres religieuses réapparaîtront dans la 6ème trompette symbole de la troisième guerre mondiale qui vient, cette fois pour « tuer » une partie des hommes coupables.
 
 
 
 
et leur tourment est comme le tourment du scorpion, quand il frappe l’homme.
L’Esprit révèle ici la sorte de mort que sera « la seconde mort ». Il la compare à la piqûre d’un scorpion qui provoque une longue et douloureuse agonie mortelle.
La même image impute la responsabilité de ce sort au « scorpion » symbole du rebelle.
 
 
L’allusion aux tourments de la seconde mort
 
Le jugement dernier
 
 
Les conditions de la seconde mort
 
La mort désirée
 
 
 
Apocalypse 9
Verset : 6
Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront point ; et ils désireront de mourir, et la mort s’enfuit d’eux.
« … en ces jours-là » fait allusion aux jours du jugement dernier qui arrivera après le septième millénaire pour exécuter la sentence définie par le tribunal céleste des élus et de Jésus-Christ.
Les méchants seront ressuscités après les mille ans (Ap.20:5) dans une deuxième résurrection bien différente de la première réservée aux saints élus transmués et glorifiés. Ils reviendront à la vie dans l’apparence charnelle de leur mort terrestre, mais les conditions de la mort sont changées et comme le précise ce verset, étant dans le feu de leur destruction, « ils chercheront la mort et ils ne la trouveront point ; ils désireront de mourir, et la mort s’enfuit d’eux ». C’est le résultat du jugement céleste, chacun doit souffrir pendant un temps proportionnel à sa culpabilité individuelle. Ce désir de mourir exprime le désir de ne plus ressentir la souffrance, mais Dieu leur impose de vivre pour un temps l’expérience des tourments éternels qu’ils ont enseignés aux hommes. A la fin de leur temps de souffrance, ils ne regretteront pas le fait que Dieu leur ait donné tort.
 
 
Des groupes religieux préparés pour le combat d’Harmaguédon
Apocalypse 9
Verset : 7
Et la ressemblance des sauterelles était semblable à des chevaux préparés pour le combat ;
L’Esprit révèle l’apparence trompeuse de l’engagement religieux des faux-prophètes du protestantisme. Dans 2Tim.3:5, l’Esprit avait inspiré à Paul le message qui annonçait que dans les derniers jours les hommes auraient « l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force ». Ce verset confirme cette situation établie depuis 1844. On relèvera l’emploi systématique du terme « comme » qui exprime une comparaison mais pas une réalité.
1ère comparaison : « des sauterelles », des multitudes d’hommes, sont comparées à « des chevaux », des groupes dirigés par le diable (le cavalier du 2ème sceau) qu’il prépare pour « le combat » d’Harmaguédon. Ce combat désigne dans Ap.16:16 le dernier combat du diable contre les élus de Jésus-Christ. Ce sera le moment où il espérera anéantir par le décret de mort imposant la reconnaissance du dimanche romain les derniers élus restés fidèles au sabbat sanctifié de Dieu. Les faux prophètes protestants seront à l’origine du décret promulgué contre les élus.
 
 
L’apparence de la victoire spirituelle
 
 
 
L’apparence humaine
 
et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or ; et leurs faces étaient comme des faces d’hommes ;
L’apparence de la foi victorieuse est imagée par des fausses « couronnes » selon que Jésus en fait le symbole de la victoire de ses élus Ap.2:10, 3:11, 4:4-10. La foi parfaite purifiée symbolisée par « l’or » véritable de la « couronne » est encore une fausse prétention.
La revendication va plus loin. Cette foi revendique une ressemblance avec l’image de Dieu que « l’homme » doit présenter. Retenez cette revendication ; le verset suivant va la contredire.
 
 
L’apparence trompeuse d’églises
 
 
 
La férocité des lions
Apocalypse 9
Verset : 8
et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme [des dents] de lions ;
Relevez l’énorme contraste révélé dans ce verset.
L’aspect ressemblant à des cheveux de femmes suggère une apparence extérieure d’églises chrétiennes. Cheveux ; voile de la femme dans 1 Co.11:15 ; apparence extérieure dans 1 Pierre 3:3. La femme ; l’église, l’épouse du Christ dans Eph.5:22 à 33.
Si le « lion » peut positivement représenter la royauté du Christ, ici la mention de leurs « dents » suggère un caractère de force et de férocité qui ne correspond en rien à l’image idéale que Dieu souhaite pour l’homme, et qu’il a présenté en Jésus. Ce type d’églises chrétiennes au caractère féroce confirme le retour de l’intolérance religieuse, qui sera manifestée par le court règne final de « la bête qui monte de la terre » dirigée par le protestantisme américain. Il reproduira l’image de « la bête qui monte de la mer » qui représentait le catholicisme papal intolérant dominateur de 538 à 1798, dans Ap.13.
 
 
La justice selon Rome
Apocalypse 9
Verset : 9
et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chariots à plusieurs chevaux courant au combat ;
Dans la panoplie du combattant du Christ, selon Eph.6:14, la cuirasse symbolise pour ses vrais élus leur protection par la justice du Christ, mais ici cette protection est liée au symbole du fer qui désigne dans Da.2 la dureté de la justice du régime romain. Ce message confirme le règne de l’image de la bête.
Si la prophétie évoque « le bruit de leurs ailes » c’est que l’Esprit parle toujours des « sauterelles » dont le bruit se fait entendre uniquement quand elles s’activent ; le but de cette expression est donc le mot activité.
Leur action est comparée à celle « de chariots à plusieurs chevaux courant au combat ». Ce type d’attelage « à plusieurs chevaux » est une invention typiquement romaine. Et le combat pour lequel ces chevaux, ou groupes dirigés, « courent » est encore le « combat d’Harmaguédon » suggéré au verset 7. L’intérêt de ce verset 11 est de reprendre la leçon du verset 7 en la rattachant aux symboles de Rome.
En conclusion, cette image se traduit par ce message : des églises chrétiennes déchues font alliance avec l’église de Rome et combattent à ses côtés pour promouvoir et imposer la marque de son autorité.
Petit détail complémentaire, dans 2 Rois 23:11, la Bible cite les chars du soleil fruit de l’idolâtrie coupable juive ; soit dans notre verset une allusion au « jour du soleil » romain.
Détail historique important : Après la mort de Constantin 1er, pour célébrer sa gloire, le peuple romain a frappé une pièce de monnaie sur laquelle était gravée l’image d’un char du dieu solaire tiré par quatre chevaux ou juments conformément au rite du Dieu grec Apollon. Les pièces portent la mention du sol invictus. Une main céleste est tendue vers la main du conducteur du char. Une image semblable apparaît sur le médaillon de l’arc de triomphe de Constantin élevé en 315 après sa victoire sur Maxence en 312. On y voit un ange reliant le conducteur du char à la main céleste. Cette image révèle la conception religieuse de l’empereur Constantin qui reçoit la foi chrétienne sans pour autant abandonner sa foi païenne au dieu solaire. Il est à ce titre l’image type du faux chrétien révélé et condamné par Dieu depuis 1844.
Les dix années d’intenses persécutions chrétiennes pratiquées entre 303 et 313 ont été inefficaces et n’ont pas fait disparaître cette foi. Aussi, changeant de stratégie, le diable adopte la ruse pour former des chrétiens ayant « l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force ».
Photo : le médaillon de l’arc de Constantin (315)
Photo : la monnaie frappée pour Constantin après sa mort
ci-dessous : Apollon et le char du soleil
Les historiens discutent beaucoup au sujet de la valeur de la conversion de Constantin. A ce sujet Dieu ne s’y trompe pas, l’absence de sincérité de l’empereur est révélée par ses œuvres selon que Dieu déclare aux anges des églises : « je connais tes œuvres », et non pas, « ta déclaration de foi ». Dans l’orgueil du pouvoir il va tout simplement se servir du Dieu chrétien comme il l’a fait jusque-là avec ses divinités païennes qu’il n’entend pas totalement abandonner puisqu’il va, en 321, choisir de favoriser le jour du soleil d’Apollon plutôt que le saint sabbat du Dieu créateur comme jour imposé pour le repos hebdomadaire dans tout l’empire.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Après 1994
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La leçon de ma
2ème lecture
 
Avec la connaissance de la culpabilité adventiste
Apocalypse 9
Verset : 10
et elles ont des queues semblables à des scorpions, et des aiguillons ; et leur pouvoir était dans leurs queues, pour nuire aux hommes cinq mois.
Le portrait-robot des « sauterelles » étant maintenant bien défini, l’Esprit nomme clairement le mot « queue » jusque-là suggéré et caché. Ces sauterelles humaines sont donc bien des « faux prophètes qui enseignent le mensonge » comme la Bible le confirme dans Es.9:14. Ils agissent en « scorpions », soit en rebelles. Leurs « aiguillons » c’est leurs langues auxquelles Jac.3:5 à 12 rappelle son aptitude à bénir et à maudire. Il dit : « la langue est un feu… » et plus loin « … elle est pleine d’un venin mortel ». En enseignant le mensonge, la langue des faux prophètes inocule la seconde mort.
Le pouvoir du camp déchu est dans ses faux prophètes, soit dans les esprits des dirigeants religieux qui séduisent par leurs idées des multitudes qui les reconnaissent et les soutiennent, inconsciemment trompées.
 
L’Esprit renouvelle la mention du délai de nuisance de « cinq mois » de ces « faux-prophètes ». Pourquoi cette répétition ? je pense que c’est de sa part une manière subtile d’annoncer les deux lectures de son prophète de la date 1994. Une première, avant 1994, m’a conduit à croire à la possibilité de lui rattacher le second avènement de Jésus-Christ. Je n’imaginais pas alors que l’église officielle paierait son refus en étant rejetée par Dieu. La seconde interprétation des faits que je présente aujourd’hui est la suivante. En 1994, la lumière prophétique que j’ai officiellement présentée à l’église adventiste et qu’elle a impudemment rejetée a fait que Dieu s’est retiré d’elle. Elle est venue ainsi rejoindre l’alliance des faux prophètes condamnés par Dieu à la seconde mort. Privée maintenant de sa lumière, elle se retrouve dans la situation de la foi protestante de Sardes où Jésus dit : « Tu as nom de vivre, et tu es mort ». Le verdict du « témoin fidèle » de Laodicée a été appliqué : elle a été vomie.
Ce verset 10 présente aussi l’intérêt de remplacer le verbe « tourmenter » du verset 5 par le verbe « nuire ». Or, on peut nuire dans l’immédiat sans tourmenter quand la victime est inconsciente ; ce qui est le cas des victimes spirituelles des faux prophètes. De cette manière l’Esprit place les tourments dans l’avenir et non dans l’immédiateté.
Ainsi, en 1994, les condamnations doctrinales collectives et institutionnelles de Dieu ont été complétées par l’arrivée de la dernière institution, l’adventisme du septième jour, après l’épreuve de sa foi. Le camp de tous les déchus de l’histoire religieuse est aujourd’hui regroupé sous le signe de l’alliance œcuménique agencée par l’église de Rome.
En fait, ce thème de la 5ème trompette ciblait personnellement l’église Adventiste, car sa révélation de la situation de la foi protestante devait éclairer son jugement pour lui éviter de pactiser avec les ennemis de Dieu. Les « cinq mois » n’avaient pas d’autre but que celui de fixer le terme de sa bénédiction héritée depuis 1844, car chacun peut le constater, depuis 1994, pour sa part, la foi protestante continue de faire des victimes qui partageront les tourments du jugement dernier, et parmi ses dernières victimes, se trouve l’institution officielle Adventiste du septième jour.
L’arrivée de cet adventisme officiel dans le camp déchu, lui donne un rôle de plus grande culpabilité que la foi protestante. Ceci éclaire le sens des « cinq mois » prophétisés. Ce temps-là était strictement réservé pour la seule foi protestante déchue, mais depuis 1994, la « nuisance » annoncée se prolonge par une fausse doctrine adventiste encore plus subtile à démasquer.
 
 
Le diable :
le Destructeur en chef
Apocalypse 9
Verset : 11
Elles ont sur elles un roi, l’ange de l’abîme, dont le nom est en hébreu, Abaddon, et en grec il a nom, Apollyon.
Le camp étant maintenant au complet, l’Esprit nous montre son chef, son « roi » qu’il appelle « l’ange de l’abîme » ; traduisez : le messager de la déshumanisation.
« Abaddon et Apollyon » signifient respectivement « en hébreu et en grec » le nom Destructeur. Nous retrouvons là le cavalier du 2ème sceau. Mais la précision, « en hébreu et en grec » suggère la Bible écrite précisément dans ces deux langues. De la sorte, l’Esprit impute à l’ensemble du camp des Chrétiens déchus la faute d’avoir fait un usage destructeur de la sainte Bible, sa parole divine écrite pour éclairer l’homme afin de le conduire vers la vie éternelle.
Abaddon : signifie destruction, anéantissement.
Apollyon : signifie qui fait périr. Le nom Apollyon désigne le dieu solaire de la mythologie grecque Apollon. En précisant « en hébreu et en grec », l’Esprit divin nous rappelle que l’adoration du soleil a causé la perte des juifs de la première alliance hébraïque tout comme elle cause la mort des faux chrétiens de la nouvelle alliance chrétienne dite grecque.
 
1994
La fin du premier malheur
Apocalypse 9
Verset : 12
Le premier malheur est passé ; voici, il arrive encore deux malheurs après ces choses.
Dans ma deuxième lecture, le programme annoncé par Dieu s’accomplit parfaitement. En 2018, 1994 est derrière nous, le premier malheur est effectivement passé, et dans l’actualité, année après année, les puissances célestes préparent le second malheur qui vient.
Le premier malheur est-il le moindre ou le pire des trois derniers malheurs ? Je pense, personnellement que c’est le pire, puisqu’il prive de la vie éternelle et condamne à la seconde mort des créatures de Dieu dans un temps de liberté religieuse totale, donc propice à l’instruction de la vérité. Mais c’est précisément cette liberté qui rend les hommes insensibles aux appels du Dieu miséricordieux, aussi le nombre des perdus est immense.
Une chose est sûre, c’est que l’an 6000 est encore devant nous, et seul le retour en gloire du Christ pourra le confirmer.
Il nous faut retrouver maintenant dans Lévitique 26 la continuité de l’avertissement divin.
M5-3
 
Le 5ème châtiment de l’Israël juif infidèle
Lévitique 26
Versets : 27-28
Et si avec cela vous ne m’écoutez pas, et que vous marchiez en opposition avec moi, je marcherai aussi en opposition avec vous, avec fureur, et je vous châtierai, moi aussi, sept fois plus, à cause de vos péchés ;
Ayant frappé Israël déjà quatre fois, Dieu entre en fureur contre son peuple désobéissant qui ne l’écoute plus.
 
 
 
 
Son châtiment sera donc encore en plénitude amplifié.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 29
et vous mangerez la chair de vos fils, et vous mangerez la chair de vos filles ;
Une situation horrible vécue littéralement au siège de Jérusalem entre 68 et 70.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 30
je détruirai vos hauts lieux, et j’abattrai vos colonnes consacrées au soleil, et je mettrai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles, et mon âme vous aura en horreur.
Les hauts lieux désignent les lieux d’adoration des fausses divinités païennes souvent installés au sommet des collines.
Israël et la foi chrétienne ont partagé l’adoration du dieu soleil. La réaction exprimée par Dieu vaut pour les deux alliances.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 31
Et je réduirai vos villes en déserts, et je désolerai vos sanctuaires, et je ne flairerai pas l’odeur agréable de vos parfums,
La destruction des villes suppose des guerres dans lesquelles Israël est livré à l’ennemi. En 70, cet ennemi sera Rome.
 
Les prières ne seront plus écoutées par Dieu.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 32
et je désolerai le pays, et vos ennemis qui y habiteront en seront étonnés ;
La destruction d’Israël, peuple du Dieu vivant qui l’a longtemps protégé et préservé, provoque légitimement de l’étonnement chez ses ennemis vainqueurs.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 33
et vous, je vous disperserai parmi les nations, et je tirerai l’épée après vous, et votre pays sera mis en désolation, et vos villes seront un désert
Cette dispersion parmi les nations s’est accomplie en 70 sous l’autorité romaine.
Réduit en solitude, le pays abandonné va recevoir des populations arabes nomades et portera longtemps le nom de Palestine jusqu’en 1947.
 
 
Le saint sabbat de Dieu victime de l’idolâtrie d’Israël
Lévitique 26
Verset : 34
Alors le pays jouira de ses sabbats tous les jours de sa désolation, quand vous, vous serez dans le pays de vos ennemis ; alors le pays se reposera, et jouira de ses sabbats.
Ces versets 34 et 35 nous montrent combien l’obéissance à son saint sabbat est un sujet sensible pour le Dieu créateur. Cet exemple vient justifier les actions punitives suscitées par Dieu au long de l’ère chrétienne, car il l’a dit lui-même : Je suis l’Eternel, je ne change pas.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 35
Tous les jours qu’il sera désolé, il se reposera, parce qu’il ne s’était pas reposé dans vos sabbats pendant que vous y habitiez.
 
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 36
Et quant à ceux qui demeureront de reste d’entre vous, je ferai venir la lâcheté dans leur cœur, dans les pays de leurs ennemis, et le bruit d’une feuille emportée par le vent les poursuivra, et ils fuiront comme on fuit l’épée, et tomberont sans que personne les poursuive ;
La colère divine sévira contre les descendants juifs jusque dans les nations où ils ont été dispersés.
 
 
 
Lévitique 26
Verset : 37-38-39
et ils trébucheront l’un par-dessus l’autre comme devant l’épée, sans que personne les poursuive ; et vous ne pourrez pas tenir devant vos ennemis ;et vous périrez parmi les nations, et le pays de vos ennemis vous dévorera. Et ceux qui demeureront de reste d’entre vous, se consumeront dans leur iniquité, dans les pays de vos ennemis ; et ils se consumeront, dans les iniquités de leurs pères, avec eux.
En phase ultime, entre 1939 et 1945, « la solution finale » de l’Allemagne nazie engagera une tentative d’extermination de la race juive. On aurait de la peine à ne pas voir dans l’expression « ils se consumeront, dans les iniquités de leurs pères » de la fin du verset 39, une allusion aux fours crématoires de l’Allemagne Hitlérienne. Et en évoquant « les iniquités de leurs pères », Dieu censure l’obstination des Juifs à ne pas reconnaître en Jésus-Christ le messie annoncé par leurs Ecritures.
Le rassemblement des Juifs en Palestine en 1947 et la fondation de leur nation ne constitue pas une marque divine de bénédiction pour eux. Ce retour sur une terre occupée par le peuple palestinien va devenir pour la terre entière un problème international qui cessera uniquement dans la troisième guerre mondiale, sujet de la 6ème trompette que nous pouvons maintenant aborder.
M6
 
6ème châtiment de la foi chrétienne infidèle
 
 
Dieu rappelle son sacrifice en Jésus
Apocalypse 9
Verset : 13
Et le sixième ange sonna de la trompette, et j’ouïs une voix sortant des [quatre] cornes de l’autel d’or qui était devant Dieu,
Les institutions religieuses chrétiennes étant toutes désapprouvées par Dieu, un terrible sixième châtiment d’avertissement va venir détruire une grande partie des corps humains, et des œuvres humaines qui captivent l’intérêt de l’humanité.
La « voix » entendue par Jean est celle de Jésus-Christ. Les « quatre cornes de l’autel d’or » représentent la puissance universelle de la croix sur laquelle la foi parfaite, l’ « or », a été offerte en sacrifice, ce qui motive et justifie son intercession pour ses élus. Dans le rituel hébreu cet « autel » est placé dans le lieu très saint du sanctuaire, symbole du ciel, qui montre que Dieu garde son regard de manière permanente sur son douloureux sacrifice souffert en Jésus.
 
 
Libération des mauvais anges sur l’Europe
Apocalypse 9
Verset : 14
disant au sixième ange qui avait la trompette, Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve Euphrate.
Ordre est donné au messager (ange) du sixième châtiment d’avertissement (trompette), de délier les quatre anges (l’universalité démoniaque) sur le territoire du grand peuple européen (grand fleuve Euphrate). Je rappelle le lien entre Europe et Euphrate. Il s’agit de leur domination commune par Babylone la grande qui désigne symboliquement l’église de Rome dans Ap.17:5. L’attribution de ce nom rappelle la culpabilité originelle de la foi catholique de l’Europe coupable, cible privilégiée du sixième châtiment.
Les quatre anges déliés étaient retenus dans Ap.7, pour le temps du « scellage ». Ainsi, le son de la sixième trompette signale la fin de cette action invisible céleste qui fait que pour Dieu, la situation est définitivement établie ; pour Dieu, mais pas pour l’homme.
 
 
Ils attendent cela depuis l’an 31
Apocalypse 9
Verset : 15
Et les quatre anges qui étaient préparés pour l’heure et le jour et le mois et l’année, furent déliés, afin de tuer le tiers des hommes.
La préparation des anges démoniaques remonte à longtemps ; presque 2000 ans, soit depuis la victoire du Christ qui a été leur défaite. Pour eux le temps est venu de « faire du mal à la terre, à la mer, et aux arbres » selon ce qui était annoncé dans Ap.7:2. L’expression heure, jour, mois, et année révèle combien la destruction qui vient représentait l’objectif longtemps attendu par les démons.
Ils vont enfin pourvoir dresser les hommes les uns contre les autres et en faire tuer une partie jusque-là jamais aussi élevée.
Au regard du verset précédent cet ordre de « tuer » est motivé par le mépris, l’indifférence, la superficialité des adeptes du christianisme que le message de la 5ème trompette vient de mettre en évidence. Lassé d’attendre un réveil des consciences qui ne vient pas, Dieu ordonne la destruction d’une partie importante des hommes.
 
 
Un effectif militaire uniquement contemporain
Apocalypse 9
Verset : 16
Et le nombre des armées de la cavalerie était de deux myriades de myriades, j’en entendis le nombre.
Cette cavalerie n’utilise en notre époque plus que des chevaux vapeurs mécaniques. Mais le nombre de combattants engagés dans ce drame international est de 200 millions d’âmes, valeur de « deux myriades de myriades ». La précision « J’en entendis le nombre » est justifiée. Elle permet d’estimer l’époque en laquelle la démographie de la terre rend possible son accomplissement. Aujourd’hui, c’est le cas, puisque la terre compte environ 7 milliards d’êtres humains.
 
 
Les armées destructrices
Apocalypse 9
Verset : 17
Et c’est ainsi que je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui étaient assis dessus, ayant des cuirasses de feu, et d’hyacinthe, et de soufre ;
Comme dans la 5ème trompette et les 4 premiers sceaux, « les chevaux » symbolisent les groupes, ici militaires. Ceux qui sont assis dessus sont les officiers qui dirigent ses groupes armés. Animés par un engagement religieux personnel ou national, l’authentique protection divine fondée sur la « cuirasse », symbole de la justice de Jésus-Christ, est remplacé par une justice expéditive, un ardent désir de détruire par le « feu » des armes conventionnelles modernes, et par le « soufre » qui fait allusion au feu intense provoqué par l’arme nucléaire ou par le feu souterrain des volcans. Le « soufre » se recueille sur les failles des volcans et à l’époque de Jean, l’idée d’une bombe nucléaire est inimaginable. Mais cette redoutable invention moderne permet à l’homme de déclencher sur terre les conditions qu’il a longtemps attribuées aux seuls « enfers » de la mythologie grecque.
Entre ces deux termes « feu et soufre », l’Esprit mentionne « d’hyacinthe ». Ce nom a longtemps désigné une pierre précieuse de couleur rouge orangé. Il est aussi celui d’une fleur de couleur bleue, blanche, ou rouge orangé, analogue au « feu et au soufre », mais l’intérêt d’une fleur c’est son parfum. Or, mise en relation avec « la fumée » dans le verset qui vient ensuite, l’Esprit suggère l’action des prières qui confirme ainsi pour ce conflit mondial un caractère religieux jouant un rôle fondamental dans la cause de la guerre. Car, l’Esprit construit sa révélation dans une logique de continuité. Ainsi, après avoir mis en évidence dans le thème de l’intercession perpétuelle la signification du mot « fumée » où il désigne la fausse activité religieuse de l’intercession papale romaine de l’ère chrétienne, ce mot apparaît dans le thème de la 5ème trompette qualifiant de fausse activité religieuse la foi protestante, et il apparaît encore dans la 6ème trompette pour nous dire que la fausse activité religieuse qualifie les peuples qui s’affrontent.
A la lumière du récit de Da.11:40 à 45, ce conflit met en lice cinq religions monothéistes principales ; la foi juive, la foi catholique alliée de la foi protestante, la foi de l’islam, et la foi orthodoxe russe ; et tout cela, pour un unique Dieu…
La cuirasse est avant tout un élément protecteur symbole de la divinité protectrice des armées engagées dans la guerre. Caractérisée par le feu, celle-ci désigne le dieu soleil nommé Apollon dans la religion mythique grecque. Le nom « hyacinthe » était celui que portait l’amant d’Apollon. Ce dernier le tua par mégarde en lançant un disque, image du disque solaire et le sang de Hyacinthe versé sur la terre donna naissance à la fleur de couleur violette de la plante qui porte ce nom. Ainsi Dieu prend la mythologie grecque pour appui pour décrire la situation spirituelle du camp rebelle. De même qu’Apollon tua accidentellement son amant Hyacinthe, le dieu solaire Satan fait périr ses adorateurs inconscients. La couleur violette est précisément celle du vêtement des évêques du clergé catholique romain. L’évêque est bibliquement l’enseignant chrétien comme l’était Timothée le compagnon de Paul. Contrairement à ce fidèle serviteur, ceux de la foi catholique servent le dieu solaire païen proposé par le diable. La foi orthodoxe de l’orient opposée dans le combat à la foi occidentale partage néanmoins cette même adoration.
 
 
Les œuvres du Destructeur
 
et les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions ; et de leur bouche sortent du feu, et de la fumée, et du soufre.
Les « têtes » désignent des anciens ou des magistrats dans Es.9:14. Ici « les têtes des chevaux » symbolisent les généraux supérieurs ou les chefs d’état eux-mêmes, rois ou présidents en notre époque. Comparés à des « lions », ces magistrats sont pleins de force et d’autorité quasi-royale. Et c’est « de leur bouche » que sortent les ordres de détruire par les armes à « feu », par l’engagement religieux et ses prières suggéré par le mot « fumée », et par « le soufre », le feu nucléaire déjà utilisé par Dieu dans Ge.19:24-28 : «  Alors l’Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Eternel … . Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine ; et voici, il vit s’élever de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise ».
On peut relever la différence de la conjugaison des verbes. La cible principale de la prophétie étant la foi protestante américaine, la force des têtes de lions sera révélée pleinement dans le conflit. Au contraire l’action de « leur bouche » a débuté en 1844 date de leur malédiction.
 
 
Un châtiment de Dieu
Apocalypse 9
Verset : 18
Par ces trois fléaux fut tué le tiers des hommes, par le feu et la fumée et le soufre qui sortent de leur bouche ;
L’Esprit insiste sur le caractère de ce conflit hors du commun. Jamais sur terre, s’est accompli un pareil conflit et Dieu pointe comme « fléaux » les trois éléments de la destruction, le « feu » destructeur, « la fumée » des prières vaines des religions fanatiques rejetées par le vrai Dieu, et l’arme nucléaire qui peut anéantir la vie sur un rayon de 250 kms. Et les deux principales puissances en possèdent des milliers.
Le mot « fléaux » rappelle que cette destruction est un châtiment voulu par Dieu comme expression visible de sa colère et de sa frustration.
L’Esprit insiste pour souligner l’immense responsabilité confiée aux chefs d’états modernes. Il appartient à un seul homme de décider de l’usage de l’arme nucléaire qui va anéantir en une seconde des millions d’âmes humaines.
 
 
Une guerre totale idéologique
Apocalypse 9
Verset : 19
car le pouvoir des chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues ; car leurs queues sont semblables à des serpents, ayant des têtes, et par elles ils nuisent.
L’aspect religieux du conflit est encore renforcé. Le pouvoir des groupes militaires (chevaux) est dans leurs paroles (bouche) et dans leurs faux prophètes qui enseignent le mensonge (queues). Ensuite Dieu exprime son jugement : car leurs faux prophètes (queues) sont semblables à des séducteurs (des serpents) qui séduisent des magistrats (ayant des têtes) et c’est indirectement par l’autorité de ces magistrats que les religieux séducteurs nuisent à l’humanité.
Nous avons là, la façon de Dieu de décrire une guerre idéologique basée sur des oppositions religieuses, mais pas uniquement religieuses, les idéologies politiques ont aussi un rôle à tenir dans le drame annoncé.
 
 
La non-repentance des survivants du dernier conflit universel
Apocalypse 9
Verset : 20
Et les autres hommes qui n’avaient pas été tués par ces plaies, ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, pour ne pas rendre hommage aux démons, et aux idoles d’or, et d’argent, et d’airain, et de pierre, et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ;
A l’issue du conflit les esprits humains sont endurcis au point de ne plus être capables de se repentir. C’était le dernier châtiment présentant le caractère d’avertissement lancé par Dieu. Désormais, la situation est fermée, scellée, et irréversible. Parmi les morts victimes emportées par le conflit se trouvaient peut-être des créatures aimées de Dieu, on peut en tout cas l’espérer sans trop de certitude. Car si Dieu a scellé ses élus avant le conflit, c’est pour disposer d’une fidèle milice composée d’hommes et de femmes capables de rendre témoignage de leur fidélité pour lui dans l’épreuve de foi universelle finale annoncée dans le message de Philadelphie.
Dans un endurcissement total, les survivants sont mûrs pour cette dernière épreuve de foi qui donnera à Dieu une raison valable de les exterminer.
La fin du verset confirme le maintien des pratiques idolâtres qui provoquent la juste colère du Dieu créateur qui lui, contrairement aux idoles est bien vivant et actif ; et il s’apprête à le leur montrer en déversant sur les idolâtres la plénitude de sa colère sous la forme de ses « sept derniers fléaux », thème d’Ap.16.
 
 
La limite du supportable est atteinte
Apocalypse 9
Verset : 21
et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leur magie, ni de leur fornication, ni de leurs larcins.
Le tableau présenté est affreux et la confirmation du goût pour le meurtre présage du décret de mort qui sera bientôt promulgué contre les élus fidèles au sabbat sanctifié par Dieu.
La description de ce verset exprime le caractère d’une société sans foi ni loi, véritable cours des miracles du Paris du moyen-âge. On peut comprendre dès lors, la nécessité pour Dieu d’anéantir cette multitude méchante, égoïste et cruelle.
 
 
 
Les six premières trompettes ont été regroupées par l’Esprit en raison de leur rôle d’avertissements adressés aux croyants coupables. La septième trompette ne présentera pas ce même caractère, car elle va sonner le retour glorieux de Jésus-Christ qui revient pour le « jour de vengeance » annoncé par Dieu dans Es.61 et que les Juifs avaient espéré pour leur temps à la première venue du « Messie ». Dans le chapitre 10 qui vient, Dieu apporte des enseignements complémentaires au chapitre 5 mettant en évidence des enseignements relatifs au livre Apocalypse « ouvert » désormais à la compréhension de ses esclaves, et particulièrement, le premier de ses esclaves auquel il accorde la grâce de pouvoir véritablement « lire » sa révélation prophétique.
 
Apocalypse 10
 
N1
 
Le chiffre 10
Il est encore le fruit d’une adition. Le « sceau de Dieu », soit le « chiffre 7 » exprimant son caractère de plénitude de toute chose + « le chiffre 3 » désignant la perfection de la vérité exigée par Dieu depuis 1844. Le contexte final du temps concerné par le chapitre 10 est lui aussi placé sous le signe du sceau de la perfection divine = 3. C’est notre époque comprise entre 1994 et le déclenchement de la sixième trompette, dernier temps de paix pendant lequel, Dieu apporte la perfection de sa révélation à ses élus pour les fortifier avant que dominent universellement les ténèbres.
 
 
La dernière lumière adventiste
Apocalypse 10 Verset : 1
Et je vis un autre ange puissant descendant du ciel, revêtu d’une nuée,
Cet « ange puissant » désigne un messager puissant. « Descendant du ciel, revêtu d’une nuée » image la description du retour de Jésus-Christ semblable et inverse à la description de sa montée au ciel citée dans Actes 1 : 9 à 11 : «  Et ayant dit ces choses, il fut élevé de la terre, comme ils regardaient, et une nuée le reçut et l’emporta de devant leurs yeux. Et comme ils regardaient fixement vers le ciel, tandis qu’il s’en allait, voici, deux hommes en vêtements blancs, se tinrent là à côté d’eux, qui aussi dirent, Hommes galiléens, pourquoi vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en allant au ciel ».
Le thème adventiste de l’avènement de Jésus-Christ est clairement indiqué dès le premier verset de ce chapitre. La bénédiction divine se prolonge dans cette voie divine depuis 1844 jusqu’au véritable retour de Jésus.
 
 
Le signe de l’alliance divine conclue avec l’homme
 
 
 
 
La menace du déluge de feu
 
et l’arc-en-ciel sur sa tête,
Pour ses élus, il reviendra honorer son alliance symbolisée par l’arc-en-ciel placé sur sa tête, soit conclue par sa souveraine personne. Mais l’arc-en-ciel rappelle avec l’idée du déluge, le projet de Dieu de soumettre la terre à un déluge de feu évoqué premièrement dans 2 Pi.3 : 5 à 7 : «  Car ils ignorent volontairement ceci, que, par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre tirée des eaux et subsistant au milieu des eaux, par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de l’eau. Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies ». Ap.20 confirmera ce projet divin.
 
 
Le temps de la pleine lumière prophétique
 
et son visage comme le soleil,
C’est sous cette apparence que Jésus se présente dès le début de sa Révélation donnée à Jean dans Ap.1 : 16 où est précisé : « … lorsqu’il luit dans sa force ». Le « soleil » symbole de la vraie lumière divine luisant dans sa force illustre l’heure où la révélation prophétique brille de toute sa clarté spirituelle. Le combat que le diable dirige contre le saint sabbat par l’imposition du « jour du soleil » souillé de Rome est clairement identifié et démontré par le livre dont les sept sceaux ont été ouverts. Le « soleil de justice » divin sera aux côtés de ses élus dans la bataille pour les soutenir et les encourager, et finalement, pour les délivrer.
Ce soleil leur apportera l’étoile du matin promise selon 2Pi.1 : 19 et Ap.2 : 28.
 
 
Du feu pour l’ennemi et une nuée protectrice pour les élus
 
et ses pieds comme des colonnes de feu ;
Cette comparaison avec les colonnes de feu illustre la protection des élus par Dieu en reprenant l’image des Hébreux séparés de leurs ennemis égyptiens par la colonne de feu. Cet aspect terrifiant était réservé pour les ennemis du peuple choisi. Car de l’autre côté une simple nuée apparaissait aux Hébreux. En reprenant cette comparaison Dieu révèle la similitude de la situation établie pour les élus dans les deux époques, celle du début, soit « l’alpha », et celle de la fin, « l’oméga ».
Le rôle des pieds sera d’écraser les ennemis des derniers élus. Chose que l’Esprit a révélé dans Ap.6 par la fin du sixième sceau, et plus subtilement, dans le message caché dans le nom Benjamin de la 12ème tribu des élus scellés dans Ap.7.
 
 
La Révélation œuvre du Christ
Apocalypse 10 Verset : 2
et il avait dans sa main un petit livre ouvert.
L’époque adventiste finale est marquée par l’ouverture complète de la révélation prophétique biblique préparée par Dieu pour ses élus, ses esclaves dociles.
Vous trouvez dans ce verset la raison même du nom du site sur lequel vous pouvez lire la pleine lumière prophétique révélée. L’Esprit m’a inspiré ce choix qui accomplit véritablement le projet de l’œuvre de Dieu. Derrière et au-dessus de la main humaine qui écrit pour vous ces choses, se trouve « la main » et l’Esprit de Jésus-Christ qui nourrit l’inspiration de son prophète : « il avaitdans sa main … ».
Ce petit livre ouvert est petit parce qu’il ne désigne pas la Bible entière, mais seulement son dernier livre appelé Apocalypse qui se traduit par Révélation. Nous avons vu que la compréhension de ce dernier livre dépend d’une entière ouverture du livre de Daniel. Ces deux livres totalement inséparables construisent ensemble le résultat du petit livre ouvert.
Représentant une démonstration d’amour donnée par Dieu à ses serviteurs, qui n’a d’égale que l’offrande de sa vie sur la croix du supplice, cette Révélation terriblement et injustement méprisée va être cause d’une énorme colère de Jésus-Christ.
 
 
Le châtiment des ennemis religieux du Christ confirmé
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La vendange pour la vengeance du Christ
 
Et il mit son pied droit sur la mer et le gauche sur la terre ;
Cette image révèle le sort que Jésus réserve à ses ennemis identifiés à la mer et à la terre.
Le pieddroit indique une priorité de choix de Dieu. Il choisi la mer comme principale coupable, soit la foi catholique romaine, église mère responsable de tous les mensonges religieux enseignés dans la foi chrétienne.
Le pied gauche vient censurer la haute culpabilité de la foi protestante. Elle a connu un temps de bénédiction contrairement à la foi catholique romaine. Mais les héritiers du protestantisme ont suivi la voie des mensonges hérités du catholicisme ; en toute justice divine, ils seront donc également écrasés par ses pieds. Sont également concernés les derniers élus déchus tombés, dans l’Adventisme, en 1994.
Nous lisons dans Es.63 : 1 à 6 : « Qui est celui-ci, qui vient d’Edom, de Botsra, avec des habits teints en rouge, celui-ci, qui est magnifique dans ses vêtements, qui marche dans la grandeur de sa force ? C’est moi, qui parle en justice,  puissant pour sauver. Pourquoi y a-t-il du rouge à tes vêtements, et tes habits sont-ils comme celui qui foule dans la cuve ? J’ai été seul à fouler lepressoir, et d’entre les peuples pas un homme n’a été avec moi ; et je les ai foulés dans ma colère, et je les ai écrasés dans ma fureur, et leur sang a rejailli sur mes habits, et j’ai souillé tous mes vêtements. Car le jour de la vengeance était dans mon cœur, et l’année de mes rachetés était venue(selon Es.61 : 2). Et je regardai, et il n’y avait point de secours ; et je m’étonnai de ce qu’il n’y avait personne qui me soutînt ; et mon bras m’a sauvé, et ma fureur m’a soutenu. Et j’ai foulé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés dans ma fureur ; et j’ai fait couler leur sang à terre ».
 
 
La colère divine monte
Apocalypse 10 Verset : 3
et il cria à haute voix, comme un lion rugit ;
L’indignation du Christ frustré est encore confirmée. Il crie comme un lion rugit pour épouvanter ses adversaires, ou pour affirmer sa victoire. Ce lion désigne encore Jésus le lion de la tribu de Juda d’Ap.5 : 5. Le Roi des rois s’exprime et dit quelque chose.
 
 
Une annonce mystérieuse
 
et quand il cria, les sept tonnerres firent entendre leurs propres voix.
Son cri d’indignation fait réagir le Dieu créateur dans la plénitude de sa puissance sonore imagée par les sept tonnerres. Car le tonnerre est le fruit sonore de l’orage symbole de la colère divine qui s’exprime dans une mystérieuse déclaration.
 
 
La date du retour du Christ restera secrète
Apocalypse 10 Verset : 4
Et quand les sept tonnerres eurent parlé, j’allais écrire ; et j’ouïs une voix venant du ciel, disant, Scelle les choses que les sept tonnerres ont prononcées et ne les écris pas.
Les versets qui suivent vont nous permettre de comprendre que Dieu vient d’annoncer la date du retour glorieux du Christ, mais Jean, anticipation de mon ministère, reçoit l’ordre de ne pas révéler clairement la date entendue. Il doit les tenir « scellées ».
Ainsi, le temps des fausses interprétations des durées prophétiques est terminé. Après les épreuves de foi fondées sur ce faux usage de 1844 et 1994, l’Esprit dit clairement son intention de ne pas donner en chiffre cette date.
N2
 
Un serment solennel
Apocalypse 10 Verset : 5
Et l’ange que j’avais vu se tenir sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel,
Le Christ justicier de l’heure de vengeance s’engage par un serment qu’il nous adresse ; nous, ses élus, qu’il nourrit et éclaire par sa révélation « prophétique, que nous tenons pour d’autant plus certaine et à laquelle nous faisons bien de prêter attention comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur jusqu’à ce le jour vienne, et que l’étoile du matin se lève dans nos cœurs » ; adaptation de 2 Pi.1 : 19. Cette étoile du matin est évoquée par le soleil du visage du Christ dans le verset 1 de ce chapitre 10.
 
 
Deux épreuves de foi puis, la dernière
Apocalypse 10 Verset : 6
et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, lequel a créé le ciel et les choses qui y sont, et la terre et les choses qui y sont, et la mer et les choses qui y sont, qu’il n’y aurait plus de délai,
Il jure par lui-même se désignant comme Dieu créateur unique de toute forme de vie et de choses qu’il n’y aurait désormais plus de délai… Mon expérience d’Adventiste vécue entre 1980 et le temps actuel, 2018, le confirme, faute de nouvelles durées bibliques qui n’existent pas, on ne pourra plus jamais construire l’annonce de la venue de Jésus sur des chiffrages donnés par la Bible.
 
 
Enfin, ce sera le vrai retour du Christ
Apocalypse 10 Verset : 7
mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il sera sur le point de sonner de la trompette, le mystère de Dieu aussi sera terminé, comme il en a annoncé la bonne nouvelle à ses esclaves les prophètes.
Mais ses élus vont devoir attendre le temps de la septième trompette sous laquelle le mystère de Dieu reposant sur son invisibilité sera terminé ; ce qui signifie qu’il sera devenu visible pour les yeux de toutes ses créatures ; avec des réactions de leur part très différentes dans les deux camps opposés, comme Ap.6 et 7 l’ont démontré à ses esclaves, les prophètes.
Celui ou celle qui reçoit cette révélation et son interprétation proposée dans ce document est en situation de ce titre de « prophète » dès lors qu’il l’adopte et le proclame sagement et humblement sans le déformer ou pire, le transformer.
La révélation prophétique offerte par Jésus présente le même caractère que celui que les hommes appellent l’Evangile : « la bonne nouvelle ». Cette révélation est l’Evangile des derniers jours.
N3
 
La Révélation et ses conséquences
Apocalypse 10 Verset : 8
Et la voix que j’avais ouïe du ciel me parla de nouveau et dit, Va, prends le petit livre qui est ouvert dans la main de l’ange qui se tient sur la mer et sur la terre.
Le message qui vient révèle les conséquences de l’ouverture du livre pour les serviteurs qui le reçoivent dans leur cœur. Bien sûr, premier à avoir expérimenté la chose, je peux témoigner d’avoir vécu littéralement ce qui va suivre.
Le livre est « dans la main », soit l’œuvre du Christ justicier qui a jugé la foi catholique et la foi protestante.
 
 
L’appel prophétique
Apocalypse 10 Verset : 9
Et je m’en allai vers l’ange, lui disant de me donner le petit livre.
Après mon baptême en 1980, plein de joie et de foi nouvelle je me suis mis à reprendre l’étude de l’Apocalypse qui gardait encore beaucoup de mystère pour moi. Appelé par Dieu pour cette tâche, j’ai pris en main le petit livre ouvert depuis 1844 et je suis ainsi entré dans l’œuvre que Jésus construit par sa main.
 
 
Christ prévient des conséquences de la mission prophétique
 
Et il me dit, Prends-le et dévore-le ; et il remplira ton ventre d’amertume, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel.
L’ordre de prendre le livre et de le dévorer image l’appel en mission prophétique que j’ai reçu en vérité dans une vision nocturne en 1975. Après mon engagement dans l’adventisme du septième jour en 1980 je devais manger le livre, soit l’étudier en profondeur inlassablement jusqu’à en obtenir une bonne maîtrise ; fruit de cette nourriture spirituelle.
Comme toujours, le Seigneur ne trompe pas ses serviteurs et il me prévient par l’expérience de Jean, que cette lumière va m’attirer beaucoup de haine, d’opposition, d’inimitiés, et j’ai dans ma propre chair souffert de colites douloureuses tant mes nerfs ont été mis à l’épreuve. Cependant, cette révélation qui tisse un lien invisible entre le Dieu créateur et moi a toujours conservé son caractère de miel type de la douceur naturelle.
Si vous vous engagez à votre tour pour cette lumière, vous connaitrez aussi cette expérience. C’est terrible comme la situation des relations humaines change quand on s’engage dans sa vérité au côté du grand Dieu créateur. Songer que pour le diable, vous devenez l’ennemi public numéro un ; la cible de toutes ses attaques. Mais c’est pour soutenir ce combat que Jésus nous appelle.
 
 
L’avertissement de Christ est confirmé par l’expérience du prophète
Apocalypse 10 Verset : 10
Et je pris le petit livre de la main de l’ange, et je le dévorai ; et il fut dans ma bouche doux comme du miel ; et quand je l’eus dévoré, mon ventre fut rempli d’amertume.
Dans l’ordre inverse annoncé par le Christ, le messager terrestre vit en premier la joie et l’enthousiasme de la réception de la vérité révélée. Les douleurs ventrales seront bien, ensuite, ressenties à cause du mépris, et du rejet, fruits de la méchanceté des appelés qui ne deviendront jamais des élus. Mais cette méchanceté est elle-même le fruit d’une influence diabolique confirmant concrètement la déclaration citée dans Ap.12 : 17 : «  Et le dragon fut irrité contre la femme, et s’en alla faire la guerre contre le résidu de la semence de la femme, ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui ont le témoignage de Jésus ». Voilà la raison qui fait des élus les cibles privilégiées des attaques du diable. Pour l’heure encore essentiellement « serpent » le temps de l’intolérance destructrice lui redonnera son caractère de « dragon », dans la dernière épreuve de la foi adventiste.
 
 
La fin de la première partie de l’Apocalypse
Apocalypse 10 Verset : 11
Et il me fut dit, Il faut que tu prophétises de nouveau sur des peuples et des nations et des langues et beaucoup de rois.
Ce verset 11 marque la fin de la première partie du livre Apocalypse sur le plan de sa structure spirituelle.
Dans cette première partie l’Esprit a déjà prophétisé sur « des peuples et des nations, et des langues et beaucoup de rois ». En disant « il faut que tu prophétises de nouveau » l’Esprit nous révèle le sens des prophéties qui vont s’enchaîner depuis Ap.11 jusqu’à Ap.22. Elles vont reprendre, pour les développer, des thèmes qui ont concerné dans la première partie « des peuples et nations, et des langues et beaucoup de rois ». Ces critères sont ceux de la foi chrétienne proposée comme moyen de salut universel à l’humanité entière, composée effectivement « de peuples et nations, de langues et de beaucoup de rois » ; des rois qui pour certains portent à la fin des temps le titre de « présidents » dans les nations républicaines.
 
 
Début de la deuxième partie de la Révélation
L’étude de cette première partie de la leçon proposée par la prophétie est achevée et on peut dire que la leçon est déjà bien complète. Souvent, j’ai relié des sujets avec des thèmes évoqués dans les chapitres 11 à 22 ; en les étudiant, nous allons découvrir leur importance. La foi du serviteur ne peut pas se contenter d’une étude incomplète. La solidité de votre conviction reposera uniquement sur le fait qu’ayant tout contrôlé vous n’aurez plus de doute sur le résultat obtenu. D’autre part, il reste encore de nombreuses perles spirituelles dans cet écrin doré divin qui vont révéler à notre intelligence humaine l’inimaginable subtilité de l’Esprit saint du Dieu créateur. De plus, ces chapitres apportent des enseignements concernant le temps qui commence en 1844 et s’achève après le septième millénaire, soit de la lumière qui nous concerne directement.
Analyse du chapitre 11 : On y trouve trois thèmes dont le nombre de versets révèle l’importance donnée à chacun d’eux.
  1. L’intolérance papale romaine ; envers la Bible et ses partisans protestants : versets 1 à 6 = 6 versets
  2. La bête qui monte de l’abîme ; la sanglante Révolution Française : versets 7 à 14 = 8 versets
  3. La septième trompette ; le retour du Christ qui met fin au pouvoir terrestre : versets 15 à 19 = 5 versets
En vérité, le premier et le troisième thème sont présentés dans ce chapitre afin de situer dans le temps la position du thème central. Le thème des 1260 années de l’intolérance papale romaine est le repère principal du départ. « La bête qui monte de l’abîme » lui succède dans sa lutte contre la sainte Bible sur la fin de cette période entre 1789 et 1798, événement appelé 4ème trompette. Ensuite, en donnant, à cet événement historique le nom de « second malheur », qui désigne réellement selon Ap.8 :13 la 6ème trompette, l’Esprit nous révèle la ressemblance des deux trompettes, rassemblées au niveau de leur rôle défini dans le quatrième châtiment annoncé dans Lévitique 26 : « J’enverrai l’épée qui vengera mon alliance ».
En 1792, la 4ème trompette de la Révolution Française est suscitée par Dieu pour punir la foi catholique et la monarchie qui la soutient.
Quelques temps après 2018, la 6ème trompette de la troisième guerre mondiale sera suscitée par Dieu pour punir la foi protestante libertaire et la foi catholique soutenues par les régimes républicains. Ce nouveau châtiment frappe le mépris pour les nouvelles exigences divines établies sur Da.8 :13 et 14 et Ap.9 :5-10 qui concerne les Adventistes déchus depuis 1994.
La similitude des deux actions se retrouvera dans l’abondance du sang versé.
Après le châtiment de la foi catholique entre 1792 et 1798, la foi protestante est restée seule jusqu’en 1844 en relation avec Dieu. Or, l’idée républicaine libertaire qui règne actuellement dans les sociétés occidentales est née en Amérique du nord, c’est à cause de cela que, dans la prophétie, elle reste la cible de l’Esprit. De plus, dans la suite du temps, l’épreuve de la foi protestante a eu lieu aux Etats-Unis américains entre 1828 et 1873 où est né, par la volonté de Dieu, le mouvement de réveil religieux adventiste. Après l’épreuve de foi de l’adventisme du septième jour de notre époque, en 1994 la foi adventiste infidèle est venue compléter le nombre des rebelles coupables jugés par Dieu dignes du châtiment de la 6ème trompette. En faisant apparaître, pour finir le chapitre 11, la « septième trompette », l’Esprit donne à la trompette qui la précède l’identité de la sixième ; ce qu’il confirme en déclarant : « le second malheur est passé », faisant ainsi allusion à la véritable 6ème trompette d’Ap.9 :13.
 
Apocalypse 11
 
 
 
Le chiffre 11
Le chapitre couvre l’ère chrétienne entière et nous propose principalement des enseignements concernant « la bête qui monte de l’abîme » son modèle type étant l’hécatombe sanglante due à la Révolution Française entre 1792 et 1798 vue comme quatrième trompette, ce chapitre 11 confirme subtilement son retour sur la scène humaine sous la forme de la sixième trompette. Basée sur un rejet de la foi religieuse, je propose pour la bête qui monte de l’abîme et ce chapitre 11 qui la présente l’explication suivante : 11 = 6 + 5, soit l’esprit du diable (6) dominateur agissant sans retenue sur l’homme (5).
11 est également la somme des deux trompettes présentées dans ce chapitre, soit la 4ème, et la 7ème.
O-1
 
Un instrument du châtiment divin
Apocalypse 11 Verset : 1
Et il me fut donné un roseau semblable à une verge,
Comme la « queue », dans Esaïe 9 :14, « le roseau » symbolise aussi « le faux prophète qui enseigne le mensonge ». Son caractère « pliant » suggère son aptitude au compromis, inconcevable et insupporté par le Dieu créateur.
L’Esprit donne à ce « roseau » un rôle de « verge » qui suggère un rôle de châtiment. Cette image ne fait que confirmer l’enseignement de Da.8 :12 : « l’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché » ; péché de 321, soit l’abandon du saint sabbat pour le « jour du soleil » païen.
 
 
Les épreuves du jugement
 
et il me fut dit, Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent ;
La locution « lève-toi » désigne l’entrée en action ; originellement celle de Dieu au moment où son peuple tombe dans le péché en 321. « … mesure le temple de Dieu » signifie : « éprouve l’Eglise dans sa chair » ; la chair de l’homme élu étant le temple où vient régner son Saint Esprit.
« L’autel » désigne la croix du sacrifice de Jésus-Christ et l’Esprit rappelle que la foi authentique démontrée par Jésus doit être retrouvée chez ses disciples.
L’expression « et ceux qui y adorent » représente les saints de la foi chrétienne qui adorent Dieu en Jésus-Christ.
 
 
L’aspect extérieur
Apocalypse 11 Verset : 2
et le parvis, qui est en dehors du temple, rejette-le et ne le mesure point,
Contrairement au temple qui fait référence au tabernacle du témoignage hébreu, symbole prophétique du corps des saints élus, le parvis désigne la partie extérieure de ce temple. Cette notion de caractère extérieur déjà évoquée au sujet de la foi protestante dans la 5ème trompette, est utilisée ici pour caractériser la foi catholique romaine, pour Dieu, purement païenne.
En ce qui la concerne, le grand juge trouve inutile de la mettre à l’épreuve ; elle est et restera toujours ce qu’elle est ; ce que l’Esprit suggère en disant : « ne le mesure pas ». L’instrument du châtiment n’a pas vocation à se convertir, sauf dans le cas exceptionnel de l’apôtre Paul.
 
 
La fausse religion
 
car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la cité sainte quarante-deux mois.
La foi chrétienne est réduite à une étiquette religieuse et elle est reconnue et enseignée sous cet aspect dans toutes les nations soumises à la domination religieuse papale romaine ; les dix cornes de Da.7 :7-20-24.
Conformément à Da.7 :25, cette domination pendant laquelle les saints du Très-Haut seront foulés durera 1260 années, présentées dans ce verset et dans Ap.13 :5, sous cette forme de « quarante-deux mois ».
 
 
La parole écrite de Dieu :
La sainte Bible
Apocalypse 11 Verset : 3
Et je donnerai [puissance] à mes deux témoins, et ils prophétiseront mille deux cent soixante jours, vêtus de sacs.
Le mot puissance rajouté par le traducteur déforme le message de l’Esprit. Il nous faut lire : « je donnerai à mes deux témoins d’agir » car on ne peut attribuer de la puissance aux « deux témoins … vêtus de sacs » soit, soumis à l’affliction.
A partir de ce verset, l’Esprit présente la grande victime de l’impiété romaine : la sainte Bible, parole de Dieu écrite, vue sous le rôle qui lui reviendra pour l’heure du jugement dernier : le témoignage divin présenté aux hommes.
Il y a « deux témoins » car il y a eu deux alliances conclues entre le Dieu vivant et l’homme, pécheur depuis Adam et Eve.
L’Esprit prophétise 1260 années de persécutions dirigées contre la Bible et ses partisans. Dans ces 1260 années, l’Esprit inclut la période de l’action de la Révolution Française. Aussi, « vêtus de sacs » vient imager l’affliction continuelle subie pendant toute cette période prophétique.
Cette persécution de la parole de Dieu est premièrement évoquée dans le message de Pergame où l’Esprit la désigne comme une « épée aiguë à deux tranchants » ; deux tranchants comme deux témoins ; et où il déclare : « Je les combattrai avec l’épée qui sort de ma bouche ». Dans l’époque Thyatire, l’action protestante accomplit la déclaration de l’Esprit. Et la persécution contre la sainte Bible se prolonge par l’action de la « grande tribulation ».
 
 
Les deux alliances
Apocalypse 11 Verset : 4
Ceux-ci sont les deux oliviers et les deux lampes qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.
L’Esprit compare la Bible à deux oliviers, ce qu’il a déjà fait dans le message de Paul dans Rom.11 ; où une mise en garde contre l’orgueil juif, qui leur a valu d’être retranchés de l’arbre de la foi, est adressé aux Chrétiens d’origine païenne. Cet avertissement est encore aujourd’hui totalement ignoré et méprisé, autant qu’il l’était dans le temps des ténèbres romaines.
L’expression de ce verset est prise dans Zac.4 :14 : «  Et il dit : Ce sont les deux oints qui se tiennent devant le Seigneur de toute la terre ».
Comparés à deux lampes ils désignent encore la parole de Dieu écrite, selon Psa.119 :105 : «  Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier ».
Tremblez, vous qui méprisez l’ancienne alliance, car Dieu compte bien utiliser ce premier témoin qui révèle clairement ses dix commandements, notamment le 4ème, pour vous convaincre de péché, et vous condamner à la seconde mort du jugement dernier.
 
 
Dieu se réserve le droit de châtier
Apocalypse 11 Verset : 5
Et si quelqu’un veut leur nuire, le feu sort de leur bouche et dévore leurs ennemis ; et si quelqu’un veut leur nuire, il faut qu’il soit ainsi mis à mort.
Pour comprendre ce verset nous devons tenir compte du fait que l’église romaine tue les serviteurs de Dieu quand ils résistent à l’ordre catholique censé représenter Dieu sur la terre. La foi catholique, les juge, les condamne, et les exécute de différentes manières et souvent par le bûcher. Elle agit ainsi au nom de Dieu, pour défendre son honneur, et les attaques qu’elle estime portées contre lui.
Dans ce verset, Dieu confirme l’enseignement donné par Jésus. Il contredit le droit que l’église romaine s’est donné. En vérité, le pire des maux imposé à la sainte Bible, ne peut être vengé que par Dieu lui-même. La « bouche » d’où sort le feu destructeur est celle du Dieu créateur qui crée toute chose par sa seule parole. Ce message prépare déjà notre compréhension du rôle vengeur que l’Esprit va donner à la grande tribulation de la Révolution Française qui vient au verset 7. En dehors des châtiments infligés par des instruments humains, Dieu réserve aux rebelles coupables de mépris pour sa sainte Bible, son châtiment de la seconde mort du jugement dernier qui s’accomplira dans l’étang de feu.
 
 
La puissance du Créateur en action
Apocalypse 11 Verset : 6
Ceux-ci ont le pouvoir de fermer le ciel, afin qu’il ne tombe point de pluie durant les jours de leur prophétie ;
Dieu fait ici référence aux différents témoignages de sa puissance manifestée pour soutenir l’œuvre de ses prophètes. L’exemple donné concerne le prophète Elie. 1 Rois 17 :1 : «  Elie, le Thischbite, l’un des habitants de Galaad, dit à Achab : L’Eternel est vivant, le Dieu d’Israël, dont je suis le serviteur ! il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole ».
 
 
 
 
et ils ont pouvoir sur les eaux pour les changer en sang, et pour frapper la terre de toutes sortes de plaies, toutes les fois qu’ils le voudront.
Ce deuxième exemple évoque les actions que Dieu a réalisées pour son prophète Moïse. Exode 7 :17 : « Ainsi parle l’Eternel : A ceci tu connaîtras que je suis l’Eternel. Je vais frapper les eaux du fleuve avec la verge qui est dans ma main ; et elles seront changées en sang ». Après cette plaie, neuf autres ont succédé.
O-2
1789
Fin du témoignage de la Bible
Apocalypse 11 Verset : 7
Et, quand ils auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, et les vaincra, et les mettra à mort ;
Le témoignage des élus protestants contre la foi catholique s’achève avant la Révolution Française désignée dans ce verset sous le nom de « la bête qui monte de l’abîme ».
Cette nouvelle bête sauvage vient au nom de Dieu frapper et détruire la puissance de la « bête qui monte de la mer » que nous allons trouver dans Ap.13.
L’identification de ces bêtes, symbole de l’intolérance brutale et animale, se fait sur l’origine d’où elles « montent ». Celle qui se présente en deuxième position « monte de l’abîme ». Dans Gen.1 :2, ce mot « abîme » désigne la planète terre avant que Dieu y crée la vie. Or, Ap.20 va confirmer le fait que la terre va revenir à cet état, privée de vie. Elle redeviendra alors pendant « mille ans » l’abîme originel. En fait pour l’Esprit, celui qui rejette Dieu et ses lois se condamne lui-même à l’anéantissement final programmé. Et lorsque l’humanité sombre dans l’athéisme, la négation du Dieu créateur devient négation de soi-même, et la terre n’est plus que l’abîme puisque les vies créées n’ont pas de logique d’existence ; nier l’existence de Dieu revient à se nier soi-même.
L’histoire de la Révolution Française témoigne de la haine révolutionnaire pour tout ce qui est religieux. Aussi ont-ils tenté d’éradiquer la foi des hommes en détruisant par le feu les écrits sacrés et en tuant par divers moyens les religieux résistants. Une forme religieuse était supportée sous condition qu’elle soit entièrement soumise aux lois de la République. Il fallait donc pour subsister agir en « roseau » qui plie et s’adapte au désir du « peuple vainqueur », les Nicolaïtes de l’époque (Ap.2 : 6-15). Les plus fidèles qui étaient pris préféraient la mort à ce compromis divinement mortel.
 
Depuis 1792
Des autodafés sur la place de la Concorde à Paris
Apocalypse 11 Verset : 8
et leur corps mort sera étendu sur la place de la grande ville qui est appelée spirituellement Sodome et Egypte, où aussi leur Seigneur a été crucifié.
Des autodafés consumant les Bibles et tous les ouvrages religieux trouvés ont été organisés sur l’actuelle place de la Concorde de la grande ville, ou capitale, de la France, Paris. Les noms successifs de cette place témoignent du récit historique. Successivement, elle s’appelait place Louis XV, place de la Révolution, et recevra par Napoléon 1er, l’aigle d’Ap.8 :13, le nom actuel de place de la Concorde. On peut suivre l’histoire de cette époque rien que par les noms donnés à cette place.
La haine manifestée envers Dieu, le Christ et sa vérité, ne trouve sa comparaison que dans deux noms symboliques : Sodome et Egypte. Par Sodome, l’Esprit censure les débauches, et les débordements sexuels de la société révolutionnaire sans frein religieux. Par Egypte, il souligne son incarnation du péché dont le modèle était le rebelle Pharaon qui osait dire : «  Qui est l’Eternel, pour que je lui obéisse ? ». Cette même attitude caractérise l’esprit libertaire des Révolutionnaires de la France de cette fin du XVIIIème siècle. Mais cet esprit n’est pas mort car il réapparaît chez nos contemporains de la fin du monde.
Dans un tel état d’esprit, le Christ nous dit que s’il s’était présenté pour son ministère à Paris, les Parisiens l’auraient, comme les Juifs en 31, crucifié avec des cris de haine.
Pour confirmer la comparaison de Paris avec l’Egypte, l’Esprit a inspiré, le 25 Octobre 1836 l’installation de l’obélisque de Louxor au milieu de cette place chargée d’histoire, comme symbole de l’Egypte.
 
Entre 1792 et 1795
Les peuples occidentaux assistent à la victoire de l’athéisme, entre l’inquiétude et l’espérance
Apocalypse 11 Verset : 9
Et ceux des peuples et des tribus et des langues et des nations voient leur corps mort durant trois jours et demi, et ils ne permettent point que leurs corps morts soient mis dans un sépulcre.
La Révolution Française est un spectacle qui remplit d’espoir les autres peuples des monarchies européennes. Ils assistent à une libération des êtres qui va devenir contagieuse ; des hommes foulent aux pieds les préceptes religieux et Dieu ne réagit pas. Mais les choses n’ont qu’un temps, que l’Esprit estime de « trois jours et demi » à l’image des 1260 années annoncées pour l’ensemble du temps pendant lequel la Bible sera persécutée. Historiquement, cette période peut couvrir les années les plus terribles et les plus sanglantes qui commencent en 1792 et s’achèvent vers 1795.
L’image de mettre les « corps morts dans un sépulcre » consisterait à rendre honneur à ces morts. L’Esprit souligne ici la persistance festive de la victoire de l’athéisme sur la foi religieuse. La haine contre la monarchie s’exprime parallèlement en promenant les têtes coupées des opposants au bout des pics. Et la loi des suspects appliquée en 1792, fait régner « la Terreur ». Qui oserait alors manifester sa désapprobation contre le régime révolutionnaire ? Ceux qui le font finissent irrémédiablement sous la guillotine accusés d’être des ennemis du peuple.
 
 
Un funeste présage pour la foi protestante
Apocalypse 11 Verset : 10
Et ceux qui habitent sur la terre se réjouissent à leur sujet et font des réjouissances,
Aux Etats-Unis de l’Amérique du nord les populations protestantes suggérées par le mot terre se réjouissent des progrès de la liberté obtenue et instaurée en France. La déclaration des droits de l’homme y vient remplacer les tables de la loi divine, et la majorité des gens de la foi protestante s’en réjouit. On comprend alors pourquoi Dieu soumet ce peuple protestant américain à une épreuve de foi en 1844.
Cette suprématie de la déclaration des droits de l’homme sur la loi divine va caractériser la société occidentale jusqu’à la fin du monde. Quand il suggère une chose durable dans le temps l’Esprit emploie subtilement le temps « présent ».
La comparaison est justifiée. Les Révolutionnaires ont gravé sur des tables les articles des droits de l’homme qu’ils opposent à la loi divine qui prescrit ses devoirs envers leur Créateur. La foi vivante disparaît engloutie par la pensée libertaire … et de plus en plus libertine. Les fêtes et les célébrations de la liberté conquise se multiplient, Carnaval, 14 juillet …
 
1886
L’esprit libertaire cause de joie pour les Américains
 
 
 
 
 
 
La liberté liberticide
 
et ils s’enverront des présents les uns aux autres, parce que ces deux prophètes tourmentaient ceux qui habitent sur la terre.
Parmi les présents suggérés nous avons l’offre, par la France, de la statue de la liberté, la nouvelle divinité républicaine, à la ville américaine de New-York  en 1886 ; de cette manière l’Esprit rappelle la responsabilité première de l’Amérique rebelle. Relevez l’allusion à une action qui viendra plus tard : « ils s’enverront des présents ». Ainsi, après la domination intolérante du dieu des forteresses romain selon Da.11 :38, l’humanité adopte le dieu libertaire enfanté par l’Amérique d’où va venir successivement jusqu’à la fin du monde, le meilleur et le pire. La liberté, nouvelle maîtresse des esprits occidentaux, va s’avérer progressivement tyrannique et destructrice. Dans Ap.13 cet enseignement sera confirmé en attribuant à « la bête qui monte de la terre » l’image paradoxale d’un « agneau qui parle comme le dragon ».
Dieu rend directement responsable l’église catholique romaine de la haine éprouvée par les hommes contre la religion du ciel ; ceci, à cause du mauvais usage qu’elle a fait de la Bible, en asservissant les hommes à sa gloire, par l’usage exclusif de la menace des peines éternelles de « l’enfer » suggéré par le verbe « tourmentaient » de ce verset, en analogie avec Ap.9 :5, 14 :9, et 20 :10.
 
1795
Ses excès tuent la bête qui monte de l’abîme
Retour de la crainte divine
Apocalypse 11 Verset : 11
Et après les trois jours et demi, l’esprit de vie venant de Dieu entra en eux ; et ils se tinrent sur leurs pieds, et une grande crainte tomba sur ceux qui les contemplaient.
Entre 1792 et 1795, la guillotine a beaucoup fonctionné, à tel point que les bourreaux de la veille sont devenus les victimes du lendemain, et ce que Dieu appelle l’esprit de vie c’est le réveil des consciences des hommes. Ceci se résume par le retour de la crainte de Dieu ; dans la réflexion de son intelligence l’homme établit un lien de cause à effet, la suppression des limites de la liberté donnée par Dieu livre l’homme aux pires excès diaboliques.
L’Esprit image alors quelque chose qui ressemble à une résurrection. La Bible qui semblait devoir disparaître retrouve son prestige divin et son regain d’autorité est maintenant apprécié des spectateurs de l’expérience française.
 
1795
La Bible reçoit le témoignage du ciel
Apocalypse 11 Verset : 12
Et j’ouïs une grande voix venant du ciel, leur disant, Montez ici. Et ils montèrent au ciel dans la nuée, et leurs ennemis les contemplèrent.
La scène de cette résurrection va jusqu’à anticiper la description du réel retour du Christ ; évoquant l’ordre de Dieu qui va confirmer la bénédiction divine des derniers élus restés vivants. Avec les morts en Christ de la première résurrection, ils sont enlevés au ciel au retour glorieux de Jésus. La leçon donnée par l’Esprit est la suivante : le sort des élus est directement relié à leur attitude envers la parole de Dieu. Si Dieu bénit la Bible, sa parole, et témoigne en sa faveur, il fera de même pour ceux qui honorent cette sainte Bible qui révèle aux hommes les lois de sa vérité céleste. Comparez l’ordre : « Montez ici » de ce verset avec l’enlèvement final des élus anticipé par Jean dans Ap.4 :1 : « Monte ici, et je te ferai voir les choses qui doivent arriver après celles-ci ».
De même que les ennemis de la religion ont assisté impuissants vers 1800 au réveil religieux, de même, au retour du Christ, les ennemis des élus évoqués dans la fin du 6ème sceau assisteront terrorisés à leur enlèvement au ciel.
 
1789
La confirmation du 6ème sceau
Apocalypse 11 Verset : 13
Et à cette heure-là, il y eut un grand tremblement de terre ;
Dans cette époque, l’Esprit compare l’effet de la Révolution Française à un tremblement de terre car on assiste à un renversement de la situation politico religieuse dans lequel les dominés renversent les dominants. Il confirme ici le rôle annonciateur du tremblement de terre de Lisbonne suscité en 1755 comme 6ème sceau qui prophétise la Révolution Française.
 
1792
La France tombe encore plus bas
 
et la dixième partie de la ville tomba,
Dieu, veut-il ici nous révéler l’élévation du nombre des victimes de la Révolution Française ? Il indique : 1 homme sur 10 est victime de l’athéisme Français, soit 10 000 hommes sur 100 000. Et à cette époque Paris n’est pas seule à vivre ce drame. Les historiens sont mieux placés que moi pour révéler le chiffre exact ou approximatif connu.
Deuxième lecture : Cette lecture spirituelle est plus intéressante. La ville est une composante des dix cornes de Da.7 ; jusque-là, elle était soumise à Babylone la grande, soit l’église de Rome. En tombant dans l’athéisme, plus bas que la fausse religion, la capitale de la France, l’une des dix cornes considérée par Rome comme « sa fille ainée », entraîne dans sa chute le régime papal dont les biens et les propriétés du Vatican en Italie passent sous la domination des Révolutionnaires.
 
 
Les victimes sont religieuses
 
et sept mille noms d’hommes furent tués dans le tremblement de terre ;
L’expression « sept mille noms d’hommes » peut être interprétée littéralement, mais bien inférieurement dans ce cas à la réalité historique. Par contre, spirituellement ceci signifie : une « multitude » d’hommes, pour mille ; « religieux » pour sept. Des élus protestants ont péri en victimes collatérales de ce grand carnage causé par le sentiment anti religieux confirmé dans les symboles de la 4ème trompette.
En dernier, en 1798, le chef papal de l’église de Rome, Pie VI, est mort en 1799 détenu par ordre du Directoire révolutionnaire dans la prison de la citadelle à Valence, où je vis depuis ma naissance. Cette ville est fortement marquée par l’histoire prophétique. L’officier Napoléon Bonaparte y a résidé avant de devenir en 1806 l’aigle impérial d’Ap.8 :13. La première « église adventiste du septième jour » de France y a été instaurée après 1873. Pour finir, l’Esprit vous y apporte depuis 1994 la pleine lumière sur sa prophétie, le petit livre ouvert de Jésus-Christ méprisé et rejeté par cette invitée indigne ; et s’il n’y avait qu’elle … Et depuis 2009 ses dernières interprétations vous sont proposées sur le site internet « petit-livre-ouvert.com ».
Dans Ap.12 : 16, ce tremblement de terre spirituel est évoqué par ces paroles : « et la terre vint en aide à la femme ; et la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuve que le dragon avait lancé de sa bouche ». Empruntée à l’expérience de la sortie d’Egypte, cette action suggère le châtiment choisi par Dieu pour punir ceux qui se rebellent contre sa loi et son autorité. La « terre » avait ouvert « sa bouche » pour « engloutir » les rebelles Koré, Datan, Abiram et leurs familles selon No.16 :32, parce qu’ils s’étaient rebellés contre les oints de l’Eternel, Moïse et Aaron. Des brasiers utilisés en encensoirs ont révélé le choix de Dieu en faveur de ses oints. Cette comparaison rattache les victimes de la Révolution Française à l’action sacerdotale, deuxième sujet d’Ap.8, enlevée par Rome, au Christ, l’oint de Dieu. Comme Koré, Datan, Abiram et leurs familles et maisons, dont 250 lévites, et les 14 700 autres personnes détruites par Dieu pour la même raison, la foi catholique papale romaine paie le prix de sa contestation du choix de Dieu et de sa persécution des véritables oints.
 
1798
La fin de la
4ème trompette
1ère forme de « la bête qui monte de l’abîme »
 
et les autres furent épouvantés et donnèrent gloire au Dieu du ciel.
Ce verset vient à lui seul enlever au thème de la Révolution Française l’identité de second malheur que le verset qui vient semble lui attribuer.
En effet, il suffit de le comparer avec le véritable second malheur qui désigne selon Ap.8 :13, la 6ème trompette d’Ap.9 :13, et de relever la différence du comportement des survivants de chacun des deux événements.
Au titre de 4ème trompette, après l’événement les survivants se repentent de leurs œuvres car la crainte de Dieu revient en eux.
Une leçon est donnée : On ne se débarrasse pas du Dieu qui nous tient en vie.
Au titre de 6ème trompette, après l’événement les survivants ne se repentent plus.
La différence repose sur le fait que la 6ème trompette désigne l’ultime, le dernier des avertissements que Dieu adresse à l’humanité pour revenir à lui, dans l’obéissance au véritable plan de salut qu’il lui propose. Et Dieu ne se fait aucune illusion, il l’annonce lui-même, ce dernier châtiment n’aura aucun effet salutaire pour ses survivants ; entendez qu’il ne produira plus de conversion.
 
????
Allusion à l’accomplissement de la
6ème trompette
2ème forme de « la bête qui monte de l’abîme »
Apocalypse 11 Verset : 14
Le second malheur est passé ; voici, le troisième malheur vient promptement.
En évoquant le « second malheur », l’Esprit nous emporte dans un saut historique du temps de la Révolution Française à l’époque de la septième trompette. Il place l’avancement de l’histoire sur le temps de la fin du monde qui va être marquée par le vrai retour glorieux du divin Jésus-Christ, Sauveur de ses élus éprouvés.
M7
en
????
l’an
6000
Début de la 7ème trompette
 
Victoire finale du camp du Christ
Apocalypse 11 Verset : 15
Et le septième ange sonna de la trompette, et il y eut dans le ciel de grandes voix, disant, Le royaume du monde de notre Seigneur et de son Christ est venu, et il régnera aux siècles des siècles.
La « septième trompette » constitue le dernier événement de l’histoire du salut terrestre. Ap.10 :7 l’a rattachée à l’heure où « le mystère de Dieu sera terminé ». C’est donc « l’adventus » ou avènement du Seigneur qui revient pour affirmer sa puissance et son règne, étant resté jusque-là, invisible.
Comme annoncé dans les Ecritures, le Christ revient dans la gloire de ses anges qui proclament sa victoire.
Le royaume du monde de notre Seigneur est venu, et pour ce faire, il vient l’enlever au diable qui l’a dominé en « prince » jusqu’à ce moment.
La victoire du Christ est définitive et son règne est instauré pour l’éternité.
 
 
Vision céleste après la victoire
 
Contexte analogue à Ap.4 et 5.
Apocalypse 11 Verset : 16
Et les vingt-quatre anciens qui sont assis devant Dieu sur leurs trônes, tombèrent sur leurs faces et rendirent hommage à Dieu,
Suite à leur enlèvement au ciel, les saints de toute l’ère chrétienne, ici symbolisés comme dans Ap.4 :4 par les 24 vieillards ou anciens, et les autres sauvés de l’histoire terrestre non imagés dans la Révélation présentée par Jésus-Christ, sont entrés tous ensemble dans l’éternité proposée par Dieu depuis le début de la création de la terre.
La joie de la victoire et de la récompense les conduisent légitimement à rendre hommage au Dieu de leur salut.
 
 
 
Apocalypse 11 Verset : 17
disant, Nous te rendons grâces, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui est et qui était, de ce que tu as pris ta grande puissance et de ce que tu es entré dans ton règne.
Leur victoire repose sur leur choix de foi : ils ont tenu Dieu pour le Dieu Tout-puissant, et ont fait preuve de sagesse en se soumettant à sa souveraine volonté. Ils l’évoquent par son nom « Yahwéh » qui signifie précisément « celui qui était, et qui est », mais dans l’ordre inverse, car le mystère du futur qui le concernait est maintenant levé.
Dieu a « pris sa grande puissance ». Jusqu’à cette heure là, il avait consenti à en être frustré, laissant au diable, le rôle dominateur du monde terrestre.
Le règne du diable est terminé ; celui de Jésus-Christ, le Dieu créateur Tout-puissant commence pour se prolonger éternellement, premièrement dans le ciel pour mille ans, puis sur la terre renouvelée pour l’éternité.
 
 
Succession des événements révélés par thèmes
 
 
 
La 6ème trompette
 
 
Les 7 derniers fléaux
 
 
 
Le jugement céleste des méchants morts
 
Apocalypse 11 Verset : 18
Et les nations se sont irritées ; et ta colère est venue, et le temps des morts pour être jugés,
Jusque-là, la septième trompette n’a rien révélé de particulier, reprenant des citations déjà vues dans les autres chapitres.
C’est dans ce verset que nous allons trouver son rôle dans ce chapitre 11. Nous allons obtenir une clé importante car l’Esprit résume l’ordre d’enchaînement des thèmes de la fin des temps évoqués dans cette Révélation.
« Et les nations se sont irritées » ; cette expression résume la 6èmetrompette qui s’est accomplie avant la 7ème où la prophétie nous situe. Relevez le temps de la conjugaison du verbe ; c’est un passé composé.
« et ta colère est venue » ; cette action également passée a succédé à la 6ème trompette, et elle désigne la courte période de la dernière épreuve de la foi annoncée dans Philadelphie aux vrais élus. Ap.16 révélera que « la colère » finale de Dieu s’exprime par ses « sept derniers fléaux » infligés au camp qui agresse et menace de mort ses élus.
« et le temps des morts pour être jugés » ; cette troisième définition concerne l’œuvre du jugement céleste des méchants morts allongés dans la poussière de la terre pendant « mille ans » mentionnés dans Ap.20 :5-6-7. Ils ont été détruits par l’éclat de l’avènement du Seigneur Jésus-Christ et devront attendre inconsciemment que mille ans s’écoulent pour revenir à la vie dans une deuxième résurrection réservée aux condamnés de la seconde mort du jugement dernier. Leur jugement est précédé par une instruction, visant à établir un verdict approuvé par Jésus-Christ et ses élus. C’est là, la raison d’être de cette période de mille ans qui sont comme un jour comme l’enseigne 2 Pierre 3 :8. C’est sous cette forme d’un septième jour sanctifié par Dieu au repos de l’âme divine et humaine que le septième millénaire a été prophétisé dès le commencement de la création.
Dans ce jugement céleste des morts, Jésus accomplit sa promesse adressée au vainqueur de l’époque Thyatire où il est victime de l’intolérance du catholicisme romain ; Ap.2 :26-27 : «  A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père ». Le juste Juge a prévu pour ses élus un temps de juste vengeance.
 
 
L’heure de la rétribution
 
Les élus sont enlevés et conduits par Jésus-Christ au royaume des cieux
 
et pour donner la récompense à tes esclaves les prophètes,
La récompense promise, la vie éternelle, est obtenue par les élus identifiables aux critères présentés. Cette récompense accomplit la promesse cité dans Ap.2 :28 : «  et je lui donnerai l’étoile du matin ». Les élus l’ont obtenue et elle brille maintenant dans leurs cœurs. C’est aussi le cas de toutes les autres promesses qui apparaissent à la fin de chaque lettre à l’intention du vainqueur du combat de la foi. Elles sont tenues et obtenues.
« Tes esclaves les prophètes » ; confirme la bénédiction de la totale soumission aux lois divines exprimant sa vérité. Les élus de Jésus sont tous appelés à prophétiser pour Dieu, en témoignant pour sa cause.
 
 
Le message du 1er ange d’Ap.14 :7 a été entendu par les élus
 
et aux saints, et à ceux qui craignent ton nom, petits et grands,
« et aux saints » ; les élus sont sanctifiés par l’Esprit, par la mise en pratique de sa vérité présentée dans ses lois et ses principes.
« et à ceux qui craignent ton nom » ; ce message fait allusion aux élus de la dernière époque débutée en 1844 ; date où entre en application un ordre divin présenté comme le message du premier ange dans Ap.14 :7 : « Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux ». 
« petits et grands » sont concernés par l’ordre de Dieu. Même les « grands » de ce monde sont tenus d’obéir en esclaves dociles à l’ordre du Souverain des cieux, leur Tout-puissant Dieu créateur. Et ils paieront, comme les « petits », chèrement le prix de leur attitude rebelle.
 
 
Destruction des hommes sur la terre
 
 
 
 
L’anéantissement du jugement dernier
 
et pour détruire ceux qui corrompent la terre.
L’humanité entière « corrompue » par ses péchés a produit elle-même la destruction de la qualité naturelle de la planète terre, sur laquelle Dieu l’a placée. Des comptes sont à rendre au Dieu créateur, son propriétaire. Le prix à payer c’est l’anéantissement de tous ces destructeurs humains. C’est cette destruction qui va faire de la terre, l’abîme prophétisé dans Ap.9 : 11, 11 : 7, 17 : 8, 20 : 1-3.
Cette ultime destruction cible aussi la destruction finale du jugement dernier. Mais l’Esprit emploie le présent pour indiquer le caractère permanent de l’action rebelle. Cette annonce ne vise pas seulement les corrupteurs humains, mais aussi leurs inspirateurs, les anges démoniaques qui ont suivi Lucifer dans sa rébellion céleste. Tous seront détruits par le feu dans l’étang de feu de la seconde mort révélée dans Ap.20.
 
 
Le mystère du Dieu invisible prend fin
 
La loi divine est rappelée
Apocalypse 11 Verset : 19
Et le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son temple,
L’Esprit présente dans ce verset, ce qui cause la terreur des déchus du 6ème sceau au moment du retour en gloire de Jésus-Christ.
« Le temple de Dieu dans le ciel fut ouvert ». A sa venue, le Dieu législateur confirme l’enseignement illustré par le tabernacle construit par Moïse conformément à ses divines directives. Et dans ce temple, dans le lieu-très-saint réservé exclusivement à la présence céleste de Dieu, se trouvait l’arche de son alliance. Evidemment, ce n’est pas le contenant qui importe mais son contenu : les deux tables de la loi divine des dix commandements gravés du doigt de Dieu ; loi divine que l’homme doit mettre en pratique afin de vivre par elle.
Ceux qui l’ont compris et pratiqué vont maintenant vivre éternellement. Les autres sont tués dans des règlements de comptes humains, puis ressuscités après « mille ans », ils seront anéantis par « la seconde mort ».
L’évocation de l’arche suggère le rôle du sabbat sanctifié du 4ème commandement du décalogue, par lequel Dieu sélectionne ses élus dans la toute dernière épreuve de foi qui viendra après la troisième guerre mondiale de la 6ème trompette.
 
 
Fermeture du thème par le verset clé
 
et il y eut des éclairs et des voix et des tonnerres et un tremblement de terre et une grosse grêle.
L’étude du chapitre s’achève sur l’évocation de l’intervention directe et visible du Dieu créateur. Aussi, l’Esprit nous présente le verset clé qui désigne cette action dans Ap.16 :18, déjà cité dans Ap.4 :5, et 8 :5. Mais comme on se rapproche de ce chapitre 16, il y ajoute « une grosse grêle », qu’Ap.16 :21 nous présente comme salaire réservé aux méchants serviteurs, dans la parabole des « talents » enseignée par Jésus-Christ. Et précisément l’Esprit donne aux grêlons de cette grêle le poids « d’un talent ». Rappel : dans la parabole, comme les figues restées vertes du 6ème sceau, les méchants serviteurs ont tenu leur Maître pour méchant lui-même, et ont été uniquement préoccupés de lui rendre ce qui lui appartenait ; le talent remis, soit le niveau spirituel de leur baptême. Dans l’image de « la grêle », Dieu fait retomber sur la tête des méchants leur estimation de sa méchanceté.
 
 
 
L’étude du chapitre 12 ayant été réalisée au début de l’Apocalypse, nous passerons maintenant au chapitre 13. En tenant compte du lien qui relie Ap.11, 12, 13, et 14. Dans Ap.11, 12, et 13, l’Esprit nous donne un précieux repère fondé sur les diverses formes de la durée du règne papal intolérant auquel la Révolution Française a mis fin.
Ap.11 : Quarante-deux mois - 1260 jours
Ap.12 : 1260 jours - Un temps, des temps, et la moitié d’un temps
Ap.13 : Quarante-deux mois
Dans chaque chapitre la durée de l’intolérance religieuse est rattachée à :
Ap.11 : 42 mois : les nations fouleront aux pieds la ville sainte (l’église des élus).
Ap.11 : 1260 jours : mes deux témoins prophétiseront vêtus de sac (la sainte Bible persécutée).
Ap.12 : 1260 jours : la femme s’enfuit au désert afin qu’on la nourrisse là (l’Eglise coupable d’adultère est éprouvée).
Ap.12 : un temps, des temps, et la moitié d’un temps : la femme s’envolât au désert, en son lieu, où elle est nourrie
Da.7 : 25 : un temps, des temps, et la moitié d’un temps : les saints seront livrés entre ses mains (l’église livrée à la Rome papale).
Ap.13 : 42 mois : la bête…il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant
Ces chapitres ont en commun d’évoquer le règne papal intolérant qu’Ap.13 va appeler « la bête ». Mais qu’est-ce que l’Esprit désigne par ce nom ? Nous allons voir qu’il cible sous ce terme un type de régime dans lequel la religion est soutenue, défendue, et imposée par la force civile de la nation, qu’elle soit monarchique ou républicaine, comme dans le cas du régime révolutionnaire où l’anti religion, ou religion de l’athéisme, est imposée par la nation civile républicaine.
Ainsi, le règne papal intolérant dépend entièrement du soutien des monarchies européennes. C’est pourquoi, pour lui mettre fin, Dieu a dû en premier détruire la monarchie française. Privée de ce soutien et attaquée par les Révolutionnaires, l’église romaine s’est écroulée comme un château de cartes. C’est pour cela que dans Da.8 :24-25, Dieu nous dit à son sujet : « Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force ; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement, et il s’élèvera contre le chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l’effort d’aucune main ».
Sans le soutien des monarques et des nations républicaines, sa domination trompeuse aurait été impossible. Mais que sont les nations qui soutiennent la fausse religion ? un rassemblement de multitudes d’hommes sans intelligence qui préfèrent honorer le mensonge hérité pour respecter la tradition de leurs pères ou de leur pays plutôt que la vérité nouvellement présentée. Tous ceux qui vont perdre le salut auront commis cette dramatique erreur.
 
Apocalypse 13
 
 
 
Le chiffre 13
Ce chiffre s’obtient par l’addition du chiffre 7, symbole de la plénitude du Dieu créateur donc de religiosité, avec le chiffre 6, toujours ici symbole du caractère céleste de l’ange ou messager Lucifer, soit du diable rebellé contre Dieu, et chef des rebelles du type de Koré, Dathan, et Abiram de la sortie d’Egypte, comme de ceux de l’ère chrétienne de la nouvelle alliance.
Ap.13 va donc en synthèse de cette addition nous présenter les deux formes intolérantes de la religion du Christ prophétisées par Dieu pour l’ère chrétienne ; successivement, il désigne la foi catholique et la foi protestante, comme nous l’avons souvent déjà constaté dans l’avancement de l’étude de cette révélation divine appelée Apocalypse.
Si certains hésitent pour attribuer au chiffre 13 la valeur de porte-bonheur ou de porte-malheur, après cette étude, ils n’auront plus d’hésitation ; Dieu le rattache à sa malédiction.
P1
 
 
La 1ère bête de la foi chrétienne
 
 
 
 
 
Daniel 7 et 8 et Apocalypse 13 :1, une seule et même prophétie
Apocalypse 13 Verset : 1
et je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème.
Comme dans Da.7 : 3, Jean voit cette « bête monter de la mer ».
L’Esprit lui attribue les symboles des « dix cornes » déjà vues dans Da.7 : 7-20-24.
Dans l’Apocalypse ces symboles des « dix cornes » et des « sept têtes » ont été trouvés rattachés au « dragon » romain d’Ap.12 : 3.
Ce verset 1 présente une différence avec Ap.12 : 3 ; les « diadèmes » ont été déplacés des « sept têtes » romaines vers les « dix cornes ». Ceci suggère une avancée dans le temps, confirmée par Da.7 : 24 : « les dix cornes ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume » ; le « quatrième » royaume, qui désigne déjà la Rome païenne.
Ap.13 : 1 nous conduit en 538 où les « dix rois » règnent, se partageant le territoire européen occidental. La prophétie cible donc l’Europe occidentale monarchique.
On relève, imputés aux « sept têtes », « des noms de blasphème » soit des noms de mensonge religieux. Ce qui relie ces « sept têtes » suggérées comme « prophète qui enseigne le mensonge » au « roseau » d’Ap.11 : 1, selon Es.9 : 14.
 
 
Le régime papal, un régime du péché
 
 
 
 
 
 
L’héritage des empires précédents
Apocalypse 13 Verset : 2
Et la bête que je vis était semblable à un léopard, et ses pieds comme ceux d’un ours, et sa bouche comme la bouche d’un lion ;
L’identité de la vision de Da.7 est confirmée par la mention du « léopard », de « l’ours », et du « lion », présentés dans l’ordre inverse dans Da.7 : 4 à 7.
Le choix de commencer par le « léopard » repose sur son symbole du péché suggéré par les taches de sa robe. Pour l’Esprit, Rome est un régime du péché légalisé, avant tout autre considération. De plus dans Daniel le péché du léopard concernait le peuple grec. Or, la doctrine catholique romaine présente beaucoup d’idées directement héritées de la religion païenne grecque. J’en cite deux : le dogme de l’immortalité de l’âme, et les peines éternelles de l’enfer.
De « l’ours » Mède et Perse, elle hérite de ses « pieds » pour fouler les saints que Dieu lui livre en 538 à cause du péché de 321.
Du « lion » chaldéen elle reproduit les « paroles arrogantes » sorties de « sa bouche » selon Da.7 : 8-11, 5 : 20, et 4 : 30. Cette dernière référence relie le roi Nébucadnetsar à la Rome papale par leur orgueil commun centré sur Babylone la grande.
Ainsi, cette « bête » possède à elle seule les caractères des trois empires qui l’ont précédée dans l’histoire religieuse révélée. C’est ce qui lui donne l’aspect monstrueux que Da.7 : 7 ne peut définir que comme : « terrible, épouvantable, et extraordinairement fort ». Ces caractères de l’empire romain païen concernent le « dragon rouge feu » d’Ap.12 : 3 et se prolongent par l’action de « la queue du dragon » d’Ap.12 : 4 présentée dans ce chapitre 13 sous l’image d’une « bête » religieuse. L’analogie des images et des messages permet d’attribuer le nouveau symbole de l’Apocalypse, « les sept têtes », à la « petite corne » qui désigne déjà dans Da.7 et 8 indifféremment la Rome chrétienne ou païenne.
 
 
La succession des « petites cornes » de Daniel 7 et 8
 
et le dragon lui donna sa puissance et son trône, et un grand pouvoir.
L’Esprit confirme l’interprétation ; il y a bien succession dans Ap.12 : 3 et 4 entre le « dragon », et « sa queue », qui « entraîne le tiers des étoiles du ciel et elle les jeta sur la terre ». Relevez les deux temps de conjugaison différents utilisés pour ces deux verbes. Son action, qui consiste à « entraîner » dans sa chute « les étoiles du ciel », les croyants chrétiens, se perpétue et se prolonge dans le temps actuel. Au contraire «  elle les jeta sur la terre » suggère le temps passé où elle les persécutait.
L’Esprit me suggère une explication plus précise de ce verset 4 d’Ap.12 : une partie des chrétiens, « le tiers des étoiles », est entraînée dans la foi catholique romaine, puis fanatisée, cette milice catholique est « jetée » par l’autorité papale-royale sur la foi protestante, « la terre », pour la contraindre à se convertir à sa foi catholique. En fait, nous retrouvons le message d’Ap.12 : 15 : « Et le serpent lança de sa bouche de l’eau, comme un fleuve, après la femme, afin de la faire emporter par le fleuve ».
L’Esprit souligne ici la continuité des deux visages romains successivement, païen, puis faussement chrétien. Cette continuité se retrouve confirmée, par un même titre impérial qui lui donne « sa puissance », « PontifexMaximus », soit Souverain Pontife ; « un trône », situé à Rome, au Vatican, lourdement ciblé dans le message de Pergame, et dans celui de Thyatire ; et « un grand pouvoir », religieux, qui lui donne autorité sur les différentes monarchies de la terre. Da.8 : 24 confirme, disant : « … il détruira les puissants et le peuple des saints ».
 
 
Le résumé de la bête religieuse dans l’ère chrétienne
Apocalypse 13 Verset : 3
Et je vis l’une de ses têtes comme frappée à mort ; et sa plaie mortelle avait été guérie ;
En dehors des « sept collines (ou montagnes) » qu’Ap.17 : 9 imputera au symbole des « sept têtes » comme lieu où siège « la bête », ces « sept têtes » signifient également la plénitude religieuse, «  sept », de la magistrature, « têtes ».
« L’une de ses  têtes » va à ce titre concerner le pape Pie VI qui est mort en 1799 en prisonnier victime de la puissance de la « bête qui monte de l’abîme » d’Ap.11, et par laquelle la foi catholique est châtiée par Dieu ainsi que la monarchie de France qui l’avait soutenue jusque-là. Ce soutien français existe depuis son début par les actions du roi franc Clovis, ce qui justifiera par la suite le nom de « fille ainée de l’église » romaine attribué par Rome à la France.
Ap.8 : 12 désigne cette Révolution Française comme sujet de la « quatrième trompette » à laquelle Dieu fait succéder le rôle de « l’aigle » impérial de Napoléon 1er. Outre, les millions de morts qu’on lui doit pour ses guerres intra-européennes, nous devons également à cet empereur d’avoir prolongé le règne maléfique de la foi catholique romaine.
La « place de la grande ville », désignant Paris dans Ap.11 : 8, et étant appelée déjà successivement place Louis XV et place de la Révolution, a reçu le nom de « place de la Concorde » par la décision de l’empereur. Le Concordat établi entre lui et les religions chrétiennes a permis à la foi catholique de subsister et de prolonger son désastre spirituel. L’orgueil de l’empereur avait besoin de fonder son autorité, sa gloire, et sa puissance sur un soutien religieux que la Révolution avait détruit. Aussi s’est-il employé à le reconstruire.
Ceci va lui permettre de retrouver du prestige jusqu’à la fin des temps, lorsque « l’image de la bête » du verset 11 sera reproduite. Ap.17 : 8 confirme cette idée en disant : « la bête que tu as vue était, et elle n’est pas, et va monter de l’abîme et aller à la perdition ; et ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la fondation du monde s’étonneront, en voyant la bête, parce qu’elle était, et qu’elle n’est pas, et qu’elle sera présente ». Le verset 8 confirmera en identifiant ceux qui ne seront pas sauvés parce qu’ils ont rendu « hommage » à « la bête » ou « à son image » qui viendra à la fin du monde.
 
 
L’apostasie universelle
 
et la terre tout entière était dans l’admiration de la bête.
Comme le phénix renaît de ses cendres, la foi catholique papale romaine a connu par la suite un regain de prestige fondé sur son nouveau comportement pacifique et parfaitement humaniste ; donc sans aucune apparence ou action de « la bête ». Les peuples ont oublié le passé persécuteur révélateur de la nature profonde de celle qui était « la bête » romaine, et dans la paix religieuse universelle, les ennemis regroupés dans la malédiction depuis 1844 sont allés jusqu’à faire une alliance officielle et solennelle qu’ils ont appelée « l’alliance œcuménique ».
Dans ce verset « la terre tout entière » désigne encore la foi protestante condamnée par Dieu depuis 1844, pour sa conservation du dimanche romain «  jour du soleil païen » hérité. Ainsi, la foi protestante se trouve depuis cette date en situation inconsciente d’adoration et  d’ « admiration pour la bête » catholique l’ennemie ciblée en priorité par Dieu. L’Esprit jette un lien vers Philadelphiela terre entière est concernée par la dernière épreuve de foi adventiste. Ironie du sort, la foi adventiste rejetée par Dieu en 1994 se retrouve l’alliée de la foi protestante trouvée dans « l’admiration de la bête ». On comprend alors que l’expression « la terre entière » suggère l’arrivée de la foi adventiste réprouvée.
 
 
La conséquence de l’action
Apocalypse 13 Verset : 4
Et ils rendirent hommage ause prosternent devant le dragon, parce qu’il avait a donné le pouvoir à la bête ; et ils rendirent hommage à se prosternent devant la bête, disant, Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ?
Totalement ignoré par les hommes, le jugement de Dieu éclaire la situation spirituelle véritablement établie. « L’admiration » pour « la bête » revient à admirer le diable qui l’a inspirée et conduite ; car il est à l’origine de toutes les destructions et persécutions terrestres comme l’enseigne le 2ème sceau d’Ap.6 : 4.
Ici comme dans Ap.4 : 10, J.N.Darby traduit le verbe grec « proskunéo » par « rendirent hommage », alors que sa traduction est « se prosternent devant ». L’Esprit précise la forme mentale de l’admiration pour la bête. Les coupables se comportent envers elle comme ils auraient dû le faire envers Dieu. Ils trahissent ainsi le principe enseigné par Jésus dans Matt.22 : 21 : «Rendez à César ce qui appartient à César, et rendez à Dieu ce qui appartient à Dieu ». La prosternation désigne une attitude mentale où l’homme reconnait son infériorité et son choix d’obéir à la puissance supérieure. C’est pourquoi, le sceau de Dieu comme la marque de la bête sont reçus « sur le front » symbole de la volonté des hommes concernés.
Le camp des rebelles regroupés semble invulnérable, et la question posée : « Qui est semblable à la bête, et qui peut combattre contre elle ? » recevra sa dernière réponse dans le chapitre 19, et déjà dans Ap.16, et surtout 17 : 14 où nous lirons : « Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles ». Des élus auxquels Ap.14 sera consacré après Ap.7.
La question posée est analogue à celle qui ferme le thème du sixième sceau dans Ap.6 :17 : « car le grand jour de sa colère est venu et qui peut subsister ? ». Le survol de l’histoire de la bête, soit de l’intolérance religieuse, est ainsi effectué. Dans la suite des versets l’Esprit va définir des idées qui caractérisent « la bête » religieuse dans ses deux apparitions successives. Comprenez par là, que la prophétie va évoquer des fautes imputables à la foi catholique et à la foi protestante. La révélation est donc bien destinée aux témoins de Jésus-Christ des tous derniers jours, soit pour notre époque des derniers temps de paix religieuse et de paix civile.
L’Esprit prépare dans ce verset le thème du « combat d’Harmaguédon » suggéré dans le message de la 5ème trompette par le mot « combat » qui y est cité deux fois.
Ce verset révèle l’état d’esprit des derniers rebelles. Ils font totalement confiance au principe de « l’union qui fait la force » et qui conduit inévitablement à l’intolérance, cause des souffrances des élus de tous les temps. L’application de ces choses se fera, dans ce chapitre 13, sous l’égide de la seconde « bête », « image de la première » présentée comme montant cette fois « de la terre » au verset 11.
 
 
La petite corne de Daniel 7 :7-25 et 8 :10
Apocalypse 13 Verset : 5
Et il lui fut donné une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes ;  et le pouvoir d’agir quarante-deux mois lui fut donné.
Signe distinctif de la bête : « une bouche qui proférait de grandes choses et des blasphèmes ». Sa séduction des peuples repose donc sur ses paroles mensongères et arrogantes.
Le modèle type de « la bête » a agi pendant « 42 mois ». Ce détail l’identifie au régime papal romain et au régime sanglant de l’athéisme français révolutionnaire qui lui a succédé et mis fin à son action intolérante dans Ap.11. Car « la bête », c’est aussi « la bête qui monte de l’abîme » antireligieuse.
 
 
 
Apocalypse 13 Verset : 6
Et elle ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son habitation,
« elle ouvrit sa bouche en blasphème contre Dieu » : prétendue représentante de Dieu sur la terre, l’église catholique est rendue coupable de mensonge envers Dieu pour tous ses enseignements mensongers ; et en premier, sa prétention à le représenter sur la terre. Il en est de même pour la foi protestante depuis 1844. En analogie, Da.11 : 36 prophétise : « … il dira des choses incroyables contre le Dieu des dieux ».
« pour blasphémer son nom » : le nom de Dieu est défini par son caractère. Il l’a lui-même résumé en ces termes dans Ex.34 : 5-6-7 : « Et l’Eternel descendit dans la nuée, et se tint là avec lui, et cria le nom de l’Eternel. Et l’Eternel passa devant lui, et cria, L’Éternel, l’Éternel ! Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère, et grand en bonté et en vérité, gardant la bonté envers des milliers de générations, pardonnant l’iniquité, la transgression et le péché, et qui ne tient nullement celui qui en est coupable pour innocent, qui visite l’iniquité des pères sur les fils, et sur les fils des fils, sur la troisième et sur la quatrième génération ! ». Qui reconnaîtrait dans l’intolérance religieuse des serviteurs de ce Dieu là ? En tout cas, pas ceux qui appliquent le principe enseigné par Jésus pour identifier les faux prophètes, dans Matt.7 : 20 : « C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez ». Au temps de leur commune intolérance, les fois catholique et protestante seront également concernées.
« et son habitation » : le problème n’est pas au ciel mais sur terre où faussement des hommes prétendent être habités par Dieu. Là encore, originellement dans la foi catholique, puis depuis 1844, dans la foi protestante, et depuis 1994, dans la foi officielle institutionnelle adventiste.
 
 
 
 
et ceux qui habitent dans le ciel.
« et ceux qui habitent dans le ciel » : les religions tombées dans la déchéance divine prétendent à l’aide du service des anges de Dieu ; les vrais sont alors impliqués par leurs mensonges. Mais Dieu n’est pas trompé.
Catholiques et Protestants partagent la croyance à l’enfer hérité des croyances païennes grecques. Ils imputent ainsi aux « habitants du ciel » la gestion d’un lieu de souffrances extrêmes prolongées pendant l’éternité pour les âmes condamnées par Dieu. Les habitants du ciel seraient ainsi identifiés à des bourreaux impitoyables. Peut-on trouver plus énorme mensonge les concernant, eux qui suivent avec intérêt les progrès et les défaites enregistrées sur la terre par le camp resté fidèle au Dieu de vérité qu’ils adorent et qu’ils aiment ?
 
 
Daniel 7 :21 confirmé
Apocalypse 13 Verset : 7
Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et il lui fut donné pouvoir sur toute tribu et peuple et langue et nation.
Le modèle catholique de la bête a pleinement réussi dans ses entreprises conformément à l’annonce prophétique de Da.8 : 24. Elle a pu, momentanément, « faire la guerre aux saints et les vaincre ». Mais cette possibilité lui a été « donnée » pour un temps fixé et limité par Dieu.
Son pouvoir prend une forme universelle, la terre étant peuplée par « des tribus, des peuples, des langues, et des nations ». Il en sera de même pour l’image de la bête du verset 11.
 
 
L’hommage inconscient universel du camp déchu
Apocalypse 13 Verset : 8
Et tous ceux qui habitent sur la terre, dont le nom n’a pas été écrit, dès la fondation du monde, dans le livre de vie de l’Agneau immolé, lui rendront hommage.
Le manque de profondeur de leur engagement religieux pour la vérité de Dieu les aura rendus indignes de partager les révélations de Jésus-Christ uniquement destinées à confirmer ses élus dans leur choix, selon le principe du Christ : « on donnera à celui qui a, et à celui qui n’a pas on enlèvera ce qu’il a » (ou croit avoir).
Les élus sont identifiés par la valeur qu’ils donnent au rachat de leur vie obtenu par « l’Agneau immolé ». Car cette réaction est fondamentale dans le projet du plan du salut conçu par le Dieu créateur dès la fondation du monde. Ceux qui répondent à ses critères ont leurs noms écrits dans la mémoire illimitée de Dieu qui est son livre de vie. Eclairés par l’Esprit divin, les élus sont rendus incapables de rendre hommage aux ennemis de Dieu de toutes les époques jusqu’à la fin du monde.
 
 
 
Apocalypse 13 Verset : 9
Si quelqu’un a des oreilles, qu’il écoute !
Un message très subtil est proposé aux élus qui ont seuls des oreilles ouvertes par Dieu pour comprendre ses finesses d’esprit.
 
 
La loi du talion est réservée à Dieu
Apocalypse 13 Verset : 10
Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue avec l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la patience et la foi des saints.
La mise en garde invite les élus à regarder le témoignage historique sans complaisance et dans un esprit critique honnête. Le principe décrit rappelle la formule : œil pour œil, et dent pour dent, appelée la loi du talion. C’est un principe que la fausse foi applique dans l’ancienne alliance, oubliant que Jésus a déclaré : « tout pouvoir m’a été donné sur la terre et dans le ciel », et aussi : « je viens et ma rétribution est avec moi pour rendre à chacun selon ses œuvres ». Concernant l’usage de « l’épée » Jésus a donné à l’heure de son arrestation à Gethsémané une leçon perpétuelle que « celui qui a des oreilles » a entendu. Jésus avait demandé à ses disciples de se ceindre d’une épée uniquement pour laisser, à la postérité, la leçon qu’ils ne devraient plus jamais s’en servir, ni pour défendre leur vie, ni pour défendre leurs amis. Visiblement entre le 16ème et le 18ème siècle, ce message de Jésus a été ignoré par beaucoup de Protestants. Or, déjà à cette époque cette sensibilité spirituelle a déterminé la différence entre la foi des vrais saints et la foi des faux saints taxés d’hypocrisie dans Da.11 : 34 : « … plusieurs se joindront à eux par hypocrisie ». Ce dernier message qui constitue un reproche envers la foi protestante d’avant 1844 nous prépare à aborder le deuxième sujet de ce chapitre 11.
La leçon de ce verset est la suivante : la vengeance appartient à Dieu seulement. C’est lui qui veillera à ce que le serviteur « qui mène » un homme « en captivité » soit lui-même un jour conduit « en captivité », et que « celui qui tue » un homme « par l’épée » soit à son tour « tué par l’épée ». Car la foi véritable place une confiance totale dans la juste vengeance qui viendra de Dieu, et de lui seul.
Ce verset vient d’afficher les normes de la foi intolérante qui vont être adoptées de nouveau par « l’image de la bête » sourde aux ordonnances du Christ.
P2
 
 
 
Le retour de l’intolérance religieuse chrétienne
Apocalypse 13 Verset : 11
Et je vis une autre bête montant de la terre ;
L’apparition de cette nouvelle « autre bête » va étonnerceux dont le nom n’est pas écrit dès la fondation du monde, dans le livre de vie, selon Ap.17 : 8 comme nous l’avons vu plus haut.
Nous trouvons dans ce message, l’indication la plus précise qui désigne la foi protestante dans ce rôle dominateur de bête religieuse.
Il suffit pour cela de comprendre ce que Dieu suggère par les mots « mer et terre » d’où montent les deux bêtes religieuses. Le principe de l’alpha et de l’oméga, conseillé et suggéré dans Ap.1 : 8, apporte la réponse. C’est une fois de plus dans le récit de la Genèse qu’après, le soleil, la lune et les étoiles, la mer et la terre vont révéler leur rôle prophétique. Prenons le verset de Ge.1 : 9-10 : « Et Dieu dit, que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers ». Nous avons au départ une masse d’eau appelée « mer », ensuite de cette « mer » sort le sec qui reçoit le nom « terre ». En poursuivant la lecture, et en toute évidence, la terre va devenir le milieu de la vie humaine, tandis que la mer est restée le domaine d’une vie animale impitoyable anonyme composée d’une chaîne de prédateurs.
De cet enseignement, il ressort que « la mer » désigne symboliquement la première forme de vie spirituelle quasi animale et sanguinaire de la foi catholique papale romaine, et que « la terre », sortie d’elle, représente la foi réformée sortie de la foi catholique, officiellement en 1517, quand le moine Martin Luther a dénoncé les mensonges doctrinaux de l’église romaine. A cette époque la foi réformée protestante bien qu’imparfaite était encore bénie par Dieu.
 
 
L’alliance contre nature des Protestants avec les Catholiques
 
Chrétienne mais
diabolique
 
et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon.
Le contexte de l’image présentée est celui du temps de la fin du monde.
Dans notre ère, le seul personnage religieux auquel, par héritage catholique, la tradition chrétienne impute « deux cornes », c’est le diable lui-même. Je rappelle que Luther, le réformateur de 1517, a clairement dénoncé la nature diabolique du régime catholique papal romain. Aussi, en faisant, dans les derniers jours, alliance avec cette foi diabolique, la foi protestante, dont la réforme reste inachevée, partage, avec elle, sa nature diabolique. « L’image de la bête » est donc chrétienne (agneau), mais totalement diabolique (deux cornes).
Seulement, « semblables à un agneau » signifie que le diable prend un aspect faussement chrétien. Ce terme « semblables » suggère une ressemblance trompeuse comme son usage répété dans la 5ème trompette d’Ap.9 le prouve.
Parlant « comme un dragon », cet ultime régime chrétien diabolique reprend les paroles persécutrices qui ciblent les observateurs du saint sabbat de Dieu.
Au temps de la fin, le fief mondial de la foi protestante est en Amérique, aux USA, où il est représenté par les survivants de multiples congrégations religieuses après la troisième guerre mondiale nucléaire.
Persécutée à mort dans l’Europe catholique des 16ème et 17ème siècles, la foi protestante a trouvé en Amérique du nord sa nouvelle Canaan terrestre. Accueillant au départ, d’authentiques élus protestants, cette terre promise nouvellement découverte par les Européens va devenir jusqu’en 1844 environ le fief mondial de la foi protestante. Et c’est pour cette raison que Dieu va y suivre et éclairer son peuple jusqu’en 1844 où l’épreuve de foi adventiste va la tester et la cribler. Nous avons vu dans l’étude de « la bête qui monte de l’abîme » d’Ap.11, comment l’esprit de la liberté du peuple protestant américain est venu sur l’Europe où devenu libertaire par la Révolution Française il est retourné ensuite vers l’Amérique pour la corrompre.
La liberté de conscience reconnue par les Protestants va permettre à la foi catholique de se mélanger à la foi protestante sur le territoire américain ; c’est là une seconde explication spirituelle du symbolisme des « deux cornes ».
La foi protestante devait être libérée du joug catholique. Cette liberté originelle était légitime, mais frappée par la malédiction après 1844, cette foi est devenue franchement libertaire, pour le malheur de l’humanité.
Avant 1844, la foi protestante bénie par Dieu était à l’image de « l’agneau » puisque religieusement chrétienne, elle défendait la liberté de conscience.
Après 1844, la condamnation divine de cette foi protestante, qui va « avoir nom de vivre », tout en étant « morte » conformément à la révélation du message de Sardes qui la concerne, va changer progressivement son comportement puisqu’elle finira par tenir à la fin du monde le langage persécuteur du « dragon » diabolique romain. Ainsi la liberté originelle deviendra libertaire au point de remettre en cause la liberté de conscience, reconnue entre temps comme un droit fondamental de l’homme dans la « charte » de ce nom.
 
 
La paix américaine imposée aux survivants européens de la 6ème trompette
Apocalypse 13 Verset : 12
Et elle exerce tout le pouvoir de la première bête devant elle, et fait que la terre et ceux qui habitent sur elle rendent hommage à la première bête dont la plaie mortelle avait été guérie.
La corne protestante américaine dominera la bête comme le nom terre l’a suggéré. Mais la corne de la foi catholique européenne, « la première bête » collabore avec elle. Et la puissance du péché protestant augmentant, la foi protestante juge nécessaire d’obtenir l’unification de la foi des hommes. Pour comprendre ce choix extrémiste, nous devons tenir compte de l’accomplissement préalable de la troisième guerre mondiale, la « sixième trompette » d’Ap.9 : 13, seconde forme de la bête qui monte de l’abîme, un conflit terriblement meurtrier dans lequel les choix religieux ont été les principaux responsables de l’hécatombe constatée. Face à ce problème, les dirigeants survivants, incapables nous l’avons vu de se repentir, adoptent la démarche de la construction du principe de la tour de Babel. L’union à tout prix doit être obtenue, fut-ce au prix de la liberté de conscience. En approuvant le principe de l’intolérance religieuse, la foi protestante « rend hommage » à l’action de l’ancien catholicisme intolérant, sujet du verset 3, dans lequel l’Esprit annonce le règne final de «  la bête » protestante, par l’image de la bête dont « la blessure mortelle » est « guérie ».
 
 
L’Amérique première utilisatrice des bombes atomiques
Apocalypse 13 Verset : 13
Et elle fait de grands miracles, en sorte que même elle fait descendre le feu du ciel sur la terre, devant les hommes.
L’Esprit nous livre ici les raisons du succès et de la reconnaissance universelle de la bête protestante américaine par les survivants de la 6ème trompette.
Etant passée depuis 1844 sous la direction du diable, la foi protestante américaine est caractérisée par le développement progressif du spiritisme, et on a vu sortir de ce pays des multitudes de croyances chrétiennes plus ou moins accompagnées d’actions miraculeuses. Jésus avait déjà dit : « ils me suivent pour les pains et les poissons ». Les masses humaines modernes sont encore très sensibles à ces sophismes faussement imputés à Dieu. Matt.7 : 22-23 confirme ce caractère trompeur : « Plusieurs me diront en ce jour-là, Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, et n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Et alors je leur déclarerai, Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui pratiquez l’iniquité ».
Cette position dominante, l’Amérique la tient de sa victoire obtenue dans la seconde guerre mondiale. Or cette victoire repose sur sa maîtrise du feu nucléaire qu’elle a été la première à utiliser contre le Japon en 1945. Cette arme nouvelle qui fait « descendre le feu du ciel devant les hommes » a été terriblement efficace. Le Japon a aussitôt capitulé sans condition. Et le reste du monde lui a emboîté le pas. Ses inventions et productions économiques et culturelles l’ont placée au sommet d’une pyramide universelle. Elle a réussi à entrainer les peuples dans sa vision économique fruit de son capitalisme impérialiste. Et c’est encore en utilisant l’arme nucléaire en première qu’elle va anéantir son ennemie de toujours, la Russie, dans la 6ème trompette dont la stratégie est révélée dans Da.11 : 40 à 45.
Avant que l’homme dispose de la maîtrise du feu nucléaire, Dieu l’a utilisée pour des actions punitives, la première fois pour détruite les villes coupables d’actions abominables de la vallée de Sodome et Gomorrhe, à l’époque d’Abraham ; Ge.19 : 24-28 : «  Alors l’Eternel fit pleuvoir du ciel sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de par l’Eternel … . Il porta ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe, et sur tout le territoire de la plaine ; et voici, il vit s’élever de la terre une fumée, comme la fumée d’une fournaise ». Le soufre et le feu sont cités dans l’évocation de la sixième trompette, et l’expression, « une fumée comme la fumée d’une fournaise » concerne la foi protestante de la cinquième trompette. Ces mentions confirment l’identité de la cible de l’Esprit : la foi protestante américaine.
 
 
La séduction universelle du peuple américain
Apocalypse 13 Verset : 14
Et elle séduit ceux qui habitent sur la terre, à cause des miracles qu’il lui fut donné de faire devant la bête, disant à ceux qui habitent sur la terre de faire une image à la bête qui a la plaie de l’épée et qui a repris vie.
La séduction moderne de l’Amérique protestante mais aussi catholique, n’est plus à démontrer ; elle est évidente. Mais l’Esprit évoque les bases de cette séduction historique, rappelant sa guerre d’indépendance et la conquête de sa liberté dans le temps où, en Europe, la bête catholique vivait ses derniers jours.
L’Esprit souligne encore la situation paradoxale d’une religion américaine qui a fait sa gloire sur son esprit de liberté, et qui à la fin du monde propose aux hommes survivants de l’enlever aux élus de Dieu.
 
 
Le mobile et l’objectif du combat « Harmaguédon »
Apocalypse 13 Verset : 15
Et il lui fut donné de donner la respiration à l’image de la bête, afin que l’image de la bête parlât même, et qu’elle fît que tous ceux qui ne rendraient pas hommage à l’image de la bête fussent mis à mort.
Nous avons dans ce verset les éléments permettant de comprendre la nature du combat d’Harmaguédon évoqué dans Ap.16 : 13 à 16. L’Esprit multiplie ses allusions concernant ce combat depuis l’ouverture du livre au chapitre 8. C’est précisément « le septième sceau » dont la rupture autorise l’ouverture du livre prophétique qui sera la cible des rebelles dans le combat d’Harmaguédon. Le but de « la bête » sera d’éradiquer de la terre l’obéissance au repos du sabbat sanctifié par Dieu, accomplissant ainsi le projet du diable.
Le projet enfanté par la foi protestante américaine s’accomplira ; « l’image de la bête » vivra et elle s’exprimera par la voix des autorités de l’époque. Des décisions approuvées par les survivants des peuples seront prises et adoptées. A terme, on mettra à mort les opposants aux directives promulguées ; ce qui concerne les élus de Dieu. Ce que les rebelles ignoreront, c’est que Dieu ne le leur permettra pas, comme il nous l’a subtilement révélé.
Ce verset évoque le contexte historique final en lequel « la force du peuple saint sera entièrement brisée », selon Da.12 : 7.
 
 
Une norme imposée sans distinction des personnes
Apocalypse 13 Verset : 16
Et elle fait qu’à tous, petits et grands, et riches et pauvres, et libres et esclaves, on leur donne une marque sur leur main droite ou sur leur front ;
Les mesures adoptées sont imposées à tous, quelque soit le rang ou la classe auxquels les hommes appartiennent.
La mesure imposée est imagée comme une marque sur leur main droite ou sur leur front. Ces expressions main droite et sur leur front sont déjà utilisées par Dieu comme étant concernées pour le scellage des élus sur leur front dans Ap.7 :3. Le front représente dans les deux cas le siège de la volonté humaine. Ensuite, cette volonté est manifestée par des actions réalisées par les membres du corps, les jambes et les pieds, les bras et les mains. En précisant la main droite l’Esprit suggère des actions approuvées et bénies par celui qui reçoit la marque. C’est au niveau de ce qu’il approuve que l’homme est jugé par Dieu.
Il n’est donc pas difficile d’identifier « la marque » de « la bête » dans une opposition absolue au signe d’appartenance au Dieu créateur qui désigne le repos du sabbat du septième jour, critère indispensable mais non exclusif pour être scellé du sceau du Dieu vivant depuis 1844.
Et ce contraire absolu a un nom : le dimanche, premier jour de la semaine souillé par son usage païen originel comme « jour du soleil invaincu ».
En conclusion de ce verset « la marque » se définit comme une action pratiquée dans une approbation bénie. Ce rôle de l’action est visible dans les propos tenus par l’Esprit qui évoque constamment les œuvres engendrées par la foi des hommes : « Je connais tes œuvres… », et encore, « celui qui garderas jusqu’à la fin mes œuvres ».
 
 
L’embargo ou boycott, l’arme préférée du peuple américain
Apocalypse 13 Verset : 17
et que personne ne peut acheter ou vendre, sinon celui qui a la marque, le nom de la bête, ou le nombre de son nom.
Soucieuse de respecter un comportement apparemment pacifique qui fait sa réputation, l’Amérique est bien connue pour sa technique de l’embargo imposé à ses adversaires, Cuba, et l’Irak. Dans sa guerre contre la vérité bénie du temps de la fin elle agira de même. Dans un premier temps les résistants voulant rester fidèles au saint sabbat de Dieu seront les objets d’un boycott commercial universel. Celui qui pratique le sabbat du septième jour ne peut pas commercer pendant le jour du sabbat pour obéir à Dieu, et en plus le boycott légalisé empêche le commerce les autres jours de la semaine. Les élus vont devoir compter uniquement sur Dieu pour les soutenir dans ce contexte éprouvant. C’est l’accomplissement de la dernière épreuve « adventiste » révélée et annoncée dans le message de Philadelphie.
Le nom de la bête est un héritage catholique pour la foi protestante, puisqu’il désigne celui de la première bête formée par le régime coalisé de la papauté romaine et de la monarchie. C’est le cas du dimanche instauré par Rome puisqu’imposé en 321, par l’empereur romain Constantin 1er le grand, sous le nom de « jour du soleil ». Mais il a été adopté sous le nom « dimanche » par la foi protestante qui l’a hérité de son origine catholique au 16ème siècle.
Le nom de la bête doit être identifié pour pouvoir effectuer le calcul de son nombre. Le nombre de son nom repose sur l’addition numérique des lettres qui le compose, les lettres ayant valeur de chiffres dans les alphabets latin, hébreu, et grec.
 
 
Une identification venue du ciel
Apocalypse 13 Verset : 18
Ici est la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre est six cent soixante six.
La sagesse requise ici par l’Esprit ne peut que venir de Dieu, en vieux français, un mot spécial la désigne : le mot sapience.
L’expression « c’est un nombre d’homme » signifie : c’est le nombre du nom d’un homme ; cet homme est le pape romain, chef absolu de la foi catholique et son nom exprime sa fausse prétention religieuse de « Serviteur du Fils de Dieu » ou « Vicaire du Fils de Dieu », soit en latin VICARIVS FILII DEI ; un nom écrit à une époque sur la tiare du pape.
Les Adventistes ont depuis les débuts bénis par Dieu reçu l’explication de cette énigme.
Dans l’ordre nous avons :
Le nom de la bête : VICARIVS FILII DEI son nombre est 666.
Calcul : V + I + C + I + V + I + L + I + I + D + I
5 + 1 +100+1 + 5 + 1+50 +1 +1 +500 + 1 = 666
En plus de cette explication, le nombre 666 désigne symboliquement par sa composition 3 fois 6, la perfection, 3, du diable, 6. L’Esprit nous en a largement convaincu en multipliant les preuves de cette interprétation.
En attribuant le nombre 666 à la bête, autant qu’à son image, l’Esprit révèle, à ses serviteurs, une caractéristique fondamentale de ces deux bêtes ; toutes deux se prétendent « serviteur du Fils de Dieu ». De cette manière il révèle l’identité chrétienne des « deux cornes » composant « la bête qui monte de la terre », confirmant, ainsi, la trahison de ceux qui se réclament de lui comme le fit, en son temps, Judas l’Iscariote. Les religions, catholique et protestante, sont ainsi identifiées dans la coalition de cette dernière bête religieuse.
Nous devons retenir que le chiffre 666 définit une revendication de foi chrétienne. Ensuite, le jeu subtil de l’Esprit, propose l’identification de la foi catholique et de la foi protestante par la relation établie entre « la mer et la terre » révélée dans le récit de la création. « La terre » est sortie de « la mer » de même que la foi protestante réformée est sortie de la foi catholique au 16ème siècle, officiellement en 1517.
 
 
 
Nous quittons le thème des ennemis chrétiens de Dieu pour retrouver le camp « adventiste » des élus. Ce chapitre 14 va nous révéler, sous la forme de trois messages, le sujet essentiel de la mission « adventiste du septième jour ». Sélectionné par Dieu, en 1844, par l’épreuve adventiste américaine, l’élu type de cette mission a reçu de Dieu, avec « le sabbat du septième jour », le signe de son appartenance au Dieu créateur. Aussi la restauration du véritable sabbat sanctifié sera-t-elle au centre de l’enseignement de ce chapitre 14.
Important : appartenir à Dieu ne signifie pas être définitivement sauvé. Appartenir à Dieu donne, à l’élu, des devoirs envers son Maître qui a tous les droits sur lui. Celui que Dieu reconnaît, en un temps, peut, très facilement, perdre son approbation si les œuvres nouvelles qu’il lui présente ne sont pas reçues et acceptées. Le signe du sabbat sera signe du salut, uniquement, dans la dernière épreuve de foi adventiste programmée par Jésus pour le véritable retour du Messie glorifié. Car elle reposera, précisément, sur l’engagement pour le sabbat divin ou pour le dimanche romain humain, avec la mort pour enjeu des deux choix.
 
Apocalypse 14
 
 
 
Le chiffre 14
La signification de ce chiffre est fondée sur la racine du « 7 ». Ce chapitre 14, soit 2 fois 7, vient présenter des enseignements complémentaires concernant les 12 tribus spirituelles « scellées du sceau du Dieu vivant », dans Ap.7.
Q1
 
 
L’image du camp divin victorieux
Apocalypse 14
Verset : 1
Et je vis, et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre milliers, ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts.
Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde, se tient sur la montagne de Sion. En Israël, cette montagne est l’une des collines sur lesquelles Jérusalem a été construite. Originairement, avant le nom « Jébus », elle porta le nom de Sion. Jérusalem s’élève sur la montagne où Abraham a accepté d’offrir en sacrifice son fils unique Isaac. Ce lieu rassemble donc les symboles de la justification par la foi par laquelle les élus sont sélectionnés par Dieu. Or Israël signifie « vainqueur avec Dieu » et c’est le camp vainqueur que l’Esprit nous présente ici. Il est composé des élus scellés déjà présentés dans Ap.7, et de Jésus-Christ.
Leur caractère particulier est de ressembler à celui de Dieu qui a pu ainsi reconstruire son image en eux. Le caractère divin est « écrit sur leurs fronts », soit dans leur volonté, là-même où les adorateurs de « la bête et de son image » reçoivent sa « marque ». Le « sceau de Dieu », ici désigné comme le caractère du Christ, « l’Agneau », et de Dieu le « Père », est bien l’opposé absolu de « la marque de la bête ».
 
 
Des élus qui vivent dans la foi harmonieuse
Apocalypse 14
Verset : 2
Et j’ouïs une voix venant du ciel, comme une voix de grandes eaux et comme une voix d’un grand tonnerre ; et la voix que j’entendis était comme de joueurs de harpe, jouant de leurs harpes ;
La « voix venant du ciel » proclame plusieurs caractères concernant le camp des élus rachetés.
De « grandes eaux » évoquent ces rachetés, en multitudes humaines.
La comparant à « un grand tonnerre », l’Esprit révèle la puissance de cette « voix ».
La formule « joueurs de harpe » illustre la parfaite harmonie qui les unit les rattachant, ainsi, aux vieillards ou anciens d’Ap.5 : 8. Mais ces « harpes » symbolisent, également, l’harmonie de leur vie individuelle, leur âme, lavant l’intérieur et l’extérieur du plat ; ils ont mis en harmonie leurs paroles et leurs œuvres. C’est une image magnifique, Dieu compare l’homme à un musicien qui joue sur son corps ; la « harpe » c’est leur âme, et ils en tirent une musique harmonieuse.
 
 
L’expérience individuelle exclusive
De l’authentique sanctification
Apocalypse 14
Verset : 3
et ils chantent un cantique nouveau devant le trône, et devant les quatre animaux et les anciens. Et personne ne pouvait apprendre le cantique, sinon les cent quarante-quatre milliers qui ont été achetés de la terre.
Le cantique nouveau célèbre une expérience nouvelle vécue devant le trône, soit sous le regard du grand Dieu créateur souverain, devant les êtres célestes, soit les quatre animaux vivants et devant les autres rachetés de la terre des autres époques, les anciens.
L’expérience des 144 000 scellés est exclusive. Après environ 16 siècles de doctrine chrétienne déformée et enténébrée, ils ont honoré Dieu en pratiquant ses préceptes, restaurés et exigés, pour la norme du salut adopté depuis 1844.
 
 
La résistance individuelle aux traditions héritées
Apocalypse 14
Verset : 4
Ceux-ci sont ceux qui ne se sont point souillés avec les femmes, car ils sont vierges ;
L’Esprit désigne les 144 000 scellés comme étant évoqués depuis le message de Sardes par le critère descriptif : « ceux qui ne se sont pas souillés avec les femmes » ; traduisez : « ceux qui ne se sont pas souillés avec les églises infidèles adultères ». Le début du scellage est ainsi rattaché au message de Sardes qui décrit le jugement de Dieu après l’épreuve de foi de 1844.
 
 
A l’écoute du ciel
 
ceux-ci sont ceux qui suivent l’Agneau où qu’il aille ;
Les élus ont dû, en premier, suivre Jésus dans son déplacement de l’Europe vers l’Amérique du nord, après sa découverte vers le 16ème siècle. Dieu l’a offerte comme terre d’asile aux élus protestants persécutés en Europe monarchique catholique et anglicane. Les premiers exilés sont arrivés sur le bateau « Mayflower » parti de l’Angleterre en 1620.
En second, l’Esprit fait allusion à la vision reçue le 23 Octobre 1844 par les Adventistes sélectionnés par Dieu. Dans la scène céleste présentée, vêtu en souverain sacrificateur, Jésus est passé, du lieu saint au lieu très saint franchissant ainsi le voile de séparation, chose autorisée uniquement pour la cérémonie du « jour des expiations ». Cette vision devait être étudiée pour comprendre le caractère de l’œuvre adventiste programmée par Dieu. L’explication a été donnée dans cet ouvrage dans l’étude de Daniel 8 : 14.
Suivre l’Agneau consiste, spirituellement, à recueillir les messages qui viennent éclairer, de plus en plus, ses saints élus pour que sa révélation soit de mieux en mieux comprise. Une autre expression confirme cette idée  dans Ap.2 : 26 : « à celui qui vaincra et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres ».
Ceux qui sont ainsi concernés ont selon l’ordre de Jésus « renoncé à eux-mêmes, se sont chargés de leur croix » et ont donc, dans cette unique condition, pu le suivre et recevoir de lui (selon Mat.16 : 24).
 
 
Dieu a acheté en Christ des esclaves
 
ceux-ci ont été achetés d’entre les hommes, des prémices à Dieu et à l’Agneau ;
Ayant été achetés, les élus ont bien un statut d’esclave dont la vie appartient à leur Maître céleste. Ils sont achetés et non « rachetés », car la rançon du péché à été payée une seule fois par la mort du Christ.
Selon Ro.11 : 16, les prémices sont saintes. Ceci rattache la date 1844 à une œuvre de sanctification exceptionnelle. Elle a été rendue nécessaire à cause des graves mensonges enseignés par l’église catholique romaine ; mensonges en partie conservés dans l’enseignement protestant après la Réforme du 16ème siècle. Or la sanctification évoque cet autre verset : Je.17 : 17 : « Sanctifie-les par ta vérité ; ta parole est la vérité ». Et le mot vérité rattache les 144 000 scellés aux époques des messages de Philadelphie et de Laodicée.
La suggestion de la sainteté relie les 144 000 scellés à la sainteté justifiée du décret de Da.8 : 14.
Des prémices à Dieu et à l’Agneau montre que les deux sont d’accords, et que nul ne pourra prétendre honorer l’un au détriment de l’autre ; ceci d’autant plus qu’ils sont « un » et représentent deux fonctions différentes du même unique Esprit divin.
 
 
Allergique au mensonge religieux
Apocalypse 14
Verset : 5
et il n’a pas été trouvé de mensonge dans leur bouche ; ils sont irréprochables.
Ils ont abandonné et rendu à Rome ce qui appartient à Rome, ses mensonges, et à Dieu ce qui lui appartient et lui revient légitimement ; l’adoration dans la foi vivante du respect de sa vérité biblique révélée.
Dans la progression du livre Apocalypse, l’Esprit nous a présenté les trois thèmes mensongers principaux imputés à Rome ; successivement Ap.7 la sainteté des vrais saints qui remet en cause la fausse sainteté catholique, Ap.8, l’ordre changé du temps de la semaine sanctifié par Dieu, et le faux ministère sacerdotale terrestre du pape qui a enlevé au Christ sa fonction céleste perpétuelle.
Pour l’Esprit du Dieu créateur est, irréprochable, l’homme qui s’applique à pratiquer l’enseignement que Dieu lui présente dans la Bible; en clair comme en crypté, comme dans le cas de ses révélations prophétiques.
Q2
 
L’adventisme, une pleine lumière divine
Apocalypse 14
Verset : 6
Et je vis un autre ange volant par le milieu du ciel,
Evoquant le passé terrestre, des 144 000 scellés, l’Esprit, l’image comme un messager volant, au milieu du ciel, ce qui suggère le point du zénith solaire, le moment où sa lumière est la plus forte ; un temps où sa lumière spirituelle apparaît pour croître jusqu’à la fin. Il illustre ainsi le retour de la lumière qui succède au long temps de ténèbres du régime papal romain. Cette succession « ténèbres lumière » se trouvait déjà dans Da.8 : 14 dans l’expression « soir matin ».
 
 
Le retour à l’évangile apostolique éternel
 
ayant l’évangile éternel pour l’annoncer à ceux qui sont établis sur la terre, et à toute nation et tribu et langue et peuple,
Ils ont reçu de Dieu mission d’annoncer des messages rattachés à l’évangile éternel qui désigne la bonne nouvelle du salut offert en Jésus-Christ. En le qualifiant d’éternel, l’Esprit de vérité authentifie la valeur de la norme de l’enseignement compris par les 144 000 scellés. C’est, là, le fruit obtenu, par l’œuvre de sanctification accomplie par le saint Esprit du Dieu vivant, dont le sceau est apposé sur le front des élus sous cette impérative condition.
Les annonces qui viennent doivent être entendues universellement, ce qui confirme le caractère universel de la foi adventiste proclamée de cette manière depuis 1873, date marquée par le message de Philadelphie.
Q2-1
 
Le Dieu créateur et législateur fait valoir ses droits
Apocalypse 14
Verset : 7
disant à haute voix, craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ;
Le message du premier ange
L’esprit libertaire, né en Amérique du nord et développé en France en Europe, a produit son effet désastreux sur la foi des hommes. Ils ont cessé de craindre Dieu, oubliant l’exhortation de Paul : « travaillez à votre salut avec crainte et tremblement car notre Dieu est aussi un feu dévorant » Phi.2 : 12.
Or, le décret de Da.8 : 14 est entré, le 22 Octobre 1844, en application et l’ignorer conduit à la mort consumé par le feu dévorant. Cette date a marqué le début de l’heure de son jugement. Après des siècles de ténèbres, Dieu exige la restauration de ses vérités sanctifiées ; malheur à ceux qui oseront lui résister !
 
 
La transgression du saint sabbat doit cesser
 
et rendez hommage à prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources d’eaux.
L’original grec nous dit : « Craignez Dieu, et donnez lui gloire car l’heure de son jugement est venue ; et prosternez-vous devant celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources d’eaux ».
Cet enseignement a déjà été relevé dans l’étude d’Ap.4, mais je le rappelle ici, le verbe grec « proskunéo » a pour traduction «  se prosterner devant ». Ce verbe choisi par l’Esprit prend beaucoup d’importance car il définit la forme type de l’adoration exigée par Dieu. Elle requiert du serviteur une attitude d’esprit et de forme de la plus grande humilité. Comprenez que l’enfant rebelle aura beau se mettre à genoux, Dieu ne le jugera pas pour autant humble. Mais ses vrais élus n’auront aucune peine à ressentir la justice de cette forme d’adoration ; leur obéissance et leur sens du sacré, leur fait pratiquer l’agenouillement au physique comme au spirituel.
Je rappelle également qu’en disant « prosternez-vous devant celui qui a fait… » l’Esprit suggère que la prosternation est un droit, une propriété exclusive de Dieu rappelée dans le deuxième de ses dix commandements. La Rome papale ayant supprimé ce commandement dans sa version de la « loi changée » de Da.7 : 25, Dieu rappelle ce grave et impudent péché de l’église catholique romaine.
Puis, vient l’accusation du deuxième péché, plus ancien que le précédent puisqu’il remonte à l’an 321, année où les Chrétiens hypocrites ont choisi d’obéir à la Rome impériale plutôt qu’à Dieu, en adoptant pour jour du repos hebdomadaire, le premier jour consacré au « dieu soleil invaincu », abandonnant ainsi leur fidélité pour le saint sabbat du quatrième des dix commandements de Dieu.
Le Dieu créateur précise la forme que doit prendre l’hommage et l’adoration exigés. Le Législateur suprême ne demande pas une faveur, il exige que lui soit restitué ce qui lui appartient de droit et lui a été injustement enlevé ; sa gloire d’être reconnu et célébré comme l’unique Dieu créateur de tout ce qui vit et ce qui est. Il a prévu à cet effet, son quatrième commandement dont il rappelle ici un extrait. Comparez avec le texte entier, Ex.20 : 8 à 11 : « Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Eternel, ton Dieu, tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Eternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié ».
Dans le texte de ce verset, l’Esprit cite les sources d’eaux, déjà nommées dans Ap.8 : 10 pour désigner l’enseignement de la Bible persécutée par les adeptes de l’étoile Absinthe catholique. Pour Dieu, l’heure de son jugement débute par la restauration de ses vérités révélées exclusivement par la sainte Bible, et de plus, uniquement dans la version originale de ses messages écrits en hébreu et en grec dont le diable a fait usage pour détruire la foi des hommes selon Ap.9 : 11.
Q2-2
 
désignation de la prostituée coupable
 
 
 
 
 
 
 
 
Babylone… image de l’arrogance et de l’orgueil
 
Apocalypse 14
Verset : 8
Et un autre, un second ange, suivit, disant, Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande,
Le message du second ange
La transgression du véritable repos sabbatique hebdomadaire a été enseignée primitivement dans la doctrine des Nicolaïtes du message de Pergame qui signifie : adultère. Cette doctrine des Nicolaïtes désignait la doctrine catholique romaine dont la victoire sur les saints de Dieu était évoquée par le nom Nicolaïtes qui signifie : « peuple vainqueur ». Cette doctrine était condamnée au titre de « profondeurs de Satan » par les pionniers du Protestantisme et Ap.9 : 1 nous a révélé comment, depuis 1844, la foi protestante est tombée à son tour dans les profondeurs de Satan ; le puits de l’abîme.
Pour la première fois, dans la progression du livre, apparaît le nom « Babylone la grande » qui sera identifiée dans Ap.17 à Rome. Ce nom est purement symbolique car à l’époque de l’église naissante, la ville antique n’existait plus depuis longtemps. Par contre, Pierre achève sa première épître en disant : « L’Elue qui est à Babylone vous salue … » 1Pi.5 : 13. Où se trouvait Pierre à cette époque ? A Rome pour y annoncer l’évangile éternel de Jésus-Christ. Car la norme de son enseignement était alors parfaite. Si Pierre nomme ainsi la ville de Rome c’est à cause de l’inspiration divine et par le caractère qu’a cette capitale romaine à son époque. La capitale du peuple romain vainqueur ou « Nicolaïtes », attire, à elle, des hommes et des femmes de tous les pays conquis et colonisés. Elle est devenue comme la ville antique de ce nom, l’objet de l’orgueil du peuple romain. Puis l’impérialisme romain cesse et il est remplacé par l’impérialisme papal en 538.
Concernée directement dans le message de Thyatire, l’église papale est tombée dès son origine. L’Esprit le rappelle ici avec insistance deux fois, l’une pour le message de Pergame qui la désigne au temps de son instauration en 538, l’autre pour celui de Thyatire au moment où le temps de la patience divine programmée allait prendre fin ; soit un peu avant 1789.
L’évocation de l’église papale est ici motivée en tant que châtiment de l’abandon du sabbat depuis l’an 321. Ainsi, après avoir évoqué le sabbat par le message du premier ange, le second rappelle le châtiment que cette transgression a coûté aux Chrétiens infidèles pendant 1260 longues années.
Il convient de réaliser que la seule mention du nom « Babylone », dans le contexte de l’ère chrétienne, constitue, de la part de Dieu, le symbole par lequel il accuse de « péché » la foi chrétienne elle-même. En effet, Babylone avait été choisie par Dieu pour châtier le « péché » de la nation juive de l’ancienne alliance. « Babylone » incarne donc, puis symbolise ensuite, le rôle du châtiment. En découvrant ce nom dans une prophétie chrétienne, tout chrétien doit comprendre que le « péché » est entré dans l’église chrétienne et qu’il peut être concerné par l’accusation divine. Invité par Jésus à la prudence, il fera donc bien de « prêter attention » à la révélation prophétique présentée dans la sainte Bible, comme Pierre l’y engage, dans 2 Pierre 1 :19.
 
 
Fureur pour fureur
 
qui, du vin de la fureur de sa fornication, a fait boire à toutes les nations
L’expression fureur de sa fornication concerne la doctrine catholique dite des Nicolaïtes et de Jézabel dans les messages de Pergame et Thyatire. Et à la fureur de cette religion, Dieu réserve, au verset 10 qui vient, le vin de sa propre fureur.
L’accusation de fornication désigne la foi catholique adultère qui en fait la mère des prostituées de la terre nommée Babylone la grande dans Ap.17 : 5
Toutes les nations de la foi chrétienne occidentale ont bu son enseignement et elles en subissent inconsciemment toute la malédiction. Dans un total aveuglement elles soutiendront sa rébellion, jusqu’au terme de la patience de Dieu, où elles approuveront l’instauration de l’intolérance religieuse de l’image de la bête prophétisée dans Ap.13 : 14. A ce moment, la fureur religieuse du camp rebelle connaîtra son ultime expression avant de subir à son tour la fureur de Dieu qui l’anéantira.
Q2-3
 
La mise en garde de Dieu adressée à l’humanité
Apocalypse 14
Verset : 9
Et un autre, un troisième ange, suivit ceux-là, disant à haute voix, si quelqu’un rend hommage à se prosterne devant la bête et à son image, et qu’il reçoive une marque sur son front ou sur sa main,
Le message du troisième ange
Après avoir rappelé le châtiment, du temps passé, l’Esprit annonce la forme du châtiment réservé pour, l’avenir, des Chrétiens rebelles qui vont résister à Dieu et vont refuser les normes exigées pour lui rendre gloire.
Ce rappel de l’hommage, rendu à la bête et à son image, et à sa marque reçue sur son front ou sur sa main par le croyant rebelle ou l’incroyant, confirme le caractère antagoniste des deux camps diamétralement opposés ; la marque contre le signe du sceau : le dimanche contre le sabbat.
 
 
Annonce de la sanction divine
Apocalypse 14
Verset : 10
lui aussi boira du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans la coupe de sa colère ;
En précisant « lui aussi », l’Esprit rappelle que dans son jugement Dieu ne fait pas d’exception pour les personnes. La même faute sera pareillement jugée. Ainsi, après avoir condamné la foi catholique de Babylone la grande pour sa transgression du saint sabbat, le rebelle protestant sera traité de même, et le rebelle adventiste apparu en 1994, également, s’il remet en cause la lumière donnée par Dieu.
La fureur de Dieu s’exprimera en deux temps. Avant le retour de Jésus elle prendra la forme de ses sept dernières plaies, thème d’Ap.16.
 
 
La destruction de la seconde mort
 
et il sera tourmenté dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau.
La deuxième forme s’accomplira après le septième millénaire par le feu du ciel et l’étang de feu terrestre où les rebelles souffriront dans les « tourments » « la seconde mort » annoncée successivement :
dans Sardes : « Tu as nom de vivre et tu es mort »,
dans Ap.9 : 6 : « Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront point … ».
Relevons-le, l’Esprit de Dieu s’adresse individuellement aux hommes, car leur avenir éternel dépend de leur capacité à s’engager et à rompre toute sorte de dépendance extérieure. L’élu se sauve seul, par ses seules décisions. Les rebelles finiront par se reprocher trop tard l’influence qu’ils auront eue les uns sur les autres.
Les saints anges et l’Agneau représenteront le camp des saints évoqué dans Ap.20 : 9, car les élus rachetés de la terre seront eux-aussi devenus des anges célestes.
 
 
Des conséquences définitives
Apocalypse 14
Verset : 11
Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ;
Si l’expression « aux siècles des siècles » signifie éternellement, il faut appliquer cette éternité à la fumée et non au tourment. Ce que l’Esprit suggère est une action destructrice définitive pour l’éternité. Cette précision est justifiée par la mention de la seconde mort, après laquelle il n’y aura plus de résurrection, contrairement à la première mort, suivie d’une résurrection pour le salut ou pour le jugement dernier où la créature, coupable, est anéantie pour l’éternité.
Cette fumée de la seconde mort s’élève comme celle qui s’est élevée au dessus des villes Sodome et Gomorrhe selon Ge.19 : 28. Elle résulte dans les deux cas du feu du ciel du jugement divin. La fumée de cette seconde mort était évoquée dans la 5ème trompette d’Ap.9 : 2.
L’Esprit nous donne en exemple : l’expérience de Sodome et Gomorrhe, dans Jude verset 7, en indiquant qu’elles ont subi un feu éternel. Comme chacun peu le constater, ce feu dit, éternel, a cessé de brûler après sa destruction des deux villes. Ainsi l’Esprit suggère bien une action dont seule la conséquence est éternelle.
 
 
Pas de repos dans la souffrance du jugement dernier
 
et ils n’ont aucun repos, ni jour, ni nuit, ceux qui rendent hommage à se prosternent devant la bête et à son image, et si quelqu’un prend la marque de son nom.
La formule « ils n’ont aucun repos, ni jour, ni nuit » révèle l’une des caractéristiques de la destruction des rebelles dans la seconde mort ». Il faut la rapprocher de celle d’Ap.9 : 6 : « En ces jours-là les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront point ». Selon le degré de leur culpabilité la vie consciente des condamnés se prolonge dans un temps non limité par l’arrivée de la nuit ou de celle du jour. Ces notions ont disparu avec l’arrêt de la vie sur la terre après le retour glorieux du Christ Jésus.
Dans la seconde mort, Dieu prive, de repos, ceux qui n’ont pas su apprécier et honorer le saint repos qu’il leur avait offert dès le commencement de sa création de la terre. Ce repos étant prophétique de la victoire obtenue par Jésus-Christ, leur engagement dans la foi chrétienne les a rendus encore plus coupables envers Jésus-Christ lui-même. Celui qui devait les sauver, les juge et les anéantit.
Les coupables sont ici désignés comme Chrétiens, catholiques, adeptes de la bête, et protestants, adeptes et initiateurs de son image et de toute créature terrestre qui choisira d’obéir à l’autorité humaine plutôt que d’obéir à Dieu en légitimant le dimanche, la marque diabolique de l’autorité romaine.
« si quelqu’un prend la marque… » indique que l’homme reste libre de son choix : il choisit de la prendre. Sa seule volonté est en cause, il sera donc seul tenu responsable de sa propre perte. Il nous faut opposer ce verbe « prendre » concernant la marque de la bête, au cas du « sceau de Dieu », qui est obtenu par les saints élus scellés, uniquement par une dignité reconnue par Dieu depuis l’époque Sardes d’Ap.3 : 4, et dans Ap.14 : 4-5. Ce « sceau de Dieu » est concrétisé par « le signe » du Sabbat donné par Dieu.
 
 
Le camp des élus
Apocalypse 14
Verset : 12
Ici est la patience des saints ;
L’expression présentée dans ce verset identifie la foi adventiste dans Ap.12 : 17.
La « patience des saints » se justifie par la « patiente » attente de l’avènement de leur Sauveur Jésus-Christ ; une patience mise à l’épreuve par deux délais prophétique programmés. La mention du mot « saints » confirme la sainteté justifiée par le décret de Da.8 : 14. L’Esprit parle ici de ceux qu’il considère comme ses vrais saints.
 
 
Des critères divinement choisis
 
[ici,] ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus.
Ce qui paraît aller de soi, est bien plus subtil qu’on pourrait le croire. C’est si normal pour un Chrétien de garder les commandements de Dieu quand on se réclame de la foi de Jésus ! Mais l’Esprit juge nécessaire de donner aux saints des derniers jours cette définition parce que « quiconque observe la loi mais pèche contre un seul des commandements de Dieu est coupable de tous », selon Ja.2 : 10. Et cette situation concerne ceux qui honorent le dimanche romain, marque de la bête, ils transgressent le 4ème commandement de Dieu ; en conséquence, leur foi et leur revendication chrétienne sont rendues vaines.
Ici, il est question de « foi de Jésus », tandis qu’Ap.12 : 17 révèle le ministère prophétique des derniers saints en citant « le témoignage de Jésus ». La « foi de Jésus » nous est rappelée comme le modèle de l’obéissance parfaite que les saints doivent reproduire avec l’aide du Saint-Esprit de Jésus-Christ.
Q2-4
1844
Le début des Bienheureux
Apocalypse 14
Verset : 13
Et j’ouïs une voix venant du ciel, disant, écris, Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur, dorénavant.
La voix céleste de Dieu adresse une béatitude à l’attention de ses véritables saints, ses « Bienheureux ».
Cette béatitude est rattaché à la date 1844 en laquelle le décret de Da.8 : 14 est entré en application. Plus que 150 années vont s’écouler jusqu’au retour glorieux du Christ, son glorieux « adventus ». Et dans cette période de temps des élus vont s’endormir dans la mort naturelle ou accidentelle, peu importe, l’essentiel est qu’ils meurent véritablement dans le Seigneur. Mais là encore, c’est Dieu seul qui en juge. Et dans sa révélation l’Esprit nous apprend qu’une croix sur une tombe ne fait pas systématiquement un mort dans le Seigneur.
 
 
Des œuvres persistantes
 
Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.
Le repos de la mort des vrais saints sera suivi du grand repos éternel qui leur sera offert dans la première résurrection réservée aux morts en Christ au début du septième millénaire, les mille ans d’Ap.20 : 5-6-7.
La cause de leur récompense est fondée sur la qualité des œuvres manifestées par leur foi. Leurs œuvres agréables à Dieu « les suivront » à leur résurrection dans l’éternité ouverte devant eux.
Paul a dit dans 1 Co.3 : 11 à 15 : « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, lequel est Jésus Christ. Or si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera rendu manifeste, car le jour le fera connaître, parce qu’il est révélé en feu ; et quel est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage de quelqu’un qu’il aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même il sera sauvé, toutefois comme à travers le feu ». Cet enseignement s’applique au statut de la foi avant 1844, mais, avec le décret de Da.8 : 14, le verset 15, final, ne correspond plus à la dernière situation spirituelle établie par Dieu. Celui dont l’œuvre est consumée perd avec ses œuvres la vie éternelle offerte par Jésus. Car la démarcation entre les élus et les déchus est clairement établie par le choix d’honorer le saint sabbat de Dieu ou le dimanche romain.
Q2-5
 
Le thème de la moisson
Apocalypse 14
Verset : 14
Et je vis, et voici, une nuée blanche, et sur la nuée quelqu’un assis, semblable au Fils de l’homme, ayant sur sa tête une couronne d’or et dans sa main une faucille tranchante.
La description présentée illustre l’adventisme dont le caractère est, précisément, l’attente du retour du Christ qui reviendra dans la gloire de ses anges porté par les nuées des cieux. Dans cette position assise, le Christ juge la foi des hommes ; la couronne d’or placée sur sa tête rappelle sa victoire sur le péché et sur la mort et elle est d’or comme modèle de foi parfaite.
Dans sa main une faucille tranchante suggère le temps de la moisson. Dans Matt.13 : 39, Jésus déclare : « la moisson, c’est la fin du monde ». Cette fin du monde est précédée par l’œuvre missionnaire adventiste caractérisée par l’attente du vrai retour du Christ et par la pratique du repos du sabbat du septième jour. Elle couvre le temps qui va de 1844 au retour du Christ. Entre 1863 et 1994, elle a connu une forme institutionnelle. Mais depuis 1994, le mépris manifesté par cette église, pour la dernière lumière prophétique, lui a valu d’être vomie par Jésus. La mission adventiste a retrouvé, alors, son caractère de mouvement de réveil individuel qu’elle avait présenté entre 1844 et 1863.
L’entrée en application du décret de Da.8 : 14 a enfermé toutes les institutions religieuses chrétiennes, catholiques ou protestantes, dans une condition de mort spirituelle.
Depuis 1844, Dieu éprouve la foi de chacun et il sélectionne celui en qui il trouve l’amour de la vérité qui le rend digne d’être sélectionné. Jusqu’à la fin du temps de grâce, qui interviendra après le désastre de la 6ème trompette, il appartient à chacun de donner la preuve de son amour pour la vérité divine. Le salut offert par Jésus-Christ est conservé ou obtenu à ce seul prix ; et cette offre est limitée dans le temps par la fin du temps de grâce programmée par Dieu. La loi dominicale annoncée dans Ap.13 : 16, sous la marque de l’image de la bête, justifiera pour Dieu l’arrêt de l’offre de grâce. La séparation entre le bon grain et l’ivraie étant clairement établie, les uns et les autres recevront le salaire que Dieu leur a réservé. Le bon grain entrera dans les greniers célestes et l’ivraie sera brûlée sur la terre.
En résumé, retenez que le thème de la moisson commence, en 1844, par une séparation du bon grain et de l’ivraie et qu’il s’achève au retour glorieux du Christ.
La faucille est précisée « tranchante » ce qui souligne l’idée d’une séparation définitive, car coupée du sol, le fruit de la terre cesse d’être nourri.
 
 
La fin de la patience divine
Apocalypse 14
Verset : 15
Et un autre ange sortit du temple, criant à haute voix à celui qui était assis sur la nuée, Lance ta faucille et moissonne ; car l’heure de moissonner est venue, parce que la moisson de la terre est desséchée.
L’ordre donné sort du temple qui symbolise, sur la terre, l’église de Jésus-Christ, et dans le ciel, la demeure céleste du Père. Le texte ne précise pas un état céleste, il s’agit donc plutôt du temple terrestre spirituel. La décision de moissonner est prise en fonction du constat de l’état de la foi chrétienne.
Qui moissonne ? le Christ en personne.
« La moisson de la terre est desséchée », elle est donc arrivée au terme de son mûrissement, et tout prolongement du temps serait vain et inutile. Cette situation définit le contexte de la fin du temps de la grâce individuelle.
 
 
Un accomplissement certain
Apocalypse 14
Verset : 16
Et celui qui était assis sur la nuée mit sa faucille sur la terre, et la terre fut moissonnée.
Matt.13 révèle en quoi consiste l’œuvre de la moisson accomplie à la fin du monde. L’ivraie a été liée en gerbes regroupées par le soutien au dimanche romain et sera finalement brûlée. Du côté « bon grain », les anges de Dieu rassembleront les élus de toute la terre et ils seront conduits dans le royaume des cieux, les greniers célestes du Père.
La moisson finale délivre les élus de la méchanceté des rebelles terrestres et célestes qui restent, eux, sur la terre après l’intervention de Jésus-Christ.
Q2-6
 
Le thème de la vendange
Apocalypse 14
Verset : 17
Et un autre ange sortit du temple qui est dans le ciel, ayant lui aussi une faucille tranchante.
Un deuxième thème suggéré par les termes : « un autre ange », concernant ces rebelles restés encore vivants, après l’enlèvement des élus, nous est maintenant présenté.
Le « temple » cité est bien cette fois céleste. L’action évoquée est donc placée sous le signe du grand juge divin pour lequel l’heure est venue de faire payer aux coupables leurs « blasphèmes contre son habitation », son temple céleste, selon Ap.13 : 6.
 
 
La vengeance de Jésus-Christ
Apocalypse 14
Verset : 18
Et un autre ange, ayant pouvoir sur le feu, sortit de l’autel et, en jetant un grand cri, il cria à celui qui avait la faucille tranchante, disant,
Le « pouvoir sur le feu » désigne le pouvoir de détruire ; le feu étant symbole de la destruction.
Cet « autre ange » va exprimer le jugement de Dieu par l’utilisation du feu ; le sort qui est réservé à la « petite corne » de Da.7 : 11, appelée Babylone la grande, la prostituée, dans Ap.17 : 16.
La voix sort de « l’autel » symbole de la croix du martyre de Jésus-Christ. Son sacrifice, sous estimé, et donc méprisé, par les rebelles qui se réclament néanmoins de son salut, en justifiant la désobéissance, lui donne toute autorité et toute légitimité à ordonner le châtiment des coupables. « L’autel », méprisé, était déjà la cause de la venue de la 6ème trompette, selon Ap.9 : 13.
 
 
L’endurcissement des esprits rebelles est à son comble
 
Lance ta faucille tranchante et vendange les grappes de la vigne de la terre car ses raisins ont mûri.
Ici encore, l’action de la faucille « tranchante » sera définitive sans possibilité de rattrapage.
Les coupables, ennemis inconscients de Dieu, sont comparés cette fois non à l’ivraie mais à des raisins mûrs pour être vendanger dans la cuve de la colère de Dieu.
Dans cette image, « les grappes » désignent les groupes religieux collectivement assemblés, par des particularités secondaires, qui ont contribué à l’enténèbrement de la foi chrétienne ; ce que la 5ème trompette suggérait en disant : « le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits » ; cette multiplication injustifiée des églises chrétiennes ayant été cause d’une intoxication religieuse dans laquelle la lumière divine devenait invisible pour la plus grande satisfaction du diable.
Mais le jugement de Dieu est avant tout individuel et il concerne chaque grain de raisin regroupé dans les grappes. Car la décision individuelle est à l’origine du choix de chacun des coupables.
 
 
Une punition collective et individuelle
Apocalypse 14
Verset : 19
Et l’ange mit sa faucille sur la terre, et vendangea la vigne de la terre, et jeta les grappes dans la grande cuve du courroux de Dieu.
En citant deux fois le mot « terre » ce verset cible particulièrement la foi protestante concernée par la 5ème trompette. Elle est, comme l’Israël juif le fut, comparée à une vigne de l’Eternel pour laquelle le Vigneron a tout mis en œuvre pour la faire réussir afin de porter du bon fruit agréable au goût et plein de saveur. Mais les grappes concernées dans cette vendange sont des raisins marqués par l’amertume héritée de la foi catholique à laquelle ils se sont alliés en donnant vie à « l’image de la bête » révélée dans Ap.13 : 12.
« La grande cuve du courroux de Dieu » va s’accomplir par ses « sept derniers fléaux » qui seront le thème d’Ap.16. Ce sont les derniers qui, comme les premiers accomplis par les six premières trompettes, frappent les ennemis de Dieu caractérisés par l’honneur rendu au dimanche romain venu remplacer le sabbat en 321, au titre de « jour du soleil invaincu ».
 
 
L’Elue n’est plus sur la terre
Apocalypse 14
Verset : 20
Et la cuve fut foulée hors de la ville ;
La foulée de cette cuve est développée dans Es.63 : 2 à 6, en ces termes : «  Pourquoi y a-t-il du rouge à tes vêtements, et tes habits sont-ils comme celui qui foule dans la cuve ? J’ai été seul à fouler le pressoir, et d’entre les peuples pas un homme n’a été avec moi ; et je les ai foulés dans ma colère, et je les ai écrasés dans ma fureur, et leur sang a rejailli sur mes habits, et j’ai souillé tous mes vêtements. Car le jour de la vengeance était dans mon cœur, et l’année de mes rachetés était venue. Et je regardai, et il n’y avait point de secours ; et je m’étonnai de ce qu’il n’y avait personne qui me soutînt ; et mon bras m’a sauvé, et ma fureur m’a soutenu. Et j’ai foulé les peuples dans ma colère, et je les ai enivrés dans ma fureur ; et j’ai fait couler leur sang à terre ».
La précision « hors de la ville » sous entendue sainte révèle que la vendange des rebelles s’effectue après l’enlèvement au ciel des élus symbolisés par la « ville sainte » dans Ap.11 : 2.
 
 
Le châtiment est pour les enseignants religieux
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1600 années de transgression du sabbat
 
 
 
 
 
 
En 1600, date où la Bible est répandue
Et siècle ou la foi réformée est née
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La vengeance des victimes trompées
 
et de la cuve il sortit du sang jusqu’aux mors des chevaux, sur un espace de mille six cents stades.
Ce dernier verset du chapitre va faire apparaître un enseignement très important sur le caractère de la « vendange ». La cible principale du Christ vengeur est l’enseignant religieux. Il est suggéré comme étant celui qui dirige le « cheval » par le moyen des brides reliées au mors placé dans sa bouche. Ceci repose sur l’enseignement de Ja.3 : 3 déjà plusieurs fois évoqué : « Voici, nous mettons les mors des chevaux dans leurs bouches, pour qu’ils nous obéissent, et nous dirigeons çà et là leur corps tout entier ». Mais pour mieux comprendre cette leçon, il nous faut retenir l’avertissement présenté au début de ce chapitre 3 dans les versets 1 et 2 : « Ne soyez pas beaucoup de docteurs, mes frères, sachant que nous en recevrons un jugement plus sévère ; car nous faillissons tous à plusieurs égards. Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, celui-là est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride ».
Le sang versé dans la vendange est donc celui des enseignants religieux et leur culpabilité s’allonge sur un espace de temps de mille six cents stades. Le décryptage est des plus subtils. Le mot « stades » s’appuie sur l’enseignement de Paul de 1 Co.9 : 24-25 où il compare l’appelé au salut à un athlète qui court dans le stade en se préparant, avec persévérance, pour obtenir le prix de la vocation céleste. Les enseignants religieux concernés ont négligé leur propre préparation, et ceci depuis 1600 années qui ont débuté en 321 lorsque le péché du « jour du soleil invaincu » a été adopté et honoré dans la foi chrétienne.
L’importance donnée à la foi protestante transformée, à son tour, en « bête » religieuse mérite une seconde interprétation du nombre 1600. Il peut en effet évoquer le 16ème siècle au cours duquel l’épreuve de foi a révélé la fidélité de la foi des Chrétiens réformés. A cette époque, ils ont su rejeter et condamner les faux enseignants du catholicisme intolérant envers eux. Au temps de la fin du monde, leur emploi de cette même intolérance, comme enseignants religieux, les rend plus coupables devant Dieu. Cette seconde interprétation est d’autant plus intéressante que le contenu de la Bible était inconnu des hommes avant le 16ème siècle où la Bible a été largement publiée. Aussi le verset désignerait la mort d’enseignants qui n’ont pas tenu compte de l’enseignement de la Bible rendue accessible depuis le 16ème siècle.
Un verset biblique bien connu de Jé.17 : 5 s’est alors appliqué contre les coupables : « Maudit soit l’homme qui se confie en l’homme, et qui prend la chair pour son appui ». Le seul appui pour parvenir au salut c’est la Bible et rien que la Bible ; bien comprise et bien interprétée elle conduit toujours vers l’obéissance aux préceptes divins.
Mais qui verse le sang des enseignants ? Ceux qu’ils ont séduits et tranquillisés, en leur affirmant avec beaucoup d’efficacité que Dieu était avec eux, et qu’ils n’avaient donc rien à redouter. Quand les faits démontrent le contraire, la colère enflamme les esprits des victimes qui les consumeront par le feu selon le dessein arrêté par Dieu révélé dans Ap.17 : 16 ; ceci conformément au rôle du feu révélé au verset 18 que nous avons étudié : «  Et les dix cornes que tu as vues et la bête,  celles-ci haïront la prostituée et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ».
 
 
 
Nous avons trouvé dans ce chapitre 14 trois thèmes principaux qui se succèdent dans le temps.
  1. La mission adventiste qui proclame le retour de Jésus-Christ et la restauration du saint sabbat sanctifié par Dieu.
  2. Le thème de la moisson, dont la fin est marquée par la séparation définitive des élus conduits au ciel et des rebelles qui restent sur la terre pour leur destruction.
  3. Le thème de la vendange, qui concerne la destruction des enseignants religieux par leurs victimes séduites.
Entre la mission adventiste et la fin de la moisson il y a l’heure terrible de la fin du temps de grâce. Le moment où la porte de l’arche spirituelle est refermée par Dieu lui-même et plus personne ne pourra dès ce moment accéder au salut du Christ Jésus. Ceux qui sont restés dehors sont, irrémédiablement, condamnés à mourir et, en ce qui concerne les faux chrétiens à mourir deux fois. La fin du temps de grâce sera précisément le thème du chapitre 15 qui vient.
La brièveté de l’action liée à ce thème est soulignée par le petit nombre de versets qui lui est consacré ; c’est le plus court du livre : 8 versets.
 
Apocalypse 15
 
 
 
Le chiffre 15
Au dessus de 14, les chiffres ne reposent plus sur des additions des chiffres 1 à 7. Le chiffre 15 est rattaché, dans l’Apocalypse, au thème de la fin du temps de grâce. On peut, toutefois, y voir la possibilité de 3 fois 5 ; soit la perfection de l’homme, ou bien, la perfection du temps imparti pour le salut de l’homme.
R1
2031
Présentation du thème
 
Les sept dernières plaies
Apocalypse 15
Verset : 1
Et je vis dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux, sept anges, ayant sept plaies, les dernières ; car en elles le courroux de Dieu est consommé.
Le thème de ce chapitre va ouvrir celui du chapitre 16 ; celui des « sept dernières plaies » par lesquelles Dieu va exprimer son courroux.
Qualifié de « signe grand et merveilleux » la vision présente le caractère personnel du Dieu vivant lui-même grand et merveilleux. Cet adjectif merveilleux est parfaitement justifié car l’action annoncée est surnaturelle, rattachée à l’action directe de Dieu, et comparable, en plus grande, aux dix plaies par lesquelles il frappa l’Egypte rebelle au temps de Moïse.
 
 
Vision des élus victorieux
Apocalypse 15
Verset : 2
Et je vis comme une mer de verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient remporté la victoire sur la bête, et sur son image, et sur le nombre de son nom, se tenant debout sur la mer de verre, ayant des harpes de Dieu.
La « mer de verre » image la pureté d’une multitude rachetée par Jésus-Christ. Elle est « mêlée de feu » car elle est passée à l’épreuve du feu. Nous retrouvons ici le sujet des œuvres éprouvées par le feu déjà suggéré dans Ap.14 : 13 par l’expression : « et leurs œuvres les suivent ».
Cette scène anticipe la victoire des derniers élus déjà évoquée dans Ap.14 :1.
L’identité de leurs adversaires est présentée : la bête, l’intolérance catholique, et son image, la coalition intolérante catholique et protestante. En sachant que le nombre, du nom de la bête, est 666 et que ce nombre résulte du calcul des lettres romaines utilisées dans l’expression « VICARIVS FILII DEI », nom qui désigne, à l’origine, le titre papal définit une revendication de : « serviteur du Fils de Dieu » imputable, autant, au Catholicisme qu’au Protestantisme. Ce nombre 666 concerne donc bien les deux religions chrétiennes déchues successivement au cours de l’ère chrétienne.
Rattachés, comme élus du Christ, les vainqueurs « se tenant debout », ne sont pas tombés dans la dernière épreuve de foi programmée par Dieu. Ils ont su mettre en harmonie, symbolisée par le mot « harpes », leurs paroles et leurs œuvres.
R2
 
Célébration de leur délivrance
Apocalypse 15
Verset : 3
Et ils chantent le cantique de Moïse, esclave de Dieu, et le cantique de l’Agneau, disant, grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu, Tout-puissant ! Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations !
Toujours dans la vision de la victoire anticipée les élus, des derniers adventistes, célèbrent, par des chants, le cantique de Moïse, celui par lequel il célébra, lui-même, sa sortie victorieuse de l’Egypte. Les élus des derniers jours ont eux été délivrés de la mort que voulaient, comme Pharaon, leur infliger les derniers rebelles, non païens comme pour l’Egypte, mais engagés dans la foi chrétienne dans son ténébreux mystère de l’iniquité.
Les élus ont donc bien des raisons de se réjouir de ce que Dieu est venu frapper par ses grands et merveilleux derniers fléaux leurs ennemis mortels.
Dans cette action, le Dieu créateur a révélé, aux hommes, la perfection de sa justice qui fait, de ses lois et de ses principes, des vérités qui expriment son caractère ; à ce titre, il est digne d’être appelé « le témoin fidèle et véritable » dans cette époque finale placée sous le nom Laodicée.
On dit « les voies du Seigneur impénétrables » ; c’est vrai pour ses ennemis mais pas pour ceux qu’il aime, et qui l’aiment. Le projet de Dieu a été progressivement révélé aux hommes par la première alliance et la première venue de Jésus, le Christ, promis par Dieu à son peuple juif. Au cours du temps ses élus ont toujours bénéficié de la progression de sa révélation. Jésus a dit d’Abraham : « il a vu mon jour, et il s’en est réjoui ». Des détails de la vie des élus ne sont pas révélés dans la Bible, mais leur relation d’amour a obtenu des sommets de bénédictions particulières restées strictement individuelles et secrètes.
Les nations de la terre, entrées en rébellion, ont été vaincues et détruites. Les seules nations vivantes sont, dès lors, strictement célestes et Dieu, le Vainqueur d’Harmaguédon, est leur unique Roi.
 
 
L’obéissance au message du premier ange d’Ap.14 : 7
Apocalypse 15
Verset : 4
Qui ne te craindrait, Seigneur, et qui ne glorifierait ton nom ? car seul tu es saint ;
Il est encore temps de vous poser cette question et d’y apporter la sage réponse. Mais la prophétie anticipe encore la victoire du camp divin. Ceux qui se trouvent dans la gloire des élus ont répondu positivement au message du premier ange d’Ap.14 : 7 : « Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et rendez hommage à celui qui a fait le ciel et la terre et la mer et les sources d’eaux ». Ils ont sagement choisi d’obéir au commandement de Dieu et ne l’ont jamais regretté. Car ils ont découvert, dans l’obéissance, une qualité de relation avec Dieu inimaginable pour le commun des mortels. L’obéissance au saint sabbat n’a plus été regardée comme un « fardeau », ce que faisaient les premiers réformateurs selon Ap.2 : 24, mais comme un rendez-vous d’amour. La fidélité réciproque de Dieu et de l’élu a conduit au résultat victorieux obtenu.
« Car seul tu es saint » suggère la revendication de la sainteté d’un autre personnage ; l’ennemi ciblé par Dieu, le pape que ses fidèles osent appeler le « très saint père ». Ceci, alors que Jésus nous a mis en garde contre ce fait en disant dans Matt.23 : 9 : « Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux ». L’expression « très saint père » présente donc deux graves fautes envers Dieu au sujet de la sainteté indignement attribuée, et du nom père, interdit par Jésus dans un sens spirituel.
 
 
Les nations rebelles se prosterneront devant Dieu au jugement dernier
 
car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; parce que tes faits justes ont été manifestés.
Après la seconde résurrection qui leur est réservée pour le jugement dernier, prévu après la fin du septième millénaire, les « nations » rebelles de la terre « viendront et se prosterneront » devant Dieu avant leur destruction de la seconde mort. Car mille ans sont nécessaires pour permettre, aux juges rachetés, d’effectuer le jugement des rebelles morts.
Dieu a déclaré dans Es.45 : 23 : « Je le jure par moi-même, la vérité sort de ma bouche et ma parole ne sera point révoquée : tout genou fléchira devant moi, toute langue jurera par moi ».
« Tes faits justes ont été manifestés » nous situe bien après le châtiment des « sept dernières plaies » qui nous seront présentées dans Ap.16.
 
 
L’action divine rendue visible
Apocalypse 15
Verset : 5
Et après ces choses je vis, et le temple du tabernacle du témoignage dans le ciel fut ouvert.
Revenant en arrière dans le temps, nous entrons maintenant dans l’évocation du thème de la fin du temps de grâce. L’heure de la dernière épreuve de foi des élus se présente devant nous. Dans le ciel, Dieu s’apprête à s’engager dans une œuvre basée sur l’enseignement du sanctuaire hébreu dans lequel, dans le lieu très saint, se trouvait l’arche du témoignage qui désigne la loi des dix commandements de Dieu gravés, de son doigt, sur deux tables de pierre.
Il y avait aussi, à côté de l’arche, la verge fleurie d’Aaron, un Omer de manne et une copie de la loi de Moïse. Tous ces éléments témoignent des œuvres, posées par Dieu, dans son alliance avec les hommes.
  1. La verge rappelle l’autorité du choix du prophète établi par Dieu. Une notion qui prend toute son importance depuis 1844 et encore bien davantage depuis 1994.
  2. La manne témoigne de ce que l’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole sortie de la bouche de Dieu. Car sa parole peut miraculeusement produire de la nourriture pour ses élus s’il l’estime nécessaire.
  3. Le rouleau de la torah est le premier des deux témoins bibliques évoqués dans Ap.11 : 3. Au temps de la fin, le deuxième témoin de la nouvelle alliance est venu s’ajouter au premier de l’ancienne.
Dans l’arche, il y a la loi, dont le quatrième commandement est transgressé par le camp rebelle depuis 321. Il est temps pour Dieu de révéler concrètement aux hommes ce qu’il pense de cette transgression.
 
 
La justice et la vérité divine entre en action punitive
Apocalypse 15
Verset : 6
Et les sept anges qui avaient les sept plaies sortirent du temple, vêtus d’un lin pur et éclatant, et ceints sur leurs poitrines de ceintures d’or.
Les sept anges désignent l’ange de Dieu, Christ lui-même, ou des anges attachés à son service. Ils sont à l’image du Christ donnée dans Ap.1 : 13, « vêtus d’un lin pur et éclatant » de blancheur symbole des œuvres justes des saints selon Ap.19 : 8 ; et ceint « sur sa poitrine d’une ceinture d’or » qui désigne la pureté (or) de sa vérité figurée par « la ceinture » dans Eph.6 : 14. Le camp du Dieu de vérité va affronter le camp du mensonge.
 
 
L’accumulation des péchés châtiée par la colère de Dieu
Apocalypse 15
Verset : 7
Et l’un des quatre animaux donna aux sept anges sept coupes d’or, pleines du courroux de Dieu qui vit aux siècles des siècles.
Parmi les quatre animaux, il semble que le premier, à l’image du lion royal, soit concerné. Dieu, le Roi, célébré par les nations céleste, va révéler la puissance illimitée de sa force à ses ennemis terrestres.
L’expression « sept coupes d’or » mérite une explication. « Sept » désigne la plénitude. Les « coupes d’or » suggèrent l’activité religieuse de la sainte cène puisque Babylone la grande en tient une, pour ses messes, dite remplie de ses abominations dans Ap.17 : 5. Les « sept coupes d’or » imagent donc la plénitude des abominations religieuses pratiquées au nom du sacrifice de Jésus-Christ. Les rebelles catholiques, protestants et faux adventistes vont devoir boire les coupes qu’ils ont remplies jusqu’à la lie, selon l’expression bien connue. Car le Dieu créateur est prêt à vider sa colère sur eux.
R3
 
La porte de la grâce est définitivement fermée
Apocalypse 15
Verset : 8
Et le temple fut rempli de la fumée qui procédait de la gloire de Dieu et de sa puissance ; et personne ne pouvait entrer dans le temple, jusqu’à ce que les sept plaies des sept anges fussent consommées.
Nous devons le comprendre, l’œuvre du scellage d’Ap.7 a été effectuée. La loi dominicale d’Ap.13 : 17 a été proclamée, et chacun a fait, librement, le choix d’obéir à Dieu ou aux hommes. A ce titre, je le rappelle, celui que l’église romaine revendique faussement pour premier pape, l’apôtre Pierre, a déclaré aux Juifs, fidèlement : « Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ». Les élus s’inspireront sagement de son conseil.
Dans le rite du sanctuaire, la présence de la nuée fumante dans la tente interdisait son accès pour les hommes. Ce message est confirmé par la précision « et personne ne pouvait entrer dans le temple ». Le mot « personne » vise spécifiquement les élus de Dieu ; ils vont devoir eux-aussi vivre sur la terre, déjà martyrisée par la destruction nucléaire de la sixième trompette, le temps des « sept dernières plaies » qui vont frapper le camp rebelle.
Plus largement, dans cette expression, le mot « personne » révèle l’arrêt, définitif, des conversions permettant l’accès au salut offert au nom du sacrifice volontaire du Seigneur Jésus-Christ. Les pierres vivantes assemblées pour former l’édifice spirituel selon 1Pi.2 : 5, le temple de Dieu, sont au complet. Et nul ne pourra désormais passer d’un camp à l’autre. C’est l’heure de la fin du temps de grâce que tous les hommes devraient redouter s’ils en mesuraient la portée et les conséquences.
 
 
 
Les conséquences de la fin du temps de grâce vont apparaître de manière concrète et visible, sous la forme des « sept dernières plaies », ou fléaux, qui vont exprimer aux rebelles coupables l’intensité du courroux de Dieu. De même que ses cibles étaient les Egyptiens, au temps de la délivrance des Hébreux, ses derniers ennemis seront frappés à cause du péché symbolisé par le mot Egypte. Et comme les Hébreux avaient assisté au châtiment des Egyptiens, en étant protégés par le sang expiatoire appliqué sur les linteaux des portes de leurs maisons, les derniers élus seront eux aussi épargnés à cause du sang versé, par Jésus-Christ, parce que son jugement les considère dignes de bénéficier de sa justice éternelle.
Dans le contexte final, de la dernière épreuve de foi, les élus sont protégés par le « sceau », de l’approbation divine, dont « le signe » est la sanctification du saint sabbat du septième jour ; sujet du quatrième des dix commandements de Dieu.
 
 
Apocalypse 16
 
 
 
Le chiffre 16
Je propose pour ce chiffre l’explication suivante :
3 = temps de perfection + 13 = La foi chrétienne intolérante des deux « bêtes » catholique et protestante réunies dans « la bête qui monte de la terre ».
S
2031
L’autorité céleste contre l’autorité terrestre
Apocalypse 16
Verset : 1
Et j’entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges : allez, et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu.
Ce verset fait référence à l’annonce d’Ap.15 : 7 et montre la relation entre la fin du temps de grâce et le thème des sept dernières plaies de ce chapitre 16.
La leçon donnée est la suivante : ces derniers châtiments, infligés par Dieu, n’ont pas pour but de conduire les coupables à la repentance, mais de punir des rebelles définitivement perdus.
A l’époque de l’autorité protestante américaine de « la bête qui monte de la terre », les sept châtiments, venant exprimer la colère de Dieu, ont pour cible « la terre ».
Afin de bien faire comprendre que ces « sept dernières plaies » ont pour but, comme les six châtiments précédents symbolisés par « les trompettes », de punir la transgression du saint sabbat divin. Les cibles visées seront, successivement, également, et dans le même ordre, la terre, la mer, les fleuves et les sources d’eaux, le soleil, soit, les éléments que Dieu a créés au commencement de notre histoire terrestre. Le Dieu créateur frustré montre ainsi sa parfaite maitrise sur sa création entière.
La nature ayant souffert, à cause des hommes, Dieu l’utilise, comme une arme divine, pour punir les destructeurs humains ; ce que confirme Ap.11 : 18 en disant : « … et le temps » est venu « pour détruire ceux qui détruisent la terre ».
S1
 
1ère cible : la terre
Apocalypse 16
Verset : 2
Le premier alla, et il versa sa coupe sur la terre. Et un ulcère malin et douloureux frappa les hommes qui avaient la marque de la bête et qui adoraient son image.
Comme dans la 1ère trompette, dans la 1ère coupe, la cible est « la terre ».
La « première coupe » de la colère de Dieu est versée sur la foi protestante, symbolisée par le mot « terre », mais aussi sur la foi catholique qui lui est associée. La « marque de la bête », le dimanche, ex « jour du soleil invaincu », et « l’adoration de son image », la foi chrétienne intolérante, les unissent pour le pire, à l’heure du châtiment divin.
Les rebelles, faussement chrétiens, sont frappés par le même « ulcère malin et douloureux » qui avait touché les Egyptiens en leur époque. Les rebelles des derniers jours sont du niveau du pharaon de l’Egypte de Moïse. Il avait osé dire : « Qui est l’Eternel, pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais point l’Eternel, et je ne laisserai point aller Israël ».
On peut aussi comparer la réaction des rebelles à celle du juste Job lui aussi frappé, mais injustement, par le même fléau. Alors que Job a persévéré dans son intégrité pour témoigner contre le diable, les rebelles du temps final vont finir, eux, par maudire et « blasphémer le Dieu du ciel » au verset 11 de ce chapitre. Les raisons de l’épreuve imposée sont en effet très différentes.
S2
 
2ème cible : la mer
Apocalypse 16
Verset : 3
Le second versa sa coupe dans la mer. Et elle devint du sang, comme celui d’un mort ; et tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer.
La « mer » est la cible commune de la 2ème coupe et de la 2ème trompette.
En visant « la mer », le Dieu créateur frappe l’élément de base de sa création. Spirituellement, c’est le critère du symbolisme de la foi catholique papale romaine appelée « la bête qui monte de la mer ». En transformant la mer en sang, Dieu confirme son caractère de symbole de malédiction et de mort humaine. Le milieu marin était celui d’animaux prédateurs vivant dans le principe de la loi du plus fort ; le plus gros mangeant le plus petit que lui.
Lorsque l’homme applique ce même principe, il devient à son tour l’égal de l’animal marin. Et cela justifie le lien établi entre la foi despote catholique papale et « la mer ».
« La mort » de tous les animaux marins annonce celle des adeptes de « la bête qui monte de la mer » reproduite en « image » par « la bête qui monte de la terre » dans le contexte de ce châtiment final.
Avec la mer morte formée dans la vallée où furent détruites les villes de Sodome et Gomorrhe par le feu du ciel envoyé, par Dieu, l’humanité reçoit un terrible avertissement, du sort final, qui lui est réservé.
L’œuvre de l’Eternel, dite étrange, prophétisée dans Es.28 : 21 s’accomplit. Elle consiste à détruite sa création ; ce qui n’est pas son habitude naturelle.
S3
 
3ème cible : les fleuves et les sources d’eaux
Apocalypse 16
Verset : 4
Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d’eaux. Et ils devinrent du sang.
La 3ème coupe et la 3ème trompette ont une même cible. « La mort » se rapproche de l’homme puisque cette fois sont frappés « les fleuves et les sources d’eaux » dont sa survie dépend. Pour lui permettre de subsister, jusqu’au terme des sept plaies consécutives, cette troisième plaie prendra un caractère partiel. Ces symboles désignaient, déjà, dans la 3ème trompette les peuples chrétiens réformés et l’enseignement de la sainte Bible. Elle-même était symbolisée par les « deux témoins » d’Ap.11 : 6 qui avaient « pouvoir de changer les eaux en sang et de frapper la terre de toutes espèces de plaies chaque fois qu’ils le voudront ». L’Esprit montre, par cette plaie, que sa cible, la terre ou foi protestante, a fait un mauvais usage de la sainte Bible qui révèle le témoignage des « deux témoins » de Dieu ; un témoignage qui s’élève contre les hommes coupables et les frappe.
 
 
Daniel 8 : 14 : justification de la sainteté
Apocalypse 16
Verset : 5
Et j’entendis l’ange des eaux qui disait : tu es juste, toi qui es, et qui étais ; tu es saint, parce que tu as exercé ce jugement.
« L’ange des eaux » désigne le messager de la vie des hommes. Selon Ap.17 : 15, les eaux symbolisent « des peuples, des nations, et des langues », dominés par la prostituée catholique, « Babylone la grande ». Or Jésus a enseigné que le prolongement de la vie des hommes ne dépendait pas uniquement du pain qu’il mange mais aussi « de toute parole sortie de la bouche de Dieu ». En 1844, cet enseignement va porter des conséquences tragiques par l’application du décret de Da.8 : 14 auquel ce verset 5 fait allusion en disant : « … Tu es juste … tu es saint … ». Nous retrouvons-là les deux mots clés de Da.8 : 14 : « … et la sainteté sera justifiée » ; des mots sortis de la bouche de Dieu qui ne reviennent pas à lui sans effet.
 
 
Pour Dieu, l’intention vaut l’action
Apocalypse 16
Verset : 6
Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire : ils en sont dignes.
Ils ont versé le sang des prophètes, pendant le châtiment d’avertissement de la 3èmetrompette, et ils s’apprêtent à renouveler cette faute. Dieu connait la méchanceté, de leurs cœurs insoumis, et va les laisser aller jusqu’au bout de leur projet car ils contribuent, dans cette action, à la démonstration universelle pour laquelle notre dimension terrestre a été créée.
 
 
L’opinion de Jésus-Christ
Apocalypse 16
Verset : 7
Et j’entendis l’autel qui disait : oui, Seigneur Dieu tout-puissant, tes jugements sont véritables et justes.
A travers « l’autel », c’est la voix du Christ crucifié, méprisé, qui exprime son juste jugement. Il évoque le « Seigneur Dieu tout-puissant » car ses « sept dernières plaies », ou fléaux, font découvrir aux hommes rebelles l’intensité de sa toute-puissance.
En punissant les coupables, qui ont méprisé la valeur de la démonstration d’amour qu’il leur a donné en venant s’offrir en sacrifice, volontaire, souffert en Jésus-Christ, l’Esprit du Dieu créateur agit de manière « véritable et juste ». Il applique, à ce moment-là, son principe annoncé : « Je ne tiens pas le coupable pour innocent ». Ceux que Jésus refuse de couvrir par sa parfaite « justice éternelle », doivent alors payer, personnellement, le prix de leurs péchés.
S4
 
4ème cible : le soleil
Apocalypse 16
Verset : 8
Le quatrième versa sa coupe sur le soleil. Et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu ;
La « quatrième coupe » est mise en relation avec la « quatrième trompette ». Le « soleil » est concerné dans les deux thèmes.
« Le soleil », devenu le sujet de la controverse de l’épreuve de foi finale, est utilisé, par Dieu, contre ceux qui l’ont honoré comme on honore une divinité. Si on demande à un Chrétien qui est son Dieu, il dit : Jésus-Christ. Mais que doit penser Jésus-Christ lorsque ce, même, Chrétien choisit d’honorer le jour du soleil païen, plutôt que le saint septième jour du sabbat sanctifié, doublement, à la création du monde et, ensuite, comme 4ème des dix commandements de Dieu ? Notre verset nous donne sa réponse. Il intensifie la chaleur du soleil afin que ses adorateurs inconscients soient « brûlés par » son « feu ».
Car « le soleil » est avant tout une créature du Dieu qui peut, à sa volonté, réduire ou intensifier sa puissance. Il agit, de même, avec les volcans, de la terre, qui restent, longtemps, au repos et qui, soudainement, se réveillent et détruisent des multitudes humaines, toujours, inconscientes de leur culpabilité.
 
 
1ère réaction des faux « Job »
Apocalypse 16
Verset : 9
et les hommes furent brûlés par une grande chaleur, et ils blasphémèrent le nom du Dieu qui a l’autorité sur ces fléaux, et ils ne se repentirent pas pour lui donner gloire.
Au moment prophétisé, cette action s’accomplira. Le soleil enverra, à la terre, une chaleur intense qui provoquera des brûlures bien supérieures aux coups de soleil reçus sur les bords des plages en été. Pour atteindre ce résultat, il suffira, au Créateur, d’ordonner le retrait de la couche d’ozone qui protège la terre des rayons solaires ultra violets.
L’enseignement, le plus important, de ce verset est dans le comportement et les réactions des hommes frappés par la chaleur du soleil : « ils blasphémèrent le nom de Dieu qui a l’autorité sur ces fléaux ». En restant dans une cohérence de l’interprétation prophétique, le blasphème évoqué, ici, doit représenter le mensonge comme dans Ap.13 : 1-5-6. Ainsi, incapables de « se repentir et de lui donner gloire » en honorant son saint sabbat exigé par le message du premier ange d’Ap.14 : 7, les rebelles s’enfoncent encore plus dans leur culpabilité en y ajoutant une réaction qui a pour conséquence de mensonger le caractère de Dieu.
En s’entêtant à se réclamer de sa justice, les vrais coupables imputent aux vrais saints la responsabilité des châtiments subis. Et selon eux, c’est Dieu qui juge les choses de cette manière ; son caractère véritable et juste est ainsi totalement déformé et blasphémé.
S5
 
5ème cible : le trône de la bête
Apocalypse 16
Verset : 10
Le cinquième versa sa coupe sur le trône de la bête. Et son royaume fut couvert de ténèbres ; et les hommes se mordaient la langue de douleur,
La cinquième coupe suppose une relation avec la cinquième trompette. Elle est censée d’être fondée sur le symbole du « trône » recevant la colère de la coupe.
Ce mot « trône » est cité avec insistance dans le message de Pergame, dans Ap.2 : 13, où il désigne la ville de Rome, où en 538, l’évêque de cette ville, imposé par le pouvoir civil, est devenu le souverain pontife de la foi catholique romaine. La succession entre le « trône » impérial romain et le « trône » papal a été évoquée dans Ap.13 : 3. Puis l’avancement dans le temps, donne à l’époque des « sept dernières plaies » ou fléaux, l’autorité soit, le « trône », au protestantisme américain déchu depuis 1844. Néanmoins, même à cette époque finale, la référence de « labête » reste l’original du catholicisme romain ; sa dernière forme étant toujours évoquée comme étant son « image ».
Aussi, « le trône », visé par cette cinquième coupe reste Rome à laquelle Dieu va imputer la mort de tous ses martyrs dans Ap.18 : 24.
Le lieu d’où se sont répandues les ténèbres spirituelles est lui-même plongé dans les plus profondes ténèbres. Et ceci, comme le royaume égyptien qui avait osé lui résister en son temps. Dieu renouvelle et prolonge le « jour obscur », de 1780, présenté comme un échantillon du sort réservé aux ennemis de la vérité approuvée par Dieu. Le noir absolu plonge l’homme dans un aveuglement total ; il est alors saisi par l’angoisse qui va jusqu’à provoquer un effet douloureux. Ceux qui ont présenté les ténèbres pour la lumière divine sont rassasiés de ténèbres.
« Se mordre la langue » consiste à punir la langue menteuse responsable de l’enseignement ténébreux diabolique. Sont ainsi concernés tous les faux prophètes qui ont enseigné le mensonge, soit les « queues, roseaux » symboliques d’Esaie 9 : 14. Ceux-là mêmes que la 5ème trompette prend pour sujet principal dans son thème.
 
 
Les réactions des faux « Job »
Apocalypse 16
Verset : 11
et ils blasphémèrent le Dieu du ciel, à cause de leurs douleurs et de leurs ulcères, et ils ne se repentirent pas de leurs œuvres.
Et les coupables, envers Dieu, continuent de rendre responsables, de leur souffrances, les irréductibles observateurs du sabbat qui refusent d’honorer Dieu a leur manière, en pratiquant, religieusement, le repos dominical rendu obligatoire par un décret humain approuvé par tous.
Ce verset nous apprend un détail important. Les plaies s’ajoutent et se prolongent dans le temps. L’intensité des souffrances provoquées ne fait donc que croître avec le temps. Pour autant, rien ne peut plus produire de la repentance, et nous l’avons vu et dit, ce n’était plus le but recherché par Dieu.
S6
 
6ème cible : le grand fleuve, l’Euphrate
Apocalypse 16
Verset : 12
Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. Et son eau tarit, afin que le chemin des rois venant de l’Orient du soleil levant fût préparé.
Après Rome, capitale de l’Italie et siège papal du catholicisme romain, la 6ème coupe concerne comme la 6ème trompette, le « grand fleuve l’Euphrate ».
Cet enseignement est merveilleux de subtilité. Nous l’avons vu, le nom Euphrate représente, symboliquement, le grand peuple européen déjà imagé par les « dix cornes » de Da.7:7-24 et Ap.13:1. Relevons la subtilité divine ; le symbole et sa cible débutent par les mêmes lettres « EU », également symbole de l’Europe Unie des derniers temps de l’histoire.
Cette 6ème coupe sonne le glas de la domination des ennemis de Dieu et prépare la victoire de ses esclaves fidèles. L’enseignement est fondé sur la comparaison avec la prise de Babylone par les Mèdes et les Perses vers - 537 ou - 538, événement cité dans Da.5:31. Historiquement, les « rois de l’Orient » (qui signifie : soleil levant) concernent ce peuple Mède et Perse. Et c’est bien en asséchant le lit du fleuve, Euphrate, qui traversait la ville, que les armées du roi Darius le Mède ont pu pénétrer dans la ville protégée, inutilement, par de hautes et fortes murailles.
En image spirituelle, « les rois venant de l’orient », ou selon le texte grec, « du soleil levant », sont les élus du Christ, les « rois » spirituels d’Ap.5:10, « scellés » par le « sceau du Dieu-vivant » dans le camp du « soleil levant », d’Ap.7:2, lequel symbolise le Christ divin, le « Soleil de Justice » de Mal.4:2.
Le verset le précise, il ne s’agit là que d’une « préparation » de la chute de Babylone. Le tarissement de l’eau du « fleuve Euphrate », s’accomplit par l’affaiblissement des peuples occidentaux, tous, d’origine, européens trompeusement « chrétiens », particulièrement, ciblés par les dernières plaies envoyées par Dieu. Déjà sortis, exsangues, de la destruction nucléaire produite par la « sixième trompette », les survivants européens ont abandonné toute leur autorité aux survivants de l’Amérique du nord. C’est là, en Amérique, que les décisions vont être prises. Elles auront pour conséquence, la chute de la domination du camp rebelle allié et soutien de « Babylone la grande ».
L’extrême méchanceté du peuple soumis à Rome, « le fleuve Euphrate » va provoquer sa perte. Le décret de mort qu’il va vouloir appliquer contre « les rois du soleil levant », qui désignent les observateurs du sabbat, serviteurs fidèles de Jésus-Christ, va se retourner contre eux et par la toute-puissance du Dieu vivant, il va bel et bien « tarir », détruit par l’éclat de l’avènement de Jésus. En effet, au verset 14 qui vient, les méchants de la terre vont affronter le camp des élus défendus par Jésus ; un pot de terre contre un pot de fer ; l’issue est donc prévisible.
 
 
L’union des hommes rebelles avec les esprits angéliques diaboliques
 
dernière forme du spiritisme
Apocalypse 16
Verset : 13
Et je vis sortir de la bouche du dragon, et de la bouche de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles.
La concertation s’organise. « Trois esprits impurs » comparés à des « grenouilles », animaux déclarés par Dieu impurs, mais aussi agiles pour sauter, imageant ainsi ceux qui ne savent pas marcher dans le chemin de la vérité tracé par Jésus-Christ. Ces sauts illustrent aussi les rencontres entre le continent américain et le continent européen ; il faut sauter par-dessus l’océan atlantique pour se rencontrer.
La coalition formée regroupe, les paroles du diable, symbolisées par la bouche du dragon, la bouche de la bête, en référence à sa forme originale papale romaine et la bouche du faux prophète qui concerne la foi protestante américaine, tombée en 1844, constituant la cible de la malédiction de la 5ème trompette.
 
 
Dernière phase de la préparation du combat Harmaguédon
Apocalypse 16
Verset : 14
Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant.
Une puissante action de séduction est alors engagée, par le diable, qui met tout en œuvre pour convaincre les hommes, et leurs dirigeants survivants, de réaliser son projet. Quel projet ? Ce verset nous le dit. L’objectif est désigné : le camp diabolique se rassemble contre « le grand jour du Dieu tout-puissant ». Il y aura donc un « combat » entre les deux camps diamétralement opposés, et définitivement séparés, depuis la proclamation de la loi dominicale qui a fermé le temps de grâce.
Ce « combat », dont le mobile vise à éradiquer toute pratique obéissante au sabbat sanctifié par Dieu, était évoqué dans la 5ème trompette et Ap13 : 15 en révèle le point crucial. Il faut durcir les sanctions prises contre les résistants, et promulguer un décret de mort, contre eux, pour une date déterminée et fixée. Le diable et ses victimes séduites mènent là leur dernière bataille.
 
 
Le fruit tardif de la malédiction de Sardes depuis 1844
Apocalypse 16
Verset : 15
Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte !
Par cette citation, prise dans le message de Sardes, «  Voici, je viens comme un voleur  », l’Esprit identifie, le camp rebelle, aux Chrétiens protestants héritiers de la déchéance de 1844.
Le reste du verset désigne la foi adventiste institutionnelle déchue à son tour, en 1994, en refusant le message prophétique dans lequel l’Esprit révèle le statut diabolique de la foi protestante. Aussi, finit-elle par se retrouver à ses côtés pour subir la juste colère de Dieu.
Les « vêtements blancs » obtenus, en 1844 par les pionniers, ont été retirés par l’Esprit à l’époque Laodicée en 1994. La foi adventiste traditionnelle s’est alors retrouvée « nue », et Dieu a révélé « sa honte » qui consiste à faire alliance avec Ses ennemis réunis dans l’œcuménisme.
Ainsi, cette dernière béatitude adressée par Jésus à « celui qui veille et qui garde ses vêtements », jusqu’à l’épreuve finale, me concerne, ainsi que tous ceux qui reçoivent, ou vont recevoir, la compréhension de sa révélation qu’il me fait rédiger et éclairer en pleine lumière.
 
 
Un rassemblement spirituel idéologique
Apocalypse 16
Verset : 16
Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon.
Le lieu du rassemblement est encore entièrement spirituel. Il concerne le but que le diable s’est fixé, sur lequel il est parvenu à « rassembler » l’adhésion et l’approbation des rebelles.
Si le nom est en « hébreu », c’est donc dans cette langue que son message se cache. Le mot « hébreu » rappelle les origines du peuple Israël. Sorti d’Egypte le peuple hébreu a été conduit aux pieds du mont Sinaï, pour y recevoir, de Dieu, ses dix commandements. Et précisément, le quatrième de ses commandements est l’objet de l’attaque de la loi dominicale qui prévoit la mort des observateurs du sabbat.
La traduction du mot hébreu « Harmaguédon » est : « montagne » (Hébreu : Har) « précieuse, exquise, noble » (Hébreu : Megiddo) … soit, un symbole du mont Sinaï sanctifié par la présence momentanée de Dieu, mais aussi la montagne de Sion, elle-même symbole du peuple des élus scellés qui y sont rassemblés dans l’image donnée dans Ap.14 : 1.
Je fais remarquer ici, qu’il existe bien en Israël une vallée de Megiddo où, en son temps, l’Israël belliqueux conduit par Josias subit une terrible défaite après avoir agressé, sans raison, l’armée égyptienne. De même les rebelles des derniers jours agresseront eux aussi, sans raison, les pacifiques observateurs du Sabbat et subiront, également, une terrible défaite. Nous retiendrons donc cette caractéristique puisqu’elle va s’appliquer au combat d’Harmaguédon prophétisé. Mais une vallée ce n’est pas une montagne. Nous comprenons, alors, que ce nom Harmaguédon est le produit d’une construction de l’Esprit pour un usage strictement spirituel que je viens de présenter.
Ce verset vient d’annoncer l’événement tant attendu par ses élus menacés de mort : « Voici, je viens comme un voleur ». Oui, pour ceux qui ne t’attendent pas, Seigneur, parce qu’ils ne t’ont pas suivi partout où tu vas ; et ceci parce qu’ils n’ont pas su renoncer à eux-mêmes et se charger de leur croix.
S7
 
7ème cible : l’air
Apocalypse 16
Verset : 17
Le septième versa sa coupe dans l’air. Et il sortit du temple, du trône, une voix forte qui disait : c’en est fait !
Dans le ciel, on prépare la victoire finale. Et la 7èmecoupe s’accomplit en même temps que la 7èmetrompette. La cible est cette fois « l’air », symbole du domaine terrestre de la puissance du diable.
La voix de Dieu qui sort du temple annonce d’une voix forte la fin du combat.
« C’en est fait ! ». Arrive enfin, pour les élus, le moment, tant attendu, d’être délivrés, de la mort promise, par la puissante apparition du Christ qui terrorise leurs ennemis comme la fin du 6ème sceau l’a révélé dans Ap.6 : 15 à 17.
 
 
Le verset clé de la structure du livre Apocalypse
Apocalypse 16
Verset : 18
Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement de terre, tel qu’il n’y avait jamais eu depuis que l’homme est sur la terre, un aussi grand tremblement.
Au son de la septième trompette, la trompette de Dieu, l’entrée en scène du surnaturel s’accompagne de phénomènes jamais entendus, ni vus. Cette expression qui a servi de clé de structure du livre Apocalypse les illustre.
«  Et il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres, et un grand tremblement de terre  ». On retrouve ici, en plus grand et à l’échelle universelle, l’atmosphère qui avait terrorisé le peuple juif aux pieds du mont Sinaï quand la voix de Dieu avait proclamé ses dix commandements.
Le « tremblement de terre » universel ramène, à la vie, les élus de toutes les époques, les morts en Christ sélectionnés pour la première résurrection citée dans Ap.20 : 4 à 6, depuis Adam, jusqu’au dernier élu scellé après 1844, et ceci, jusqu’à la fin de la 6ème trompette.
C’est alors que s’accomplit ce qui est annoncé dans 1 Co.15 : 51 à 53 et 1Th.4 : 15 à 17.
C’est le moment où, selon Da.12 : 7, « la force du peuple saint » est « entièrement brisée » et il est secouru par la venue du Christ puissant et glorieux. Là encore s’accomplit la promesse cachée, révélée subtilement par l’Esprit à ses serviteurs fidèles, par le nom Benjamin de la 12èmetribu scellée d’Ap.7 : 8. Le camp élu moribond reçoit de Dieu la preuve concrète qu’il est bien le « fils de sa droite ».
A ce moment, selon Jean 14 : 1 à 3, et Ap.4 : 1, les élus scellés restés vivants et les morts en Christ ressuscités quittent la terre pour « monter au ciel », afin d’entrer dans le royaume des cieux, où, Jésus-Christ leur a « préparé une place ». Voyons maintenant ce qu’il se passe sur la terre après leur départ pour le ciel.
 
 
La vendange pour Babylone la grande
La division du camp rebelle
Apocalypse 16
Verset : 19
Et la grande ville fut divisée en trois parties, et les villes des nations tombèrent,
Le rassemblement éclate et il est remplacé par la division. La puissance humaine et diabolique vient de se heurter « au pot de fer divin » ; elle en ressort complètement anéantie.
« et la grande ville fut divisée en trois parties ». Ces propos peuvent donner deux enseignements différents.
Le premier suggère l’idée de la rupture de la collaboration des trois entités désignées au verset 13 soit, le « dragon, la bête, et le faux prophète, trois esprits impurs ». Mais ceux-là collaborent pour rassembler les rois de la terre, les dirigeants des peuples au sein desquels il y a rupture également après l’intervention de Jésus-Christ.
En second, nous allons trouver dans Zac.11 : 8 une autre explication, nous y lisons : « J’exterminai les trois pasteurs (ou bergers) en un mois ; mon âme était impatiente à leur sujet, et leur âme avait aussi pour moi du dégoût ». J’ai cherché, et j’ai trouvé dans Ez.22 : 25 à 27 l’idée suivante : les trois pasteurs ou bergers sont trois autorités terrestres qui collaborent dans tous les régimes du type « bête ». Ces autorités sont, le roi ou autre chef civil d’un peuple, d’un état ou d’une nation, le clergé religieux, et les faux prophètes. C’est à ces trois catégories d’hommes responsables que Dieu impute le mal commis par Israël.
Ce principe est appliqué à Babylone la grande soit, la ville de Rome. Et cette division sera confirmée dans Ap.18 où nous verrons les entités civiles se tenir éloignées du lieu où Rome flambe. La dernière bête s’est formée sur une alliance des rois de la terre, les autorités civiles, avec la bête catholique papale et protestante, et le faux prophète protestant américain. Et lorsque Jésus intervient contre eux, ces trois bergers des peuples se séparent redoutant, non sans raison, le pire qui va conduire à l’extinction de l’humanité sur la terre.
La division en trois parties de la grande ville fait allusion à l’expérience passée de la tour de Babel très liée au nom Babylone. Là aussi, l’intervention de Dieu, qui leur donna des langues différentes, eut pour conséquence la séparation et la dispersion des hommes sur l’ensemble de la terre.
 
 
 
 
et Dieu, se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère.
La colère de Dieu continue à s’exprimer sur ceux qui allaient assassiner ses fidèles enfants, témoins de sa vérité.
Maintenant que la fausseté s’écroule, la terrible vérité s’impose aux esprits des survivants. La vie éternelle qu’ils croyaient pouvoir obtenir s’est éloignée, tel un mirage, de leur destin. Après les premiers pleurs viennent les grincements de dents et le désir de vengeance contre les coupables enseignants séducteurs qui sont à l’origine de la perte du salut.
C’est le moment, pour Dieu, de mettre en œuvre l’action symbolisée par la « vendange » annoncée dans Ap.14 : 18 à 20. C’est par elle que « Babylone la grande » reçoit de Dieu « la coupe du vin de son ardente colère ». Son enseignement catholique avait été symbolisé par un « vin de fornication » et par de « l’absinthe » produisant « l’amertume ». Cette « amertume » revient sur la tête des coupables qui sont massacrés, et la ville de Rome, elle-même, Babylone la grande, est, bien trop tard à mon avis, par ses victimes, consumée par le feu.
 
 
Le retour au chaos
Apocalypse 16
Verset : 20
Et toutes les îles s’enfuirent, et les montagnes ne furent pas retrouvées.
On ne peut imaginer l’aspect que prendra alors la planète terre, mais ce qui est sûr, c’est que sa surface aura terriblement été transformée.
 
 
Le salaire du méchant serviteur
Apocalypse 16
Verset : 21
Et une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent, tomba du ciel sur les hommes ; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand.
Pour en finir avec l’humanité rebelle, encore survivante, Dieu l’écrase sous des pierres de grêle dont il est seul à décider de la forme et du poids. Dans la décennie 1990, un canton de la chine a subi une grêle dont les grêlons avaient la taille d’un ballon de football. Imaginez le résultat quand la densité de cette grêle est intensifiée. La fin du monde et de l’humanité sur la terre, ce n’est pas une fable, mais bien un projet arrêté par Dieu.
Ce fléau de la grêle permet au Dieu créateur de révéler une leçon qu’il vaut mieux recevoir et accepter avant qu’il ne soit trop tard.
Le poids indiqué des grêlons est « d’un talent ». Ce choix n’est pas innocent, il vise le méchant serviteur de la parabole des talents, un thème développé dans cette étude dans Ap.3 : 22. Je rappelle simplement, ici, que ce méchant serviteur n’a pas connu le Seigneur Dieu comme il aurait dû le connaître. Il lui a imputé sa propre méchanceté, et a vu dans ses ordonnances, uniquement des contraintes, des fardeaux selon Ap2 : 24. Il a fait le minimum, croyant que cela contenterait Dieu. Il s’est trompé lui-même, librement, par son propre jugement des choses. A terme, il reçoit de Dieu la part qu’il mérite.
Ici les « blasphèmes » proférés ne sont plus des mensonges, mais bien des insultes adressées au Dieu qui les châtie.
Les derniers souffles humains ont cessé, la terre est devenue « l’abîme » prophétisé, privée de vie, comme au début de la création, mais cette fois jonchée de cadavres d’hommes et d’animaux.
 
 
 
Après la fin du temps de grâce et les sept dernières plaies des chapitres 15 et 16, l’évocation prophétique nous a conduits au terme des 6000 premières années offertes par Dieu aux hommes pour qu’ils puissent être sélectionnés pour la vie éternelle. Les chapitres 17 à 19 qui viennent vont encore développer des thèmes déjà évoqués jusque-là.
 
 
Apocalypse 17
 
 
 
Le chiffre 17
Il désigne le nombre du jugement divin, et sa signification est précisément révélé par le thème présenté dans ce chapitre 17 : le jugement de la prostituée Babylone la grande.
Le caractère du thème qui vient n’est pas rattaché à une époque précise comme nous l’avons vu jusque-là pour les autres chapitres. Toutefois, ce chiffre « dix sept » me fait assez simplement penser à la combinaison des chiffres 10 et 7 suggérée par sa prononciation.
Déjà défini, le chiffre 7 représente la plénitude de Dieu. On lui associe le chiffre 10 qui suggère les dix commandements de sa sainte loi, mais aussi sous l’aspect 2 fois, 5, le chiffre de l’homme, pour désigner les deux chemins sur lesquels l’homme va choisir de marcher, ce qui va éclairer le mystère de la « parabole des dix vierges » présentée dans Matt.25.
T1
 
Désignation du thème du chapitre 17
 
Le jugement de l’église romaine
Apocalypse 17
Verset : 1
Et l’un des sept anges qui avaient les sept coupes, vint et me parla, disant : viens ici ; je te montrerai la sentence le jugement de la grande prostituée qui est assise sur plusieurs eaux,
L’ange concerné est le cinquième. Celui qui a versé « sa coupe sur le trône de la bête » dans Ap.16 : 10.
L’invitation « viens ici » signifie : « rejoins-moi dans le ciel ». Elle dirige notre pensée vers le rôle fondamental du gouvernement céleste où se tient Dieu, le seul et unique juge, capable de juger en toute justice.
Au mot « sentence » choisi par Darby je préfère le mot « jugement », plus large et plus classique dans le vocabulaire biblique de Dieu.
C’est ce mot « jugement » qui désigne le thème du chapitre 17. Or, un jugement implique plusieurs phases d’actions. Il y a successivement, la phase de l’instruction, celle du réquisitoire, et finalement, l’heure de l’exécution qui sera à elle seule le thème d’Ap.18. Ce chapitre 17 est consacré à l’instruction et au réquisitoire, du jugement divin, de la prostituée Babylone la grande citée dans la prophétie depuis Ap.14 : 8. Son nom va être révélé au verset 5 qui vient.
En comparant Rome à une prostituée, Dieu ne fait que reprendre l’image qui avait concerné Israël dans la première alliance. Puisque cette église romaine prétend le servir (Vicaire, ou serviteur, du Fils de Dieu) le Dieu créateur souverain peut légitimement révéler, à ses vrais fidèles enfants, ce qu’il pense de cette servante infidèle. Elle est à l’image de l’infidélité, montrée vers la fin de la démonstration, de la première alliance par les 10 tribus d’Israël et par la maison de Juda. Les deux camps juifs y reçoivent pour noms Ohola et Oholiba qui désignent, dans Ez.23 : 4, les deux capitales, Samarie et Jérusalem. Nous lisons dans Ez.23 : 3 : « elles se sont prostituées en Egypte, elles se sont prostituées dans leur jeunesse ; là leurs mamelles ont été pressées, là leur sein virginal a été touché ».
Un point commun, entre les infidèles de l’ancienne et de la nouvelle alliance, consiste dans leur identification à des villes, des capitales d’états que l’Esprit appelle « grande ville », désignant déjà Paris dans Ap.11 : 8 et Rome dans Ap.17 : 18, que nous allons vérifier.
Sa position assise sur plusieurs eaux image sa domination religieuse sur des peuples différents. La clé d’interprétation des eaux évoqués sera donnée au verset 15 de ce chapitre : « et il me dit, les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues ». La domination religieuse possède, seule, ce caractère supranational. Et en effet, la foi catholique romaine est bien pratiquée par les peuples occidentaux, ce qui ne les a pas empêchés de se combattre et de s’entretuer pour des motifs irréligieux ou religieux.
Les « eaux » de ce verset représentent les peuples de l’Europe occidentale et de ses extensions plus récentes comme les USA et l’Australie. Placées sous Babylone elles peuvent être appelées du nom « Euphrate » comme le fleuve qui traversait « Babylone » dans l’antiquité.
 
 
L’Europe convertie au catholicisme romain
Apocalypse 17
Verset : 2
avec laquelle les rois de la terre ont commis fornication ; et ceux qui habitent sur la terre ont été enivrés du vin de sa fornication.
La ressemblance de Rome avec Samarie et Jérusalem est encore confirmée par le même type d’accusation.
L’expression « les rois de la terre » désigne et éclaire le symbole des « dix cornes » de Da.7 : 7-24, Ap.12 : 3, Ap.13 : 1 et Ap.17 : 3 qui vient.
L’Esprit reprend, ici, les accusations descriptives des actions de la Rome papale citées dans le message Thyatire, dans Ap.2 : 20.
« Le vin de sa fornication » révèle l’opinion que Dieu porte sur son enseignement religieux. A l’œuvre de « fornication » Dieu rattache le mot « vin » qu’il oppose à l’eau pure, de la « source d’eau », qui désigne son propre, pur, enseignement révélé par la sainte Bible. Ce « vin » impur est même comparé à « l’absinthe » dans Ap.8 : 11.
 
 
Un temps d’épreuve pour la fin
 
L’Europe des républiques
Apocalypse 17
Verset : 3
Et il m’emporta en esprit dans un désert : et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes.
Le mot « désert » crée un lien spirituel vers l’enseignement d’Ap.12 : 6 et 14 où on le retrouve. Il symbolise toujours le temps de l’épreuve de la foi chrétienne programmée par Dieu. Celle d’Ap.12 s’est s’accomplie pendant 1260 années situées entre 538 et 1798.
Un détail important va conditionner l’interprétation de cette image. La « femme assise sur la bête écarlate » est évoquée dans un contexte où l’on ne trouve plus de « couronnes, ou diadèmes », ni sur les « sept têtes », ni sur les « dix cornes », cependant « la bête » garde les « noms de blasphème » attribués dans Ap.13 : 1 aux « sept têtes » soit, à la Rome religieuse papale.
Le temps d’épreuve évoqué, par le mot « désert », s’accomplit donc à l’époque finale, où les monarchies ont, en partie, été remplacées par des Républiques qui ont conservé le « blasphème », ou mensonge religieux, hérité de l’enseignement catholique romain. On peut le comprendre, dans ce cas, l’épreuve de la foi chrétienne est « adventiste ». Elle se situe entre 1844 et le moment du retour en gloire de Jésus-Christ, et plus particulièrement, depuis 1994, date où le jugement divin est tombé sur l’institution officielle bénie depuis 1844. Elle se retrouve elle-aussi, depuis 1994, sous la domination maudite de « la prostituée ».
Dans l’image proposée, dans ce verset, les divers crimes, perpétrés par les religions chrétiennes, profitent, uniquement, à « la prostituée » religieuse papale romaine qui en tire, seule, toute la gloire avec le diable.
L’épreuve de la foi adventiste se prolonge et s’achèvera uniquement avec l’intervention finale de Jésus-Christ, selon qu’il a déclaré : « A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres … » dans Ap.2 : 26.
 
 
Cardinaux
cathédrales
 
 
et messes
Apocalypse 17
Verset : 4
Et la femme était vêtue de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles, ayant dans sa main une coupe d’or pleine d’abominations, et les impuretés de sa fornication ;
Les précisions données ici portent deux explications ; l’une littérale, l’autre spirituelle. La vision spirituelle fait de la « femme » un symbole de l’église du Christ à laquelle elle est comparée dans Eph.5 : 23. Son vêtement est l’image de sa justice. Celle-ci est aux couleurs du péché défini dans Es.1 : 18 par la pourpre et l’écarlate. Elle est « parée d’or et de pierres précieuses et de perles » comme « dieu des forteresses » cité dans Da.11 : 38.
L’Esprit impute à ses œuvres (dans sa main) un amoncellement d’abominations religieuses puisque rattachées au symbole d’une coupe d’or qui est utilisée, dans ses rites, pour y verser et boire le vin de messe. Les impuretés de sa fornication concernent la nature « impure » de son enseignement dû à son désir de plaire aux hommes. Pour satisfaire ce désir, elle sacrifie la vérité divine, allant jusqu’à « changer les temps et la loi » pourtant écrite du doigt de Dieu.
La vision littérale est aussi édifiante. La « pourpre et l’écarlate » sont les couleurs des vêtements des cardinaux parmi lesquels sont élus les papes.
Les « parures d’or de pierres précieuses et de perles » construisent le prestige des édifices religieux catholiques bâtis comme des « forteresses » qui attirent et excitent l’admiration et l’éblouissement des adeptes et des touristes de notre époque.
La « coupe d’or » est tenue chaque dimanche par le prêtre pour célébrer, façon catholique, la sainte cène instaurée par Jésus. A cette différence près, que le sang du Christ y est symbolisé par du jus de raisin alcoolisé, et que seul le prêtre le boit, les adeptes n’ayant pas eu pendant longtemps part au sang expiateur versé par Jésus. De plus, contrairement à l’enseignement biblique qui coûta à Moïse l’interdiction d’entrer en Canaan parce qu’il avait frappé deux fois le rocher, l’église romaine prétend renouveler chaque dimanche la véritable mort du Christ, alors qu’Héb.9 : 28 déclare : « de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut ». 
 
 
Le mystère de l’iniquité incarné
Apocalypse 17
Verset : 5
et [il y avait] sur son front un nom écrit : mystère, Babylone la grande,
Sur son front, où les élus reçoivent pour leur part, le sceau de Dieu, un nom révélant son caractère est écrit. Alors qu’elle proclame dans ses cultes : « il est grand le mystère de la foi ! » Dieu lui attribue le « mystère » de l’iniquité, de l’abomination, de la prostitution spirituelle.
Le nom « Babylone la grande » qui lui est décerné est, lui-même, marqué par le « mystère » puisque la ville antique chaldéenne de ce nom a disparu avant la venue du Christ. L’époque moderne a seule, permis aux hommes d’en retrouver des vestiges, recouverts par la terre, en Irak.
Dans l’étude d’Ap.14 :8, nous avons vu que la seule mention du nom « Babylone » permettait d’entendre Dieu accuser la foi chrétienne d’être dans le péché ; Babylone étant symbolique du châtiment du péché pratiqué par son peuple.
En creusant plus profondément, nous devons comprendre alors pourquoi Dieu donne ce nom à la ville de Rome. Pour cela, nous devons décrypter la signification du nom « Babylone ». Déjà, on y retrouve le nom « Babel », qui, signifiant « confusion », suggère l’idée d’un rassemblement des hommes dans le but d’échapper aux châtiments de Dieu selon Ge.11 : 1 à 9. Ces regroupements multi ethniques, multi raciaux et multi religieux caractérisent la ville de Rome depuis sa domination impériale comme, avant elle, la ville de « Babylone » capitale de l’empereur « Nébucadnetsar » au temps de Daniel. Ce grand « roi des rois » avait fait de « Babylone la grande » le sujet de son orgueil et de « son arrogance », ayant été aussitôt frappé et humilié par Dieu selon Da.4. Notre Créateur retrouve en la Rome impériale et l’église catholique romaine le même orgueil et la même arrogance ; et j’ajoute, le même titre du chef religieux, le « Pontifex Maximus » latin soit, le « Souverain Pontife » ; et la même habitude païenne de se prosterner devant des images taillées de créatures divinisées. Pour satisfaire ce désir, elle n’a pas hésité à supprimer le deuxième commandement de Dieu dans lequel il révèle le sort différent réservé aux obéissants et aux rebelles. Dans la Bible, et dans le ciel, le Législateur suprême tient en réserve le texte original pour l’appliquer dans son réquisitoire et sa sentence finale.
On peut ainsi le comprendre, par le nom « Babylone », Dieu suggère un type de société identique, par ses mœurs, sa religiosité, et son état d’esprit, à la société rebelle qui choisit après le déluge de s’unir pour lui résister, en construisant une tour jusqu’au sommet du ciel. Les hommes défiaient ainsi le Créateur en pensant pouvoir forcer sa porte, puisque « Bab + El » signifie étymologiquement : porte de Dieu. La même prétention se retrouve chez tous les rebelles de l’histoire humaine, à Babylone, puis à Rome, et partout ailleurs, et jusqu’à la fin, ces critères vont concerner toutes les institutions religieuses officielles.
 
 
La matrice du péché chrétien
 
la mère des prostituées et des abominations de la terre.
« La mère » donne la vie, ici, celle des « prostituées et des abominations de la terre ». L’Esprit la présente comme étant à l’origine des infidélités religieuses commises par les différentes religions chrétiennes développées sur la terre. Mais ce mot « terre » suggère la foi protestante dont les « abominations » doctrinales et pratiques sont un héritage de la foi romaine.
Faut-il le rappeler ? L’abandon du sabbat et l’absence de l’amour de la vérité révélée condamnent au titre de « prostituée », la religion catholique premièrement, la foi orthodoxe deuxièmement, la foi protestante sous ses multiples dénominations troisièmement et la foi adventiste traditionnelle, depuis 1994, en quatrième et dernière position.
L’interprétation spirituelle protestante du mot « terre » est, ici, d’autant plus justifiée, que Dieu ne saurait imputer à Rome les abominations commises, sur la terre, par les religions païennes non chrétiennes, bouddhistes, shintoïstes, ou autres.
 
 
Pour Jean, seule Rome tue les témoins de Jésus
Apocalypse 17
Verset : 6
Et je vis la femme enivrée du sang des saints, et du sang des témoins de Jésus ;
La « femme » est une ville et ensuite une église. Dite « enivrée » elle a bu « le vin » de sa « coupe d’or » et « le vin » qu’elle contenait est, ici, présenté comme un symbole du « sang des saints ». C’est donc un régime dominateur sanguinaire.
En distinguant le « sang des saints » du « sang des témoins de Jésus », l’Esprit élargit la culpabilité de Rome aux tueries des saints juifs, également, mis à mort par la Rome païenne avant la venue de Jésus. Rome est, en effet, une vieille capitale, fondée en -753 officiellement, et sa domination sur le peuple juif a commencé vers -63.
 
 
Jean est étonné par des paradoxes
 
et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.
Explication de l’étonnement ressenti par Jean
Jean a vécu plus longtemps que tous les autres apôtres. Il a connu, à ce titre, toutes les lettres échangées dans les églises, messages inspirés par l’Esprit, pour l’édification spirituelle de l’église de Jésus-Christ. Or, parmi ces lettres se trouve la première épître de Pierre dans laquelle il appelle Rome, « Babylone ». Maintenant, dans la vision de l’Apocalypse, Dieu lui présente une « femme » qui a pour nom « Babylone la grande ». Il comprend alors que l’image présentée désigne la ville de Rome. Mais ce qui le trouble et l’étonne, c’est de voir dans l’image de la vision, une Rome religieuse, alors qu’il ne connaît que la forme païenne qui le persécute, avec les autres témoins de Jésus. Son étonnement repose sur la « coupe d’or » tenue « dans sa main », cela n’a rien de païen, et il connaît, pour l’avoir vue entre les mains de Jésus, l’usage de la coupe dans la sainte cène enseignée et instaurée par Jésus lui-même.
T2
 
Pas d’étonnement pour les élus
L’Esprit de Jésus leur révèle l’avenir programmé par Dieu
Apocalypse 17
Verset : 7
Et l’ange me dit : Pourquoi es-tu étonné ? Je te dirai, moi, le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes.
Ici, nous devons tenir compte du fait que Jean anticipe mon expérience du temps de la fin. L’Esprit n’a pas l’intention de laisser son serviteur dans l’étonnement, mais bien de lui donner de comprendre « le mystère de la femme et de la bête qui la porte ». Cette « bête » est évoquée dans la Révélation en trois époques différentes indiquées par l’attribution ou l’absence des diadèmes ; dans Ap.12 : 3, en Rome impériale ; dans Ap.13 : 1, en Rome papale dominante des monarchies européennes ; et ici dans Ap.17 : 3 et 7, en Rome mise en retrait derrière la foi protestante républicaine américaine dominatrice, appelée à devenir terriblement intolérante, dans son action de « la bête qui monte de la terre » annoncée dans Ap.13 : 11.
 
 
Tous les régimes intolérants vont à la perdition
Apocalypse 17
Verset : 8
La bête que tu as vue était, et n’est pas, et va monter de l’abîme et aller à la perdition ;
L’Esprit commence à révéler, dans ce verset, des clés qui vont permettre à son serviteur, décrypteur, de comprendre l’enchaînement des événements, prophétisés, imputés à l’action de « la bête ».
L’Esprit me dit, en prenant pour repère l’époque de mon ministère, « la bête que tu as vue était et n’est pas ». « Elle était », entre 538 et 1798 ; « elle n’est pas », entre 1798 et 2013 où j’ai commencé à rédiger cette dernière explication de la Révélation.
Très subtil à saisir, toutes « les bêtes » présentées dans l’Apocalypse sont le fruit de l’œuvre du diable, lui-même appelé l’ange de l’abîme dans Ap.9 : 11. Son but est de détruire la vie des hommes sur la terre soit, de la ramener à l’état d’ « abîme » qui la caractérise au début de la création, avant toute forme de vie, autre que celle de Dieu et des anges.
En fait, « l’abîme », origine de la « montée », est défini par le sort final de « la bête » soit, de l’intolérance brutale, qui est d’ « aller à la perdition ».
En résumé, l’abime est le résultat obtenu, par toutes les actions des bêtes dirigées par le diable, qui conduit à la déshumanisation de la terre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
538
1798
 
 
2018
 
 
 
 
 
 
????
 
 
 
 
 
 
 
????
L’étonnement, fruit du mépris de la parole prophétique
 
 
La première énigme,
l’intolérance religieuse était
et n’est plus, … mais elle reviendra
 
Bête de la mer
Bête de l’abîme
 
 
Tolérance (nous sommes ici)
 
 
 
 
 
 
Bête de l’abîme 2
6ème trompette
 
 
 
 
 
 
Bête de la terre
 
 
et ceux qui habitent sur la terre, dont les noms ne sont pas écrits dès la fondation du monde au livre de vie, s’étonneront, en voyant la bête, qu’elle était, et qu’elle n’est pas, et qu’elle sera présente. (et qu’elle reparaîtra)
On peut résumer ce verset en disant que « ceux qui s’étonneront », n’auront pas bénéficié du statut d’élus éclairés par la Révélation soit, l’Apocalypse, de Jésus-Christ. Croyant être entrés, définitivement, dans une ère de paix universelle, ils seront bientôt doublement étonnés.
L’expression « et qu’elle sera présente » signifie qu’elle reparaîtra.
- La première réapparition de « la bête » s’accomplira par la seconde forme de « la bête qui monte de l’abîme » qui désigne le « second malheur » réalisé par la « sixième trompette » dans Ap.9 : 13. Ce symbole désigne la troisième guerre mondiale qui se terminera par l’usage des bombes nucléaires.
- La deuxième réapparition de « la bête » concernera l’action intolérante de « la bête qui monte de la terre » annoncée dans, Ap.13 : 11 et dont l’action aura, pour cible, les seuls observateurs fidèles du saint sabbat de Dieu.
Interprétation de la dernière phrase
  1. « La bête était » :
De 538 à 1798, sous le nom de « la bête qui monte de la mer », le papisme romain intolérant ; elle est suivie par « la bête qui monte de l’abîme », l’intolérance de l’athéisme envers la religiosité.
B- « Et qu’elle n’est pas » (ou plus) :
De 1798 à 2018 ou plus. C’est un temps de tolérance au cours duquel deux guerres mondiales se sont néanmoins accomplies, il est vrai pour des raisons non religieuses, sauf peut-être dans la seconde où on peut tout de même relever la haine des nazis pour la race juive. On peut y voir une sorte de présage pour la troisième, encore non accomplie. Elle marque ainsi la transition vers le plein retour de l’intolérance finale.
C- « Et qu’elle sera présente » (ou qu’elle reparaîtra) :
Ce sera le sujet de l’étonnement des hommes qui se sont installés, croient-ils, pour toujours dans la paix universelle terrestre. L’avenir, très proche, va, terriblement, les décevoir car la troisième guerre mondiale, qui vient accomplir le « second malheur » lié à la « sixième trompette », va, précisément, opposer les peuples des religions monothéistes les uns contre les autres ; venant ainsi comme la seconde forme de la bête qui monte de l’abime.
Et derrière elle se présentera l’intolérance religieuse finale de « la bête qui monte de la terre ».
 
 
Rome, la « ville aux sept collines »
Apocalypse 17
Verset : 9
Ici est l’entendement, qui a de la sagesse : les sept têtes sont sept montagnes où la femme est assise ;
Afin de distinguer la sagesse de Dieu de la sagesse humaine, le vieux français désignait celle de Dieu par le mot « sapience ». C’est ce terme qui convient dans ce verset. Dieu fait allusion à sa propre sagesse dont il fit largement profiter le roi Salomon qui avait su, sagement, l’élever au-dessus de tous les dons proposés par Dieu.
Partageant cette pensée et ce choix, le décrypteur, que je suis, va encore témoigner, par son entendement des énigmes présentées, qu’il a bien reçu cette « sapience ».
Les sept montagnes où la femme est assise sont les sept collines sur lesquelles la ville de Rome est construite. Elles ont pour noms et significations :
  1. Le Capitole = la tête, du latin « caput ». Là se trouve« le trône du dragon » soit, à l’époque de Jean, le siège du gouvernement romain païen, lieu du haut commandement impérial
  2. Le Palatin = le Palais, la voûte
  3. Le Caélius = le ciel
  4. L’Aventin = vient de « Avé » qui signifie salutation
  5. Le Viminal = qui produit du vin - … apparemment, de fornication, selon l’enseignement du verset 2
  6. L’Esquilin = qui est servi sur les tables
  7. Le Quirinal = une pique, ou une lance
Tout au long de son histoire, ces collines romaines ont, comme tous les lieux élevés, servi les fausses divinités ; des ruines des anciens temples témoignent encore aujourd’hui de ce passé.
De l’autre côté du Tibre, le peuple romain honore actuellement le plus prestigieux des édifices religieux que Dieu tient pour une forme païenne de la foi chrétienne. Il s’agit de la cité du Vatican où se dresse l’impressionnante basilique « Saint-Pierre de Rome », où siège l’autorité papale. C’est ce siège papal que l’Esprit appelle « le trône de Satan » dans la lettre adressée aux messagers de l’époque Pergame.
Je précise que Rome a longtemps était connue sous le nom de : « ville aux sept collines ».
T3
 
L’énigme des « sept rois »
Apocalypse 17
Verset : 10
ce sont aussi sept rois : cinq sont tombés ; l’un est ; l’autre n’est pas encore venu, et, quand il sera venu, il faut qu’il demeure un peu de temps.
Une deuxième énigme est proposée.
Les « sept têtes » « sont aussi sept rois » ou plus précisément sept types de règnes. Dans la prophétie, tout type de gouvernement est un roi soit, un type de domination des peuples. Exemple : Nébucadnetsar est le roi des rois et non l’empereur, le titre de roi lui reste imputé dans toute l’Ecriture, bien que Daniel précise que Dieu lui a donné l’empire dans Da.2 : 37. Autre exemple : Dans Da.11 : 40-45, les dominateurs qui s’affrontent dans la troisième guerre mondiale des derniers jours sont eux-aussi appelés « rois ». Sous le nom roi nous pouvons donc trouver un roi, un empereur, un président, ou un pape.
  1. « Cinq rois sont tombés » :
A l’époque où Jean reçoit la vision prophétique, Rome a expérimenté au cours de son histoire soit, depuis -753, cinq régimes gouvernementaux successifs : la monarchie, la république, le consulat, la dictature, le triumvirat.
B- « L’un est » :
Le régime impérial depuis César Auguste soit, Octave neveu de Jules César. A l’époque de Jean l’empereur est Domitien.
C- « L’autre n’est pas encore venu, et, quand il sera venu, il faut qu’il demeure un peu de temps » :
Ce septième type de gouvernement de Rome est un contrôle à distance. L’empereur ne réside plus à Rome mais à l’orient, préféré à partir de Constantin 1er. Rome est alors dirigée par un exarque qui réside à Ravenne et non à Rome. Cet exarque donne à ce type de domination de Rome le nom « exarchat » pratiqué vers 584.
 
 
Le huitième roi est l’intolérance religieuse de l’Europe papale romaine
Apocalypse 17
Verset : 11
Et la bête qui était et qui n’est pas, est, elle aussi, un huitième, et elle est d’entre les sept, et elle s’en va à la perdition.
D- « Et la bête qui était et qui n’est pas (en référence à l’énigme du verset 8), est elle aussi, un huitième (roi, ou type de domination), et elle est d’entre les sept, et elle s’en va à la perdition » :
La « bête » du verset 8 a été identifiée comme régime intolérant et brutal visant particulièrement un caractère religieux. Celui de la Rome papale a commencé en 538. Il est donc, bien venu avant 584, date de fin des sept régimes suggérés par l’énigme et bien historiques. De plus, Le titre du pape « Pontifex Maximus » a été porté par le chef religieux romain pendant toute l’histoire de la ville de Rome depuis la monarchie jusqu’à l’exarchat de 584. Ensuite, si l’Esprit présente le régime papal de Rome comme un « huitième » roi, « d’entre les sept », c’est pour confirmer le caractère, « différent des premiers », qui le définit dans Da.7 : 24 ; argument auquel il convient de rajouter les précisions de Da.8 : 24 : « Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force… » ; et celles du verset 25 : « A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur … ».
Si ces explications ne vous ont pas convaincu, alors rien ne vous convaincra.
 
 
La « perle » du 18 Mars 2013
 
 
Une heure, c’est 15 jours
 
La durée du combat Harmaguédon
Apocalypse 17
Verset : 12
Et les dix cornes que tu as vues sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume, mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête.
A l’époque de Jean, sous le régime impérial en pleine domination, les « dix cornes » des nations européennes occidentales, colonisées par Rome, sont encore dans la situation présentée, par Dieu, à Daniel. Aussi, retrouvons-nous dans ce verset une copie des propos tenus dans Da.7 : 24 : « Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume. Un autre s’élèvera après eux, il sera différent des premiers, et il abaissera trois rois ».
Le verset 12 présent porte deux messages. Le premier, que nous venons de voir, confirme l’identité des « dix cornes » de Da.7 : 24, mais, la seconde partie vise les événements vécus par les derniers élus de l’histoire terrestre : « … mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête ».
Les « dix cornes » concernées, dans cette époque, ne portent plus de diadèmes et sont regardées sous leur aspect moderne de nations majoritairement républicaines.
Lorsque l’Esprit nous dit « mais reçoivent pouvoir comme rois », il suggère comme dans Ap.20 : 4, simplement, « le pouvoir de juger ». Comparez : « Et je vis des trônes ; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger ». Ce « pouvoir de juger », leurs anciens persécuteurs, est donné, aux élus, pendant le septième millénaire, en réponse au « pouvoir de juger » donné, par Dieu, aux hommes rebelles qui leur a permis de décréter la mort des élus, fidèles au sabbat et au Dieu qui l’a ordonné.
En résumé, les rebelles jugent et condamnent à mort les élus de Dieu qui les jugeront, à leur tour, dans le ciel pendant les mille ans du septième millénaire.
L’expression « reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête » prend un sens dans l’interprétation du terme « heure ». Le sens qui lui est donné est celui d’une durée prophétique chiffrée qui désigne « 15 jours ». Ces 15 jours représentent 15 jours décisifs qui font basculer la situation établie jusque-là. Ils s’écoulent entre le temps de l’arrêt de mort, adopté par la coalition rebelle, et l’heure où ce même décret devra être appliqué contre les observateurs du sabbat, les derniers élus restés fidèles.
Il y aura donc 15 jours de réflexion offerts aux futures victimes de la dernière intolérance, pour qu’ils abjurent leur foi fidèle et honorent le dimanche souillé du dieu soleil invaincu, marque flétrissante de l’infidélité caractérisée de la bête. Ces 15 jours représentent la durée du combat Harmaguédon ; 15 jours pour décider de s’abandonner entièrement au Dieu Créateur et de lui faire confiance pour honorer sa promesse. Ne nous y trompons pas, malgré notre connaissance, nous serons assaillis par le diable et ses démons qui tenteront en vain, pour les vrais élus, de les convaincre que leur espérance n’est pas justifiée et que leur beau rêve s’achèvera dans un massacre douloureux et inutile. A Gethsémané, Jésus nous a précédés dans cette expérience, mais pour lui, il n’était pas prévu de délivrance au dernier moment … et il a du boire la coupe qu’il s’était préparé en Père, jusqu’à la lie.
Avec raison, Dieu cible cette heure, du combat Harmaguédon, car il compte sur la démonstration, de fidélité, de ses vrais enfants pour que son nom soit glorifié et exalté aux yeux des univers, aujourd’hui pour nous, invisibles.
 
 
L’adoption du décret de mort
Apocalypse 17
Verset : 13
Ceux-ci ont une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête.
Les éléments cités, «  Ceux-ci ont une seule et même pensée, et ils donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête », décrivent l’heure du rassemblement préparant le combat Harmaguédon sujet des versets 12 à 16 dans Ap.16. « une seule et même pensée » les rassemble ; contraindre, par la menace de la mort, les observateurs du sabbat à honorer le dimanche romain, faux jour du Seigneur.
« Ils donnent leur puissance », soit, le soutien civil du bras séculier et « leur pouvoir », décisionnaire, en soutenant et approuvant l’adoption du décret de mort qui fait le régime de « la bête ».
C’est uniquement dans ce contexte final qu’ils « donnent leur puissance et leur pouvoir à la bête » en approuvant l’arrêt de la liberté de conscience pourtant obtenue au prix de beaucoup de sang versé, royaliste et catholique, entre 1792 et 1798.
 
 
Le vainqueur d’Harmaguédon sera l’Agneau
Apocalypse 17
Verset : 14
Ceux-ci combattront contre l’Agneau ; et l’Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, et ceux qui sont avec lui, appelés, et élus, et fidèles.
La prophétie confirme l’interprétation du combat Harmaguédon en disant « ils combattront contre l’Agneau ». Bien sûr, ils le feront sans être conscient des conséquences de leur action. De même que les juges de l’inquisition papale faisaient brûler et torturer les vrais serviteurs de Dieu afin de défendre ses intérêts dans l’intention de le glorifier.
« Sorti en vainqueur et pour vaincre », l’Agneau symbolisé par le premier cavalier du premier sceau dans Ap.6 : 2 ne peut qu’être vainqueur dans le dernier combat religieux qui l’oppose au camp du diable.
L’Esprit cite, ici, l’expression visible, dans 1 Tim.6 : 15, où les versets 13 à 16 sont d’un grand intérêt : «  Je te recommande, devant Dieu qui donne la vie à toutes choses, et devant Jésus-Christ, qui fit une belle confession devant Ponce Pilate, de garder le commandement, et de vivre sans tache, sans reproche, jusqu’à l’apparition de notre Seigneur Jésus Christ, que manifestera en son temps le bienheureux et seul souverain, le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs, qui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle. Amen ! ». Dans ce verset, je relève deux choses ; en premier, le rappel pour le disciple chrétien de son devoir « de garder le commandement » de Dieu. Ensuite, l’apôtre Paul fait une distinction entre « Jésus-Christ » et le « Roi des rois » désignant Dieu. Mais dans le message prophétique, l’Esprit attribue clairement toute la divinité à l’Agneau Jésus-Christ : « car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois ».
Le Vainqueur partage sa victoire avec ses serviteurs qu’il est venu sauver. L’Esprit rappelle les trois critères qui font successivement la victoire des êtres humains sauvés. Dieu les a « appelés », il les a « élus », ou sélectionnés, afin de vivre l’heure de la démonstration de leur « fidélité » pour laquelle vient la dernière épreuve de foi.
T4
 
La clé de la signification des « eaux »
Apocalypse 17
Verset : 15
Et il me dit : les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues.
Voici une clé bien nécessaire pour saisir la signification de l’image décrite au verset 1. Les « eaux » désignent les « peuples » de l’Europe occidentale, effectivement composée de « foules », de « nations » et principalement de « langues ». A l’origine de ces langues se trouve l’histoire de la tour de Babel. Après cette construction, Dieu avait divisé les hommes par des « langues », et il les avait dispersés sur la terre, après la leçon donnée par le déluge. Leur mention, dans ce verset, suggère la reconstruction d’une tour de Babel spirituelle au mépris de la volonté divine et de la leçon donnée.
Mais l’histoire va bientôt confirmer l’efficacité réelle de la séparation des peuples due aux langues nationales. Daniel a d’ailleurs prophétisé la fragilité des alliances tentées, en ces termes, dans Da.2 : 43 : « Tu as vu le fer mêlé avec l’argile, parce qu’ils se mêleront par des alliances humaines ; mais ils ne seront point unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie point avec l’argile ».
La construction européenne contemporaine, et les relations internationales, fondées sur l’ONU, ne sont que des colosses aux pieds fragilisés par ce mélange « de fer et d’argile ». Les intérêts communs d’un moment voleront bientôt en éclats sous la force des armes. Seul le partage d’une même langue peut rassembler et unir plus ou moins un peuple qui, formant alors une seule nation, doit défendre ses intérêts contre ceux des autres peuples. Mais après le désastre de la « sixième trompette », « les survivants » très affaiblis seront incapables de défendre la moindre indépendance, et ils confieront leur sort au vainqueur de la guerre : la future bête, américaine.
 
 
Le thème de la « vendange » est confirmé
Apocalypse 17
Verset : 16
Et les dix cornes que tu as vues et la bête, celles-ci ceux-ci haïront la prostituée et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ;
Désignant « dix rois » par le symbole des « dix cornes », l’Esprit transgresse, dans le texte grec, la règle grammaticale adoptée par le traducteur Darby. L’expression « Ceux-ci » concerne les peuples, des « dix cornes », qui, après l’intervention glorieuse du Christ, comprenant leur méprise, « haïront la prostituée » qu’ils avaient jusque-là, indirectement et inconsciemment, honorée contre Dieu. Ce retournement contre la prostituée est prophétisé dans Ap.16 : 19 en ces termes : « … et Dieu, se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère ». Cette action accomplissait le thème de la « vendange » présenté dans Ap.14 : 18 à 20. Elle était placée sous le signe d’un « ange qui avait autorité sur le feu ». La relation entre la « vendange » et l’action révélée en clair dans ce verset 16 est confirmée : « et la rendront déserte et nue, et mangeront sa chair et la brûleront au feu ».
« la rendront déserte et nue » : un état désert inhabituel pour cette ville qui a toujours été abondamment peuplée. Et « nue », car la fausse apparence religieuse de la justice du Christ qui la revêtait et lui assurait sa réussite aura alors disparu.
« Mangeront ses chairs » suggère un féroce châtiment des enseignants religieux par les victimes de leurs mensonges, à l’image de la férocité des Mèdes et des Perses cités dans Da 7 : 5.
 
 
L’action est humaine mais l’idée vient de Dieu
Apocalypse 17
Verset : 17
car Dieu a mis dans leurs cœurs d’exécuter sa pensée, et d’exécuter une seule et même pensée, et de donner leur royaume à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.
De même qu’il avait endurci le cœur rebelle de Pharaon, Dieu endurcit les « cœurs » restés définitivement insensibles à sa vérité. Nous lisons dans 2 Thess.2 : 11-12 : « Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés ».
En opposant, dans ce verset, les mots : « vérité et injustice », l’Esprit législateur cible le respect ou la transgression des dix commandements de sa loi royale.
L’Esprit nous révèle, ici, la forme que sa « puissance d’égarement » va prendre dans la « pensée » des faux chrétiens rebelles, préparés par le diable pour le combat Harmaguédon.
 
Il insiste, disant : «  une seule et même pensée » que Dieu a mise en eux. Son insistance vise à rassurer ses enfants fidèles afin qu’ils ne se laissent pas troubler quand la menace viendra sur eux. Ils devront se rappeler que cette menace de mort fait partie du dessein voulu par Dieu, et qu’elle n’a pas pour but de les anéantir, mais d’imputer aux rebelles l’intention d’avoir voulu les tuer. Nous les verrons donc, au temps prévu, « donner leur royaume à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies ». Ces paroles de Dieu prophétisent l’intervention du Christ en faveur de ses élus menacés et cela s’accomplira. AMEN !
 
 
Rome : dominatrice et séductrice
Apocalypse 17
Verset : 18
Et la femme que tu as vue est la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre.
Pour achever, et confirmer, d’une manière très simple, l’identité de la prostituée, l’Esprit nous propose cette définition de Rome : « la grande ville qui a la royauté sur les rois de la terre ». Si Jean avait jusque-là, encore des doutes, cette dernière précision ne lui permettait plus de se tromper. La Rome impériale, qui écrasait tous les peuples devant elle, devenait pour lui comme pour nous actuellement, parfaitement identifiable.
Et aujourd’hui encore, malgré son affaiblissement, cette définition reste valable. Car Rome, que les hommes appellent la « ville éternelle », jouit incontestablement d’un grand prestige inégalé. Vers les papes successifs se pressent les dirigeants de la planète entière ou presque. Dans les rapports internationaux, le Vatican tient une grande place, continuant à manœuvrer les puissants de ce monde, pour préserver et entretenir ses intérêts et sa gloire.
Par ce verset, l’Esprit achève l’identification de Rome dont l’évocation prophétique a commencé dans Da.2 par le symbole des « jambes de fer » de la statue. Successivement, elle a été présentée comme une « petite corne », un « roi différent » et dans l’Apocalypse, « les Nicolaïtes, la fausse prophétesse Jézabel, la lune, la montagne embrasée, l’étoile Absinthe, les sept têtes, élément religieux de la bête qui monte de la mer, et finalement la prostituée Babylone la grande.
Le réquisitoire est achevé, la sentence de mort a été prononcée par le Dieu Esprit révélateur. Il reste maintenant à l’exécuter.
 
 
 
Après le réquisitoire du jugement de Babylone la grande, le grand juge divin nous dirige vers l’heure de l’exécution de ce jugement.
 
Apocalypse 18
 
 
 
Le chiffre 18
Présentant clairement un caractère historique, le chapitre 18 évoque une action accomplie dans le temps de la perfection = 3 ; + le chiffre 15 désignant la fin du temps de grâce, d’une part, et sa forme 3 fois 5 qui symbolise la perfection de l’homme ; dans ce chapitre, la perfection du mal témoigné par l’homme rebelle. Ce qui veut dire pour Dieu que l’heure de l’anéantir est arrivée.
De plus le chiffre 15 peut aussi évoquer les 15 jours de « l’heure » prophétique du combat Harmaguédon qui couvre le temps compris entre la 6ème et la 7ème des dernières plaies. Le chapitre 18 qui vient va citer cette « heure » trois fois.
Mais 18 c’est aussi le résultat de 3 fois 6. Et la cible de Dieu, dans ce chapitre, est précisément Rome, à laquelle Dieu attribue le nom, « VICARIVS FILII DEI », pour sa domination religieuse papale et dont le nombre est « 666 ». Dans ce chapitre 18, Dieu nous prophétise la destruction de la ville où siège le « 666 », type, puisque première forme d’un christianisme intolérant aux pratiques très païennes.
U
 
Le temps de « l’adventus » de Jésus
Apocalypse 18 verset : 1
Après ces choses, je vis un autre ange descendant du ciel, ayant un grand pouvoir ; et la terre fut illuminée de sa gloire.
Cet autre ange descendant du ciel désigne Jésus-Christ ou bien son dévoué Gabriel qui descend assister les élus adventistes pour les soutenir et favoriser leur travail. Son efficacité est immense puisque la terre sera illuminée de sa gloire. En prenant le sens spirituel du mot terre comme symbole de la foi protestante, le contexte peut être rattaché à l’heure où la foi protestante devient « la bête qui monte de la terre ». Comme le dit le proverbe : « la faim chasse le loup hors du bois ». De même, les élus, dispersés parmi les peuples, et noyés dans la fumée de l’intoxication religieuse des faux christs évangéliques, restaient jusque-là totalement inaperçus des hommes. Et c’est en décidant d’imposer le dimanche, comme pratique obligatoire, que les rebelles survivants de la sixième trompette contraignent les élus opposés à cette mesure, à témoigner de leur foi, sortant ainsi de l’anonymat.
 
 
La dernière proclamation du message adventiste d’Ap.14
Apocalypse 18 verset : 2
Et il cria avec une forte voix, disant, elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande ! et elle est devenue la demeure de démons, et le repaire de tout esprit immonde, et le repaire de tout oiseau immonde et exécrable ;
Dans ce contexte, où, par la loi du dimanche obligatoire, les rebelles agressent les observateurs fidèles du sabbat, les élus sont conduits à renouveler la proclamation des 3 annonces, d’Ap.14 : 7 à 10, qui résument le dernier message que Dieu veut adresser à l’humanité entière.
Pour suivre la logique du caractère donné au chapitre 18, l’Esprit cite ici le message qui dénonce, clairement, la culpabilité de l’église romaine. Depuis le début de l’œuvre adventiste soit, 1844, les 150 années des « cinq mois » prophétiques de la 5ème trompette se sont écoulés, suivis par la sixième trompette et ceux qui doivent entendre le dernier message de Dieu ont été décrits en ces termes dans Ap.9 : 21-22 : «  Et les autres hommes qui n’avaient pas été tués par ces plaies, ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, pour ne pas rendre hommage aux démons, et aux idoles d’or, et d’argent, et d’airain, et de pierre, et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leur magie, ni de leur fornication, ni de leurs larcins ».
Jamais, Babylone la grande n’a autant mérité son nom ! Car Babylone signifie : « confusion ». Et que dit l’Esprit ?
« elle est devenue la demeure des démons » ; elle ne peut à ce titre rien espérer de Dieu,
« et le repaire de tout esprit immonde » ; ce caractère immonde soit, impur, est un jugement de valeur exprimé par Dieu qui a séparé le pur de l’impur,
« et le repaire de tout oiseau immonde et exécrable » ; ce type d’ « oiseau » symbolise les anges démoniaques dont l’esprit rebelle se manifeste dans l’esprit des hommes ; c’est ce que suggère l’insistance de l’Esprit qui cite deux fois dans ce verset le mot : « immonde » qui caractérise les « esprits » humains et les « oiseaux » angéliques démoniaques. Partageant ce caractère « immonde », les esprits et les oiseaux peuvent travailler ensemble pour la cause du diable.
Conformément à l’enseignement d’Ap.16 : 13, le contexte, concerné ici, est caractérisé par un spiritisme forcené ; les démons jettent toutes leurs forces dans le combat qui s’engage entre Christ et le diable sur la terre ; c’est leur dernier combat.
 
 
Les marchands du temple
Apocalypse 18 verset : 3
car toutes les nations ont bu du vin de la fureur de sa fornication, et les rois de la terre ont commis fornication avec elle, et les marchands de la terre sont devenus riches par la puissance de son luxe.
En adoptant le jour du repos, instauré par Rome depuis 321, le faux dimanche est comme un vin de fornication commise avec les fausses divinités païennes, au nombre desquelles se trouve le « soleil invaincu » privilégié par Rome. Sa forme religieuse papale l’a ensuite trompeusement religieusement légitimé.
Ce que Dieu appelle « fornication » c’est une collaboration dans l’infidélité envers Lui qu’il appelle aussi, adultère, et péché.
Le choix catholique de la richesse, opposé à la pauvreté de Jésus-Christ, a légitimé l’enrichissement dans les peuples de l’Europe et ses extensions américaines et australiennes. Et l’amour de l’argent, racine de tous les maux, a corrompu l’église et le monde occidental, et par enchaînement tous les peuples de la terre.
Dans ce verset, Dieu désigne « les marchands de la terre ». Il pointe du doigt un critère pour lequel l’homme a sacrifié les bons principes divins : le commerce. Ce n’est donc pas sans raison que l’attaque islamiste s’est portée en 2001, contre les deux tours de New York. Appelées World Trade Center, elles incarnaient, sur la terre, un symbole type du Centre du Commerce Mondial, soit, le saint siège du commerce ciblé par Dieu. Le lien est plus solide qu’on pourrait le croire, car il s’agit des marchands de « la terre », soit, de la foi protestante anglo-américaine.
La recherche de la richesse est à la base des voyages entrepris par les découvreurs des continents américains et australiens. Equipée, d’une puissante flotte navale, l’Angleterre a pu coloniser de nombreux pays qui ont fait sa richesse et sa puissance moderne actuelle. Devenue indépendante, l’une d’elles, l’Amérique du nord, l’a dépassée et de victoire en victoire, impose, encore en 2018, sa conception du commerce universel : le libre échange qui permet au riche d’intensifier sa richesse en exploitant le plus pauvre.
Ce résultat final est la conséquence du mauvais exemple donné par la religion romaine à laquelle l’Esprit impute toute la responsabilité en disant : «  les marchands de la terre sont devenus riches par la puissance de son luxe ».
 
 
L’ultime invitation à rompre tout lien avec Rome et ses filles protestantes
Apocalypse 18 verset : 4
Et j’ouïs une autre voix venant du ciel, disant, Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez pas à ses péchés et que vous ne receviez pas de ses plaies,
L’ultime proclamation du dernier message adventiste de Dieu offre aux élus qui l’ont ignoré jusque-là, l’ultime occasion de se dégager du camp du diable. Dans la confusion religieuse, qui est le critère de Babylone la grande, les « sept mille hommes qui n’ont pas plié les genoux devant Baal », 1 Rois 19 : 18 et Rom.11 : 4, réalisent que le moment de s’engager pour le Dieu de vérité est venu ; c’est maintenant ou jamais.
La voix du Christ, exprime la volonté du Dieu tout-puissant prêt à verser les coupes de sa colère sur les humains rebelles coupables. A l’heure du choix, cette voix de Jésus s’exprimera uniquement par la proclamation réalisée par ses élus. C’est dans cette proclamation que les derniers appelés devront entendre l’ordre de Dieu :
«  Sortez du milieu d’elle, mon peuple ».
La raison de sortir de Babylone est double.
-1ère raison : « afin que vous ne participiez pas à ses péchés » ; les péchés caractérisent donc la nature spirituelle de Babylone la grande. Ils sont nombreux et notre étude les a souvent révélés et évoqués, mais ils ont tous à leur origine le péché du jour du soleil auquel Dieu fait allusion dans Da.8 : 12 en disant :
« l’armée fut livrée avec le perpétuel à cause du péché »,
-2ème raison : « et que vous ne receviez pas de ses plaies » ; le contexte concerne bien le temps de l’avertissement situé juste avant le versement des sept dernières plaies, ou fléaux, d’Ap.16.
 
 
Comme la tour de Babel
Apocalypse 18 verset : 5
car ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.
A l’image de la tour de Babel, « ses péchés se sont amoncelés jusqu’au ciel ». La hauteur de cette tour spirituelle se mesure en siècles et Ap.14 : 20 nous en suggérait un espace de 1600 stades spirituels soit, 1600 années, ou 16 siècles.
« et Dieu s’est souvenu de ses iniquités » ; cette précision nous transporte à l’heure de l’exécution du jugement arrêté par Dieu contre Babylone la grande, Rome, « la ville aux sept collines ».
C’est alors le moment du versement de la septième coupe d’Ap.16 : 19  auquel Dieu rattache ces propos : « … et la grande Babylone vint en mémoire devant Dieu, pour lui donner la coupe du vin de la fureur de sa colère ».
 
 
Le retour du bâton
Apocalypse 18 verset : 6
Donnez-lui comme elle [vous] a donné, et doublez-lui le double, selon ses œuvres ; dans la coupe qu’elle a mixtionnée, versez-lui le double.
Ici encore le rajout « vous » effectué par Darby est très malheureux, car ce ne sont pas les élus qui punissent, dans ce contexte, Rome. En ajoutant « vous », il inverse la situation, imputant à Rome des actions cruelles envers ses propres adeptes. Dans l’histoire, Rome a toujours persécuté, uniquement, ceux qui refusaient de lui obéir.
En réalité, ce verset révèle l’action de la « vendange » où les adeptes de la foi chrétienne se retournent contre Rome après l’avoir soutenue et glorifiée depuis la loi du dimanche jusqu’à la fin du combat Harmaguédon.
C’est par l’action de celles qu’elle a trompées, ses victimes inconscientes mais volontaires, que Dieu venge les souffrances imposées à ses vrais élus de toutes les époques de l’ère chrétienne. Et « si c’était possible », il voudrait que ses souffrances soient au double de celles qu’elle a fait subir à ses enfants fidèles. Elle a incité au massacre, et elle est à son tour massacrée.
Je dis : « si c’était possible » car le contexte de ce verset concerne l’époque du retour du Christ où la rebelle coupable est dans la première forme de la vie. Dans la caractéristique de cette vie, il n’y a pas de possibilité d’augmenter le niveau de la mort, même avec les pires des tortures. Une fois mort, on est mort. Mais en précisant : «  versez-lui le double », le Christ fait allusion à la « seconde mort » qui la frappera avec les autres rebelles au jugement dernier, thème d’Ap.20.
« Donnez-lui comme elle a donné » à mes serviteurs fidèles, « et doublez lui le double, selon ses œuvres ».
« Dans la coupe qu’elle a mixtionnée, versez-lui le double » ; le mot « mixtionnée » désigne une préparation au caractère douteux, un mélange composé sur une recette personnelle, c’est l’image de la conception par Dieu de la religion papale romaine. Et Ap.17 a présenté sa « mixture » comme un mélange de « vin de fornication » et  de « sang des serviteurs de Jésus ». Elle doit maintenant, dans la mesure du possible, verser doublement son propre sang.
Comme nous venons de le voir, elle finira bien par payer « au double » ses péchés puisque Dieu lui réserve les souffrances de la seconde mort du jugement dernier.
 
 
La situation de Rome est totalement inversée
Apocalypse 18 verset : 7
Autant elle s’est glorifiée et a été dans les délices, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu’elle dit dans son cœur, Je suis assise en reine, et je ne suis point veuve, et je ne verrai point de deuil ;
La ville de Rome impériale et papale a toujours présenté le caractère du goût pour les richesses. Dans l’époque impériale, ce désir d’enrichissement a justifié de sanglantes conquêtes, des autres peuples européens occidentaux qui l’ont fait accéder au statut impérial. Les délices, qui caractérisent la vie riche et opulente, nécessitaient une cruauté grandissante envers ces autres peuples. Mais l’époque papale a perpétué ces critères, et pour satisfaire son besoin, l’église romaine a choisi de soutenir les puissants et les riches, et en premiers, les rois et les reines.
« autant elle s’est glorifiée… » ; démasquée, elle a perdu sa gloire,
« et a été dans les délices, autant donnez-lui de tourment et de deuil » ; le tourment est venu remplacer les délices du temps de sa séduction des peuples. Et le deuil confirme sa mise à mort,
« Parce qu’elle dit dans son cœur » ; Dieu nous révèle, ici, les pensées qu’il impute à Rome, ville dominatrice, civilement et religieusement.
« je suis assise en reine » ; son trône imputé à Satan dans Ap.2 : 13 est au Vatican et faussement revendiqué comme successeur de l’apôtre Pierre. Sauf, si l’on retient l’accusation d’hypocrisie que Paul porta contre lui. De toute manière, Pierre n’a jamais eu le statut de chef de l’église chrétienne, comme en témoigne la Bible qui attribue légitimement ce titre uniquement à Jésus-Christ dans Eph.5 : 23.
« et je ne suis point veuve » ; nous avons là une revendication de titre religieux d’épouse du Christ. Son époux, qu’elle revendique, est Jésus-Christ dont le pape se prétend « le vicaire », soit, son serviteur,
«  et je ne verrai point de deuil » ; l’Esprit met en paroles la réputation de la ville de Rome appelée par des multitudes « la ville éternelle ». C’est souvent par cette expression que les journalistes et les médias désignent Rome. Notre message prophétique est en train de nous montrer qu’elle « verra le deuil » et ne subsistera pas éternellement.
 
 
Dieu prophétise le « jour » de la destruction de Rome
Apocalypse 18 verset : 8
c’est pourquoi en un seul jour viendront ses plaies, mort, et deuil, et famine, et elle sera brûlée au feu ; car le Seigneur Dieu qui l’a jugée est puissant !
La reprenant sur tous les points de ses fausses revendications, Dieu lui prédit tout le contraire.
«  c’est pourquoi en un seul jour viendront ses plaies, mort, et deuil, et famine… » ; « en un seul jour » qui sera marqué par l’apparition glorieuse de Jésus-Christ, son destin basculera et s’inversera. La « famine » désigne essentiellement la « famine » spirituelle, car à la venue du Christ. Elle a déjà perdu, avec les autres rebelles, depuis la fin du temps de grâce, toute possibilité de vivre de la parole de Dieu. C’est pour cela que le mot famine est précédé par les mots « mort et deuil ».
« et elle sera brûlée au feu » ; comme les serviteurs fidèles de Dieu qui sont morts brûlés vifs sur ses bûchers de l’inquisition. C’est le moment, ou « l’ange du feu » de la « vendange » d’Ap.14 : 18 accomplira son œuvre, car le temps futur vient nous rappeler que l’heure du jugement de la justice divine est encore devant nous.
« brûlée au feu », Rome subit le sort connu en leur temps par les villes rebelles, Sodome et Gomorrhe, mais aussi Jérusalem, en 70, et précisément, par Rome,
« car le Seigneur Dieu qui l’a jugée est puissant » ; il est même le Tout-Puissant, et saura, dans ces circonstances, le prouver aux rebelles en les détruisant. Ce verset confirme pour ce chapitre 18 la continuité du thème du « jugement de la prostituée » commencé dans le chapitre 17.
 
 
Les chefs terrestres charnels
Incrédules et matérialistes
Apocalypse 18 verset : 9
Et les rois de la terre qui ont commis fornication et qui ont vécu dans les délices avec elle, pleureront et se lamenteront sur elle, quand ils verront la fumée de son embrasement,
Si les croyants trompés par Rome lui vouent une haine parce qu’elle leur a fait perdre le salut, au contraire, une autre catégorie d’hommes va « pleurer et se lamenter sur elle » en voyant « la fumée de son embrasement ». Qui sont-ils ? « Les rois de la terre », c'est-à-dire, les dominateurs des peuples pour lesquels l’engagement religieux était totalement secondaire. Ils sont pourtant, selon Ap.16 : 14, ceux que le diable a rassemblés sur son idée de rendre le dimanche obligatoire. C’est là qu’il nous faut comprendre que la raison principale de l’adoption de la loi dominicale ne sera pas religieuse, mais purement exigée pour des raisons économiques. Déjà sous Justinien 1er, l’instauration d’un seul chef religieux, pour l’empire, avait eu pour but d’organiser le peuple, en rassemblant les hommes sur un enseignement religieux, résultant d’un compromis, qui devait satisfaire le plus grand nombre. Avant lui, Constantin 1er avait imposé en 321 le « jour du soleil », pour rassembler sur le même jour de repos, la majorité des peuples de l’empire ; et les adorateurs du soleil étaient les plus nombreux, … alors ...
Sur le plan purement économique, leur initiative était logique, car il est très difficile d’organiser le travail quand les Musulmans se reposent le vendredi, les Juifs et les Adventistes, le samedi, et les Orthodoxes, les Catholiques, et les Protestants, le dimanche ; trois jours de repos consécutifs pour une semaine de sept jours ; assurément, cela pose problème. Les survivants de la sixième trompette jugeront donc nécessaire de le régler, en adoptant le dimanche majoritaire pratiqué, de plus, par le peuple américain vainqueur.
 
 
Les chefs terrestres en retrait craintif
 
1ère mention de « l’heure »
Apocalypse 18 verset : 10
se tenant loin par crainte de son tourment, et disant, hélas ! hélas ! la grande ville, Babylone la ville forte ! car en une seuleheure son jugement est venu.
Rome est devenue un brasier, et la sagesse humaine porte les grands de la terre à ne pas intervenir dans le règlement des comptes religieux,
«  se tenant loin par crainte de son tourment, et disant, hélas ! hélas ! la grande ville, Babylone la ville forte ! »,
s’ils intervenaient, ils recevraient la violence due aux responsables des décisions qui ont mené au désastre,
«  car en une seule heure son jugement est venu ».
Dans ce chapitre, l’Esprit va reprendre et citer trois fois la mention « en une seule heure ». Son insistance est maintenant expliquée et bien justifiée, puisque cette « heure » représente les 15 jours de la durée du combat Harmaguédon. En effet nous l’avons vu, bien que la loi du dimanche ait été adoptée quelques temps avant, le combat Harmaguédon commence uniquement à l’adoption du décret de mort visant l’observation du sabbat qui accomplit l’objectif du diable.
 
 
Les commerçants regrettent…le commerce
Apocalypse 18 verset : 11
Et les marchands de la terre pleurent et mènent deuil sur elle, parce que personne n’achète plus leur marchandise,
Ce verset 11 vient pour le confirmer, d’autres hommes, également, «  pleurent et mènent deuil sur elle » ; il s’agit des « marchands de la terre ». Et eux non plus ne regrettent pas la religion sortie de Rome ; ce qui les désolent c’est que, maintenant, « personne n’achète plus leur marchandise » …
 
 
Les matières et produits utilisés dans l’idolâtrie catholique romaine
Apocalypse 18 verset : 12
marchandise d’or, et d’argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et d’écarlate, et tout bois de thuya, et tout article d’ivoire, et tout article en bois très précieux, et en airain, et en fer, et en marbre ;
Et l’Esprit nous propose l’énumération des matériaux recherchés par la religion romaine pour honorer et élever le prestige de ses cathédrales et de ses églises. Une visite de la basilique « saint-pierre de Rome » vous en convaincra, puisque le trône papal est le premier servi.
Les matériaux cités sont luxueux et confirment des citations prophétiques où ils apparaissent imputés à Rome sous ses différents symboles :
«  marchandise d’or, et d’argent, et de pierres précieuses, et de perles, » ; matériaux imputés au roi papal dans Da.11 : 38 pour honorer sur son piédestal le dieu des forteresses,
«  et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et d’écarlate, » ; nous retrouvons là les matériaux servant de vêtements pour les cardinaux du collège papal, déjà, en partie, imputés à la prostituée Babylone la grande dans Ap.17 : 5,
« et tout bois de thuya, et tout article d’ivoire, et tout article en bois très précieux, et en airain, et en fer, et en marbre  » ; la nature idolâtre de l’église romaine l’a conduite à faire fabriquer d’innombrables objets religieux qui sont revendus et la font vivre avec les subventions, les aumônes, ou les dîmes que les peuples lui accordent. Au temps de son régime intolérant la richesse romaine provenait des biens des victimes qu’elle faisait mettre à mort. Et pour achever la construction de la basilique saint-pierre, sous Luther, au 16ème siècle, elle a même vendu à prix d’argent et d’or la promesse du salut de Dieu sous le nom « indulgences ». Cette action a d’ailleurs ouvert les yeux du moine enseignant Martin Luther par lequel s’ouvre officiellement le temps de la réforme protestante.
 
 
 
Apocalypse 18 verset : 13
et de la cannelle, et de l’amome, et des parfums, et de l’huile aromatique, et de l’encens, et du vin, et de l’huile, et de la fine farine, et du froment, et du bétail, et des brebis, et des chevaux, et des chariots, et des esclaves, et des âmes d’hommes.
Ce verset 13 présente, en premier, des produits alimentaires qui suggèrent la vie des gens riches et délicats. La recherche d’une alimentation savoureuse reste le privilège des gens aisés.
« et de la cannelle, et de l’amome, et des parfums, et de l’huile aromatique, et de l’encens » ; ces produits entrent dans l’élaboration des parfums composant l’encens utilisé dans les encensoirs du culte romain,
« et du vin, et de l’huile, et de la fine farine, et du froment » ; ce sont là les éléments nutritifs de base qui entrent, eux-aussi, dans la préparation des messes catholiques romaine. Le vin pour la coupe du prêtre, l’huile pour l’onction sainte, la fine farine et le froment pour la préparation des hosties,
« et du bétail, et des brebis, et des chevaux, et des chariots, et des esclaves, et des âmes d’hommes » ; ces éléments constituent des signes extérieurs de richesse évidents. Les derniers éléments cités, « des esclaves et des âmes d’hommes » concernent encore notre époque moderne. Avec sa richesse, le riche actuel peut encore se payer ce genre de chose, et l’église de Rome a mis beaucoup de temps pour s’indigner sur ce sujet. Dans son châtiment final, Dieu lui fait payer sa moisson « d’âmes » d’hommes qu’elle a conduits à la perdition.
 
 
Une situation sans retour possible
Apocalypse 18 verset : 14
Et les fruits du désir de ton âme se sont éloignés de toi ; et toutes les choses délicates et éclatantes ont péri pour toi ; et on ne les trouvera plus jamais.
L’Esprit souligne le caractère charnel et matérialiste des deux régimes de « Rome » successivement impériale et papale. Il cite comme dans Da.11 : 37 le « désir » qui, dans le cas impérial, prenait la forme sexuelle du dieu Priape. Si ce dieu a officiellement été abandonné dans la foi papale, la soif charnelle matérialiste a bel et bien continué. C’est pourquoi, l’Esprit qui sonde les pensées secrètes des cœurs nous les révèle ici.
La fin du verset redresse la fausse interprétation du mot « mort » qu’enseignait l’église de Rome et ses filles protestantes : « et toutes les choses délicates et éclatantes ont péri pour toi ; et on ne les trouvera plus jamais » ; jamais, c’est jamais ; on ne les trouvera plus jamais ni dans le paradis, ni dans le purgatoire inventé par Rome, ni dans l’enfer, également fruit de sa mauvaise interprétation du jugement dernier.
 
 
Les commerçants en retrait craintif
Apocalypse 18 verset : 15
Les marchands de ces choses, qui se sont enrichis par elle, se tiendront loin à cause de la crainte de son tourment, pleurant et menant deuil, [et]
Pour la seconde fois Dieu cible « les marchands » des produits et matières « qui se sont enrichis par elle ». Ils subissent les conséquences de leur caractère matérialiste purement charnel. Ils ont trouvé en Rome, une alliée qui a légitimé et encouragé par son propre exemple, leur avancement vers la perdition, car ils ne lui survivront pas longtemps ; pour eux Dieu a préparé une grande grêle annoncée dans Ap.16 : 21.
Ils ont bien raison de craindre de partager son tourment, car « pleurant et menant deuil » sur elle, ils intensifient leur propre culpabilité envers Dieu qui la châtie.
 
 
La parure de la religion catholique à Rome
 
 
2ème mention de « l’heure »
Apocalypse 18 verset : 16
disant, hélas ! hélas ! la grande ville qui était vêtue de fin lin et de pourpre et d’écarlate, et parée d’or et de pierres précieuses et de perles ! car, en une seule heure, tant de richesses ont été changées en désolation !
Disant deux fois, « Hélas ! », les marchands s’enfoncent dans leurs regrets et leur culpabilité.
L’Esprit revient sur le vêtement « de fin lin » qui désigne les œuvres justes des saints dans Ap.19 : 8, soulignant ainsi sa revendication de « serviteur du Fils de Dieu », mais, paradoxalement, il lui impute la couleur du péché, « pourpre, et écarlate » selon Es.1 : 18. La Bible confirme la réalité de ce paradoxe en disant : « ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force », dans 2 Tim.3 : 5. .
Ce critère concerne aussi « l’homme de péché » annoncé dans 2 Thess.2 : 3.
« car, en une seule heure » ; l’Esprit veut que celui qui lit la prophétie prenne conscience de l’importance de cette précision. C’est la deuxième fois qu’il renouvelle la mention de cette « heure » décisive. Et nous la retrouverons une troisième fois à la fin du verset 19 ; c’est dire combien Dieu lui donne de l’importance. Et bien maintenant que nous en connaissons la signification, nous pouvons approuver et comprendre sa démarche. Nous l’avons vu, cette heure sera l’heure de vérité, l’heure où la gloire change de camp, en 15 jours décisifs.
Une seconde fois, l’Esprit illustre la « désolation » des esprits mercantiles qui loin d’approuver le juste jugement de Dieu comme l’ont fait les élus et les saints anges dans Ap.15 : 3-4 et 16 : 5, sont anéantis par le fait que « tant de richesses ont été changées en désolation ».
Ce dernier mot « désolation » vient éclairer le sens qu’il porte dans Da.9 : 27 et 12 : 11 dans l’expression : « l’abomination du désolateur ». L’état de Rome après l’exécution de la « vendange » devient un exemple de ce que la terre entière va devenir quand les derniers souffles humains auront cessé.
 
 
Le commerce maritime en retrait est définitivement stoppé
Apocalypse 18 verset : 17
Et tout pilote, et quiconque navigue vers [quelque] lieu, et les matelots, et ceux qui sont occupés sur mer, se tenaient loin ;
Notre époque contemporaine donne à ce verset beaucoup d’intérêt. Nos océans et nos mers sont, en effet, sillonnés de long en large et en travers, par des navires énormes, transporteurs de containers en provenance de la Chine et du monde asiatique, qui déversent leurs cargaisons dans les ports de l’Europe occidentale ; elle en meurt lentement, mais sûrement. La ruine totale permettra sous peu l’accomplissement de la troisième guerre mondiale symbolisée par la sixième trompette dans Ap.9 : 13, et surtout dans Da.11 : 40 à 45.
Des milliardaires sont apparus dans la Chine communiste où l’enrichissement personnel n’est plus un tabou. Ils seront, c’est sûr, s’ils survivent à la guerre annoncée, du nombre des autres riches occidentaux et orientaux qui verront s’écrouler, avec la destruction de Rome, les conditions d’enrichissement qui faisaient seules leur bonheur.
Ce verset nous révèle une chose intéressante sur le comportement des survivants de la « sixième trompette ». Dans un état de pourrissement moral extrême révélé dans Ap.9 : 20-21, les hommes reprennent aussitôt leurs échanges commerciaux, en dépit de la radioactivité qui se propage sur la terre.
 
 
 
Apocalypse 18 verset : 18
et voyant la fumée de son embrasement, ils s’écrièrent, disant, quelle [ville] est semblable à la grande ville !
Etant consumée et « brûlée au feu », comme l’a annoncé le verset 8, « la fumée de son embrasement » s’élève vers le ciel et elle est visible de loin.
Elle subit le sort de Sodome et Gomorrhe décrit par la même expression dans Ge.19 : 28 : «  Et il regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe, et du côté de tout le pays de la plaine, et il vit, et voici, la fumée de la terre montait comme la fumée d’une fournaise ».
«  Quelle [ville] est semblable à la grande ville ! » ; aucune autre « ville » de la terre n’a autant de prestige et d’intérêt touristique que Rome. La preuve en est que l’alliance « européiste » a été conclue au titre de « traité de Rome ». Et oui, l’Europe occidentale est bien un fruit romain qui doit partager sa malédiction jusqu’à l’anéantissement.
 
 
Affliction…pour le dommage matériel uniquement
 
 
 
 
 
3ème mention de « l’heure »
Apocalypse 18 verset : 19
Et ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et, pleurant et menant deuil, ils s’écriaient, disant, hélas, hélas ! la grande ville, dans laquelle, par son opulence, tous ceux qui avaient des navires sur la mer étaient devenus riches ! car, en une seule heure, elle a été désolée !
Selon le rite juif manifestant l’affliction, «  ils jetèrent de la poussière sur leurs têtes, et, pleurant et menant deuil, ils s’écriaient, disant, hélas, hélas ! »,
«  la grande ville, dans laquelle, par son opulence, tous ceux qui avaient des navires sur la mer étaient devenus riches ! » ; L’Esprit montre Rome comme responsable du plaisir de l’enrichissement depuis ses origines jusqu’à la fin du monde. Il est vrai que les nations modernes sont héritières d’un type de société coloniale prouvée par l’histoire. De même que Rome a bâti son opulence sur les cadavres des peuples conquis mis en esclavage, l’Europe occidentale doit sa richesse aux colonies conquises et exploitées à partir de 1850 environ. En Afrique et en Asie, la France a exploité des richesses sur lesquelles elle n’avait légitimement aucun droit, sinon celui du plus fort, du moment … car les peuples ont de la mémoire que Dieu sait entretenir ou réveiller à l’heure qu’il choisit. C’est ce qui arrive à Rome à l’heure de la « vendange » qui curieusement ressemble au mot « vengeance ».
Et voici, la troisième évocation de l’heure décisive où, en décrétant la mort des élus fidèles au sabbat, les rebelles terrestres contraignent Dieu à intervenir et à les anéantir pour sauver ceux qui l’aiment et qu’il aime.
« car, en une seule heure, elle a été désolée ! » ; en 15 jours, en commençant par Rome, la terre entière sera désolée, redevenant ainsi privée de toute forme de vie humaine et animale, « l’abîme » décrit « informeet vide » dans Ge1 : 2.
 
 
 
Apocalypse 18 verset : 20
O ciel, réjouis-toi sur elle, et vous les saints et les apôtres et les prophètes ! car Dieu a jugé votre cause [en tirant vengeance] d’elle.
En premier, l’Esprit appelle le « ciel », puis en second «  les saints et les apôtres et les prophètes ! » à se réjouir parce que son jugement de Rome les a vengés.
Le « ciel et ses habitants » étaient concernés par les « blasphèmes » de Rome selon Ap.13 : 6 : « Et elle ouvrit sa bouche en blasphèmes contre Dieu, pour blasphémer son nom, et son habitation, et ceux qui habitent dans le ciel ». Nous l’avons vu, son blasphème reposait sur sa prétendue « sainteté », censée représenter l’image de la norme céleste sur la terre.
Cette vengeance était attendue par les saints depuis le 5ème sceau d’Ap.6 : 10 : « Et elles criaient à haute voix, disant, jusques à quand, ô Souverain, saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur ceux qui habitent sur la terre ? »
Mais la principale raison que Dieu a d’inviter le « ciel » à se réjouir vient du fait que ceux qui peuvent se réjouir, anges et hommes élus, sont tous au « ciel » où ils ont été conduits depuis l’arrivée du Christ. Ainsi aucun élu sauvé ne prend part à la « vendange » ce que confirme Es.63 : 3 : « J’ai été seul à fouler au pressoir, et nul homme d’entre les peuples n’était avec moi ; je les ai foulés dans ma colère, je les ai écrasés dans ma fureur ; leur sang a jailli sur mes vêtements, et j’ai souillé tous mes habits ».
 
 
Rome subit le sort réservé au rocher de scandale
Apocalypse 18 verset : 21
Et un ange puissant leva une pierre, comme une grande meule, et la jeta dans la mer, disant, Ainsi sera jetée avec violence Babylone la grande ville, et elle ne sera plus trouvée.
Un « ange puissant », désignant le camp divin vainqueur, « leva une pierre, comme une grande meule, et la jeta dans la mer ».
Le mot « pierre » prend envers Rome une singulière importance, puisque le pape prétend à la succession de « saint Pierre » et que son siège est appelé la basilique « saint Pierre » de Rome.
L’Esprit compare Rome et Christ, qui se présentent, à nous, comme deux pierres spirituelles rivales. La pierre romaine est opposée au Christ symbolisé par la pierre qui détruit la statue dans Daniel 2 et par la « pierre angulaire » de l’édifice spirituel chrétien, selon Eph.2 : 20 où nous lisons : « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire ».
La « pierre » romaine n’a été, en fait, qu’un rocher de scandale qui a scandalisé et perdu, définitivement, des multitudes de petits enfants qui auraient pu appartenir à Jésus. C’est là, la leçon que l’Esprit divin nous propose, en appui sur la Bible, dans Matt.18 : 6 : «  Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer ».
Pour finir son évocation, l’Esprit nous dit : «  et la jeta dans la mer ». Nous pouvons alors le comprendre, la boucle prophétique la concernant se referme, car cette même expression illustre son instauration dans la 2ème trompette d’Ap.8 : 8 : «  Et le second ange sonna de la trompette, et comme une grande montagne toute en feu fut jetée dans la mer ; et le tiers de la mer devint du sang … ». Cette annonce, de son début, prophétise son destin d’ « aller à la perdition  » comme l’enseigne Ap.17 : 8.
Ainsi s’achève l’histoire de Rome sur la terre, « Babylone la grande ville », capitale de l’Italie et l’Esprit tient à nous affirmer qu’elle « ne sera plus trouvée ». Il avait parlé d’une manière semblable sur la Babylone chaldéenne dans Jér.51 : 63-64 : «  Et quand tu auras achevé la lecture de ce livre, tu y attacheras une pierre, et tu le jetteras dans l’Euphrate et tu diras : ainsi Babylone sera submergée, elle ne se relèvera pas des malheurs que j’amènerai sur elle ; ils tomberont épuisés. Jusqu’ici sont les paroles de Jérémie ».
 
 
Plus d’invitation à la repentance
Et plus de signes de vie
Apocalypse 18 verset : 22
Et la voix des joueurs de harpe, et des musiciens, et des joueurs de hautbois flûte, et de ceux qui sonnent de la trompette, ne sera plus ouïe en toi ; et aucun ouvrier, d’aucun métier, ne sera plus trouvé en toi ; et le bruit de la meule ne sera plus ouï en toi.
Faisant allusion au temps où ses saints élus l’ont visité pour la convaincre de se convertir véritablement, Dieu cite en relation avec Ap.14 : 2 « des joueurs de harpe », des musiciens, spirituels, qui ont révélé sa situation religieuse réelle. Ils ont été les « joueurs de flûte » devant lesquels Babylone et ses rebelles ont refusé de danser comme l’avaient fait les juifs restés sourds aux appels du Christ selon Matt.11 : 17. Ce faisant, ils ont révélé la signification divine des « sept trompettes » par lesquelles Dieu châtie l’abandon du sabbat depuis 321.
 
La Babylone spirituelle a été détruite comme l’a été, en son temps, la Jérusalem juive, aussi, l’Esprit cite des expressions qui les concernent toutes deux. On retrouve, dans Jér.25 : 10, ces citations qui vont également apparaître dans le verset 23 qui vient : « Je ferai cesser parmi eux les cris de réjouissance et les cris d’allégresse, les chants du fiancé et les chants de la fiancée, le bruit de la meule et la lumière de la lampe ».
 
 
En Rome, la lumière du Christ n’était que magie ténébreuse
Apocalypse 18 verset : 23
Et la lumière de la lampe ne luira plus en toi ; et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus ouïe en toi ; car tes marchands étaient les grands de la terre ; car, par ta magie, toutes les nations ont été égarées.
« Et la lumière de la lampe ne luira plus en toi  » ; il s’agit, en dehors d’une interprétation littérale, de la lampe spirituelle, la Bible, la sainte parole écrite de Dieu, dans Ps.119 : 105,
« et la voix de l’époux et de l’épouse ne sera plus ouïe en toi » ; les appels à la repentance, adressés par l’Esprit de Jésus et les élus de son église, ne seront plus entendus en elle,
«  car tes marchands étaient les grands de la terre » ; Rome recherchait la compagnie des « grands de la terre ». Elle adaptait la foi chrétienne de manière à leur plaire et profitait, de la sorte, de leur richesse selon la doctrine de Balaam qui lui est imputé dans Ap.2 : 14, le message de Pergame,
«  car, par ta magie, toutes les nations ont été égarées » ; les rites religieux du catholicisme romain sont appelés « magie », ce qui suggère une comparaison avec les actions des prêtres magiciens égyptiens mis en concurrence de pouvoir avec les élus hébreux de Dieu, Moïse et Aaron.
Plus particulièrement, les multiples miracles qu’elle impute aux actions de la vierge Marie sont des actions attribuées, par l’Esprit, à la « magie » du diable.  
 
 
Rome, mère de tous les crimes perpétrés contre les vrais martyrs du Christ
Apocalypse 18 verset : 24
Et en elle a été trouvé le sang des prophètes, et des saints, et de tous ceux qui ont été immolés égorgés sur la terre.
Rome porte, dans ses deux successions impériale et papale, la responsabilité de la mort de tous les véritables élus morts en martyrs de la foi chrétienne. Car il ne suffit pas de mourir pour ses idées afin d’être devant Dieu un martyr de la foi. Et nous avons vu à quel point les apparences peuvent être trompeuses.
Les véritables saints sont morts, eux, pour avoir résisté aux mensonges religieux que la fausse religion voulait, par contrainte, leur faire adopter et honorer. Cette démarche se retrouvera dans la dernière épreuve de foi programmée par Dieu.
« L’heure » annoncée, avec insistance, par l’Esprit placera, pendant 15 jours, les élus sous l’application, de la contrainte, de la menace de la mort, et si l’intention de Dieu d’intervenir n’avait pas lieu, les élus seraient véritablement exécutés, et précisément, « égorgés ». Pour eux, le mot foi va prendre une forme concrète précise ; ils devront croire au salut prophétisé et témoigner, ainsi, d’une authentique foi.
Dans ce verset, Dieu parle de ses seuls véritables saints.
Le terme « égorgés », proposé dans l’original grec, répond mieux à l’intention d’une mise en parallèle de ce verset avec Ap.5 : 9, 6 : 4, et 6 : 9. De cette manière l’Esprit impute la mort de ses brebis fidèles, depuis Jésus-Christ l’Agneau de Dieu, jusqu’aux derniers élus menacés par la mort du décret dominical. Il l’impute, non seulement, à Rome, mais surtout, au diable, auquel il a consenti provisoirement le « pouvoir » de faire que les hommes « s’égorgeassent l’un l’autre », selon Ap.6 : 4.
 
 
 
Après les 15 jours de « l’heure » prophétique décisive qui a été suivie, sur la terre, par le châtiment de Rome et des enseignants religieux coupables, thème du chapitre 18, l’Esprit nous propose un « zoom » soit, un agrandissement détaillé sur l’apparition glorieuse du Christ, dans le chapitre 19 que nous abordons maintenant.
Nous allons regarder cet événement, sujet de la foi « adventiste » sous plusieurs aspects différents.
  1. Les versets 1 à 6 évoquent les réjouissances célestes où Jésus a conduit ses élus dès son apparition.
  2. Les versets 7 à 10 révèlent les critères de la préparation des derniers élus sauvés après les épreuves de 1844 et 1994.
  3. Les versets 11 à 21 ciblent la fin du combat Harmaguédon soit, la confrontation du camp pécheur au Christ divinisé glorifié.
 
Apocalypse 19
 
 
 
Le chiffre 19
Pas de construction particulière ; suite logique et ordinale du chapitre 18.
V
 
l’arrivée joyeuse des élus dans le ciel
Apocalypse 19
Verset : 1
Après ces choses, j’ouïs comme une grande voix d’une foule nombreuse dans le ciel, disant, Alléluia ! Le salut et la gloire et la puissance de notre Dieu !
Premier thème : la joie céleste du salut
Nous retrouvons, ici, la « grande foule », des élus sauvés, déjà présentée dans Ap.7 : 9. Ils ne cessent de louer, le Dieu, qui les a sauvés : « Alléluia ! » soit, Loué soit Yahwéh, ...parce que de lui :
« Le salut » a été obtenu,
« La gloire » a été révélée,
« La puissance » a été démontrée.
 
 
Les créatures du ciel aiment et approuvent le jugement de Dieu
Apocalypse 19
Verset : 2
car ses jugements sont véritables et justes ; car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa fornication, et il a vengé le sang de ses esclaves, [le réclamant] de sa main.
Ceux qui se retrouvent, au ciel, confirment les propos cités dans Ap.15 : 3 : «…  Justes et véritables sont tes voies, ô Roi des nations ! ». Et les « voies » du Seigneur ont abouti à l’expression de « ses jugements ».
La précision qui vient, nous permet de situer le contexte historique de ce thème : « car il a jugé la grande prostituée qui corrompait la terre par sa fornication,… » ;l’Esprit nous situe après la destruction de Rome et nous révèle l’état d’esprit des habitants du ciel.
« et il a vengé le sang de ses esclaves, [le réclamant] de sa main » ; l’heure de la vengeance, réclamée par les martyrs dans Ap.6 : 10, est, enfin, venue et la parfaite justice, de Dieu, s’est accomplie contre la coupable, elle-même. Ici, il faut relever l’importance du détail « de sa main », car l’Eglise romaine papale a toujours eu recours au bras séculier de la monarchie pour obtenir la mort des martyrs du Christ. Cette fois, elle n’est pas passée à travers les mailles du filet et a subi le juste sort que sa froide cruauté, son impudente arrogance et son trompeur comportement humaniste du temps de tolérance, méritaient.
Darby a bien raison de traduire par le mot « esclaves » les élus de Jésus-Christ. Ceci les distingue de ceux qui prennent le nombre de la bête, le 666, en revendiquant, contre l’avis de Dieu, le titre de « serviteur du Fils de Dieu ». L’esclave obéit à son Maître, le serviteur le sert mal et le trahit.
 
 
Au ciel, personne ne regrettera Rome
Apocalypse 19
Verset : 3
Et ils dirent une seconde fois, Alléluia ! Et sa fumée monte aux siècles des siècles.
Comment ne se réjouiraient-ils pas ? Elle a fait souffrir tant d’âmes humaines. Comme Sodome et Gomorrhe sa destruction est définitive pour l’éternité placée devant les élus.
 
 
Les élus, les anges et toute autre créature céleste se prosternent devant Dieu
Apocalypse 19
Verset : 4
Et les vingt-quatre anciens et les quatre animaux tombèrent [sur leurs faces] et rendirent hommage à se prosternèrent devant Dieu qui était assis sur le trône, disant, Amen ! Alléluia !
Cette scène reprend la citation, d’Ap.4, confirmant le contexte de l’entrée des élus, dans le ciel, au début du septième millénaire.
Ils se prosternent devant Dieu disant : «  Amen ! Alléluia ! » soit, En vérité ! Loué soit Yahwéh !
 
 
Rappel de la crainte salutaire fruit de la sagesse
Apocalypse 19
Verset : 5
Et une voix sortit du trône, disant, louez notre Dieu, vous tous ses esclaves et vous qui le craignez, petits et grands.
La voix du Christ, le Roi suprême, encourage ces louanges.
Deux expressions différentes et complémentaires désignent les élus :
« Vous tous ses esclaves » ; représentent les créatures restées fidèles concernant des anges et des mondes de dimensions inconnues, de nous, à ce jour,
« et vous qui le craignez, petits et grands » ; concernent les élus rachetés de la terre. Leur naissance dans le péché, hérité d’Adam et Eve, a fait d’eux, par nature, des pécheurs envers Dieu. Paul confirme dans Ro.3 : 23 : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » ; Ro.3 : 10 : «  il n’y a pas un seul juste, pas même un seul ». Mais en Christ, ils ont trouvé un Sauveur et ont pu, dans la « crainte » légitime d’un « feu dévorant », s’approcher de Dieu en travaillant sagement à leur salut (Phi.2 : 12),
« et vous qui le craignez » ; désigne également les élus sélectionnés, depuis 1844, parce qu’ils ont répondu, positivement, à l’exigence divine révélée dans l’annonce adventiste du premier ange d’Ap.14 : 7 : « Craignez Dieu et donnez lui gloire …».
« petits et grands » se retrouvent sauvés car le salut dépend uniquement du choix individuel de l’utilisation de leur liberté de conscience. Pour Dieu qui juge justement et équitablement, les niveaux de classes humaines sont sans importance car, seule, l’attitude obéissante appliquée envers lui compte. C’est dans ce but qu’une seconde chance est donnée au pécheur involontaire au titre de la grâce.
 
 
La domination universelle est reprise par Dieu
 
 
 
7ème trompette
Apocalypse 19
Verset : 6
Et j’ouïs comme une voix d’une foule nombreuse, et comme une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant, Alléluia ! car le Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant, est entré dans son règne.
Cette foule nombreuse, déjà vue dans Ap.7 : 9, reprend dans sa louange, de Dieu, une formule qui concerne le moment de la septième trompette, dans Ap.11 : 17 : «  disant, nous te rendons grâces, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, celui qui est et qui était, de ce que tu as pris ta grande puissance et de ce que tu es entré dans ton règne ».
Au niveau de la structure de la Révélation donnée à Jean, nous pouvons ainsi comprendre que la « septième trompette » coïncide avec « la septième » des « sept dernières plaies » ou fléaux.
 
 
Des réjouissances justifiées
Apocalypse 19
Verset : 7
Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire ;
Deuxième thème : les critères de la préparation des derniers élus
Pour les élus qui l’attendaient avec patience, même après les déceptions programmées par Dieu, pour 1844 et 1994, le temps du véritable retour, « l’adventus » du Christ est venu.
La joie de ces véritables élus repose sur le fait qu’ils ont obéi en lui donnant gloire, répondant à l’exigence de l’annonce du premier ange d’Ap.14 : 7 : «  Craignez Dieu et donnez lui gloire… ».
 
 
Le fruit de la Révélation
 
car les noces de l’Agneau sont venues ; et sa femme s’est préparée ;
L’alliance conclue entre le Christ et le corps des élus, formant son épouse, ou sa femme, a été honorée par les deux parties. L’Elue s’est montrée fidèle et Jésus est venu à son secours pour la sauver, répondant ainsi à sa fidélité.
La rencontre de l’épouse et de l’époux a été rendue possible par la qualité de la « préparation » de « sa femme ».
L’Epouse a entendu et suivi, fidèlement, l’Epoux en se conformant à ses exigences annoncées dans la lettre d’amour qu’il lui a adressée pour sa « préparation ». Cette lettre qui révèle l’amour de Dieu pour ses élus, c’est, bien sûr, ce message de l’Apocalypse révélé il y a près de 2000 ans, mais, destiné à éclairer ses élus de notre génération, concernée par la fin du monde.
Précisons-le, encore, cette « préparation » repose sur son obéissance aux dix commandements de Dieu, dont, la fidélité pour le sabbat du quatrième, l’a exposée à une condamnation à mort décrétée par les dirigeants du camp rebelle. Elle a, pleinement, pu profiter de l’enseignement de la Bible, ayant bénéficié de l’aide du Saint-Esprit qui l’a conduite dans toute sa vérité conformément à la promesse faite par Jésus-Christ. Ses yeux et son intelligence ont été ouverts pour partager, avec Dieu, sa conception du mot vérité. Et pour finir, elle a pu éviter de tomber dans les séduisants pièges du diable car, dans sa révélation prophétique de Daniel et Apocalypse, Dieu les lui a présentés. Ceci explique pourquoi il est impossible, pour le diable, de séduire les élus de Jésus-Christ comme l’annonce Mat.24 : 24.
Ce qui rend impossible, de séduire les élus, c’est, qu’en tant qu’élus, ils profitent de la lumière prophétique que Jésus leur donne pour éclairer son chemin de vérité sur lequel ils doivent marcher. C’est cette lumière prophétique qui permet la préparation des élus qui passent, ainsi, du statut d’appelés à celui d’élus qui, comme il est écrit,  « seront peu nombreux », car : «  … il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus » Mat.22 : 14.
 
 
Les œuvres préparées par Jésus
Apocalypse 19
Verset : 8
et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant [et] pur, car le fin lin, ce sont les justices œuvres justes des saints.
Elle a obtenu la récompense promise « à celui qui vaincra » du message de Sardes. Elle a vaincu, soutenue par l’Esprit de Jésus-Christ, par sa fidélité, le camp rebelle. Et il l’a trouvée digne de porter les « vêtements blancs », « le fin lin éclatant pur », symbole des « œuvres justes » pratiquées envers Dieu.
Ce sont ces « œuvres justes » qui l’ont rendue digne du mot sainteté ; et c’est Dieu lui-même qui l’a jugée sainte.
Dans le texte grec on trouve les « œuvres justes » au lieu de « justices »
Les mots « œuvres justes des saints » nous rappellent l’exigence divine originellement construite sur le décret divin de Da.8 : 14 : « Jusqu’à 2300 soir matin et sera justifiée la sainteté ». Ce décret appelle l’homme à produire des œuvres justes de repentance dans le but de valoriser sa foi qui, sanslesœuvres agréables pour Dieu, est entièrement morte.
Ces « œuvres justes » ont concerné toute la lumière donnée, par Jésus, « jusqu’à la fin », à ses élus. Et se retrouvent au ciel, uniquement, ceux qui ont reçu et gardé ses œuvres jusqu’à la fin, comme il l’enseigne dans Ap.2 : 26. C’est sa condition de l’obtention de la réelle victoire : «  Et celui qui vaincra, et celui qui gardera mes œuvres jusqu’à la fin,  je lui donnerai autorité sur les nations ; … ».
 
 
Une dernière béatitude adressée aux derniers élus
Apocalypse 19
Verset : 9
Et il me dit, Ecris, Bienheureux ceux qui sont conviés au banquetsouper des noces de l’Agneau. Et il me dit, Ce sont ici les véritables paroles de Dieu.
Une nouvelle béatitude est adressée par Dieu à l’intention des derniers vrais saints qu’il a conviés pour participer, dans le ciel, « au souper » des noces de l’Agneau. Déjà animés par la joie du salut éternel, les élus y vivent, en plus, la joie de contempler leur Dieu présenté assis sur son trône suprêmement royal. La déclaration de l’ange est authentifiée comme étant adressée par Dieu lui-même.
En fait de souper, le repas sera servi aux oiseaux de proie comme l’enseigne le verset 17. Au menu, il y aura la chair des rebelles exterminés.
 
 
Les critères des deux camps
 
Adoration de Dieu ou de la créature
Apocalypse 19
Verset : 10
Et je tombai devant ses pieds pour me prosterner devant lui rendre hommage. Et il me dit, Garde-toi de le faire prends garde ; je suis ton compagnon d’esclavage et [celui] de tes frères qui ont le témoignage de Jésus, rends hommage à devant Dieu tu te prosternes, car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus.
En entendant le mot « Dieu », Jean se prosterne devant l’ange qui lui parle, mais cette erreur, de sa part, a pour but de nous révéler un message très important concernant la prosternation devant des créatures de Dieu.
A notre époque finale, la restauration des vérités divines, authentiques, concerne précisément l’attitude à avoir au sujet de la prosternation. Par le deuxième de ses dix commandements originaux, Dieu a interdit à l’homme de se prosterner devant la créature, ou la représentation imagée de la créature. Or à l’heure de la dernière épreuve de foi, la coupable principale de la rébellion humaine, l’église de Rome, s’est impudemment permis de supprimer purement et simplement, ce deuxième commandement. Dieu adresse ainsi à ses serviteurs fidèles une sévère mise en garde contre l’église catholique romaine coupable de cette action impudente. Les élus destinés à être sauvés ont entendu ce message qui leur a donné une bonne raison de « sortir de Babylone » quand l’urgence de la situation l’a fait comprendre. Certains de ces élus sont restés, jusque-là, dans l’ignorance des fautes de l’église papale et se sont séparés d’elle au tout dernier moment.
Si la prosternation devant la créature devient un critère type de l’attitude des esprits rebelles, à l’opposé, le critère du camp des élus a été, depuis 1844, jusqu’au retour en gloire salvatrice et justicière de Jésus-Christ, le « témoignage de Jésus » qui est, exclusivement, « l’esprit de prophétie ». C’est là, le critère indéniable de sainteté élective le plus profitable et le plus bénéfique pour les vrais élus. Par la prophétie révélée par Dieu ils peuvent marcher dans le chemin de la vérité tracé par Jésus-Christ et, l’ayant suivi jusqu’au bout, ils ont trouvé et obtenu la vie éternelle qu’il a pu seul leur offrir.
De même que Jésus avait demandé aux apôtres de se ceindre d’une épée, uniquement pour leur enseigner qu’ils ne devraient plus jamais l’utiliser, dans cette vision, il fait prosterner Jean devant son ange afin que ses élus ne le refassent plus jamais également.
Par cette leçon, Dieu nous révèle que sous son regard la situation est binaire.
L’homme est avec lui, ou contre lui ; l’homme est avec lui, ou avec le diable, et ceci, même de manière inconsciente. C’est une leçon qu’il a donnée à Israël, au temps de Moïse, lui disant dans Deut.30 : 19 : « J’en prends à témoins contre vous, le ciel et la terre :j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité ».
La prosternation, traduction du verbe grec « proskunéo », a pour racine « kunéo », qui veut dire, révérer.
Déjà dans l’ancienne alliance, l’infidélité d’Israël consistait à se prosterner devant le « dieu » soleil comme l’atteste Ezé.8 : 16 : « et il me conduisit dans le parvis intérieur de la maison de l’Eternel. Et voici, à l’entrée du temple de l’Eternel, entre le portique et l’autel, il y avait environ vingt-cinq hommes, tournant le dos au temple de l’Eternel et le visage vers l’orient ; et ils se prosternaient à l’orient devant le soleil ». Et ceci, peu de temps avant que la nation juive soit détruite par le roi chaldéen Nébucadnetsar, en - 586.
La révérence envers le diable ne se limite pas à une prosternation physique du corps humain, mais pour entrer dans ce cas, il suffit de ne pas être pleinement dans l’approbation de Dieu. Dans la leçon donnée, l’Esprit présente « l’esprit de prophétie » comme un don céleste, offert par « Jésus-Christ », en « témoignage » à celui qui reçoit son approbation et son appel à le servir dans un ministère prophétique. C’est ce que je m’efforce de faire, en vous présentant le sens caché des choses révélées.
 
 
Le  « lieu », ou le mobile, du combat Harmaguédon
Apocalypse 19
Verset : 11
Et je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc, et celui qui est assis dessus [appelé] fidèle et véritable ; et il juge et combat en justice.
Troisième thème : le temps de la confrontation du ciel et de la terre
La scène qui nous est présentée cible la parousie glorieuse de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Sa venue, ou plus précisément, son retour, est programmée par Dieu et elle s’accomplira de manière certaine. Malgré les apparences trompeuses d’un monde actif où Dieu n’est pas visible, l’humanité se dirige vers le jour où, pour ses yeux, « le ciel s’ouvrira » afin de confirmer la valeur de la foi religieuse qui croit à l’existence de la vie céleste, actuellement, invisible. A défaut de voir avec les yeux, l’homme ou la femme de foi véritable peut déjà voir avec son intelligence, son esprit de réflexion et de déduction qu’il possède au titre d’image de Dieu. Les êtres humains ont tous été doté de ces capacités, la différence est au niveau de leur utilisation. Quand le temps donné pour cette préparation s’achèvera, Dieu ne se cachera plus et il se rendra visible pour donner, à chacun, la rétribution que sa qualité de foi mérite. La prophétie nous a conduit à ce jour de l’Eternel qu’Esaie 13 : 6, prophétise comme « un ravage du Tout-Puissant » voir également Joël 2 : 11 ; Soph.1 : 15.
Les symboles présentés ne restent que des symboles, la réalité de l’accomplissement sera différente et Dieu la garde dans le secret de sa nature céleste.
« Et je vis le ciel ouvert » ; actuellement fermée aux yeux des hommes, la réalité de la vie céleste leur deviendra visible.
« Et voici un cheval blanc… » ; le cheval blanc donne à son cavalier l’aspect d’un chef vainqueur glorieux à l’image des empereurs romains qui étaient glorifiés, par le peuple, quand ils revenaient en vainqueur dans Rome. Sur le plan biblique, nous retrouvons ici, le Christ du premier sceau d’Ap.6 : 2, précisément « parti en vainqueur et pour vaincre ». L’heure de marquer définitivement sa victoire contre le diable est arrivée,
« et celui qui est assis dessus, fidèle et véritable » ; là encore le message de Dieu ne vise pas le nom mais le comportement du cavalier soit, son action. On peut donc supprimer, de manière justifiée, le mot « appelé » ajouté par J.N.Darby. En effet, Jésus-Christ revient pour manifester en œuvre sa « fidélité » à ses élus fidèles ; leur zèle pour sa « vérité » les condamne à mourir de la main des rebelles. « Le Véritable » et grand « Juge » de l’époque Laodicée, qui signifie peuple du jugement ou jugement du peuple, intervient contre ceux qui attaquent sa vérité soit, sa sainte loi et ceux qui l’observent fidèlement.
Déjà dans Zac.10 : 3, Dieu a prophétisé cette action en ces termes : «  Ma colère s’est embrasée contre les bergers, et je punirai les boucs ; car l’Eternel des armées a visité son troupeau, la maison de Juda, et il en a fait son cheval de gloire dans la bataille ». Cette bataille est le combat Harmaguédon ; et le temps de « punir » les mauvais « bergers et les boucs » soit, les pécheurs, est arrivé,
« il juge et combat en justice » ; les mots « juge et justice » suggère l’action d’un tribunal où le jugement repose sur la loi divine, les dix commandements de Dieu et plus largement, sur tout l’enseignement révélé par la sainte Bible entière. Car dans sa parole écrite les leçons positives ou négatives sont aussi précieuses les unes que les autres. La prosternation de Jean devant l’ange nous en donne l’exemple. Le mépris des rebelles envers le saint sabbat de Dieu va donc être châtié à la hauteur de l’offense.
 
 
Un regard de feu pour ses ennemis
Apocalypse 19
Verset : 12
Et ses yeux sont une flamme de feu ; et sur sa tête il y a plusieurs diadèmes ;
Ici apparaît la justification des symboles décrivant Christ dans le prologue d’Ap.1 : 14. Ce regard en « flamme de feu » est pour ses ennemis qu’il va consumer. Les yeux de Dieu lui permettent de dire : « Je connais tes œuvres   » quand il adresse une lettre à ses serviteurs, ses esclaves, des sept époques, sauf pour l’époque nommée Pergame, où cette expression n’apparaît pas. Il est vrai que traduit par « adultère » ce nom prouve à lui seul que Dieu connaît ses œuvres,
« et sur sa tête il y a plusieurs diadèmes… » ; plusieurs diadèmes suggèrent son titre impérial suprême de « Roi des rois » que le verset 16 va confirmer. En face de ce « Roi des rois », de nature céleste, vont se trouver des rois terrestres, des dominateurs, symbolisés, dans la prophétie, comme portant sur leur tête des diadèmes de royauté. Nous avons vu que, dans son temps de « bête qui monte de la mer », l’église papale romaine était représentée par sept têtes sans diadèmes qui étaient placés sur les dix cornes des monarchies de l’Europe occidentale « chrétienne ». Mais le contexte de ce chapitre 19 est celui où il n’y a plus de « diadèmes », ni sur les « têtes », ni sur les « dix cornes », conformément à l’image donnée dans Ap.17 : 3. Et « la bête » de cette époque est stigmatisée par le « blasphème » imputé dans Ap.16 aux rebelles frappés par les « sept dernières plaies » ou fléaux de Dieu.
Le grand Roi céleste va écraser les petits rois de la terre, comme un pot de fer brise un pot de terre.
 
 
Le mystère de l’état divin
 
et il porte un nom écrit que nul ne connaît que lui seul ;
Le nom suggéré est dans la nature même de sa divinité ; il n’est donc pas étonnant qu’il soit le seul à le connaître. Sa personnalité est construite sur les multiples aspects de son caractère qu’il représente dans leur perfection. Son nom est aussi fondé sur l’expérience qu’il est venu vivre sur la terre pour son ministère messianique.
D’autre part, cette expression va aussi s’appliquer pour « celui qui vaincra » dans le message de Pergame dans Ap.2 : 17. Et Jésus-Christ a été le premier vainqueur ; celui qui a précédé les victoires de ses élus. Ce nom suggère donc encore sa victoire.
 
 
La vendange en relation avec la Bible
Apocalypse 19
Verset : 13
et il est vêtu d’un vêtement teint dans le sang ; et son nom s’appelle, La Parole de Dieu ;
Avec ce verset, l’Esprit évoque le thème de la vendange dont, nous l’avons vu, son développement est présenté dans Es.63. Dans une note, Darby précise par « trempé » le sens du verbe « teint ». L’image de la cuve foulée par les pieds de Jésus-Christ révèle l’intensité du sang humain versé à l’occasion de cette ultime confrontation des pécheurs avec le Dieu juste, pur et saint. Dans Ap.10 : 2, l’Esprit a désigné l’identité « des raisins de sa colère » par les symboles de « la terre » et de « la mer » soit, la foi protestante et la foi catholique romaine, les deux religions chrétiennes ennemies réconciliées contre la vérité du « résidu » ou « reste » adventiste évoqué dans Ap.12 : 17.
Celui qui revient, le fait au nom de « la Parole de Dieu », le Verbe, le Créateur, le Législateur, l’Inspirateur de la Bible et de tout ce qu’elle contient, et de tout ce que ses serviteurs, choisis par lui, continueront d’écrire en son nom.
C’est dans ce contexte final que sa définition citée dans Héb.4 : 12 est appliquée et prend toute sa signification : «  Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur ». Dans ce verset réapparaît la situation spirituelle binaire évoquée plus haut. La Bible est à la base de la séparation des deux camps qui restent, en opposition, sur la terre martyrisée par la « sixième trompette ».
Dans la cinquième trompette, l’Esprit nous a montré qu’écrite en « hébreu et en grec » la Bible, mal utilisée, finit par « détruire  ses mauvais utilisateurs » à la joie du diable, le Destructeur « Abbadon et Appollyon ».
 
 
La gloire du camp vainqueur
Apocalypse 19
Verset : 14
et les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de fin lin, blanc et pur ;
Les armées angéliques restées fidèles à Dieu accompagnent, en le suivant, le Roi du ciel. Elles sont à l’image du Roi, lui-même, et à l’image de l’épouse terrestre préparée pour les rejoindre, car elle est jugée digne d’être vêtue de fin lin blanc éclatant pur. Il semble que nous devions comprendre qu’elle vient de les rejoindre et qu’elle est déjà une composante de cette armée céleste. Cette interprétation est raisonnable puisque les versets 1 à 10 nous l’ont présentée entrée au ciel. De plus le caractère de cette dernière partie du chapitre qui cible uniquement les ennemis du Christ et de ses élus autorise cette interprétation des choses.
 
 
La parole de Dieu qui donne vie ou mort
Apocalypse 19
Verset : 15
et une épée aiguë à deux tranchants sort de sa bouche, afin qu’il en frappe les nations ;
L’allusion à Héb.4 : 12 est confirmée. L’Esprit révèle le lien qui relit la sainte Bible à la bouche de Jésus-Christ qui revient, maintenant, pour séparer la vie soit, l’âme humaine des rebelles, en deux parties qui sont le corps et l’esprit. En donnant la mort, il applique un processus inverse à celui qui donne la vie au premier homme Adam. Il lui forma une chair qui ne faisait pas encore la vie. C’est seulement en animant le corps, par le souffle pulmonaire, que les organes du corps humain, mis en fonction, firent, de lui, une âme vivante. Son cerveau est entré en action et lui a permis de pouvoir penser, réfléchir, organiser, raisonner. En processus inverse, le souffle éteint, l’homme n’est plus qu’une masse de chair et d’organes inactifs que la corruption va éliminer et transformer peu à peu en poussière. Né de la poussière, l’homme retourne à la poussière, et seul Dieu pourra redonner vie à cette poussière au gré de sa volonté, de Dieu Créateur, qui donne vie ou mort par sa seule parole.
Dans le contexte concerné, cette parole vient donner mort aux nations qu’il va frapper.
 
 
Le thème de la vendange
 
et lui les paîtra avec une verge de fer, et lui foule la cuve du vin de la fureur de la colère de Dieu le Tout-puissant ;
Les termes présentés, dans ce verset, suggèrent un lien avec la fin du message délivré, pour le temps de l’église Thyatire, qui concerne la foi catholique et la foi protestante, à l’époque, encore ennemies. Ce message préparait l’arrivée d’un nouveau « fardeau » visant l’exigence du vrai sabbat à partir de l’époque Sardes de 1844. Le Christ va maintenant paître avec une verge de fer, les adeptes, catholiques et protestants, qui ont refusé et fini par combattre ce nouveau « fardeau » ordonné par Dieu, et dont l’exigence est révélée par le décret de Da.8 : 14.
Cette désobéissance, poussée à l’extrême, en fait les raisins de la colère de Dieu qui, en Christ, les foule et verse leur sang en dressant les hommes les uns contre les autres. C’est l’heure du règlement des comptes entre les rebelles qui s’accusent, mutuellement, de la responsabilité de l’échec de la foi.
La fureur de la colère de Dieu est à la hauteur, et même dépassée, de la fureur de la fornication spirituelle imputée à l’église romaine appelée Babylone la grande dans Ap.18 : 2-3. Elle est même bien dépassée puisqu’elle vient du Dieu Tout-puissant. Il faudra donc attendre l’événement pour que l’homme prenne conscience de l’intensité de cette Toute Puissance.
 
 
Jésus-Christ
Le Roi des rois et Seigneur des seigneurs
Apocalypse 19
Verset : 16
et il a sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit, Roi des rois, et Seigneur des seigneurs.
Si le vêtement est un apport au corps humain, la cuisse est elle au contraire une partie forte du corps lui-même. Spirituellement appliqué selon ce principe, le vêtement représente ce qui est imputé au Christ, et sa cuisse, ce qui est de sa nature propre. L’objet imputé, qui est également de sa nature divine, est son titre « Roi des rois et Seigneurs des seigneurs ». Nous avons vu dans l’étude d’Ap.17 : 14 que, selon 1 Tim.6 : 13 à 16, ce nom est bien celui qui est porté par le Dieu Tout-puissant. C’est, donc, bien le même Jésus, que les hommes ont vu ensanglanté, sur la croix de Golgotha, qui revient dans la toute puissance de sa divinité qu’il avait, momentanément, cachée, afin de donner une vie, capable de payer le prix des fautes de ses élus, et seule, la sienne convenait pour ce besoin.
Devant le Roi des rois et Seigneur des seigneurs, ni les rois de la terre, ni les seigneurs ne peuvent résister. Et ils sont tués dans d’horribles massacres jusqu’au dernier.
 
 
Invitation pour un festin macabre
Apocalypse 19
Verset : 17
Et je vis un ange se tenant dans le soleil ; et il cria à haute voix, disant à tous les oiseaux qui volent par le milieu du ciel, Venez, assemblez-vous au grand souper de Dieu ;
Le sol de la terre porte, alors, que des cadavres étendus qui attirent toujours les oiseaux de proie, les vautours, les condors, et leurs différentes familles.
Ce contexte final révèle la programmation, par Dieu, de deux sortes de festins ou « grand souper ».
Nous sommes dans l’extrême fin de l’époque Laodicée d’Ap.3 : 20 où Jésus dit à ses élus : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi ». Ce souper là, sera terrible et il est confirmé dans Ap.19 : 9, car l’expression « je souperai avec lui » suggère le positionnement des élus aux côtés du Christ lors du grand souper où le camp rebelle est détruit.
Le terme « souper », qui désigne un repas pris de nuit, est en relation avec « le jour de l’Eternel » qui « est ténèbres et non lumière » selon Amos 5 : 18.
Sur la terre dévastée et, maintenant, redevenue « abîme » et « désolée », ce festin terriblement macabre est proposé aux oiseaux de proie.
 
 
La défaite des puissances terrestres est annoncée
Apocalypse 19
Verset : 18
afin que vous mangiez la chair des rois, et la chair des chiliarques, et la chair des puissants, et la chair des chevaux et de ceux qui sont assis dessus, et la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands.
Qu’y a-t-il au menu proposé par Dieu ?
« la chair des rois » ; premiers responsables dirigeants des peuples.
« la chair des chiliarques », ou chefs militaires ; deuxième niveau de la puissance humaine ; eux aussi dirigent des troupes d’hommes et obéissent aux décisions des rois,
« la chair des puissants » ; sont concernés, les riches, les nobles, et le clergé religieux dominateur à l’image du papisme romain,
« la chair des chevaux et de ceux qui sont assis dessus » ; selon Jac.3 : 3, les groupes dirigés et leurs dirigeants, militaires, ou religieux.
« et la chair de tous, libres et esclaves, petits et grands » ; cette définition confirme une entière extinction de l’espèce humaine sur la terre. La culpabilité étant spirituelle, chaque créature est tenue personnellement pour responsable de son choix sur les deux chemins que Dieu place devant elle, Dieu avait dit : « Choisis la vie afin que tu vives toi et ta postérité ». Ceux qui ont choisi la vie vont entrer, à ce moment, dans l’éternité aux côté du Christ vengeur. Mais ceux qui ont choisi la désobéissance soit, le péché qui a pour salaire la mort, selon Rom.6 : 23, vont recevoir la mort, et leurs cadavres sont offerts en pâture aux oiseaux de proie.
 
 
Un résumé du combat Harmaguédon
Apocalypse 19
Verset : 19
Et je vis la bête, et les rois de la terre, et leurs armées assemblées pour livrer combat à celui qui était assis sur le cheval et à son armée.
Et voici la confrontation annoncée ; sur la terre, conformément au récit du 6ème des « sept dernières plaies » ou fléaux d’Ap.16 : 12 à 16, le diable rassemble, pour sa cause, toutes les puissances dominatrices vivantes de cette époque.
La « bête » désigne, ici, l’intolérance religieuse finale qui s’appuie sur l’alliance protestante et catholique de « la bête qui monte de la terre » présentée dans A.13 : 11.
L’autre composante de la « bête » est civile et s’identifie aux dominateurs de l’époque, les nations reliées à l’Europe occidentale chrétienne soit, intégrées à l’Europe soit, issues d’elle, comme les Amériques du nord et du sud, l’Australie, et en grande partie l’Afrique. En se fondant sur le récit de la « troisième guerre mondiale » dont le déroulement stratégique est présenté dans Da.11 : 40 à 45, nous comprenons que le dominateur, en chef, sera le peuple des Etats-Unis de l’Amérique du nord dans lequel, en véritable tour de Babel, toutes les religions de la terre ont trouvé place, étant depuis le 16ème siècle une terre d’immigration. L’ayant prise pour modèle, les autres nations de la terre en ont fait autant. Ainsi la fidélité, envers Dieu, a été sacrifiée sur l’autel de l’humanisme et des tours de Babel se retrouvent dans toutes leurs capitales.
« la bête, les rois de la terre, et leurs armées » partagent cet état d’esprit humaniste pour lequel ils jugent, paradoxalement, nécessaire de tuer ceux qui veulent servir fidèlement Dieu.
Le « combat » oppose Christ, et les adorateurs fidèles du Dieu créateur, aux adorateurs de la créature. Et Dieu lui a donné pour nom « Harmaguédon » car, comme au Sinaï, il va révéler et imposer sa puissance aux êtres terrestres, et donner à son Elue bien-aimée la preuve qu’il la tient pour sa « montagne précieuse ».
 
 
La victoire annoncée du Christ est confirmée
Apocalypse 19
Verset : 20
Et la bête fut prise, et le faux prophète qui était avec elle, qui avait fait devant elle les miracles par lesquels il avait séduit ceux qui recevaient la marque de la bête, et ceux qui rendaient hommage à se prosternaient devant son image.
La victoire annoncée et prophétisée pour Christ a eu lieu et c’est toutes les alliances de Babylone la grande qui ont été prises par le Dieu vainqueur. Au nombre des vaincus, on retrouve :
« la bête » qui désigne la forme originelle catholique de l’intolérance religieuse alliée à la foi protestante dans « la bête qui monte de la terre » ; son « image »,
« le faux prophète qui était avec elle » va désigner principalement la foi protestante déchue dont, selon Es.9 : 14, l’action de « faux prophètes qui enseignent le mensonge » est révélée dans le thème de la 5ème trompette par le mot « queue ». Cependant, une deuxième interprétation complémentaire de ce « faux prophète » reste possible. Les Adventistes ont été prévenus, très tôt, par les révélations données à Ellen G.White que le diable tenterait une suprême séduction, finale, dans laquelle il prendra, personnellement, l’apparence de Jésus-Christ lui-même, encourageant les rebelles à honorer le dimanche romain. Le renouvellement et le développement, extrême, du spiritisme, des derniers jours, faciliteront cette croyance et cette confiance censées s’appuyer sur l’opinion directe de Jésus,
« …qui avait fait devant elle les miracles par lesquels il avait séduit ceux qui recevaient la marque de la bête …» ; ces miracles caractérisent la foi protestante déchue, depuis 1844, prophétisée par Jésus-Christ dans Matt.7 : 21 à 23 : «  Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ». Les miracles revendiqués n’ont pas été réalisés par la puissance de Dieu ; c’est donc par la puissance du diable qu’ils l’ont été.
« ceux qui recevaient la marque de la bête » sont les croyants catholiques héritiers du passé intolérant de leur église,
« et ceux qui se prosternaient devant son image » sont les croyants protestants qui expérimentent, en approuvant la réalisation de « l’image » de l’intolérance de la première bête catholique, pour la première fois de l’histoire de la foi protestante, l’intolérance religieuse.
 
 
Le sort des plus coupables
 
Ils furent tous deux jetés vifs dans l’étang de feu embrasé par le soufre ;
Ici, l’Esprit nous révèle le destin particulier qui est réservé aux croyants qui ont revendiqué et déshonoré leur appartenance à Jésus-Christ. Cette sentence divine ne s’appliquera pas avant la fin du septième millénaire, puisque c’est seulement, à ce moment-là, que la surface de la terre sera transformée en étang de feu pour consumer et anéantir les rebelles ressuscités pour le jugement dernier. L’étude d’Ap.20 qui vient confirmera la chose.
« ils furent tous deux jetés vifs dans l’étang de feu embrasé par le soufre » ; le mot important qui fait toute la différence de la culpabilité est : jeté « vifs ». La durée, des tourments annoncés par Dieu dans le message du 3ème ange d’Ap.14 : 10, sera pour eux proportionnelle à leur culpabilité individuelle. Mais avant que s’applique la sentence, « mille ans » célestes seront utiles, aux saints élus, pour la définir avec Jésus-Christ. Où se trouve actuellement le soufre de cet étang de feu ? pas très loin de nous ; juste sous nos pieds dans le noyau du magma terrestre, dont les volcans nous rappellent, de temps à autres, l’existence, dans l’attente du jour où ce feu se répandra sur la terre entière pour la purifier.
 
 
Une entière destruction des vies terrestres
Apocalypse 19
Verset : 21
et le reste fut tué par l’épée de celui qui était assis sur le cheval, laquelle sortait de sa bouche, et tous les oiseaux furent rassasiés de leur chair.
Une sentence différente concerne le reste des êtres humains.
« et le reste fut tué par l’épée de celui qui était assis sur le cheval, laquelle sortait de sa bouche ; ». Ils seront également tués, mais ne s’étant pas réclamés du sang versé par Jésus-Christ, donc moins coupables, seront anéantis sans prolongement spécial de leur souffrance. De toute façon, la sentence appliquée sera divine et juste,
« l’épée » utilisée c’est sa parole, et par elle, il les conduit à s’entretuer par leurs « épées »,
les cadavres seront nombreux, ce qui fait que « tous les oiseaux furent rassasiés de leur chair  ». Alors, les paroles de Jésus citées dans Matt.24 : 28 s’accompliront : « En quelque lieu que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles vautours ». Contrairement aux vautours, les aigles ne mangent pas volontiers les cadavres, ils préfèrent des proies vivantes.
 
 
 
Avec l’intervention finale, de Jésus-Christ, la mission terrestre universelle adventiste s’est achevée. Le rôle du message prophétique est également terminé ; il a permis, aux derniers élus, de se mettre en harmonie avec les exigences de Dieu et a rendu possible leur sélection et leur salut.
Dieu, qui calcule les jours, les mois et les années, a attendu la fin de l’an 6000, pour faire entrer, ses élus, dans le grand sabbat du septième millénaire qu’il prophétisait chaque fin de semaine depuis 6000 années. Nous y voici donc, sachant par, Ap.4 : 1 que les rachetés de Christ ont été conduits, par Jésus, au ciel, dans le royaume du Père où, selon Jean 14 : 1 à 3, il leur a préparé une place. L’Esprit va maintenant nous présenter les événements devant s’accomplir au cours d’une dernière période chiffrée de « mille ans ».
 
Apocalypse 20
 
W
 
Le chiffre 20
Ce chiffre 20, tout rond, fait penser au passage de l’an 6000, car on ne peut pas ignorer la règle des trois tiers soit 2000 = alliance avec Abraham + 2000 = 1ère venue et ministère du messie Jésus-Christ + 2000 = retour glorieux de Jésus-Christ.
Cette logique se retrouve dans la forme du tabernacle construit par les Hébreux sur le modèle indiqué par Dieu ; lieu saint = 2/3 + lieu très saint = 1/3.
Ayant rejoint l’universalité angélique, l’homme est entré dans une dimension universelle, ce qui peut être symbolisé par le chiffre 20, sur la base 4 = universalité, fois 5 = chiffre de l’homme.
 
 
Sur l’abîme, la terre désolée
Apocalypse 20
Verset : 1
Et je vis un ange descendant du ciel, ayant la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main.
« Descendant du ciel », cet « ange » est du camp vainqueur ; celui de Jésus-Christ, le Dieu Tout-puissant entré dans son règne universel,
Il descend sur la terre « désolée » qui reçoit, alors, le nom « abîme ».
Nous avons vu, de nombreuses fois, que ce terme désigne la terre, elle-même, uniquement lorsqu’elle est privée de vie, comme elle le fut au début de la création, de notre dimension terrestre, par le grand Dieu créateur. La démonstration qu’il voulait offrir à ses créatures aimantes s’est accomplie selon son projet révélé. Et ceux qui n’ont pas été jugés dignes de vivre ont tous été éliminés. Les élus survivants connaissent enfin le bonheur et la paix que Jésus leur a promis et obtenus,
« ayant la clef de l’abîme », suppose que cet ange a le pouvoir et le moyen d’actionner une serrure censée ouvrir ou fermer l’accès à « l’abîme » soit, la terre désolée,
«  et une grande chaîne dans sa main ». La main symbolise l’action de l’ange. Et l’utilisation de la « grande chaine » va maintenant être précisée.
 
 
 
Apocalypse 20
Verset : 2
Et il saisit le dragon, le serpent ancien qui est le diable et Satan, et le lia pour mille ans ;
La « grande chaîne » est utilisée pour « lier le diable » désigné par les noms de ses agents humains pendant l’ère chrétienne, noms cités dans Ap.12 : 9.
« dragon » ; en persécuteur dans la lutte ouverte, selon Ap.12 : 3
« serpent ancien » ; en habile séducteur religieux, dans Ap.12 : 14
« diable et Satan » ; les noms que l’Ecriture et Jésus utilisent pour le désigner soit, le calomniateur, et l’adversaire.
Le diable va donc être immobilisé et retenu, sur la terre désolée, pour une durée de « mille ans » soit, la durée prophétisée, comme grand sabbat, qui concerne le septième millénaire préfiguré dans notre semaine actuelle par le sabbat du septième jour.
 
 
 
Apocalypse 20
Verset : 3
et il le jeta dans l’abîme, et l’enferma ; et il mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis ;
« et il le jeta dans l’abîme » ; l’image présente l’abîme en forme de « puits » dans lequel on jette un prisonnier. Nous retrouvons ici l’idée suggérée dans Ap.2 : 24 par l’expression « profondeurs de Satan » où à leur tour les Protestants déchus en 1844 sont tombés. Ces « profondeurs de Satan » sont désignées par le mot « puits » dans Ap.9 : 1,
«  et l’enferma » ; en sorte qu’il est mis hors d’état de nuire, n’ayant pour compagnie que les cadavres étendus sur la terre,
«  et il mit un sceau sur lui » ; ce que Dieu scelle ne peut pas être descellé. La sentence de Dieu sera donc bien appliquée pour les « mille ans » programmés,
«  afin qu’il ne séduisît plus les nations » ; le choix du verbe « séduisît » nous présente le diable dans sa situation de « serpent ancien », selon Ap.12 : 9, qui subit, par sa retenue sur la terre désolée le châtiment que Dieu lui avait prophétisé dans Gen.3 : 14 : « … tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie ». La suite de ce verset viendra après les mille ans annoncés : « je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon ».
Suivez bien l’image donnée, il est évident que les « nations » protégées et le « diable » séducteur ne sont pas ensemble sur la terre. De plus, parce qu’elles se trouvent uniquement dans le ciel, le texte ne précise pas « nations de la terre » ; comme on le trouve chaque fois qu’elles sont citées en tant que telles. Ceci confirme l’entrée au ciel des élus sauvés au moment du grand retour glorieux de Jésus-Christ formant ainsi, avec les mondes célestes, les « nations » concernées.
En fait, isolé sans aucun vis-à-vis, donc privé de victimes à séduire, le diable n’est plus, sur la terre, qu’un arc, sans flèche, un fusil, sans cartouche, et pour aller encore plus loin, un serpent, sans ses ailes d’être céleste, comme dans Ge.3 : 14 : « tu marcheras sur ton ventre ». Son immobilisation réside strictement dans son incapacité contextuelle de « séduire ». Cette solitude durera « mille ans » jusqu’à la fin du septième millénaire.
 
 
 
 
après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.
Il sera délié, dans la mesure où, la seconde résurrection, réservée aux rebelles ramenés à la vie pour le jugement dernier, lui offrira, de nouveau, la compagnie des créatures qu’il a conduites à la perdition et qu’il s’efforcera de « séduire » de nouveau, mais pour la dernière fois. Et bien en vain, il tentera, avec eux, une ultime attaque contre les saints devenus immortels.
« il faut qu’il soit délié pour un peu de temps » ; la libération du diable est une nécessité exigée par la vraie justice divine. Cette parfaite justice réclame absolument l’action du jugement dernier. Les rebelles doivent être confrontés aux preuves que les promesses de Dieu ont été tenues pour ses élus ; et qu’ils ne doivent leur perte qu’à leur refus de sa lumière et de ses directives.
Nous quittons maintenant la terre désolée, le nouvel « abîme » pour retrouver, dans le ciel, les nations célestes.
 
 
Un jugement dans le ciel
Apocalypse 20
Verset : 4
Et je vis des trônes, et ils étaient assis dessus, et le jugement leur fut donné ;
« et je vis des trônes » ; ce sont ceux qui nous sont présentés dans Ap.4 : 4 que Jean voit dans le ciel après avoir obéi à l’ange qui lui a dit : « Monte-ici ». La scène est donc bien céleste.
« et ils étaient assis dessus » ; l’Esprit va révéler l’origine des élus prenant place sur ces trônes. Nous savons déjà qu’ils sont réservés « à celui qui vaincra », chacun étant personnellement invité par Dieu à obtenir la victoire.
« et le jugement leur fut donné » ; la justice parfaite de Dieu va s’accomplir. En juste retour des choses, les anciennes victimes obtiennent, maintenant de Dieu, le pouvoir de juger leurs anciens bourreaux. Si les juges agissent collectivement, les coupables, absents parce que retenus par la mort sur la terre, sont eux jugés individuellement, « chacun selon ses œuvres » comme les versets 12 et 13 vont le confirmer.
C’est ce verset qui nous enseigne ce que sont les droits d’un roi, selon Dieu. Quand Israël ne voulut plus du gouvernement direct de Dieu, il réclama un roi comme les autres nations. Quelles malédictions ont suivies ce stupide choix ! Frustré et blessé, Dieu a consenti à la demande et il a donné au roi d’Israël les droits que les nations de l’époque leur donnaient. Et ils n’ont pas été déçus ; des morts inutiles, des injustices payées par le peuple, jusqu’à la malédiction entière, généralisée, nécessitant sa destruction.
Ici, dans ce verset, Dieu nous rappelle l’unique droit du roi de la loi du ciel ; « le  jugement lui est donné » pour appliquer une justice parfaite « qui punit le coupable et ne le tient pas pour innocent », parce qu’il a refusé le moyen de bénéficier de la grâce obtenue par la mort de Jésus-Christ.
Dans son ministère terrestre, Jésus a montré ce que Dieu appelle un roi. Il s’est fait serviteur et ne s’est pas fait servir ; il a libéré et non mis en esclavage et il a fini sa démonstration en offrant sa vie sans prendre la vie des autres.
Je rappelle encore que ce verset éclaire le sens de l’expression : « mais reçoivent pouvoir comme rois, une heure, avec la bête » dans Ap.17 : 12. Ce pouvoir consistait à « juger », avec toute la responsabilité engagée, les élus « jugés » fidèles par Dieu lui-même.
Dans le ciel, ces juges iniques sont à leur tour « jugés » par ceux qu’ils voulaient faire mourir. Et je ne parle là que de ceux que Dieu a empêchés de passer à l’action, mais avant eux, au temps de la première intolérance, les coupables ont réellement versé le sang des saints serviteurs de Jésus-Christ, et ils vont être jugés, à leur tour, par l’ensemble des élus au nombre desquels sont leurs anciennes victimes.
 
 
Les élus du temps de l’intolérance
 
et les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu ;
L’Esprit énumère, par ses définitions spécifiques, les différents groupes des saints de l’ère chrétienne qui, comme élus vainqueurs du combat de la foi, obtiennent le droit de s’asseoir sur les trônes symboles de leur pouvoir de juger les méchants morts.
« les âmes de ceux qui avaient été décapités » ; l’âme de ces martyrs était morte, et ce n’est que par la résurrection qu’elle a repris vie. Laissez à Platon, le philosophe grec de l’antiquité, son interprétation du mot âme qu’il prétend immortelle. Il n’aura pas de part avec Jésus-Christ qui seul a donné sa vie pour offrir l’immortalité à ses seuls bien-aimés élus.
Dieu a donné à l’âme une définition dans Lév.17 : 14 : « car l’âme (ou la vie) de toute chair c’est son sang qui est en elle » ; cette donnée simplifiée est justifiée. Pour prouver le contraire, trouvez un être humain qui peut vivre sans son sang. Ainsi, privé de son sang l’âme humaine est morte et reste un corps physique inanimé. Il ne se dégage pas de lui, le moindre aspect de vie capable de vivre de manière consciente hors du corps physique, et ceux qui le prétendent ou l’expérimentent, ne sont que des victimes du spiritisme diabolique. Je le rappelle, de tout temps, le diable a enrichi ses serviteurs par ce type de croyance, dont le but est de convaincre l’homme que la mort n’a rien de redoutable et qu’une autre forme de vie prolongera en esprit leur existence.
Parmi « ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu », il y a le plus célèbre, Paul, décapité sous Néron à Rome, que l’Esprit évoque et symbolise sous le nom « Antipas » dans son message adressé à l’époque Pergame. Et après lui, des multitudes d’autres martyrs ont également versé leur sang à cause de leur engagement chrétien.
 
 
Les élus de la dernière intolérance
 
et ceux qui n’avaient pas rendu hommage ne s’étaient pas prosternés devant à la bête ni devant à son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main ;
Ceux qui sont évoqués maintenant sont rattachés à la toute dernière épreuve de foi. Leur sang n’a pas été versé mais uniquement parce que Dieu est intervenu pour l’empêcher.
Les juges iniques les avaient condamnés pour leur refus de se prosterner devant l’autorité de la créature humaine, parce qu’elle frustrait Dieu de son plus légitime droit comme Dieu créateur.
Tous les élus comprennent que la religion intolérante humaine n’est pas représentative de Dieu. Ils ne peuvent donc pas approuver ou se prosterner pour honorer, de leur approbation, cette pratique intolérante.
Est-ce à dire que Dieu serait tolérant ? Pas du tout. Ce mot n’apparaît pas dans la Bible et si Dieu accepte de supporter ses contradicteurs dans l’attente de les détruire, ce n’est pas au nom de la tolérance mais au nom de sa divine patience.
Connaissant leur Dieu ils ont donc refusé de renoncer à la pratique du saint sabbat du septième jour qui aurait été transgressé par leur acceptation du dimanche romain, « marque » de la bête. Ils l’ont refusé en choix intellect, « leur front », et en pratique active, « leur main ».
 
 
Le règne des juges dure mille ans
 
et ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans,
Ressuscités par Jésus-Christ, les élus vont « régner » uniquement pendant « mille ans » soit, le temps passé à « juger » les méchants morts.
 
 
En parenthèse : la deuxième résurrection
Apocalypse 20
Verset : 5
le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis.
« Le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis » ; comprenez qu’étant morts pendant les « mille ans » ils ne retrouveront la vie que dans une « deuxième résurrection ». Si les termes ne sont pas écrits, l’idée de cette « deuxième résurrection » s’impose tout de même par simple déduction de la suggestion. Pour ne pas perdre le fil de la logique du message, la première phrase de ce verset doit être interprétée comme une parenthèse venue couper le thème de la première résurrection du verset 4.
 
 
La première résurrection
 
C’est ici la première résurrection.
La parenthèse se referme et l’Esprit nous dit : « C’est ici la première résurrection ». Cette première résurrection suggère l’existence d’une deuxième.
 
 
Le véritable bienheureux
Apocalypse 20
Verset : 6
Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection, sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ;
Nous trouvons, ici, la première béatitude décernée aux élus entrés dans la vie céleste. « Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection ». Dieu a tranché, on ne discutera plus vainement pour savoir qui est véritablement saint ou pas. Et la mention de la « première résurrection » est renouvelée. Dieu donne, avec cette « première résurrection », la « part » qui revient, selon ses promesses, à ses vrais « saints ».
« sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir » ; la notion de « seconde mort » suggère également deux vies ; pour mourir deux fois, il faut avoir vécu, également, deux fois. La deuxième vie sera donc obtenue dans une « deuxième résurrection » réservée, pour les coupables, après les « mille ans » du jugement céleste.
Encore faut-il donner au mot « mort » le sens que Dieu lui donne dans Eccl.9 : 5-6 et 10 : « Car les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent rien du tout ; et il n’y a plus pour eux de salaire, car leur mémoire est oubliée. Leur amour aussi, et leur haine, et leur envie ont déjà péri, et ils n’ont plus de part à jamais dans tout ce qui se fait sous le soleil… … Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir ; car il n’y a ni œuvre, ni combinaison, ni connaissance, ni sagesse, dans le shéol, où tu vas ».
Et le « schéol » cité dans ce verset désigne simplement le séjour des morts, c'est-à-dire, la poussière de la terre vers laquelle l’homme poussière retourne quand il meurt.   
 
 
 
 
mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans.
En tant que « sacrificateurs de Dieu » l’Esprit nous rappelle le rôle de la tribu de Lévi, qui était attachée à Dieu pour célébrer les rituels sacrificiels. Ces rites ont reçu une explication, quand le projet messianique a été compris, avec la première venue de Jésus.
En tant que « sacrificateurs du Christ », les élus vont juger les pécheurs, rebelles, qui seront les victimes offertes, en sacrifice, pour le péché, en ultime rituel sacrificiel. Ces pécheurs condamnés par Dieu recevront de lui, sur la terre, « la seconde mort », après les « mille ans » du jugement céleste.
 
 
Sur la terre repeuplée
après les mille ans
Apocalypse 20
Verset : 7
Et quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délié de sa prison ;
Conformément au programme divin, le jugement céleste étant achevé à la fin des « mille ans », l’heure du dernier sacrifice est arrivée. Et pour sacrifier il faut des victimes. Ce seront les pécheurs qui reviennent à la vie dans une deuxième résurrection après « les mille ans » comme le verset 5 nous l’enseigne, disant : «  le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis ».
Disposant, de nouveau, de vis-à-vis, donc de victimes à séduire, Satan retrouve sa capacité d’agir, il est ainsi « délié de sa prison ».
 
 
Le dernier rassemblement des pécheurs
Apocalypse 20
Verset : 8
et il sortira pour égarer séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, pour les assembler pour le combat, eux dont le nombre est comme le sable de la mer.
« Il sortira » de sa solitude « pour séduire les nations » nouvellement ressuscitées « qui sont aux quatre coins de la terre ». Il s’agit bien d’une résurrection, universelle, qui concerne les pécheurs actuellement dispersés sur la planète terre entière. Nous retrouvons la précision « de la terre ».
Cette multitude reçoit les noms Gog et Magog. Un lien d’idée est jeté vers la prophétie d’Ez.38 et 39. L’Esprit y présente la stratégie de la troisième guerre mondiale où, « Gog, du pays de Magog », désigne « le roi du nord » de ce même conflit, présenté dans Da.11 : 40 à 45 ; un thème symbolisé dans Ap.9 : 13 par la « sixième trompette ». Ce conflit est si meurtrier que des multitudes de pécheurs ont été détruits.
La stratégie de la guerre décrite dans Ez.38 et 39 ressemble à celle qui s’accomplit après les « mille ans ». Dans les deux cas, des multitudes prennent pour cible, le peuple historique, ou spirituel, de Dieu, appelé Israël.
Lors de la troisième guerre mondiale c’est la terre de l’Israël juif qui est attaquée par les troupes russes et les peuples alliés.
« mille ans » plus tard, sur le même territoire, un ultime « combat » va s’accomplir, perdu d’avance pour le camp de Satan, car l’adversaire est immortel. Dans cet objectif, Satan séduit une dernière fois ses victimes et les convainc de se rassembler pour attaquer le camp de Dieu. Il ne réalise en fait que le projet du grand Juge qui les rassemble pour le jugement dernier.
 
 
Le rassemblement des victimes du dernier sacrifice
Apocalypse 20
Verset : 9
Et ils montèrent sur la largeur de la terre, et ils environnèrent le camp des saints et la cité bien-aimée ;
Le territoire d’Israël est en effet confirmé par la prophétie de Za.14 : 3-4 : « L’Eternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille. Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l’orient ; la montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l’orient et à l’occident, et il se formera une très grande vallée : une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, et une moitié vers le midi ».
Cette prophétie évoque la descente sur la terre des saints élus qui sont avec Jésus-Christ. Et ceci y justifie la présence du « camp des saints » qui est aussi pour Dieu, sa « cité bien-aimée » ou « ville sainte bien-aimée ».
 
 
Le feu du ciel pour les Païens
 
et du feu descendit du ciel [de la part de Dieu] et les dévora.
Leur rassemblement regroupe les victimes de l’ultime sacrifice accompli sur la terre. Comme il avait détruit Sodome et Gomorrhe en leur temps, Dieu envoie son « feu du ciel » pour anéantir les pécheurs. Mais avant que ce feu ne les anéantisse, Dieu leur aura rappelé les causes de leur destruction, et ce sera le thème développé dans les versets qui viennent.
Les multitudes des pécheurs païens de la terre sont immédiatement dévorées par le feu du ciel, sans prolongement excessif de leur souffrance.
 
 
L’étang de feu
pour les plus coupables : les faux Chrétiens
Apocalypse 20
Verset : 10
Et le diable qui les avait égarés séduits fut jeté dans l’étang de feu et de soufre, où sont et la bête et le faux prophète ;
Et le diable qui était descendu après la victoire du Messie sur la terre, étant « animé d’une grande colère sachant qu’il a peu de temps », voit le sablier, qui marquait son délai d’existence, cesser de s’écouler. Il est lui aussi anéanti dans le feu, mais une sentence différente s’applique pour lui et les grands coupables de la foi chrétienne symbolisés par « la bête et le faux prophète ». Ce n’est que dans ce contexte du jugement dernier que s’applique le verdict d’Ap.19 : 20 : « … ils furent tous les deux jetés vifs dans l’étang de feu embrasé par le soufre ». Le diable, initiateur de toutes les rébellions envers Dieu, partage leur sort.
Différent du « feu du ciel » qui frappe des pécheurs païens à l’image des peuples qui vivaient dans Sodome et Gomorrhe, « l’étang de feu », qui suggère une action prolongée est utilisé pour les plus coupables ; ceux qui ont nui à la cause de Jésus-Christ, se réclamant de lui, tout en luttant contre lui ; ils ont bafoué l’amour de Dieu sublimement démontré.
L’Esprit révèle comment « l’étang de feu » se forme, en précisant « embrasé par le soufre ». Celui-ci vient du magma terrestre dont l’existence actuelle est démontrée par l’activité des volcans qui libèrent les gaz sulfureux. Il suffira au Dieu créateur de fracturer l’écorce terrestre pour que la terre entière prenne l’aspect d’un « étang de feu ».
 
 
Une destruction définitive
 
et ils seront tourmentés, jour et nuit, aux siècles des siècles.
Le rôle prolongateur des souffrances de « l’étang de feu » est confirmé par la précision « tourmentés, jour et nuit ». Le tourment ressenti ne connaît pas d’arrêt, il se prolonge en permanence, dans la durée déterminée, par Dieu et ses élus, pour chaque être humain jugé.
L’expression « aux siècles des siècles » ne s’applique pas aux souffrances des « tourments », mais révèle le caractère définitif et éternel de l’anéantissement réalisé.
 
 
Le jugement dernier
Apocalypse 20
Verset : 11
Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux.
Ce grand trône blanc est « le très saint siège » occupé par « le grand Dieu créateur ». L’Esprit nous fait entrer dans le thème du jugement dernier. Celui qui est assis sur le trône a tout pouvoir pour juger les pécheurs.
Sous son regard de Juge suprême, « la terre et le ciel », qui désignent le sol et l’atmosphère, sont corrompus et dévastés par la faute des pécheurs dont les cadavres la souillent. Qui reconnaîtrait dans cet état la terre créée par Dieu ? Lui-même ne peut plus la regarder ; elle « fuit devant sa face ».
 
 
La même justice pour tous
Apocalypse 20
Verset : 12
Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ;
Cette scène du jugement ne peut que concerner des pécheurs condamnés selon qu’il est écrit dans Jean 5 : 24 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie ».
« Les morts, les grands et les petits » sont donc les pécheurs qui n’ont pas pu bénéficier de la grâce du Christ, soit parce qu’ils ne l’ont pas connue, soit parce qu’elle leur a été refusée par Jésus-Christ lui-même. Parmi ces grands et ces petits il y a ceux qui sont tombés au moment de son retour en gloire selon Ap.19 : 18. Mais sous le jugement de Dieu les différences des classes disparaissent, car « grands et petits » sont jugés de la même manière, par la même loi divine contre laquelle ils ont été rebelles.
Leurs actions ont été consignées dans des livres écrits portant le témoignage des anges invisibles de Dieu,
« des livres furent ouverts » au moment où, les témoignages recueillis doivent être utilisés pour pouvoir juger, justement, chaque coupable. Ces livres ont été utilisés par les élus pendant les mille ans de leur préparation du jugement dernier. Et ils sont de nouveau ouverts au regard des coupables pour leur rappeler leurs mauvaises actions et leurs mauvais choix dans l’usage de leur liberté. Ainsi convaincu de péché, le pécheur peut subir le sort que sa culpabilité mérite ; nous l’avons vu, le « feu du ciel » uniquement, ou en plus, « l’étang de feu ».
 
 
Le livre de vie
 
et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie.
Ce livre de la vie contenait, dès la création du monde, les noms de toutes les créatures humaines, qui devaient naître sur la terre au cours des six mille années réservées pour l’offre du salut.
Au moment de la mort de chacun, Dieu, qui connaît ses œuvres et sa nature, le juge et lui octroie la vie éternelle, ou la mort éternelle. Quand la décision de Dieu est la mort, le nom du pécheur est effacé de ce livre de vie. C’est ce que Jésus enseigne dans Ap.3 : 5, disant : « Celui qui vaincra, celui-là sera vêtu de vêtements blancs, et je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges ».
Ainsi, tous ceux qui participent à la « seconde résurrection », après les mille ans, ont leurs noms effacés dans « le livre de vie », étant réservés pour la « seconde mort ».
Lorsque nous lisons dans la lettre adressée à Sardes : « Tu as nom de vivre, et tu es mort », Jésus-Christ, le Juge impartial de ses disciples, faisait référence à cette « seconde mort » qui vient après une « seconde résurrection ».
 
 
Le témoignage des anges fidèles
 
Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres.
Le témoignage, lu dans les livres des anges, permet un jugement juste et véritable que les saints élus ont pu réaliser pendant les mille ans. On a pu ainsi définir le niveau de la culpabilité individuelle de chaque condamné.
L’importance des œuvres prend alors toute sa force, et on comprend mieux l’insistance du Seigneur dans sa répétition de l’expression : « Je connais tes œuvres ». Jugés mauvaises par Christ, elles impliquent un destin mortel.
Dans Da.7 : 9 à 11, cette scène du jugement dernier était déjà présentée, et il y est fait mention également des « livres ouverts ».
 
 
Les participants de la deuxième résurrection
Apocalypse 20
Verset : 13
Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres.
Nous lisons dans ce verset « et la mer rendit les morts qui étaient en elle » ; une question s’impose donc, qu’en est-il des morts retenus par la terre ? La phrase qui vient ensuite nous donne la réponse, subtilement, la terre n’est pas appelée « terre » mais elle reçoit le nom de « séjour des morts », traduction du grec « hadès » que J.N.Darby a voulu conserver. De notre temps, ce « séjour des morts » est appelé, entre autres, cimetière.
Pour Dieu, le « séjour des morts » désigne la poussière de la terre soit, le lieu où ils séjournent dans l’attente de leur résurrection. Aussi personnifiant le principe de mort, nous lisons : « et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux ». De la sorte, « la mer » et « la terre » ont toutes deux rendu les morts qui étaient en elles.
Et l’Esprit confirme : « et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres ».
 
 
L’anéantissement de la MORT
Apocalypse 20
Verset : 14
Et la mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu, c’est ici la seconde mort, l’étang de feu.
La longue démonstration pour laquelle Dieu a créé la terre et ses habitants a abouti au but fixé. La révolte, commencée dans le royaume céleste de Dieu par le diable, appelé à l’époque Lucifer soit, Astre brillant, dans Es.14 : 12, a produit universellement ses effets, et Dieu a pu, ainsi, en toute justice approuvée par ses créatures fidèles,  accomplir l’anéantissement de tous les rebelles, anges et hommes. Le rôle de la mort étant éternellement terminé, la mort et son principe peuvent également être anéantis.
L’étang de feu marque la fin de l’histoire du salut terrestre, comme celle du péché céleste. Les problèmes momentanés provoqués par la liberté donnée par le Créateur à ses créatures disparaissent dans la seconde mort de l’étang de feu.
 
 
Le prix du mépris pour la parole prophétique
Apocalypse 20
Verset : 15
Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu.
Ce dernier verset du chapitre confirme le rôle du livre de vie.
« si quelqu’un » ; cette formule désigne ici, celui qui ne sera pas sauvé. Mais nous ne devons pas oublier que la même expression a invité l’homme à faire ce qu’il faut pour profiter du salut offert par Jésus, dans sa lettre à Laodicée : « si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte … ». Il fallait lui ouvrir « la porte » et ce choix était libre et laissé à la créature. Si j’ai pu dire que cette porte était un symbole de la porte du cœur et de la porte du ciel, je dois ajouter ici une nouvelle interprétation. En fait, comme l’indique le message de Philadelphie, le caractère d’une porte est de s’ouvrir ou de se fermer ; à ce titre elle représente le moyen d’entrer en présence de Dieu ou pas. Et dans Laodicée Jésus indique en quoi consiste ce moyen, en disant : « je te conseille d’acheter de moi de l’or passé au feu … ». En utilisant le verbe « acheter », Jésus écarte la sensiblerie des cœurs et donne, au moyen de lui plaire, un choix d’intelligence pure. Ceci à l’image d’un économe ou un gestionnaire du patrimoine de Dieu qui comprend l’individu lui-même.
Ainsi, contrairement à ce que croît le faux christianisme, le salut ne repose pas sur l’amour uniquement, mais surtout sur l’intelligence qui l’accompagne.
L’intérêt pour la parole prophétique révèle ce type de choix agréable au Seigneur. C’est pourquoi cet intérêt est le seul moyen d’ouvrir la porte qui nous coupe de Dieu. Toute la Révélation, depuis Daniel jusqu’à la fin de l’Apocalypse, confirme cette idée par des formules différentes, et les élus trouvent déjà sur la terre leur récompense dans cet engagement. Ce que Paul appelait : « les arrhes de l’Esprit », dans 2 Cor.1 : 22.
Selon Ap.17 : 8, « ceux » des terriens « qui s’étonneront en voyant la bête » réapparaître finiront au jugement dernier, dans « l’étang de feu », parce qu’ils n’ont pas donné leur intérêt à la divine et si précieuse parole prophétique.
 
 
La perfection éternelle
Le septième millénaire est terminé. Dans le ciel, les élus, rachetés de la terre, ont achevé de juger les méchants morts. La dernière phase du jugement soit, l’anéantissement définitif des hommes et des anges déchus par « la seconde mort » a été également réalisée ; et pour finir, l’étang de feu a fait disparaître toute trace des souillures de la terre. L’heure est arrivée maintenant pour que la terre reprenne un aspect paradisiaque digne du trône du Dieu créateur qui va pour l’éternité s’y installer.
 
Apocalypse 21
 
 
 
Le chiffre 21
Ce chiffre repose incontestablement sur la construction numérique 3 fois 7. Le texte, qui vient, va évoquer, sans cesse, la perfection = 3 ; de la plénitude divine = 7 ; enfin réalisée, sans ombre ni ténèbres, dans tous les univers créés par le grand Dieu créateur. Cette perfection va apparaître, sublimée, dans sa description de sa « ville sainte bien-aimée », son « épouse » chérie pour laquelle il a su, en Jésus-Christ, offrir sa vie humaine en sacrifice.
X
 
Le renouvellement de l’aspect terrestre
Apocalypse 21
Verset : 1
Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus.
Ce que la « terre » et le « ciel » ont de « nouveau », c’est uniquement, mais c’est le plus important, leur aspect. Dieu a redonné, à notre planète, la gloire du jardin d’Eden, jardin sublime que nos yeux humains peuvent à peine imaginer.
« car le premier ciel et la première terre s’en était allés » ; là encore, l’Esprit suggère la disparition de l’aspect souillé préalable de la terre.
« et la mer n’est plus » ; authentique élément de malédiction littérale et spirituelle, Dieu ne recrée pas la mer sur la nouvelle terre. Elle a englouti des multitudes d’hommes faisant naufrage et son rôle séparateur des peuples n’a plus d’utilité dans le royaume parfaitement unifié de Dieu.
« Lamer » était un symbole de mort confirmé par plusieurs exemples. L’eau du baptême, dans laquelle le vieil homme est censé mourir, était préfigurée dans le rituel hébreu, par l’eau d’une cuve appelée « mer », dans laquelle le sacrificateur faisait ses ablutions. Il y eut, aussi, la mer rouge dans laquelle périt l’armée du pharaon de l’Egypte rebelle. Et la Bible présente la traversée de cette mer rouge, par le peuple hébreu, comme l’image prophétique du baptême.
Sur la nouvelle terre il n’y aura plus de « mort » donc, plus de « mer ». Et nous allons le réaliser, l’enseignement le plus important, de ce verset, concerne les choses que nous ne retrouverons pas sur la nouvelle terre car, ce qui sera, va rester, encore longtemps, même pour les élus, un grand mystère.
 
 
Montés au ciel, Les élus redescendent sur la nouvelle terre dans la gloire céleste divine
Apocalypse 21
Verset : 2
Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari.
Ce qui descend du ciel c’est l’épouse du Christ, son mari, selon Eph.5 : 23. Chacun peut le comprendre l’épouse du Christ n’est pas une ville, au sens littéral, mais un rassemblement d’âmes élues pour le salut qu’elles ont obtenu.
Ainsi, son nom « nouvelle Jérusalem » la compare à « l’ancienne » qui a fini dans la plus totale malédiction, détruite par les Romains en 70 de notre ère. Une autre Jérusalem spirituelle l’avait, en Jésus-Christ, remplacée et criblée par une succession d’épreuves, ses derniers représentants « adventistes » ont reçu l’approbation et le salut de Dieu. Jérusalem, qui signifie « ville de paix » doit, aux « nouvelles » conditions de l’éternité céleste, la paix que Dieu lui donne de vivre, réellement, dans ce contexte. Elle mérite maintenant son nom.
« préparée comme une épouse ornée pour son mari » ; nous retrouvons cette mention, déjà vue dans Ap.19 : 7, qui confirme le contexte, de la victoire céleste que je lui ai attribuée.
En précisant « ornée pour son mari », l’Esprit suggère l’idée des pierres précieuses et des perles qui vont exprimer son caractère précieux pour son époux divin dans tout ce chapitre 21.
 
 
Sur la nouvelle terre, Dieu cohabite avec ses élus
Apocalypse 21
Verset : 3
Et j’ouïs une grande voix venant du ciel, disant, voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu.
La grande voix venant du ciel annonce l’intention de Dieu de faire de la terre, maintenant régénérée et renouvelée, le très saint lieu de son sanctuaire. C’est à peine croyable, mais Dieu abandonne son royaume céleste, actuel afin de s’installer, pour l’éternité, sur notre terre, sur laquelle, en Christ, il est venu pour régler, définitivement, les problèmes des rébellions engendrées par la liberté donnée à toutes ses créatures.
« voici l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux » ; cette action accomplit le projet de Dieu prophétisé dans l’expérience de l’exode des hébreux de l’Egypte. Mais il n’y a plus le péché pour faire obstacle entre Dieu et ses élus qui, le servent, le rencontrent, l’accompagnent comme on accompagne un véritable ami.
« et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu  ». Dans cette nouvelle situation, les élus peuvent voir Dieu sans mourir. La cause de ce changement repose sur la fin du verset qui précise « leur Dieu » soit, celui qu’ils ont choisi pour maître. Et de même que, sur terre, leur pratique du sabbat, signe de son sceau, témoigne qu’ils lui appartiennent, ils se sont, à leur tour, approprié leur maître céleste.
 
 
Une situation inversée
Apocalypse 21
Verset : 4
Et [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées.
La fidélité de ses serviteurs leur a fait verser beaucoup de larmes, de tout temps. En proie aux attaques du diable et de ses agents terrestres, l’âme de l’élu(e) est en permanence attaquée.
« Et [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux  » ; au moment même de son retour glorieux, les élus, prêts d’être massacrés, versent beaucoup de larmes, séchées, instantanément suite à la joie créée par sa glorieuse apparition.
« et la mort ne sera plus » ; ce détail confirme l’idée précédente, évoquant, particulièrement, le décret de mort promulgué, par les rebelles, contre ses élus fidèles.
« et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » ; l’Esprit nous annonce les critères des derniers jours marqués par la succession des deux thèmes terriblement destructeurs qui conduisent au dépeuplement de la terre entière. Alors, des morts, du deuil, des cris et des peines, il va y en avoir jusqu’au dernier souffle humain. Pour les seuls élus, ces choses cesseront uniquement lorsqu’ils entreront dans la vie éternelle.
 
 
Le renouvellement de toute chose
Apocalypse 21
Verset : 5
Et celui qui était assis sur le trône dit, voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il [me] dit, écris, car ces paroles sont certaines et véritables.
« Et celui qui était assis sur le trône dit, voici, je fais toutes choses nouvelles » ; comme au début de notre actuelle création, Dieu crée, en forme nouvelle, la nouvelleterre, le nouveauciel, les élus eux-mêmes et l’état d’esprit dans lequel ils vont évoluer. Le « nouveau » créé par Dieu est le contraire absolu de tous les critères de la vie terrestre actuelle ; la vie remplace la mort, la joie vient relayer la peine … etc.
« Et il [me] dit, écris, car ces paroles sont certaines et véritables » ; les promesses de Dieu doivent être confirmées en étant écrites. Le témoignage de Jean, écrit de sa main, a autant d’autorité que les « écrits » de Moïse réalisés, également sous la dictée de Dieu, en son temps. 
 
 
L’histoire du salut a eu un commencement et une fin
Apocalypse 21
Verset : 6
Et il me dit, c’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin.
« Et il me dit, c’est fait » ; comme à la création, Dieu ordonne, et la chose existe. Sur la croix, Jésus avait dit : « tout est accompli ». Il parlait de la part divine du rachat des péchés des élus. Au moment de son retour nous l’entendons dire : « c’en est fait ». Et au renouvellement de toute chose, il dit : « c’est fait ». Dieu ne parle pas seulement, il agit et tient fidèlement ses promesses qui l’engagent totalement. Le renouveau annoncé est dès lors inscrit dans le destin du projet divin et il l’accomplira en son temps.
« Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin » ; les sept mille ans de l’histoire du péché terrestre sont accomplis de « l’alpha » à « l’oméga », du « commencement » à « la fin ».
De plus, l’Alpha et l’Oméga de l’histoire terrestre partagent en commun d’être marqués par des écrits « dictés » par Dieu, et non inspirés, comme la plupart des autres écrits de la sainte Bible. Les cinq premiers livres ont en effet été écrits par Moïse sous la « dictée » de Dieu. Comme nous venons de le voir dans le verset précédant, c’est aussi le cas du livre Apocalypse.
 
 
La soif de la vie éternelle
 
A celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine source de l’eau de la vie.
Traduisez ce verset en ces termes
« A celui qui a soif » de vivre éternellement, « je donnerai, moi, gratuitement », la vie éternelle, car j’en ai payé le prix, dit Jésus.
 
 
Les élus : des « violents » qui s’emparent du royaume des cieux
Apocalypse 21
Verset : 7
Celui qui vaincra héritera de ces choses, et je lui serai Dieu, et lui me sera fils.
« Celui qui vaincra » ; il devra vaincre le péché et son inspirateur le diable en résistant à ses mensonges qui visent à le perdre.
« héritera de ces choses » ; l’héritage est un droit familial ; l’élu est un membre de la famille de Dieu en Jésus-Christ.
« et je lui serai Dieu, et lui me sera fils » ; dans cette phrase, le nom « Dieu » est suggéré comme remplaçant le mot « Père » confirmé par la mention du mot « fils » qui suit.
 
 
Les « non violents » ou incrédules sont rejetés
Apocalypse 21
Verset : 8
Mais quant aux timides lâches, et aux incrédules, et à ceux qui se sont souillés avec des abominations,
Trouvant le mot « timide » trop faible, je préfère le choix du mot « lâches » qui souligne l’indignité et l’ingratitude de ceux qui doivent croire à leur protection de Dieu. Ces critères concernent bien le faux christianisme qui n’est pas soutenu par l’Esprit du Dieu vivant. Son fruit est révélé uniquement dans l’épreuve où la vie du candidat chrétien est mise en jeu. La dernière épreuve de la loi dominicale mortelle viendra pour séparer les deux types de Chrétiens qui se réclament du salut du Christ.
« et aux incrédules, et à ceux qui se sont souillés avec des abominations » ; ce verset mérite toute notre attention car nous y voyons Dieu condamner des hommes qui se sont souillés avec des abominations. Or, les abominations sont définies par Dieu dans la loi de Moïse soit, dans les cinq premiers livre de la Bible. Nous trouvons là, une preuve, de la prolongation, de l’enseignement de l’ancienne alliance dans le temps de la nouvelle. Des « abominations » ont été imputées, par Dieu, à la prostituée Babylone la grande. Il suffit de comparer sa doctrine au pur enseignement, de la Bible, pour découvrir combien l’accusation divine est justifiée. Je rappelle que ce mot relie cette Babylone à la femme Jézabel, dont les « abominations » sont écrites dans le « nom » de l’époque « Thyatire » où, celles-ci, atteignent leur apogée en persécutant la Bible et ses adorateurs, les fondateurs de la foi réformée.
Songez que dans l’inconscience générale, depuis l’an 321, Dieu a supporté et fermé les yeux, jusqu’en 1844, sur une abomination majeure qui ne choque personne : l’attaque humaine et diabolique de sa sainte loi, son très saint décalogue, transgressé, puis déformé et amputé du deuxième article par les deux dominations successives de Rome. Le pire est venu, en adoptant à la place du saint sabbat divin, le « jour du soleil invaincu » païen, impur et souillé. Si ce n’est pas de l’abomination, quel nom faut-il y donner ?
 
 
Un fruit du diable :
Le meurtre
 
et aux meurtriers, et aux fornicateurs,
« et aux meurtriers » ; au temps « alpha », le premier, fut Caïn, qui tua par jalousie, son frère, plus spirituel, Abel. Au temps « oméga », les derniers meurtriers vont massacrer les enseignants religieux auxquels ils devront leur perte ; thème de la vendange. Mais l’analogie avec Caïn se retrouve dans le décret de mort adopté, contre les élus, dans la dernière épreuve de foi.
Nous avons encore là, une application du renouvellement, de l’action, rattaché, communément, à l’Alpha et à l’Oméga du temps du salut terrestre.
« et aux fornicateurs » ; si notre Dieu condamne la fornication dans son sens littéral, sa révélation suggère surtout la fornication spirituelle qui, comme les abominations, est imputée à la « prostituée », la Babylone romaine catholique. Cette fornication est commise en obéissant aux directives du diable, l’amant de l’adultère.
 
 
Un fruit du spiritisme :
Les miracles opérés par le diable
 
et aux magiciens, et aux idolâtres,
« et aux magiciens » ; pour Dieu les rites religieux de l’église romaine ne sont que de la magie qu’il lui attribue dans Ap.18 : 23. Si les vrais miracles accomplis par Dieu sont dignes de ce nom, par contre les faux-miracles réalisés par Satan et ses démons ne sont que des actions magiques.
« et aux idolâtres » ; sont concernés, tous les hommes, exceptés les élus. Quiconque accepte de transgresser, volontairement, la loi divine devient un idolâtre car, il obéit à une autre entité que Dieu. Nous venons de le voir, honorer et légitimer le « jour du soleil » revient à se prosterner, devant lui, comme le font ses adorateurs païens. Bien que l’intention humaine soit d’honorer le jour de la résurrection du Seigneur Jésus, Dieu ne voit, lui, que le mépris témoigné envers son commandement.
 
 
Le mensonge conduit à la mort
 
et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort
« et à tous les menteurs » ; le mensonge a pour père, le diable, a dit Jésus dans Jean 8 : 44. A ce titre, ceux qui approuvent et obéissent à ses mensonges sont à lui ; ils lui appartiennent et Jésus ne les délivrera pas. Dans le camp de Dieu, le mensonge est haï, c’est un signe d’amour de la vérité qui caractérise ses élus.
Appartenant pour le pire, au diable, les menteurs religieux et civils devront partager sa mort, jetés vivants « dans l’étang brûlant de feu et de soufre » pour le cas du mensonge religieux qui nuit au Christ.
 
 
La présentation des élus : l’Epouse
Apocalypse 21
Verset : 9
Et l’un des sept anges qui avaient eu les sept coupes pleines des sept dernières plaies, vint et me parla, disant, Viens ici, je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau.
« et l’un des sept anges qui avaient eu les sept coupes pleines des sept plaies » ; soit, Jésus-Christ ou un ange envoyé, par lui, pour verser les plaies sur les rebelles. Cet ange est mis en relation directe avec l’enlèvement de l’église au ciel ; à ce titre, il concerne Jésus-Christ en personne, ou un ange, chargé d’assembler les élus comme l’enseigne Matt.24 : 30-31 : « Et alors paraîtra le signe du fils de l’homme dans le ciel, et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et verront le fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire. Et il enverra ses anges avec un grand son de trompette ; et ils rassembleront ses élus des quatre vents, depuis l’un des bouts du ciel jusqu’à l’autre bout ».
Celui qui a rassemblé les élus, qui représentent collectivement « l’épouse », est le mieux placé pour dire : « Viens ici, je te montrerai l’épouse, la femme de l’Agneau ». L’Agneau est donc son époux et nous comprenons alors toute la symbolique donnée à l’homme créé par Dieu et la femme qu’il a formée à partir de l’homme. De même, l’église élue est née de Jésus-Christ lui-même.
L’ordre de l’ange « Viens ici » transporte Jean dans le temps, dans un lieu aujourd’hui inaccessible, car il concerne la terre renouvelée.
 
 
La montagne de Sion
Apocalypse 21
Verset : 10
Et il m’emporta en esprit sur une grande et haute montagne,
Dieu donne à Jean la vision de la montagne de Sion qui fait l’espérance de la foi juive et chrétienne. Mais cette expression « grande et haute montagne » vient confirmer l’enseignement de Da.2 : 35 : « … mais la pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre ». Dans cette vision, Dieu fait l’impasse sur les mille ans du jugement céleste et présente, directement, le royaume final établi sur la terre renouvelée.
La vision de cette montagne nous a été donnée dans Ap.14 : 1 : « Et je vis : et voici l’Agneau se tenant sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante quatre milliers ayant son nom et le nom de son Père écrits sur leurs fronts ». Si ce verset ne présente, aux côtés de l’Agneau, que les 144 000 scellés, c’est parce qu’eux seuls vont bénéficier, jusqu’au retour du Christ, de cette révélation prophétique appelée Apocalypse.
En réalité, on retrouvera dans cette première résurrection les rachetés de toute l’histoire terrestre depuis Adam jusqu’au dernier adventiste élu.
 
 
 
La montée au ciel des élus d’Ap.4 est confirmée
 
et il me montra la sainte cité, Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu,
 
 
 
 
 
ayant la gloire de Dieu.
«  et il me montra la sainte cité, Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu  » ; si l’épouse du Christ, imagée par la « Jérusalem » spirituelle, « descend du ciel » c’est parce qu’elle y est montée premièrement. Cette précision vient donc confirmer la vérité du jugement céleste effectué par les élus du Christ pendant « mille ans ».
Ainsi, les places, qu’il a, selon Jean 14 : 1 à 3, préparées dans le ciel pour ses rachetés, ont été occupées, par eux, après leur enlèvement vers le royaume céleste de Dieu.
« ayant la gloire de Dieu » ; les élus ont reçu un corps céleste incorruptible semblable aux anges. Vivant dans la présence de Dieu, sa gloire se reflète sur eux, comme lorsque Moïse s’approchait de lui et que son visage brillait surnaturellement.
 
 
L’Elue partage la gloire du caractère de Dieu
Apocalypse 21
Verset : 11
Son luminaire éclat (lumineux) était semblable à une pierre très précieuse, comme à une pierre de jaspe cristallin.
« Son luminaire éclat (lumineux) était semblable à une pierre très précieuse, comme à une pierre de jaspe cristallin » ; Cet éclat lumineux rappelle celui du visage de Moïse. En comparant l’Elue à une pierre très précieuse, Dieu nous livre les pensées de son cœur. Il image son amour pour ses élus qui lui sont très précieux, parce qu’ils ont témoigné de fidélité envers lui et ils lui ont donné raison contre le diable et son camp.
La pierre de jaspe représente la gloire de Dieu dans Ap.4 : 3. Les élus partagent donc son aspect glorieux. La précision « cristallin » illustre la pureté parfaite du camp divin.
 
 
L’élue dans sa globalité
Apocalypse 21
Verset : 12
Elle avait une grande et haute muraille ; elle avait douze portes,
L’image que l’Esprit nous décrit, dans ce verset, se fonde sur la citation d’Eph.2 : 20-21 où il est écrit : «  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur ». S’agissant d’un édifice strictement spirituel nous allons relever des détails qui confirmeront ce caractère.
« Elle avait une grande et haute muraille » ; la hauteur de cette muraille représente 1800 années environ de christianisme.
« elle avait douze portes » ; les portes sont essentielles dans cette construction car, elles permettent d’entrer dans la cité ; et déjà, cette seule idée les rattache à la dernière époque prophétique couvrant le temps des épreuves « adventistes » successives, depuis 1844 jusqu’au vrai retour du Christ.
Ces portes indiquent le changement de la norme de la vérité exigée par Dieu.
 
 
Les douze tribus de la foi adventiste
 
et aux portes douze anges, et des noms écrits sur [elles], qui sont ceux des douze tribus des fils d’Israël,
Ce verset présente les douze tribus d’Israël scellées dans Ap.7 en les rattachant à un rôle de portes évoquées dans le message de Philadelphie.
« et aux portes douze anges … » ; autorisant l’accès des portes, douze anges soit, douze messagers « adventistes » portent, pour Dieu, des messages qui conditionnent l’entrée dans l’Elue rendue éternelle. Ces messages fondamentaux sont présentés dans Ap.14 sous la forme d’avertissements annoncés par trois anges.
« … et des noms écrits sur [elles], qui sont ceux des douze tribus des fils d’Israël » ; le rajout de J.N.Darby est encore malheureux, car les noms des 12 tribus des fils d’Israël désignent les messagers adventistes scellés dans Ap.7 et non les portes elles-mêmes.
 
 
L’époque adventiste
Apocalypse 21
Verset : 13
à l’orient, trois portes ; et au nord, trois portes ; et au midi, trois portes ; et à l’occident, trois portes.
Décrite par « trois portes » dirigées vers les quatre points cardinaux, la mission adventiste du septième jour est illustrée comme ayant bien un caractère universel. Et au nombre de « trois » elle est placée sous le signe de la perfection. C’était le critère symbolique d’Ap.3 qui couvre l’époque adventiste de 1844 jusqu’au retour du Christ.
 
 
Le fondement apostolique
Apocalypse 21
Verset : 14
Et la muraille de la cité avait douze fondements, et sur eux les douze noms des douze apôtres de l’Agneau.
Nous retrouvons ici le fondement des apôtres cité dans Eph.2 : 20-21. Le chiffre « 12 » est constant dans toutes les alliances conclues entre Dieu, dont le chiffre est le « 7 » et l’homme, symbolisé par le chiffre « 5 ».
L’addition des « 12 apôtres du fondement » de l’église chrétienne avec les « 12 tribus » de l’époque adventiste, de 1844 au retour du Christ, justifie la mention des « 24 trônes » présentés dans Ap.4 : 4.
 
 
Le jugement de l’appréciation
Apocalypse 21
Verset : 15
Et celui qui me parlait avait pour mesure un roseau d’or, pour mesurer la cité et ses portes et sa muraille.
Celui qui parle exprime la manière dont il juge « l’épouse du Christ ». Il la « mesure » en utilisant un « roseau d’or », suggérant pour unité de « mesure » la qualité de la foi parfaite symbolisée par le mot « or ». Il reprend l’image utilisée dans Ap.11 : 1, mais ici, le « roseau d’or » remplace le « roseau semblable à une verge », symbole du châtiment de l’église coupable d’adultère spirituel.
Dieu va exprimer ses sentiments éprouvés envers « la cité » soit, l’Elue dans son intégralité, « ses portes » soit, l’époque « adventiste » du temps de la fin, et « sa muraille » soit, l’époque chrétienne comprise entre le temps des apôtres et 1844.
 
 
La perfection de la perfection :
le cube
Apocalypse 21
Verset : 16
Et la cité est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa largeur. Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze mille stades, sa longueur et sa largeur, et sa hauteur étaient égales.
L’Esprit fait appel à des images, différentes, de la perfection.
« la cité est bâtie en carré, et sa longueur est aussi grande que sa largeur » ; le carré est la surface géométrique parfaite.
« Et il mesura la cité avec le roseau, jusqu’à douze mille stades » ; le chiffre 12 confirme l’alliance entre Dieu et l’homme pour des multitudes. En précisant ici le mot « stade », l’Esprit suggère la course spirituelle dans laquelle les candidats pour la vie éternelle doivent, sérieusement, se préparer pour emporter le prix convoité. Les élus, de l’épouse, se sont préparés, ont couru, et ont gagné à cause de la qualité de leur foi démontrée ; l’unité de la mesure utilisée par Dieu qui nous est, ici, rappelée par le mot « roseau » qui est « d’or ». Le mot « stade » reprend, dans ce verset, le sens qui lui est donné dans Ap.14 : 20 où il désignait la course des enseignants de la fausse foi chrétienne.
« sa longueur et sa largeur, et sa hauteur étaient égales » ; c’est cette fois l’image de la perfection du volume géométrique représentée par le cube dont « la longueur, la largeur, et la hauteur » sont « égales ».
 
 
Des multitudes d’élus ont fait alliance avec Dieu
Apocalypse 21
Verset : 17
Et il mesura sa muraille, cent quarante-quatre coudées, mesure d’homme, c’est-à-dire d’ange.
Dieu nous livre ses sentiments envers la muraille qui concerne ses élus dans les temps des persécutions incessantes. Commencée au temps des apôtres, les premiers martyrs après Jésus-Christ, cette muraille spirituelle a conservé ce critère jusqu’en 1798 comme annoncé dans Ap.11 : 2-3, 12 : 6-14, 13 : 5. Dieu retient de cette période, de souffrances extrêmes de ses serviteurs, le chiffre « 144 » qui est le carré du chiffre 12 soit, son alliance avec l’homme dans une « perfection » relative à l’époque où il n’a pas imposé ses derniers « fardeaux » de ses vérités oubliées ou déformées par Rome. La mesure est la coudée. En précisant « mesure d’homme », c’est l’homme lui-même soit l’élu, qui est désigné comme objet du jugement divin révélé.
« mesure d’homme, c’est-à-dire d’ange » ; surprenante expression extrêmement contradictoire, du moins, en apparence. Car ce que Dieu nous dit, ici, c’est simplement que les hommes sont devenus comme les anges en entrant dans l’éternité de la vie céleste. Ce verset confirme donc les paroles de Jésus-Christ citées dans Matt.22 : 30 : «  Car, à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel ».
 
 
Dieu a recréé son image dans l’Elue
Apocalypse 21
Verset : 18
Et sa muraille était bâtie de jaspe ; et la cité était d’or pur, semblable à du verre pur.
Les critères exigés par Dieu, pour permettre aux élus d’hériter de la vie éternelle, n’ont pas faibli dans le temps. Symbolisés par la « muraille », ceux qui ont vaincu ont démontré la force de leur foi par le renoncement à leur vie, souvent offerte en martyr en signe de fidélité pour leur Dieu. C’est une constante qui concerne l’ensemble des élus qui forment la sainte cité, et ceci ne tient pas compte du niveau de la lumière reçue et pratiquée qui a varié dans le temps. C’est pourquoi, dans son juste jugement, Dieu les a tous accueillis et leur a fait partager sa gloire imagée par la pierre « de jaspe », qui présente l’intérêt d’être multicolore comme ses élus, eux-mêmes, aux expériences ou œuvres de foi différentes.
De la même manière, l’ensemble des élus soit, « la cité », a été appréciée pour la qualité de la foi démontrée soit, « l’or pur », dans la pureté transparente du « verre pur ».
Marquée par la domination des puissances des ténèbres, « la muraille » a été sélectionnée, uniquement, par la confiance, le zèle et l’abnégation démontrés par les élus de cette période du temps ; en fait, la plus longue, placée sous le règne despotique de la papauté romaine.
Jugement global, en contraire absolu à notre époque : peu de lumière, mais beaucoup de foi.
 
 
Multiplicité des personnalités des élus
Apocalypse 21
Verset : 19
Les fondements de la muraille de la cité étaient ornés de toute pierre précieuse, le premier fondement était de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d’émeraude,
Fondements de l’Eglise du Christ, les apôtres connaissaient et pratiquaient la foi chrétienne, à l’heure époque, pure et sans tache. Ceci leur vaut d’être symbolisés par des pierres précieuses qui, semblables aux pierres du pectoral porté par Aaron, illustrent le remplacement de l’ancienne alliance par la nouvelle. Ce nouvel Israël chrétien a été ouvert à tous les candidats intéressés par la vie éternelle, étant eux-mêmes dispersés sur toute la terre. Chaque apôtre ayant eu son propre caractère et sa propre nature, Dieu leur attribue le symbole de pierres toutes différentes, mais toutes aussi précieuses les unes que les autres pour lui. Ses créatures sélectionnées ne sont pas des clones, mais elles ont toutes en commun de lui vouer un attachement extrême acceptant de mourir pour lui quand la situation l’exige.
 
 
 
Apocalypse 21
Verset : 20
le cinquième de sardonix, le sixième de sardius, le septième de chrysolithe, le huitième de béril, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d’hyacinthe, le douzième d’améthyste.
Les douze noms différents caractérisent des pierres rendues précieuses par leurs particularités, de même que les élus possèdent des caractères particuliers.
 
 
Une seule vérité
Apocalypse 21
Verset : 21
Et les douze portes étaient douze perles ; chacune des portes était d’une seule perle ;
« Et les douze portes étaient douze perles » ;les derniers élus des trois épreuves adventistes consécutives allant de 1844 au retour du Christ sont désignés par un symbole spécifique : « douze perles ». Contrairement aux pierres précieuses qui nécessitent d’être taillées pour être valorisées, les perles ne sont pas retouchées. Sommes-nous donc meilleurs que nos prédécesseurs des autres époques symbolisées par les fondements et la muraille ? Certainement pas. Mais il est un point sur lequel notre entrée au ciel ne nous apprendra rien de plus, c’est au sujet de la lumière prophétique qui nous a révélé l’entière compréhension du projet préparé par Dieu. La différence entre les pierres précieuses et les perles est uniquement là.
Il est évident que la connaissance révélée aux élus de la fin est supérieure à celle qui a été donnée aux pionniers de « l’adventisme » en 1844. Mais Dieu relève, pour les deux époques, le même « amour de sa vérité » et, c’est cela qui leur donne à ses yeux la valeur de « perles » précieuses ; la forme de cette vérité reposant exclusivement sur le bon vouloir de Dieu, selon son projet.
Conformément à la parabole, les ouvriers de la première et de la dernière heure reçoivent du maître le même salaire ; la même appréciation de Dieu.
Et dans cette prophétie Dieu a résumé, en une expression, la cause de la bénédiction constante de l’œuvre adventiste du septième jour, en disant : « … ceux (les saints) qui gardent les commandements de Dieu »(sabbat compris) « et la foi de Jésus » (l’obéissance), dans Ap.14 : 12 ; ou selon Ap.12 : 17 : « … ceux qui gardent les commandements de Dieu et ont le témoignage de Jésus ».
«  chacune des portes était d’une seule perle » ; les « portes » symbolisent le moyen d’entrer dans la vie éternelle. Précisées « d’une seule perle », l’Esprit donne à ce moyen d’entrer un caractère unique qui concerne l’exigence de Dieu pour son temps de la fin. Une norme claire et bien définie doit être reçue et pratiquée par les candidats au ciel, et il ne sera fait aucune exception. Dieu nous dit que plus il donne sa lumière, plus son exigence envers ses élus grandit. Ce message confirme l’idée : « A celui qui vaincra et gardera jusqu’à la fin mes œuvres », d’Ap.2 : 26 ; et également : « … on donnera à celui qui a … » dans Mat.13 : 12.
 
 
La pureté de la foi des élus
 
et la rue de la cité était d’or pur, comme du verre transparent.
« La rue », ou selon L.Segond, « la place », «  de la cité était d’or pur » ; la « rue », ou « la place », représente le lieu de la rencontre des hommes et, selon Dieu, ce qui rassemble ses élus auprès de lui, c’est la pureté de leur foi ; et c’est lui qui le dit. Cette pureté de foi est imagée par du « verre transparent ».
 
 
Devant la réalité les ombres prophétiques disparaissent
Apocalypse 21
Verset : 22
Et je ne vis pas de temple en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple.
Dans le ciel, il n’y a plus de place pour les symboles des choses spirituelles. De même que la mort du Christ a rendu inutile le temple juif et ses rites religieux, l’entrée au ciel ne nécessite plus de temple quelconque pour abriter ceux qui s’assemblent.
« car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » ; au ciel, les élus découvrent le vrai temple de Dieu qui est Dieu lui-même, venu sur la terre dans le rôle de l’Agneau. C’est de ce « temple », qui désignait son corps, que Jésus avait parlé aux Juifs, en leur disant dans, Jean 2 : 19 : « Détruisez ce temple, et en trois jours, je le relèverai ». Ils l’ont fait, et il l’a fait ; sa résurrection et son apparition aux apôtres en ont témoigné.
 
 
Plus d’intermédiaire entre Dieu et les élus
Apocalypse 21
Verset : 23
Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe.
«  Et la cité n’a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l’éclairer » ; dans sa révélation, l’Esprit a donné, au soleil et à la lune, des rôles symboliques basés sur leurs réelles caractéristiques. Le soleil désignait la lumière de Dieu, écrite dans la Bible, et la lune, était l’image des puissances des ténèbres romaines qui enseignent une Bible falsifiée,
« car la gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » ; en disant « l’a illuminée », Dieu nous dit que c’est pendant notre temps terrestre que sa lumière doit nous éclairer et ceci, dans un temps limité au temps de grâce. L’entrée au ciel mettra fin au rôle de la Bible, « la lampe », par laquelle Dieu éclaire ses élus, selon qu’il est écrit dans Psaumes 119 : 105 : « taparole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier ». Cette lumière céleste qui conduit au salut passe, exclusivement, par le jugement de « l’Agneau » Jésus-Christ. Au titre de Dieu Esprit, notre Créateur est venu révéler son projet de sauver, par le ministère salvateur de Jésus-Christ, l’homme fidèle, condamné par héritage du péché. Et après sa résurrection, son œuvre salvatrice s’est poursuivie depuis le ciel, par sa lampe biblique et, particulièrement, pour notre époque finale, par sa révélation de l’Apocalypse, la dernière expression de sa lumière donnée aux hommes.
Ainsi du début jusqu’à la fin, Jésus peut dire comme Dans Jean 8 : 12 : « Je suis la lumière du monde ».
 
 
La nouvelle terre centre du gouvernement du Dieu créateur
Apocalypse 21
Verset : 24
Et les nations marcheront par sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire.
«  Et les nations marcheront par sa lumière » ;  il s’agit-là des nations célestes des multiples dimensions créées par Dieu. Elles tourneront leur dévotion vers la terre régénérée et renouvelée sur laquelle se trouvera l’unique trône du grand Dieu créateur de toute forme de vie. Là se trouvera le gouvernement universel du Dieu unique et Souverain,
« et les rois de la terre lui apporteront leur gloire » ;un tri a été fait par Dieu pour sélectionner parmi les habitants de la terre, les élus qui lui apportent la gloire de leur témoignage de fidélité.
 
 
La sécurité totale pour l’Elue céleste
Apocalypse 21
Verset : 25
Et ses portes ne seront point fermées de jour, car il n’y aura pas de nuit là.
L’Esprit compare la situation de la nouvelle Jérusalem, désignant l’assemblée des élus bénéficiant d’une parfaite sécurité, à l’ancienne, où l’insécurité et la méchanceté des hommes nécessitaient la fermeture des portes de la ville.
En même temps, ce verset rappelle le temps où, sur la terre, l’entrée dans la vie éternelle était conditionnée par l’étroite vérité des portes d’une seule perle et ceci, en temps de jour soit, de pleine lumière. Ces portes spirituelles se sont fermées devant les rebelles qui ne voulaient pas se soumettre aux exigences révélées de Dieu,
«  car il n’y aura pas de nuit là » ; plus de nuit, plus de ténèbres, sur la terre renouvelée il n’y a plus raison d’être pour ces choses. Le corps céleste infatigable des élus ne nécessite plus le repos réparateur nocturne. De même l’alternance, nuit et jour, prolongée pendant toute l’histoire du salut terrestre s’est achevée par la victoire du camp divin du jour ; la lumière a vaincu les ténèbres.
 
 
La porte ouverte :
Les élus sont eux nés de la vérité
Apocalypse 21
Verset : 26
Et on lui apportera la gloire et l’honneur des nations.
Comme pour les rois de la terre, ce qui fait la gloire et l’honneur des nations célestes c’est le caractère révélé par Jésus-Christ, caractère symbolisé par les 4 faces des 4 animaux d’Ap.4 : 7.
 
 
La porte fermée :
Les autres sont souillés, par l’abomination et le mensonge
Apocalypse 21
Verset : 27
Et il n’y entrera aucune chose souillée, ni ce qui fait une abomination et un mensonge, mais seulement ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau.
Parce que déclarée « souillée », à partir de 1844, la foi protestante traditionnelle, cible du message de Sardes, n’entrera pas dans la Jérusalem éternelle céleste.
Etant décrite comme source et mère de l’abomination et du mensonge blasphématoire, la foi catholique romaine, désignée par « la fausse prophétesse Jézabel » de l’époque Thyatire et « la prostituée Babylone la grande », n’y entrera pas non plus.
La mention du mot « abomination » le prouve, en Jésus-Christ, Dieu n’a rien changé dans les normes révélées dans les écrits de l’ancienne alliance, ou loi de Moïse, qui définissent ce qu’il juge souverainement « abominable ». Et là, nous pouvons relever l’erreur de jugement de ceux qui, très nombreux, prétendent que les classifications divines du pur et de l’impur n’étaient applicables qu’aux Juifs de l’ancienne alliance. Pour appuyer cette position, je rappelle que Dieu symbolise la Bible entière par ses « deux témoins » ; ceci prouve que le salut se prépare sur l’enseignement des écrits des deux alliances.
La foi adventiste traditionnelle, bénie depuis 1844 mais ayant fait alliance vers 1994 avec les deux « foi » déchues précédentes, connaîtra leur même sort.
Le seul critère autorisant l’entrée dans la vie éternelle est d’avoir son nom « resté » écrit dans le livre de vie. Ce sera le cas pour ceux qui auront suivi l’Agneau jusqu’au bout du chemin tracé soit, le cas de celui qui aura vaincu parce qu’il aura gardé « jusqu’à la fin » ses « œuvres ». Cette dernière idée élimine effectivement les Adventistes traditionalistes qui font alliance avec les ennemis de Dieu vers 1994 et ne reçoivent pas ses dernières lumières strictement « adventistes » ; « parce que tu dis que tu n’as besoin de rien… ». Ce qui était écrit s’est accompli comme l’Esprit de Dieu l’a annoncé.
 
 
 
Tout a été dit, ou presque, aussi le dernier chapitre va constituer une sorte d’épilogue, dans lequel l’Esprit va diriger nos pensées vers l’aboutissement final du projet de Dieu. Il nous rappellera encore les principaux critères qui permettront aux derniers élus restés vivants d’obtenir la récompense promise : la vie éternelle.
 
Apocalypse 22
 
 
 
Le chiffre 22
Comme pour le chiffre 19, il suit en logique numérique le chiffre 21. Il présente tout de même l’intérêt du chiffre « 4 », chiffre de l’universalité, obtenu indifféremment par 2 fois 2, ou 2 plus 2.
Y
 
La pureté des saints est l’œuvre de Dieu
Apocalypse 22
Verset : 1
Et il me montra un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau.
L’Esprit montre à Jean le peuple des élus soit, « le fleuve », entré dans la vie éternelle comparé à de l’« eau vive ».
Sa gloire éclate par sa pureté symbolisée par la transparence « du cristal ». Ce peuple tire son nouvel état du « trône » du Souverain suprême, le « Dieu » créateur venu les sauver et les sanctifier en « Agneau » sacrifié sur la terre.
Ceux qui sont, ici, comparés à un fleuve d’eau vive ont reçu convenablement la parole apportée par Jésus-Christ selon Jean 7 : 38 : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture ». Notons que Jésus fait référence à l’Ecriture qui pour lui comme pour nous reste la seule base de la foi. C’est en, citant l’Ecriture qu’il avait résisté au diable au temps de l’épreuve de sa tentation selon Mat.4 : 4, 7, 10.
 
 
Jésus-Christ au centre de la vie éternelle
Apocalypse 22
Verset : 2
Au milieu de sa rue, et du fleuve, de çà et de là, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations.
Au milieu soit, au point central du rassemblement du peuple, il y a Jésus-Christ, l’arbre de vie, qui le recouvre et lentoure de son affection.
« portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois », Jésus-Christ lui assure une prolongation « de vie », fruit de « l’arbre », permanente soit, éternelle. Cette image nous enseigne une chose importante. En devenant éternel, l’élu tient sont immortalité de Dieu qui la renouvelle constamment car il ne la possède pas de lui-même, n’étant pas Dieu. Il reste sa créature.
Désignant la parure d’un arbre, « les feuilles de l’arbre » de vie symbolisent le vêtement de justice blanc, éclatant, pur, porté par Jésus-Christ. C’est cette parfaite justice qui, offerte en sacrifice pour les racheter, a apporté sur la terre, « la guérison » du péché des élus recueillis du sein « des nations » terrestre.
 
 
La malédiction cause de nos malheurs actuels ne sera plus
Apocalypse 22
Verset : 3
Et il n’y aura plus de malédiction ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle ; et ses esclaves le serviront,
Les multiples criblages des épreuves de foi successives auront permis l’élimination des créatures qui ne répondaient pas aux critères divins de l’éternité. Ceux qui sont entrés dans cette vie éternelle n’auront plus à redouter la malédiction de Dieu due au péché.
L’Esprit insiste sur la possibilité des élus de côtoyer leur Dieu en rappelant, constamment, que cette possibilité a été obtenue, exclusivement, par l’Agneau Jésus-Christ. Il confirme ainsi, sans relâche, la déclaration inspirée à Luc et citée dans Actes 4 : 12 : « il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés ». Et nous avons vu, qu’en effet, depuis l’animal innocent (probablement un agneau ou un bélier) tué pour habiller la nudité des désobéissants Adam et Eve, jusqu’au dernier adventiste élu sélectionné, le salut a reposé uniquement sur la mort expiatoire de Jésus-Christ, l’agneau qui ôte le péché du monde, indiqué, en ces termes, par Jean Baptiste aux deux premiers apôtres.
« ses esclaves le serviront » ; il s’agit bien sûr d’un esclavage volontaire où l’élu porte des chaînes d’amour qui rendent son service agréable et le comblent de bonheur.
 
 
Voir la face de Dieu sans mourir
Apocalypse 22
Verset : 4
et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.
Ce qui n’était pas possible sur la terre au temps du péché est devenu possible. Ils peuvent voir la « face » de Dieu sans mourir.
Dieu a recréé leur âme à son image, leur pensée, leur volonté, symbolisées par « leurs fronts », sont identiques à celle de Dieu dont ils ont approuvé le jugement et toute la conception parfaite de sa justice.
 
 
La lumière éternelle de la terre renouvelée
Apocalypse 22
Verset : 5
Et il n’y aura plus de nuit, ni besoin d’une lampe et de la lumière du soleil ; car le Seigneur Dieu fera briller [sa] lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles.
Notre création terrestre, actuelle, reposait sur une succession de nuits et de jours qui prophétisaient la lutte entre le camp lumière de Dieu et celui des ténèbres du diable. Le mal et son auteur ayant été éliminés, la nuit n’a plus de raison d’être et les lampes et les astres lumineux, comme le soleil, n’ont plus d’utilité,
«  car le Seigneur Dieu fera briller [sa] lumière sur eux » ; Le rajout « sa » lumière de J.N.Darby vient encore déformer une idée révélée par Dieu. Le message vient d’évoquer l’abandon des principes lumineux connus dans notre dimension terrestre actuelle. Dans le royaume de Dieu qui viendra s’installer, sur cette même terre, l’éclairage des élus ne dépendra pas d’une source particulière, et ce ne sera pas Dieu lui-même qui remplacera comme un luminaire notre soleil. La lumière n’émanera pas de lui, mais elle sera diffusée dans l’espace comme un principe permanent, sans aucune source.
Cette possibilité a été révélée dans le troisième verset de la Bible où, alors que le soleil sera créé seulement le quatrième jour, Dieu déclare au premier jour : « Que la lumière soit ! Et la lumière fut ». Il ne dépendait que de sa seule volonté pour que cette lumière, sans source, éclaire l’homme qui allait venir. Mais le projet de Dieu nécessitait des symboles prophétiques qui justifient sa création sous la forme que nous connaissons,
«  et ils régneront aux siècles des siècles » ; ce type de règne consistera à assister Dieu dans son règne éternel.
 
 
Le livre s’achève comme il a commencé
Apocalypse 22
Verset : 6
Et il me dit, ces paroles sont certaines et véritables ; et le Seigneur Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange, pour montrer à ses esclaves les choses qui doivent arriver bientôt.
Dans ce verset, nous voyons réapparaître l’enseignement du premier chapitre. Ap.22 est donc bien l’épilogue du livre Apocalypse et Dieu y renouvelle ses exhortations. Il reprend ici, mot pour mot, les termes du premier verset du livre.
L’ange Gabriel confirme que sa mission a été ordonnée par « le Seigneur Dieu des esprits des prophètes » afin que « ses esclaves », ses élus, apprennent ce que les derniers jours vont leur faire vivre. Et lorsqu’on se retrouve en 2018, annoncer ces choses pour « bientôt », offre à ce terme tout le sens que Dieu a voulu lui donner.
 
 
L’Adventisme et le témoignage de Jésus
Apocalypse 22
Verset : 7
Et voici, je viens bientôt. Bienheureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre.
Pour nous qui vivons en 2018, Jésus peut véritablement dire : « voici, je viens bientôt ». La puissante lumière venue éclairer, ses mystères révélés, le confirme, notre génération va vivre et assister à son glorieux retour.
Maintenant que le mystère est « lu » soit, décrypté, et que d’autres élus ont pu « entendre » les messages adressés par l’Esprit, la béatitude concerne globalement tous les élus sélectionnés par la démonstration de leur amour de la vérité conforme à la conception qu’en a Dieu.
Ayant pris connaissance de sa volonté pour notre temps, nous pouvons encore à cette heure de « la fin » du monde, après plusieurs criblages, « garder les œuvres » préparées par Jésus, œuvres révélées en mystères par « les paroles de la prophétie de ce livre » écrit par l’apôtre Jean.
 
 
L’erreur de Jean est répétée
Apocalypse 22
Verset : 8
Et c’est moi, Jean, qui ai entendu et vu ces choses ; et quand j’eus entendu et que j’eus vu, je tombai à terre pour rendre hommage me prosterner devant les pieds de l’ange qui me montrait ces choses.
Et Jean, le disciple que Jésus aimait, seul survivant des douze apôtres, mérite bien son nom qui signifie : « Dieu a donné ». Jean étant également mon premier prénom, nous dirons que Dieu a donné la vision Apocalypse, ou Révélation, à Jean, en la destinant à Jean Claude Samuel, un autre disciple que Jésus aime, et le prouve, au temps de la fin.
La leçon est si importante que Dieu la représente une deuxième fois. Et l’Esprit conduit Jean à se prosterner une nouvelle fois devant les pieds de l’ange.
Dans l’expression « entendu et vu » cité, avec insistance, dans ce verset, l’Esprit suggère une leçon vécu par le méchant serviteur de l’époque Sardes auquel le Seigneur reproche, précisément, de ne pas agir en conformité avec ce qu’il a « reçu et entendu ». Le Seigneur confirme ainsi, 1844, comme étant le début du rôle des paroles de la prophétie citées dans le verset précédent ; époque où les comportements des deux camps appelés sont diamétralement opposés ; l’un refuse d’adorer la créature et reçoit le sceau de Dieu, l’autre adore et adorera la bête et son image et ceci jusqu’à la dernière épreuve de foi où il prendra officiellement et définitivement position pour la marque de la bête.
 
 
Une répétition très utile
Apocalypse 22
Verset : 9
Et il me dit, Garde-toi de le faire Prends-garde ; je suis ton compagnon d’esclavage et [celui] de tes frères les prophètes et de ceux qui gardent les paroles de ce livre, rends hommage devant Dieu, tu te prosternes.
La prosternation est réservée uniquement pour Dieu
La réponse de la leçon est encore la même : « Prends garde ! ». Ne confonds pas la créature avec le Créateur. La créature n’a pas de raison d’obtenir d’une autre créature cette attitude exclusivement réservée pour vénérer et révérer Dieu. Et l’ange qui lui parle est cependant celui qui est personnellement attaché au service de Micaël, l’ange de l’Eternel soit, la forme angélique de Dieu lui-même.
Comparez la réaction du saint ange Gabriel avec les exigences formulées par la Vierge Marie dans ses ténébreuses mais séduisantes apparitions. Elle a demandé que des édifices lui soient consacrés et a béni ceux qui se prosternaient devant elle … Comprenne qui peut, mais la Bible nous a prévenu contre ce genre de séduction en nous disant, dans 1 Jean 4 : 1 : « Eprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu ». Lorsqu’ils encouragent les hommes à transgresser le deuxième commandement de Dieu, preuve nous est donnée qu’ils ne sont pas de Dieu mais du diable.
Sous son regard divin, Dieu met toutes ses créatures au même niveau ; toutes sont ses œuvres. Et parce qu’il est le seul et unique Dieu capable de créer la vie, il est Souverain et placé au-dessus de tout et de tous. Par le deuxième de ses dix commandements, il a interdit à l’homme de se prosterner devant la créature qui comprend tout ce qui n’est pas Dieu lui-même.
La répétition de la prosternation de Jean devant l’ange a un but ; celui de nous dire ce que Jésus donne comme sens à l’expression « témoignage de Jésus » citée dans Ap.19 : 10. Ici, cette expression est remplacée et éclairée par « ceux qui gardent les paroles de ce livre » ; « ce livre » soit, celui de l’Apocalypse, car par lui, l’Esprit donne aux élus la possibilité d’interpréter correctement tout le reste des Ecritures de la sainte Bible.
Encore devant nous, mais, chaque jour, plus proche, la dernière épreuve de foi va nous tester et Dieu y sera glorifié par ses élus qui auront bien retenu cette leçon. Quelles qu’en soient les conséquences, ses « témoins fidèles et véritables » refuseront de « se prosterner devant  la bête et son image » qui veulent leur faire honorer injustement l’autorité de la créature. Car le « jour du soleil » est un héritage des peuples païens qui divinisaient le soleil lui-même, bien qu’il ne soit qu’une œuvre créée par Dieu. A ce titre, il ne mérite ni honneur, ni vénération, ni révérence.
De plus, le rattachement de la résurrection de Jésus au premier jour de la semaine n’est pas totalement justifié. Sa résurrection a eu lieu au début de la partie nocturne du premier jour qui commence bibliquement par la nuit. On peut donc relever la volonté de Dieu de ne pas rompre la solennité de son saint sabbat du septième jour, et qu’il a seulement attendu la fin de celui-ci pour se ressusciter, lui-même, comme il l’avait annoncé. Plus tard, au milieu de la nuit, les anges ont roulé la pierre qui fermait le tombeau et Jésus en est sorti vivant. Pour Dieu, le premier jour de la semaine est resté ce qu’il a toujours représenté pour lui : le premier jour des six jours profanes réservés pour les œuvres humaines. Et pour les premiers Chrétiens, les apôtres et les disciples, le premier jour inaugurait le début du travail et des projets missionnaires qu’ils allaient devoir accomplir. Leur rassemblement était dû au jour du sabbat qui avait précédé le premier jour, et non au premier jour lui-même.
 
Dieu exige la première place
La prosternation devant la créature peut prendre une simple forme mentale, puisque la marque de la bête ou le sceau de Dieu sont reçus « sur le front » au niveau mental et « sur la main » au niveau de l’action.
A la mise en garde de l’ange, je dois en présenter une seconde. Pour avoir vu et vécu les conséquences de son application par le Seigneur, je dois vous rappeler ce verset de Matt.10 : 37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; … ». Lisez les versets 34 à 42 pour profiter pleinement de l’avertissement du Seigneur. J’insiste sur ce point, Dieu veut la première place, ni la seconde, et encore moins la troisième, il veut la première place. Et ceux qui ne le comprennent pas en paieront très cher le prix. Pour l’avoir repris, en lui citant ce verset, un frère en Jésus, avec lequel nous formions un duo musical par le chant, a rompu notre amitié et notre activité. Sur sa décision, nos routes se sont définitivement séparées ; nous avions sensiblement le même âge, mais depuis quelques années, il est mort, et je vis, obtenant de Jésus toujours plus de lumière. Si l’homme et la femme se doivent amour et fidélité, et de même pour leurs enfants, cet amour n’a pas la priorité quand il s’oppose à l’amour pour Dieu. C’est pour cette raison que Jésus a déclaré dans Luc 17 : 34 : « … de deux personnes qui sont dans un même lit, l’une sera prise, et l’autre laissée ». Le devoir d’honorer l’amour de Dieu est strictement individuel. Quand la vérité n’est pas partagée, elle agit comme une épée qui brise l’entente humaine, mais ceci reste inévitable et légitime, puisque prévu par Jésus dont le ministère prophétique a démontré ces tristes conséquences. Et ce principe séparateur se prolonge jusqu’à la fin du temps de grâce.
 
 
Au temps de la fin la venue de Jésus est proche
Apocalypse 22
Verset : 10
Et il me dit, ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre ; le temps est proche.
En mettant « les paroles de la prophétie » sous leurs regards, Dieu a donné, à tous les hommes, l’illusion que le retour de Jésus-Christ était pour leur temps. Beaucoup de ses esclaves en ont tiré de l’encouragement ; on sait que l’espoir fait vivre, et dans sa sagesse, Dieu a tout fait pour l’entretenir. Mais nous savons aussi, maintenant, que cette espérance n’était pas pour eux, mais pour nous, qui vivons et profitons de ses derniers rayons de lumière en 2018, et là, oui, « le temps est » vraiment très « proche ».
 
 
Aux Malheureux
Apocalypse 22
Verset : 11
Que celui qui est injuste commette encore l’injustice ; et que celui qui est souillé se souille encore ;
L’approche de la dernière épreuve implique la venue de la fin du temps de grâce. L’Esprit va, dans ce verset, utiliser des expressions dont l’importance n’a été comprise qu’avec la nouvelle lumière rejetée par les adventistes traditionalistes institutionnels juste avant 1994. Ce faisant, il confirme le criblage de l’épreuve de foi de 1994 et ses conséquences pour les adventistes déchus.
Les mots, qui apparaissent ici sont de caractère opposé au camp des saints. « injustice pour justice », et «  souillé pour saint ». Nous retrouvons les mots de la traduction de Dan.8 : 14 dont l’Esprit m’a permis de présenter la traduction correcte peu de temps avant 1994 : « Jusqu’à 2300 soir-matin et sera justifiée la sainteté ».
Considérant cette traduction comme la vérité transmise à ses vrais élus, Dieu donne à ses paroles que nous allons lire maintenant, un sens précis, que je vous expose.
« Que celui qui est injuste commette encore l’injustice » ; sont concernés par cette injustice, avec les autres rebelles catholiques et protestants, les adventistes déchus depuis 1994. Sont considérés comme « injustes » tous les hommes auxquels Jésus refuse d’imputer sa « justice éternelle » de Dan.9 : 24, « et que celui qui est souillé se souille encore » ; ici, l’Esprit désigne nettement la foi protestante déjà souillée, depuis 1844, dans le message de Sardes, rejointe en 1994 par l’adventisme réprouvé et rejeté.
Subtilement, le message de l’Esprit vient d’évoquer les dates 1844 et 1994 des deux épreuves de foi qu’il a préparées.
 
 
Aux Bienheureux
 
et que celui qui est juste pratique encore la justice ; et que celui qui est saint soit sanctifié encore.
Nous trouvons cette fois, un message qui concerne les saints ; de caractère opposé au précédent. On relève ici, les mots « justice » et « saint » de Dan.8 : 14 « … et sera justifiée, la sainteté ».
Plus particulièrement, dans cette seconde partie du verset, le message concerne mon ministère et la nouvelle lumière inspirée par Dieu qui le caractérise.
«  et que celui qui est juste pratique encore la justice » ; sont concernés ceux qui ne sont pas tombés dans les épreuves de foi de 1844 et 1994, ni dans les épreuves de foi individuelles auxquelles les élus sont soumis jusqu’à la fin du temps de grâce. Ils bénéficient encore de la justice du Christ dans cette seule condition. En d’autres termes sont désignés ceux qui gardent les œuvres de Jésus jusqu’à la fin selon Ap.2 : 26, en recueillant jour après jour toutes les perles prophétiques présentées par le Seigneur.
«  et que celui qui est saint soit sanctifié encore » ; cette sainteté est imputée par Jésus-Christ, lui-même, car dans sa pleine divinité, il connaît ceux qui lui appartiennent. Et pour le prouver, il leur donne « le témoignage de Jésus qui est l’esprit de la prophétie » toujours vivant et actif en 2018. La pratique du saint sabbat, le respect de la loi entière des dix commandements, l’application des ordonnances divines concernant l’aspect sanitaire, ou alimentaire, l’intérêt pour la parole prophétique et la Bible entière, sont les critères de la sainteté reconnue par Dieu en Jésus-Christ.
En insistant sur le terme « encore » l’Esprit fait allusion aux épreuves collectives ou individuelles qui peuvent interrompre la marche des appelés vers le salut éternel. Mais ceux qui tombent en auront la preuve que lorsque Jésus paraîtra. Pour eux comme pour tous, ce sera l’heure de vérité.
 
 
Le temps des larmes de tristesse et de joie
Apocalypse 22
Verset : 12
Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre.
Voici bien la raison de se « sanctifier encore », Jésus nous dit :
« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre ». La récompense sera en effet obtenue si les œuvres préparées par Jésus ont été gardées jusqu’à la fin.
Il y aura bien récompense pour tous, mais elle sera très différente pour chacun des deux camps qui viennent d’être présentés.
Pour les premiers, les déchus, ce sera la mort et le jugement dernier.
Pour les seconds, les élus, ce sera la vie céleste et le jugement des méchants tués.
 
 
Tout commencement à une fin
Apocalypse 22
Verset : 13
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Par ces trois expressions qui signifient, le début et la fin, Jésus-Christ nous rappelle que toute vie se déroule entre la naissance et la mort, et que le sens donné par Dieu à cette vie, est de lui offrir l’opportunité d’être sélectionnée pour entrer dans la vie éternelle.
Cette formule « début fin » n’a vraiment de raison que pour notre dimension terrestre créée, sous sa forme actuelle, pour un temps limité, qui a eu son « commencement » et qui aura sa « fin » après le septième millénaire.
C’est aussi un principe qui s’applique au temps de grâce, lui aussi limité dans le temps, par un début et une fin très proche en 2018.
Dans la prophétie, cette expression apparaît dans la structure des lettres aux Eglises, le début étant Ephèse, et la fin, Laodicée. Mais pour la seule foi papale romaine il y a aussi un début en Pergame et une fin en Thyatire. Et pour la foi institutionnelle adventiste, nous avons encore un heureux début en Philadelphie et une triste fin en Laodicée.
 
 
Le fruit authentique de la grâce divine : la pureté impartie
Apocalypse 22
Verset : 14
Bienheureux ceux qui lavent leurs robes, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité.
« Bienheureux » ; exprime de la véritable sainteté pour Dieu.
« ceux qui lavent leurs robes » ; cette partie de verset est très mal comprise et interprétée, pour beaucoup, par l’idée du principe du salut imputé par la seule mort du messie Jésus. Mais une « robe lavée », c’est une robe qui n’est réellement plus sale, ni souillée. Et nous devons retenir l’image de la truie lavée retournée dans son bourbier, donnée par Jésus. Cette image désigne celui qui pèche volontairement après avoir été gracié. Aussi, celui qui a véritablement lavé sa robe s’efforce de la garder propre, ce qui consiste à obéir aux diverses lois divines restées applicables dans la foi chrétienne, et en premier, ses dix commandements sous leur forme textuelle originelle.
Cette obéissance leur donnera la pureté spirituelle qui conditionne l’accès à la vie éternelle et l’adhésion à l’Elue. Cette pureté spirituelle est si importante, que Jésus lui a donné un symbole : l’habit de noce exigé pour les invités du festin des noces de l’Agneau. Celui qui en est dépourvu est, sans ménagement, jeté dehors.
« Les robes » seront « lavées et blanchies dans le sang de l’Agneau » selon Ap.7 : 14. Elles le seront dans l’acceptation du martyr auquel les derniers élus seront exposés dans la seconde forme de « la grande tribulation » qui s’accomplira, sous peu, par la réapparition de « la bête », l’intolérance religieuse. Ce sera la condition pour être du nombre de la « grande foule », des élus, présentée dans Ap.7 : 9. A ces derniers « témoins fidèles et véritables », Jésus-Christ donnera « droit à l’arbre de vie » soit, la vie éternelle et c’est par « les portes » du dernier message « adventiste » qu’ils deviendront des membres de l’Elue, « la cité » spirituelle.
L’œuvre adventiste instaurée par le Seigneur depuis 1844, restera jusqu’à la fin du monde le passage obligé, l’unique moyen d’obtenir l’approbation de Jésus pour bénéficier de sa justice et entrer dans la vie céleste éternelle.
 
 
Dehors les fils qui portent les fruits du diable, leur père
Apocalypse 22
Verset : 15
Dehors sont les chiens, et les magiciens, et les fornicateurs, et les meurtriers, et les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge.
Il faut ici le rappeler, le péché de chair est couvert par le sang du Christ mais le péché contre l’Esprit ne l’est pas. Aussi les péchés énumérés ici sont ciblés au sens spirituel de péchés faits contre l’Esprit de Dieu. C’est à ce titre que Jésus leur dit : «  Dehors ! ».
Voici donc maintenant les catégories d’hommes qui se présentent en invités au festin des noces de l’Agneau sans porter l’habit de noce exigé. Comme suggéré par les robes lavées ou non lavées, ils sont jetés « dehors ».
Les critères énumérés font de leurs auteurs des transgresseurs des lois divines et surtout, en premier, de ses dix commandements.
« Les chiens ». A la lumière de la Bible, selon Mat.15 : 26-27, « les chiens » rejetés désignent les païens chrétiens selon que la femme cananéenne s’est comparée à un petit chien qui néanmoins voulait une part de celle réservée aux enfants légitimes. De même, le faux christianisme revendique son droit au salut du Christ. La comparaison s’arrête là, car elle était au début du christianisme tandis que les chiens dont parle ici le Seigneur sont des croyants des derniers jours qu’il condamne. De plus, l’image de « la truie lavée retournée dans le bourbier » était accompagnée dans 2 Pi.2 : 22, de celle du « chien » remangeant ce qu’il a vomi. Déjà à son époque Paul reprochait aux Galates de revenir en arrière vers des principes anciens après qu’ils aient reçu l’Evangile du Christ. Etant venu dans le monde, pour y libérer l’homme du péché par sa mort expiatoire, Jésus ne peut que condamner les faux Chrétiens qui légitiment le péché et leur dire : « Dehors ! ». La transgression du sabbat et l’honneur rendu au « jour du soleil » païen sont clairement visés, ainsi que la suppression du deuxième des dix commandements de Dieu par la papauté catholique romaine.
« Les magiciens » vont être ceux qui revendiquent des miracles que Dieu ne fait pas pour eux. Ils sont nombreux puisque, dans cette prétention, sont concernées, la foi catholique, à cause des miracles imputés à la Vierge Marie, et depuis 1844 la foi évangélique protestante, dont les miracles réalisés au nom de Jésus seront déniés par lui-même, selon Matt.7 : 21 à 23 où il leur précisera : « Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité ».
« Les fornicateurs » visés ici le sont essentiellement de manière spirituelle. Nous avons vu la « fornication » spirituelle être imputée à l’église papale romaine dans les messages de Pergame et Thyatire. Cette forme de la « fornication » consiste à accepter les compromis religieux dans le but de plaire au plus grand nombre possible ; soit, l’idée qui rassemble les déchus dans l’œcuménisme.
« Les meurtriers » ont, selon Jésus, pour père, le diable, « menteur et meurtrier dès le commencement », selon Je.8 : 44. L’Esprit cible particulièrement les membres de la foi catholique et de la foi protestante qui vont approuver le décret de mort promulgué contre les observateurs du saint sabbat de Dieu.
« Les idolâtres » honorent les idoles. La chose est très visible dans la foi catholique qui se prosterne devant des images taillées et la foi orthodoxe qui révère ses icones. Sous l’influence de Calvin, la foi protestante honore le Dieu Mammon et la richesse et partage, avec les deux autres, inconsciemment jusqu’à la fin l’adoration du « soleil divinisé » en pensant chaque dimanche honorer le Dieu Jésus-Christ.
« Et quiconque aime et fait le mensonge ». Celui qui « aime et fait le mensonge » ne peut pas aimer la vérité divine qui est son contraire absolu. A ce titre, il devra rester dehors, n’entrera pas dans l’Elue, car il n’y a pas sa place. A l’origine de tous les mensonges colportés il y a toujours une source créatrice et Dieu stigmatise, particulièrement, ceux qui les créent.
La vie moderne exalte « le mensonge » sous toutes ses applications religieuses et politiques et sa gravité pour Dieu est totalement ignorée. Nous avons, en cette situation, la preuve même d’un puissant contrôle de l’humanité par le diable ; son influence a porté ses fruits. Mais si le mensonge profane ne fait de torts qu’aux hommes, par contre, le mensonge religieux atteint directement le Dieu tout-puissant ; lui qui s’affirme comme Dieu de vérité. Il lui est donc particulièrement odieux et insupportable.
Comment définir le mensonge religieux ? la Bible nous a été donnée pour répondre à cette question, mais sa bonne utilisation est réservée uniquement aux élus qui aiment passionnément sa vérité. Et quand l’Esprit propose à l’église adventiste un dernier message actualisé par lui, l’ancienne compréhension, désuète et caduque, devient un gros mensonge insupportable dont le maintien et la défense le déshonorent, parce qu’en imputant à Dieu ses interprétations incohérentes, elle le ridiculise.
 
 
Jésus est le Dieu tout-puissant Yahwéh, Micaël
Apocalypse 22
Verset : 16
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les assemblées.
Si quelqu’un avait encore quelques doutes sur la parfaite divinité de Jésus ce verset est là pour l’en convaincre. C’est Jésus lui-même soit, Micaël qui nous dit : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous rendre témoignage de ces choses dans les assemblées ». L’ange envoyé à Jean est donc bien Gabriel. Par lui, c’est la voix du témoin fidèle et véritable qui s’exprime, et le témoignage de Jésus concerne les choses prophétisées offertes cryptées au regard de toutes les assemblées chrétiennes.
 
 
La promesse faite à David est tenue
 
Moi, je suis la racine et la postérité de David, l’étoile brillante du matin.
Pour Israël, la racine et la postérité de David suggèrent le thème messianique et Jésus fut effectivement acclamé par la foule juive au nom de « Fils de David ». Comme « racine de David » Jésus a construit le thème messianique mal interprété par les Juifs. Et le temps où ce « Fils de David » viendra pour la vengeance annoncée dans Esa.61 est encore devant nous.
A la fois, « racine et postérité de David », Jésus est dans ce rôle prophétique préfiguré par le roi David du début à la fin. Ainsi le jeune David tuant le géant Goliath préfigure le combat qui oppose Dieu à Satan, et c’est un homme appelé Jésus qui anéantira le puissant diable.
« L’étoile brillante du matin » représente le messager de lumière qui apporte le jour. Nous avons vu comment les mots « soir matin » cités dans Dan.8 : 14 annoncent 1844 comme le temps où l’Elue passe des ténèbres romaines à la lumière de la vérité soit, la loi de Dieu restaurée.
Il viendra bientôt comme « l’étoile brillante du matin » soit, somme un soleil de justice, paraissant après un temps de nuit c’est à dire, de profondes ténèbres marquées par le retour de l’intolérance religieuse et son décret de mort dominical. L’histoire de la grâce s’achèvera ainsi par la victoire du jour sur la nuit ; la lumière vaincra les ténèbres et se prolongera éternellement.
L’évocation de « l’étoile brillante du matin » vient nous rappeler encore le rôle important qu’aura tenu la prophétie révélée, pour les derniers élus, depuis 1844. C’est un rappel de la citation de 2 Pierre 1 : 19-20-21 que nous avons déjà vue mais que je présente encore en cette fin du livre : «  Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ; sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ».
 
 
La réunion de ceux qui s’aiment
 
L’Epoux et l’Epouse
Apocalypse 22
Verset : 17
Et l’Esprit et l’épouse disent, Viens. Et que celui qui entend dise, viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie.
Ami(e) lecteur ou lectrice, l’Esprit et l’Elue t’appellent à les rejoindre : « Viens ». Et si ton nom doit rester écrit dans le livre de vie, tu vas venir, parce que l’Esprit du Christ te donne des oreilles pour « entendre » son appel. Et à ton tour tu diras « Viens ». Que veulent dire ces « viens » réciproques ? ils illustrent le désir du rassemblement voire de l’accouplement, celui de « l’Elue et de l’Epoux » qui ont soif l’un de l’autre.
Jésus-Christ propose « gratuitement de l’eau de la vie ». Ce don gratuit est rendu possible parce que c’est lui qui a payé pour nous l’obtenir.
L’élu n’achètera pas à prix d’argent cette « eau de la vie » mais répondant à l’abnégation témoignée par Jésus, il « l’achètera de lui » en offrant sa propre vie qui, par ailleurs, ne lui appartient plus, puisqu’en Christ, Dieu l’a racheté. L’élu se retrouve donc en statut d’esclave docile et soumis par amour pour son Maître ; un esclavage volontaire où l’esclave se livre lui-même à son Propriétaire, non pas pour un nombre d’années définies et limitées, mais pour l’éternité ; car « l’eau de la vie » est une vie qui s’écoule éternellement.
 
 
On ne déforme pas l’Ecriture de Dieu impudemment
  1. Le rajout d’un mot
Apocalypse 22
Verset : 18
Moi, je rends témoignage à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu’un ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies écrites dans ce livre ;
Dans ce verset les propos adressés par Jésus à ses élus justifient le message que j’ai présenté au début de cet « ABC d’ère ». A la fin de cette étude, les preuves sont derrière nous, car vous avez maintenant pu constater combien la précision des prophéties de Daniel et Apocalypse repose sur des mots clés qui constituent des liens reliant des enseignements dispersés dans toute la Bible. Vous avez vu comment sa dernière lumière proposée, depuis 1980, s’est précisée, progressivement, en s’appuyant de plus en plus sur les textes originaux de l’hébreu et du grec.
Confirmant cette importance, Jésus nous dit : « si quelqu’un ajoute à ces choses, Dieu lui ajoutera les plaies écrites dans ce livre ». Ceci signifie que ceux qui ont déjà mal traduit le livre Apocalypse en y rajoutant quelque chose seront frappés par les plaies écrites dans ce livre soit, « les sept dernières plaies » d’Ap.16. Et dans ce cas les traducteurs de toutes nos Bibles protestantes modernes vont subir ces « sept dernières plaies ». Ceux qui sont morts parmi ces traducteurs ont donc transmis leur malédiction à leurs héritiers actuels. Et le livre de l’Apocalypse témoigne doublement contre eux :
  1. En révélant la malédiction de la foi protestante depuis 1844.
  2. En témoignant de l’ajout ou du retrait de mots au texte original grec qui nous est parvenu. Car Jean l’avait probablement rédigé en araméen, sa propre langue.
 
 
2- Le retrait d’un mot
Apocalypse 22
Verset : 19
et que si quelqu’un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu ôtera sa part de l’arbre de vie et de la sainte cité, qui sont écrits dans ce livre.
La confirmation vient, puisque Jésus nous dit encore : « si quelqu’un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu ôtera sa part de l’arbre de vie et de la sainte cité, qui sont écrits dans ce livre ». 
L’avertissement donné concerne, exclusivement, l’Apocalypse. Cependant, le principe s’est déjà appliqué pour une autre écriture directe de Dieu. En effet, dans Ap.5, ce dernier livre prophétique est comparé subtilement aux deux tables de la loi des dix commandements car les deux sont écrits du doigt de Dieu. Cette similitude rappelle comment l’église catholique papale et romaine a osé se permettre d’arracher à la loi établie par le grand Dieu tout-puissant, le second article qui condamnait et condamne toujours « ses prosternations » devant les images taillées de ses « saints » et de sa « sainte Vierge », toutes manifestations séductrices des œuvres du diable et de ses démons.
En résumé, si la déformation de l’Apocalypse se paie par les « sept dernières plaies », par quel prix va se payer la transformation de ses dix commandements ? La réponse nous a été donnée dans les chapitres 16 à 18, ce sera par « la coupe de la colère versée sur Babylone la grande » suivie par « l’étang de feu » où elle sera jetée « vivante » au jugement dernier pour y souffrir des « tourments » pendant un temps défini par les élus au cours du jugement céleste du « septième millénaire » soit, les « mille ans » d’Ap.20.
 
 
L’attente « adventiste » est justifiée
Apocalypse 22
Verset : 20
Celui qui rend témoignage de ces choses dit : oui, je viens bientôt promptement. Amen ; viens, Seigneur Jésus !
Nous n’aurons plus longtemps à attendre. La lumière a été donnée dans sa plénitude pour fortifier le peuple des élus afin de le préparer à affronter des temps terribles qui vont se présenter après de longues décennies de paix dans les sociétés occidentales. La seconde guerre mondiale est loin derrière nous mais la troisième est maintenant très proche. Elle vient devant Dieu, le précédant, comme un « feu dévorant », en premier accomplissement, des actions reliées au jour de l’Eternel devant s’accomplir après elle.
Vous avez été prévenus, devant nous vont se réveiller les haines religieuses qui vont successivement par la « sixième trompette » et « la bête qui monte de la terre » conduire à l’anéantissement de toute vie sur notre planète. Aussi dans une telle perspective de l’avenir, abandonnez-vous à Jésus-Christ, corps et âme, vous appliquant à obéir à ses justes commandements qui vous libèrent de l’esclavage du péché dont le salaire est la mort.
Vous pourrez alors regarder l’avenir à travers le prisme de l’espérance de la foi chrétienne authentique et ne serez pas déçus.
Jésus nous dit : «  Oui, je viens bientôt promptement. Amen ». « Amen » soit, en vérité. Oh que cette vérité est bonne à entendre ! Et elle sera encore plus bonne à voir, aussi, ayant soif de son retour et de sa délivrance, je réponds, et vous invite à répondre avec moi : « Viens, Seigneur Jésus ! ».
Le mot « promptement » conforme au texte original Grec met l'accent sur la soudaineté de l'intervention finale de Jésus-Christ. Il interviendra en dernière extrémité pour arracher ses élus à la mort décrétée par le camp rebelle.
Cette interprétation est confirmée dans Luc 18 : 7 et 8.
 
 
Les saints sont sauvés par grâce
Apocalypse 22
Verset : 21
Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec tous les saints.
Le dernier verset du message Apocalypse nous rappelle que les élus sont sauvés uniquement par « la grâce » accordée sous condition par le grand Dieu créateur au seul nom « du Seigneur Jésus » venu en « Christ » (ou Messie) pour sauver ses véritables « saints » et seulement eux.
Car « la grâce » ne dispense pas les élus de leur devoir d’obéissance envers celui qui les gracie ; et tout au contraire, elle justifie l’obéissance qui devient un signe de reconnaissance qui sort spontanément et naturellement du cœur des vrais saints qui obtiennent le salut.
Cette Révélation nous a montré que ces authentiques « saints », auxquels Jean dédie « la grâce du Seigneur Jésus », sont aussi rares en notre époque que leur symbole, « les perles » trouvées dans les huitres, des coquillages impurs de la mer.
Mais là où est « la grâce », là est le Seigneur, là est sa puissance, là est sa protection, là est sa lumière, là est son Esprit, là est sa sagesse. Cet ouvrage en est le fruit concret et visible, et Dieu ne peut faire plus pour vous convaincre. Ce qui reste sûr, c’est que l’élu(e), seul (e), sera individuellement convaincu (e).
Aussi, si vous êtes de leur nombre, ne tardez pas à donner au projet adventiste du Seigneur Jésus-Christ, le Dieu tout-puissant, l’adhésion entière de votre âme, qui lui appartient corps et esprit. Et recherchez, dans sa Révélation, les normes de la sanctification qu’il exige, pour vous autoriser à entrer par les « portes perles » de l’Elue, encore, mais pour peu de temps, restées ouvertes.
Z
 
La conclusion
Il est vrai que l’Apocalypse de Jésus-Christ est particulièrement adressée à ses serviteurs de la fin du temps de la grâce divine, ce qui nous concerne car elle est toute proche en 2018. Notre avantage est d’avoir reçu une parfaite interprétation du message confirmée par le développement de l’histoire.
Cependant, si le Seigneur a voulu que cette Révélation mystérieuse reste pendant presque 20 siècles sous le regard de ses serviteurs, ses esclaves, c’est parce que l’Esprit y révèle une chose fondamentale ; il s’agit du changement ou renouvellement annoncé dans le chapitre 21. En proies permanentes chassées par les agents de l’intolérance diabolique, il ne fait aucun doute que l’annonce de ce renouveau a été pour ses élus une raison puissante d’espérer en Christ.
Mais il y a plus que la raison d’espérer, dans cette révélation, l’élu peut comprendre la raison pour laquelle notre terre et toute la dimension terrestre, comprenant des milliards d’étoiles et de planètes, ont été créées.
Si la Genèse représentait « l’alpha » du temps, la Révélation ou Apocalypse constitue l’élément qui révèle le projet divin du temps « oméga ». En fait, dans le récit de la Genèse, Dieu ne fournit aucune explication sur les causes qui l’ont conduit à créer notre système terrestre. La Bible fait souvent allusion au « diable », mais c’est Jésus qui, le premier, dans sa première venue sur la terre, l’a révélé clairement et avec insistance aux hommes. Les Evangiles en témoignent, le ministère de Jésus-Christ est un combat permanent entre lui et Satan. Et pour ses serviteurs que nous sommes ce combat finira uniquement quand la grâce divine prendra fin, mais surtout quand Satan et tous les rebelles seront détruits. Ce sera seulement à ce moment là que nous atteindrons le véritable temps « oméga ».
Ainsi, tous les élus ont pu comprendre, en tout temps, le grand projet de Dieu. Jésus ne dit-il pas qu’Abraham a vu son jour et s’en est réjoui ? Par des songes et des visions, Dieu a toujours montré à ses esclaves fidèles le projet qu’il a préparé pour eux. Mais pour être héritier de la promesse, l’homme, né dans le péché transmis depuis Adam et Eve, doit se convertir à 180 degrés. Les élus sont élevés dans les règles et les principes enseignés par la société de leur temps. Ces choses constituent pour l’homme naturel une norme de ce qu’est la vie. Personne, sur la terre, n’apprend aux êtres humains que leur conception de l’existence est un fruit purement démoniaque. Les lois établies par eux sont toujours injustes et font des victimes. La première venue du Messie sur la terre devait nous présenter le modèle de vie qui, seule, selon Dieu, peut être digne de vivre éternellement sans causer de problèmes relationnels. Dans sa perfection divine, Dieu sait qu’il ne peut pas en être autrement. Pour avoir douté de la sagesse des choix du Créateur, l’ange « Lucifer » s’est engagé dans la voie de la rébellion au bout de laquelle il trouvera la mort. Et si Dieu peut ainsi le détruire légitimement en toute justice, c’est parce que l’expérience terrestre est venue révéler le fruit de sa ténébreuse conception de « la liberté ». Après cette démonstration, les créatures intelligentes célestes et terrestres acceptent et partagent l’idée que la « liberté » ne peut être que mesurée et quantifiée au risque de devenir « libertaire » et destructrice soit, liberticide. Dans la conversion exigée par Dieu, la créature s’en remet pleinement à la science infinie de son Créateur, son Père. Elle doit accepter ce principe du ciel révélé en paroles et en actions par Jésus-Christ : « que celui qui parmi vous veut être le plus grand soit le serviteur de tous ». C’est cet état d’esprit que le Seigneur fera entrer au ciel pour partager son éternité, et c’est cela qui constitue « l’habit de noces » indispensable pour tous ses invités. Le diable a fait tout le contraire. Alors que Dieu l’avait fait chef des anges, il a voulu être servi, et non servir. En lui, est apparu le sens péjoratif du mot « orgueil » car, contrairement à Dieu, il n’était qu’une créature et ne devait pas rechercher les honneurs, ni la gloire. C’est pour cela que Jésus dit à ses serviteurs, qu’après avoir fait leur devoir, ils doivent se considérer comme des serviteurs « inutiles », forçant volontairement le trait du message, tant l’orgueil est pour eux redoutable. Tout au long de leur vie, des épreuves testent les invités appelés par Dieu, et l’orgueil étant démasqué, leur nom est effacé du livre de vie ; car ils sont inadaptés aux conditions de la vie éternelle programmée pour les seuls élus.
Entre « l’alpha et l’oméga » de notre actuelle création, il se sera écoulé « sept mille » années, c’est bien suffisant pour permettre au Créateur de donner à ses compagnons d’éternité la démonstration de la justice de sa cause. Mais nos savants scientifiques ne regardent pas notre présence sur la terre sous ce même regard, alors pour eux, mais pour eux seulement, l’univers continuera d’être le résultat d’un « big bang » qui s’est produit il y a des milliards d’années … Nul doute que l’avenir très proche leur réserve une amère surprise. C’est bien connu, le bonheur des uns fait le malheur des autres …
 
 
 
 
 
 
FIN de la situation établie en 1996
 
LES LUMIERES RECUES EN 2018-2019
 
LE MESSAGE EXCLUSIF EXCEPTIONNEL INSPIRE EN 2018
 
 
Bien que la partie la plus ancienne de la sainte Bible ait été rédigée par Moïse l’hébreu, sous la dictée de Dieu, il y a 3500 ans, la compréhension et la révélation du projet salvateur préparé par Dieu, le Créateur unique, n’ont été apportées que par Jésus-Christ, et par lui de manière exclusive. C’est encore lui qui ouvre nos yeux, aujourd’hui, sur le sens des toutes premières révélations lues et répétées pendant des millénaires de manière aveugle. Aussi, les bases présentées ci-après doivent-elles être reconnues et acceptées, pour profiter de la révélation divine ouvertement expliquée dans cet ouvrage. L’intelligence humaine ne suffit pas. Dieu seul, qui nous sonde et nous connaît mieux que nous-mêmes, donne à sa créature l’accès à sa lumière ou le refuse. Chacun trouvera dans cet ouvrage uniquement ce que Dieu veut qu’il y trouve, selon le niveau et la qualité de sa foi.
Nous lisons Dans Ge.1:1 : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». Mais pourquoi les a-t-il créés ? Il nous le dit dans Ge.1:4 : « Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres ». Le concept du bien et du mal séparait déjà dans la vie angélique céleste, les partisans de Dieu et ceux de Lucifer. Mais la caractéristique du corps céleste incorruptible ne permettait pas à Lucifer de concrétiser les fruits cruels de la méchanceté qu’il éprouvait dans son esprit envers ceux qui lui résistaient. Aussi aux yeux des anges, Lucifer ne faisait qu’exposer un point de vue différent de celui de Dieu. Alors, afin que tous les anges puissent voir concrètement la souffrance que la créature méchante peut infliger à une autre créature, quand elle se coupe de lui et de ses valeurs, Dieu créa notre ciel et notre terre pour qu’elle soit pendant 6000 ans un laboratoire d’expérimentation de la liberté et de démonstration concrète de ses terribles conséquences. Sur cette même terre de méchanceté, il avait formé un projet de salut dans lequel, en victime expiatoire pour ses élus, il allait apporter une preuve indéniable et évidente de son amour naturel ; un amour fort comme la mort de Jésus-Christ, « l’agneau qui ôte » chez ses seuls élus « le péché du monde ».
Cette connaissance du projet de Dieu est nécessaire pour comprendre pourquoi, dans son ministère terrestre Jésus appelle Satan, le « prince de ce monde » et pourquoi « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus ». Sur terre, le diable offre aux humains la jouissance d’une liberté illimitée. A l’opposé, Dieu leur offre une vie limitée, par des principes de bonté et de partage, et par la pratique d’une soumission volontaire inconditionnelle à sa seule volonté révélée. L’élu prend plaisir à lui obéir, car il est motivé par l’amour qu’il éprouve pour son véritable Père, le Dieu créateur, le Dieu amour manifesté en chair en Jésus-Christ.
Qui sont les élus sauvés par le sang juste de Jésus-Christ ? Ce sont ceux que Jésus reconnaît lui-même, parce qu’ils lui ressemblent et partagent sa conception de la vraie justice. Ils partagent avec lui sa parfaite humilité, et se réjouissent de ce que dans l’éternité céleste, le plus grand parmi tous sera le serviteur de tous. Et chacun des élus sélectionnés sera, naturellement, serviteur de l’autre. L’orgueil et l’ambition auront péri sur la terre des méchants. Si ce programme te plaît, et que Dieu trouve en toi le niveau de justice de Noé, Daniel, et Job, tu as ta chance d’être jugé digne par lui de partager avec eux son éternité. Ce modèle de la foi, incarné et vécu concrètement en Jésus-Christ condamne les conceptions religieuses, protestantes traditionnelles souvent calvinistes, catholiques ou orthodoxes, dans lesquelles l’or et les valeurs matérielles pervertissent le but religieux, et asservissent l’être humain.
 
Depuis le premier jour du printemps 2018, le Dieu Créateur ouvre l’intelligence de ses élus sur des choses cachées jusque-là.
 
Ces choses cachées concernent les deux tables de la loi royale divine sur lesquelles Dieu a gravé de son doigt ses dix commandements, et de manière inespérée, le second avènement de notre Seigneur Jésus-Christ dont, après trois attentes déçues en 1843, 1844 et 1994, enfin la véritable date du terme de la quatrième « attente » est aujourd’hui révélée : Le printemps 2030. Dans les 11 années entières dont l’humanité disposera au printemps 2019 pour choisir comme destin le meilleur ou le pire, nous allons traverser des temps marqués par les plus grands drames et les plus grandes destructions que l’humanité postdiluvienne n’a jamais connus. Mais nous pourrons les traverser en étant porteurs du « témoignage de Jésus » actualisé et enrichi en 2018 et 2019 de ses toutes dernières révélations. Toutefois, nous ne devons pas oublier que ces 11 dernières années seront raccourcies par la fin du temps de grâce que nous ne pouvons pas dater (probablement en 2029), mais qui sera instaurée lorsque la loi dominicale aura été promulguée et imposée, posant ainsi les bases de la toute dernière épreuve de foi « adventiste » chrétienne.
 
Au nom du Dieu de vérité
Ayant moi-même souvent parlé de « faux retours ou de fausses annonces » du temps du retour en gloire de Jésus-Christ, je dois ici, préciser à ce sujet qu’on ne peut en aucun cas imputer au Dieu de vérité une œuvre qualifiée de fausse dans le sens du mensonge. Selon la Bible, le père du mensonge et donc du faux, c’est le diable. Pour sa part, Dieu n’œuvre que dans la vérité dont il est lui-même la norme parfaite en tout temps. Alors que le mensonge et le faux sont les fruits utilisés pour perdre les âmes, les œuvres organisées par Dieu n’ont qu’un but principal ; celui de révéler et sauver les véritables élus qu’il sélectionne, afin de leur faire partager son éternité au temps de son règne. Celui-ci commencera au début du 7ème millénaire, soit en 2030. Ainsi, quand il utilise la Bible pour faire accomplir son projet salvateur, Dieu reste la norme de la vérité, même quand il inspire provisoirement une erreur de traduction du texte biblique original, une interprétation, un espoir, ou une attente du retour du Christ programmée pour que ses élus vivent une déception. Dès lors que Dieu veut l’obtenir, la « mauvaise » traduction ou l’interprétation incorrecte constituent, pour un temps limité concerné, la « vérité présente » d’une épreuve de foi programmée par sa souveraine volonté. Dans l’œuvre de Dieu, tout ce qui est incorrect ne l’est que provisoirement, car dès que son but a été atteint pour une date, il éclaire ses élus sur la raison de leur apparent échec et les encourage à persévérer, en leur donnant toujours plus de lumière jusqu’au véritable retour glorieux de Jésus-Christ.
Si le seul « but » du projet de Dieu vise à révéler et sauver ses élus rachetés, à l’opposé, la mort qui frappera les non-sélectionnés n’en sera que la terrible « conséquence ». « Les deux chemins, la vie et le bien, la mort et le mal », étant jusqu’à la fin devant les pas de l’homme libre de son choix, celui-ci reste le seul responsable de son destin éternel. Cette article est le fruit d’une authentique connaissance du grand Dieu révélé en Jésus-Christ ; un gage de vie éternelle : «  La vie éternelle c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17:3). Ainsi, je viens de rendre à Dieu ce qui lui appartient, sa norme de la vérité, et au diable et à ceux de son camp, la norme du faux, du mensonge, et de la mortelle séduction. Si je suis en mesure de comprendre aujourd’hui ce que je ne comprenais pas hier, c’est parce que j’ai toujours considéré que Dieu est tout et que je ne suis rien ; rien d’autre qu’une créature de nature ignorante, et qui serait restée à son plus bas niveau, si son Créateur ne l’avait pas inspirée et ne l’avait pas enseignée.
 
LA LOI ROYALE DE DIEU
Tu trouveras dans cette étude une interprétation exclusive des dix commandements de Dieu dont la répartition sur 4 faces des deux tables, jusqu’ici jamais exploitée malgré cette précision divine biblique, révèle subtilement et divinement, le rôle prophétique de cette loi royale pour l’ère chrétienne, depuis 321 où la fidélité au saint sabbat de Dieu a cessé, jusqu’à la fin du monde, en 2030. Une courte explication sera donnée dans Apo.5:1. Mais l’explication détaillée avec tableaux des 4 faces des deux tables sera disponible sur le site sous le nom : « LES DIX COMMANDEMENTS DE DIEU 3 + 7 ».
 
LA FIN DE LA TROISIEME ATTENTE DU RETOUR GLORIEUX DE JESUS-CHRIST.
Dans Ap.11:15 : ce retour du Christ glorieux et vengeur est symbolisé par le thème de la « 7ème trompette ».
« L’attente adventiste » de cette « 7ème trompette » annoncée par Dan.8:14 pour 1843 et 1844 et en 1994 selon Ap.9:5-10, est le thème principal que Dieu a mis en route ; selon Dan.12:11, depuis 1828 (fin des 1290 j) et 1873 (fin des 1335 j) selon Dan.12:12, où on lit : « Heureux celui qui attendra jusqu’à 1335 jours ». Ce sujet a été développé et pleinement expliqué dans Apo.3:3. C’est en effet dans ce verset que Dieu le suggère, cette révélation du temps de son retour interdite aux faux chrétiens sera à l’opposé disponible pour ses seuls élus, pour lesquels Jésus ne reviendra pas « comme un voleur ».
La vie éternelle est une promesse qui n’engage Jésus qu’envers ses vrais élus qu’il éclaire et prépare par les enseignements de sa Révélation. Ses élus sont donc ceux qui se sont laissés enseigner et former par cette Révélation décryptée, dans cette étude nommée ABCD’ère, qui traite de la spiritualité de l’alpha à l’oméga et dans toutes les œuvres littéraires ou musicales du site « petit-livre-ouvert.com », remplacé depuis 2019 par le site « enverite.com ». En 2018, le « petit-livre » scellé donné à Jean dans Apo.5:1 est entièrement « ouvert » comme annoncé dans Apo.10:2. Le message proclamé par la voix des « sept tonnerres » d’Apo.10:3-4 est révélé : La fin des délais des attentes adventistes sera pour la Pâque 2030. C’est cette date que Jean a entendu et ne devait pas écrire dans son témoignage.
Attention : La connaissance de la date du vrai retour de Jésus-Christ n’octroie pas le salut de manière systématique. Jusqu’au dernier moment du temps de grâce, Jésus seul sélectionne ceux qu’il a rachetés, en ayant versé son sang expiatoire rédempteur. Cette connaissance ne bénéficiera qu’au disciple qui s’empare avec foi et confiance absolues de toutes ses révélations, pour purifier ses œuvres. Le méchant n’en tirera aucun profit, car il n’acceptera pas de se soumettre à la purification exigée par Jésus.
Cette quatrième annonce du retour de Jésus-Christ s’obtient de manière différente des trois dates des vrais réveils spirituels construits sur des fausses interprétations pour les durées prophétisés dans les révélations de Daniel et Apocalypse : 1843, 1844 et 1994. La nouveauté de cette ancienne chaîne prophétique est qu’elle commence au printemps 458 (Esdras 7:9 : … la septième année du roi Artaxerxès,… le premier jour du premier mois…) et Dieu cible le milieu de la 70ème semaine de Daniel 9:27, le printemps de l’année 30 où Jésus s’est livré à la crucifixion pour l’amour et le salut de ses élus. Cette 70ème semaine a débuté à l’automne 26 (baptême de Jésus), saison de la fête du Yom Kippur juif qui célèbre la fin du péché. Cette chaîne prophétique concernant le passé nécessite pour sa part, une rectification de ses dates, tout en conservant ses explications ; le nouveau calcul détermine le printemps 1843 comme fin des 2300 soir-matin de Dan.8:14. Cette date 1843 est conforme au premier test de foi prophétique conduit par William Miller. Mais elle ne marque que le début des épreuves de foi qui sont le vrai but du décret de Dan.8:14. Elles vont permettre de sélectionner la « sainteté » digne d’être « justifiée » par le sang du Christ. La seconde annonce du prophète a ensuite mis en place le second test de foi fixé pour la date du 22 Octobre 1844 soit, 17 mois après le test précédent. C’est cette date qui a servi de base aux « cinq mois » prophétiques d’Ap.9:5-10, soit, 150 années réelles qui se sont achevées le 22 Octobre 1994. La chaîne qui révèle la date du retour glorieux de Jésus se construit sur le printemps au début et à la fin, seulement, puisque celle des « 5 mois » commence et s’achève en automne se trouvant ainsi rattachée au thème du péché et « du jour de son expiation ». La lumière divine et les faits accomplis ont prouvé que pendant ce délai de « 5 mois » la pratique du sabbat a protégé l’institution adventiste officiel jusqu’à ce qu’éprouvée par l’annonce du retour de Jésus pour 1994, son comportement incrédule et son rejet effectif de la lumière prophétique la livre à la malédiction et au camp rebelle, le 22 Octobre 1994. A cette date Dieu a mis fin au dernier péché institutionnel en rompant sa relation avec l’adventisme officiel soit, en « vomissant » la tiède « Laodicée ».
 
La quatrième et dernière attente
 
Les appuis bibliques
En commençant au printemps – 458, la prophétie cible le printemps le plus important de toute l’histoire humaine ; celui où Dieu a révélé à l’humanité la puissance de son amour pour ses créatures, en offrant en sacrifice, sa vie en Jésus-Christ, pour expier les péchés de ses élus. En regard de ces nouvelles données, on peut aussi considérer que la cible principale des « 70 semaines » prophétisées pour le peuple juif, dans Dan.9:25, est également le printemps 30 du milieu de la 70ème semaine où Jésus-Christ s’est livré à la crucifixion. C’est d’ailleurs vers ce moment que l’Esprit fait converger son enseignement, en précisant au verset 26 : « après la soixante neuvième année (7 + 62) un messie sera retranché ». Le verset 27 précisera : « au milieu de la semaine… », soit la 70ème. L’identification de la date scellée repose sur une analyse spirituelle de l’ordre divin créé dans Genèse 1, sur l’unité de la semaine : 6 + 1, où le 7ème jour sanctifié fait, dès le récit de la Genèse, l’objet d’un traitement particulier dans Genèse 2. Sur cette base et conformément à la parole de Pierre qui déclare « Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour » (2 Pi.3:8), le temps du péché terrestre devait être de 6000 ans suivis d’un 7ème millénaire dans lequel seuls les rachetés sanctifiés entreront avec Jésus-Christ venu pour les délivrer de la mort préparée par les rebelles. Dans ce regard spirituel, la base est le printemps que Dieu donne pour « 1er mois de l’année », dans Ex.12:1, aux Hébreux sortis d’Egypte. 4000 années après Adam, Jésus le Messie est mort sur la croix du Golgotha à Jérusalem, au printemps de l’an 30 de notre calendrier usuel.
 
Note : De manière traditionnelle, les calculs prophétiques des adventistes sont restés figés sur l’importance du « Yom Kippour » fêté par les juifs en Automne. Cette fête rattachée à l’automne a connu deux applications. La première a concerné la mort de Jésus-Christ à la Pâque du printemps 30. Dans cette dernière Pâque s’est accompli, également, le dernier « Yom Kippour » de l’histoire religieuse programmée par Dieu. Désormais, au cours de l’ère chrétienne, le temps prophétique important restera uniquement le printemps, marqué définitivement par le souvenir de la mort expiatoire de Jésus-Christ. Libéré des fêtes prophétiques juives, l’élu chrétien devient semblable à l’hébreu libéré de l’esclavage égyptien, et comme à lui, Dieu lui rappelle l’ordre du temps qu’il a établi, en désignant le mois de la Pâque printanière : « Ce mois-ci, sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année (Exo.12:2)». La seconde application du « Yom Kippour », cette fois de manière spirituelle, a concerné le temps d’approbation divine de l’adventisme institutionnel officiel, entre le 22 Octobre 1844 et le 22 Octobre 1994, dates de début et de fin des 150 années prophétisées par la durée prophétique des « cinq mois » d’Apo.9:5-10. Les deux utilisations du « yom kippour » ont eu ainsi pour victimes, successivement, les juifs incrédules et les adventistes également incrédules.
 
Les trois tiers
La Bible nous révèle un code qui attribue au chiffre « trois » le caractère de la perfection. La fraction par tiers peut ainsi prendre une signification. Ce sens de perfection est démontré par le fait que la mise en parallèle de trois survols de l’histoire conduisent à la solution de l’énigme dans le livre de Daniel, chapitres 2, 7, 8 et dans Apocalypse, chapitres 2, 6, 8 et 3, 7, 9.
Si la semaine de 7 jours est, depuis le commencement, 6 + 1, les 6 jours ou 6000 ans réservés au péché terrestre étaient eux à l’image de 4000 ans + 2000 ans. Or, 2000 ans après le printemps de l’an 30, nous serons au printemps de l’an 2030 qui marquera le début du 7ème millénaire soit le terme des 6000 ans écoulés du péché terrestre. Cette construction reposant sur la formule 2 tiers + 1 tiers se retrouve dans les mensurations du tabernacle de Moïse et du temple de Salomon : lieu saint = deux tiers, lieu très saint = 1 tiers (surface carrée). Dans la symbolique du temple, le voile séparant les deux pièces désignait le péché expié par Jésus en l’an 30 de notre ère. Son action est donc située entre la fin des 4000 premières années et le début des 2000 dernières années des 6000 ans du projet du salut divin terrestre.
La Bible en témoigne, Dieu a marqué le début de chacun des « trois tiers » de l’image de la crucifixion du Christ.
1er tiers : Au début du 1er millénaire, un animal est tué et sa peau vient recouvrir la nudité physique et spirituelle d’Adam et Eve devenus pécheurs.
2ème tiers : Au début du 3ème millénaire, Dieu offre un jeune bélier pour remplacer Isaac que son père Abraham s’apprêtait à sacrifier (sur la demande de Dieu).
3ème tiers : Au début du 5ème millénaire, Dieu offre la vie de Jésus-Christ, « l’agneau qui ôte le péché du monde » selon Jean-Baptiste, en sacrifice d’expiation pour les péchés de ses élus. Ce 3ème tiers est aussi celui de la perfection du projet de salut préparé par Dieu ; celui où tous les mystères du rite hébreu s’éclairent et prennent sens en l’agneau Jésus-Christ, lumière des élus.
Ma surprise a été grande quand j’ai retrouvé le rapport 1 tiers + 2 tiers dans les proportions des trois dates de l’épreuve adventiste qui sont 1828, 1843 et 1873 respectivement construites par Dan.12:11, 8:14, et 12:12. Entre ces dates nous avons : 15 ans + 30 ans, soit un rapport 1/3 + 2/3. Fondées sur deux chaînes prophétiques différentes, ce rapport 1/3 + 2/3 confirme l’authenticité des dates établies et surtout, celle qui fixe la fin des 2300 soir-matin de Da.8:14 en 1843. Ce montage porte la signature divine. Dans Ezéchiel 5:2, Dieu symbolise ses épreuves par une succession de « tiers frappés ». C’est aussi le cas pour les 4 « trompettes » d’Apo.8 et la 6ème d’Apo.9. Aussi pouvons-nous comprendre que dans les épreuves adventistes accomplies entre 1828 et 1873, nous trouvons en 1828 le premier « tiers » protestant et anglican frappé pour son désintérêt affiché pour la pensée du retour de Jésus-Christ, thème de cinq conférences tenues à Albury Park à Londres entre 1825 et 1830. Ensuite en 1843 et 1844 les déchus des 2 épreuves des « l’attentes » adventistes constituent le deuxième « tiers » frappé le 23 Octobre 1844. A la date 1873, le troisième « tiers » « adventiste du 1er jour » est frappé à son tour, pour son abandon des dates prophétisées et son refus de restaurer le sabbat du septième jour. Les bases de l’adventisme du septième jour étant universellement posées, la porte du ciel se ferme pour les derniers protestants et les catholiques qui ne les reçoivent ou ne les recevront pas depuis 1843 jusqu’à la fin du monde. Dans Apo.3:2, Jésus confirme ce jugement en évoquant « le reste qui est près de mourir », désignant les héritiers de la postérité protestante.
En conclusion, entre 1828 et 1873, la perfection de l’épreuve de foi « adventiste » s’est accomplie sur le sol américain, proposant, à partir de 1873, aux protestants, catholiques et tout autre religion de la terre entière, le chemin unique béni et agréé par Dieu en Jésus-Christ, jusqu’à son retour programmé pour 2030. De même qu’il a créé en son temps Israël pour en faire l’image de son peuple, entre 1828 et 1873, il recrée en 1844 par le retour effectif du sabbat cette image dans la foi « adventiste du septième jour » pour la dernière période du temps de grâce terrestre ; ce que le symbole des « douze tribus » d’Ap.7 confirme. La chute de l’institution adventiste, en 1994, ne change rien au programme conçu par Dieu : l’adventisme éclairé restera jusqu’au retour de Jésus-Christ l’unique chemin de sa vérité.
 
La semaine sainte historique
Ayant fait des recherches, nous avons, nous le groupe du fief historique adventiste français situé à Valence sur Rhône, retrouvé et identifié dans le calendrier établi par les juifs, pour cette année 30 de notre ère, la semaine en laquelle la configuration de la fête de Pâque et la mort de Jésus se sont accomplies littéralement comme Daniel 9:27 l’a annoncé : « Il fera une alliance avec plusieurs, et au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande ». En l’année 30, le milieu de la semaine était le mercredi 3 Avril en lequel entre 9 heures et 15 heures Jésus est resté conscient sur la croix. En ce jour de la préparation de la Pâque juive, à 15 heures, il a rendu son esprit à Dieu et a été mis au tombeau pour le début du sabbat de la fête pascale, qui commençait ce même jour après 18 heures au début du 4 Avril. A 15 heures, moment où l’agneau de Dieu rendait l’âme, débutait également l’offrande du sacrifice pascal de l’agneau du rite hébreu.
De plus, cette date correspond au « 14ème jour du premier mois de l’année » ordonné par Dieu pour la Pâque aux Hébreux dans Exode 12:2 et 6. Cette année 30, le 3 Avril se trouvait 14 jours après l’équinoxe du printemps du territoire d’Israël.
Autre confirmation, l’an 4000 désignant le 4ème jour, la crucifixion de Jésus s’accomplit également sur la fin du 4ème jour de la semaine sainte.
L’accomplissement littéral de l’annonce de Dan.9:27, ne remet pas en cause son interprétation de « jours-années » qui donne également à cette semaine la valeur de 7 années réelles couvrant la période de grâce nationale juive, depuis le baptême de Jésus en l’automne 26, jusqu’à la mort du diacre Etienne suggérée pour l’automne 33 (confirmée par des documents romains).
La chaîne des dates officielles conventionnelles -457, +27, 31, 34 et 1844 retenues jusque là, y compris dans mes œuvres par héritage adventiste, décroissent d’une année. Ayant rempli leur tache au temps prévu, leur but étant d’annoncer momentanément le retour du Christ vainqueur, les dates 1843 et 1844 doivent être conservées. Car les graves conséquences, qu’elles ont eues successivement pour la foi protestante et la foi adventiste, demeurent, bien que les nouveaux calculs légitiment uniquement l’année 1843. L’erreur traditionnelle était due à un problème de calcul du temps construit de manière dégressive et progressive par rapport à la naissance du Christ. Ces dates deviennent réellement 26, 30, 33, 1843. La chaîne change sa date de calcul de base : Selon Esdras 7:7, la 7ème année du roi perse Artaxerxès 1er (Début de règne fin -465) devient – 458 à la place de – 457 avant J-C, date déterminée et retenue par William Miller.
Pour bien comprendre la cause de ces erreurs, il faut tenir compte du fait que les calculs de William Miller partaient de la date 1843 présumée comme fin des 2300 s-m. Une erreur de calcul lui a fait établir, comme date de début, la date – 457 qui était la 8ème année du roi perse Artaxerxès et non la 7ème comme l’indique Esdras 7:9. Aussi, ce n’est qu’après avoir constaté au printemps 1843, que Jésus n’est pas revenu, que le manque d’une année dans son calcul lui a été révélé. De nouveaux calculs élaborés par Samuel Snow l’ont ensuite conduit à relancer son annonce pour l’automne 1844, parce qu’ils ont vu que la période prophétique des 70 semaines d’années de Dan.9:24, construites sur la même base – 457, s’achevait sur un automne. Le plus étonnant est que, malgré 2 erreurs cumulées, la saison et la date de son premier calcul, le printemps 1843, étaient bonnes, et aujourd’hui, en 2018, confirmées.
Cependant, la date 1994 terme des « cinq mois » d’Ap.9:5-10 est conservée : les 150 années réelles écoulées qu’ils représentent ont fini en automne 1994, puisqu’ils ont commencé en automne, le 22 Octobre 1844. Que cette base de calcul soit fausse n’a en soi que peu d’importance, elle a été utilisée par Dieu dans son projet et cela seul compte.
Certains vont être étonnés par cette découverte, aussi je rappelle qu’en tant que créatures du grand Dieu créateur, nous n’avons pas le choix et nous devons accepter que, dans sa souveraine divinité suprême, Dieu puisse organiser des épreuves de foi, en provoquant des réveils spirituels par le moyen des interprétations ou calculs erronés qu’il inspire et qui n’auront de valeur que pour un temps limité. Dieu révèle ses secrets très progressivement comme ce verset le confirme : « Car le sentier des justes est comme la lumière resplendissante dont l’éclat va croissant depuis l’aube jusqu’au milieu du jour » (Pro.4:18). La lumière de la fin vient donc obligatoirement remettre en cause les lumières à valeur momentanée. Aujourd’hui, en 2018, il importe peu pour nous de savoir que le décret de Dan.8:14 s’achève en 1843, plutôt qu’en 1844, mais pour le Dieu de vérité, il est nécessaire de révéler l’existence de cette erreur qu’il a stratégiquement voulu inspirer en son temps à son prophète de l’époque, William Miller. Après celle de 1843, Dieu a voulu renouveler « l’attente adventiste » pour 1844, date obtenue par une erreur de calcul. Mais, par une vision du sanctuaire céleste donnée à l’Adventiste Hiram Edson, le matin du 23 Octobre 1844, au lendemain de l’attente de Jésus, Dieu a authentifié cette date du 22 Octobre 1844. C’est la date où le criblage test s’est achevé, ayant pour résultat, d’une part, la mise à part ou sanctification de 50 adventistes, pionniers qui vont fonder « l’adventisme du septième jour », et d’autre part, l’abandon et la condamnation des différentes formes des croyances protestantes qui ont méprisé les deux annonces prophétiques adventistes successives. Le jugement divin porté en 1844 n’est pas remis en cause parce que le calcul réel et juste établit la date 1843. Le 22 Octobre 1844 est la date de la deuxième phase des épreuves de foi provoquées par les messages de William Miller. Il est facile de comprendre que le jugement de Dieu s’applique au terme des deux épreuves, pour la bénédiction des élus sélectionnés comme pour la malédiction des déchus recalés. Il en ressort que le printemps 1843 ne fait que marquer le début d’un temps d’épreuves de foi prophétique accomplies aux Etats-Unis d’Amérique du nord.
La reconnaissance et la conservation des dates prophétiques obtenues par le calcul de données chiffrées dans Daniel et Apocalypse sont la norme de la sainteté que Dieu bénit depuis 1843. En 1844 et 1994, le même devoir chrétien a été exigé par Dieu. Quand ces dates ont perdu le but d’annoncer le retour du Christ, étant dépassées, elles ont conservé le rôle de marquer le temps où le jugement de Dieu est tombé sur des chrétiens éprouvés et réprouvés. Et le même jugement divin est venu sanctifier et bénir les saints fidèles approuvés. 30, 1843, 1844, et 1994 ; ces dates ont livré et destiné à la « seconde mort » des multitudes de juifs et chrétiens trouvés par Dieu « indignes » de son salut, quand leur foi a été éprouvée. La Bible nous enseigne que la norme de la sainteté que Dieu sauve est celle de « Noé, Daniel, et Job » ; sans « leurs fils ni leurs filles » (Ezé.14:20). Et dans ces épreuves de foi successives, comme Dieu le dit dans sa parole écrite : « ma parole ne retourne point à moi sans effet (Esa.55:11)» ; l’effet produit est celui de son jugement qui donne la bénédiction ou la malédiction à l’individu ou à l’église collective jugé.
Depuis 1843, la sainteté du serviteur que Dieu justifie par le sang versé par Jésus-Christ apprécie et applique ce verset cité dans 1Co.10:31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu ». C’est de manière complète que nous devons appartenir à Dieu ; corps physique et esprit mental doivent être purifiés et rendus conformes aux normes révélées dans la Bible (Lévitique 11 et autres).
 
Ainsi, au printemps 2020, il ne restera que 10 années entières jusqu’à la fin du monde qui sera marquée par le retour glorieux de Jésus-Christ, au printemps 2030.
D’ici là, les destructions réalisées par la 3ème guerre mondiale, « 6ème trompette » de Dieu, se chargeront de convaincre les élus encore hésitants.
Il nous faut relever le sens que Dieu donne à son retour glorieux, en le plaçant au printemps 2030. Le printemps rappelle le premier temps de la création terrestre ; son « alpha ». 4000 ans plus tard, il vient pour offrir sa justice aux élus pécheurs ; temps « alpha » de son ministère rédempteur. 2000 ans plus tard, au printemps 2030, il va venir en Dieu tout-puissant, imposant sa divine justice pour sauver ses élus et détruire les rebelles ; le temps « oméga » de l’offre et de la démonstration de sa parfaite justice. Ce sera alors la fin de l’année de grâce et du jour de vengeance annoncés dans Esaie 61:2, : « (Il m’a envoyé…) … pour publier une année de grâce de l’Eternel, et un jour de vengeance de notre Dieu, pour consoler tous les affligés ». L’affliction évoquée sera dans ce contexte, la condamnation à mort par les autorités terrestres des élus de Dieu restés fidèles, « jusqu’à la mort », au sabbat divin sanctifié ; mais le projet de mort décrété par les rebelles retombera sur eux, comme il retomba sur Haman quand il voulut faire pendre le Juif Mardochée (livre d’Esther).
En dirigeant notre étude sur le récit de la création, ce que vise le terme « alpha » dans la pensée du Christ révélée dans Apo.1:8, nous découvrons l’origine de notre semaine de 7 jours. Au-delà de son sens littéral de 7 jours de 24 heures, son caractère prophétique du projet divin allongé sur 7000 ans, nous invite à retrouver un lien entre chacun des 7 jours et des 1000 ans, sur les 7000, qui lui correspondent.
Le 1er jour a pour thème principal : la séparation entre les ténèbres et la lumière. En lien direct, les premiers 1000 ans sont marqués par la séparation des « fils de Dieu » de la lignée d’Abel et de Seth, fils de la lumière, de ceux des ténèbres de la lignée de Caïn que Ge.6:2-4 appellera, « filles des hommes », quand la lignée des saints tombera à son tour victime de la séduction des femmes de la lignée humaine marquée par sa pratique du mal.
Au 2ème jour, Dieu crée la mer qui en lien direct avec le milieu du second millénaire va faire périr par le déluge, l’humanité coupable, parce que unanimement corrompue et rebelle. Nous savons maintenant par Ez.14:20, que Noé seul était digne du salut divin (ni fils, ni filles, selon Ez.14 :20).
Au 3ème jour, la terre sèche sort de la mer. La terre est bénie pour recevoir la vie de l’homme. En lien spirituel, au 3ème millénaire, Dieu fonde ses alliances, avec Abraham, l’homme selon son cœur en lequel on trouve l’esprit obéissant du Christ, et plus tard, avec ses descendants hébreux qu’il délivre de l’esclavage égyptien.
Au 4ème jour, Dieu crée les astres du ciel ; le soleil, la lune et les étoiles qui ont pour rôle « d’éclairer la terre ». Ce symbole d’étoile va désigner ceux qui vont enseigner la multitude selon Da.12:3 et que nous allons retrouver au 4ème millénaire dans l’Israël organisé par Dieu. Couronnement du 4ème millénaire, sur son extrême fin, Jésus-Christ lumière, Soleil de justice, vient éclairer la terre de son Evangile éternel.
Le 5ème jour, les eaux produisent des animaux vivants. Le 5ème ou 1er millénaire de l’ère chrétienne voit l’humanité, symbolisée par l’eau dans les prophéties, s’affronter dans des luttes mortelles, à cause des fausses religions qui méprisent ou déforment l’Evangile éternel apporté par Jésus. Dans Apocalypse 11, 12 et 13 les groupes intolérants persécuteurs sont appelés, successivement, « bête de la mer, bête de l’abîme, et bête de la terre ».
Le 6ème jour, Dieu crée l’homme à son image. Le 6ème millénaire commence dans les ténèbres du catholicisme romain, au sein duquel Dieu va susciter une œuvre de Réforme, en vue de restaurer son image dans les hommes qui se réclament, en Jésus-Christ, de son salut. En 1843, il durcit ses exigences envers les dogmes et la pratique du protestantisme. Par le décret de Da.8:14, l’adhésion au culte du repos du dimanche est condamnée et celle du sabbat sanctifié, depuis le 7ème jour de la création, est exigée.
Le 7ème jour est sanctifié par Dieu au repos, pour lui et ses élus qu’il va racheter jusqu’à la fin du temps de grâce. En lien direct, la victoire de Jésus permet à ses rachetés d’entrer dans le repos éternel céleste du 7ème millénaire.
 
Nouveau : le 25 septembre 2019 l’Esprit de Dieu ouvre mon esprit au sujet du sabbat. Je réalise qu’il est omniprésent dans toute l’expérience adventiste accomplie entre le printemps 1843 et l’automne 1844, mais aussi en 1994. En effet, les annonces successives du retour du Christ placent les croyants dans la perspective d’entrer dans le grand sabbat du septième millénaire, que prophétise, chaque fin de semaine, le sabbat du quatrième commandement de Dieu. Donc le retour de Jésus est une invitation à entrer dans le sabbat du repos de Dieu et de ses élus. Par leur comportement face à cette invitation, chacun offre à Dieu la possibilité d’être trouvé par lui, « digne » ou pas, de recevoir son sabbat du septième jour, en signe de son approbation, conformément à l’enseignement d’Ezé.20:14-20 qui désigne le sabbat comme un « signe » d’appartenance au Dieu créateur. Car aucun des élus qui l’observent fidèlement n’a réellement choisi lui-même d’honorer le sabbat ; parce que c’est Dieu qui le lui a donné. La démarche spirituelle repose sur le fait que Dieu sélectionne, souverainement, les croyants dont la foi l’honore. Il sonde leurs pensées et leur cœur et connaît chacun mieux que lui-même. Il appelle, il conduit et enseigne les élus qu’il connaît depuis la création du monde, et l’élu se laisse simplement guider.
Il importe de bien comprendre le rôle du décret de Daniel 8:14. Il nous révèle l’intention de Dieu de restaurer la sainteté déformée par le régime catholique romain. Son premier effet est le premier test de foi basé sur l’annonce prophétique du retour de Jésus pour le printemps 1843. Le résultat de l’épreuve n’a encore rien de définitif, mais il témoigne déjà de l’hypocrisie d’une multitude de croyants. Une seconde chance va leur être offerte par une nouvelle espérance du retour de Jésus pour le 22 Octobre 1844. Le 23 Octobre, Dieu porte un jugement définitif sur les comportements constatés. C’est ce moment là qu’il choisit pour structurer l’Apocalypse et marquer le contexte de sa lettre à « Sardes » (Apo.9:1) et parallèlement celui du commencement du thème de la « cinquième trompette » et des « cinq mois » qu’elle prophétise dans Apo.9:5-10. Les conséquences de 1843 n’étaient pas définitives, mais celles de 1844 l’ont été. C’est à cette date que Jésus rompt sa relation avec les divers courants chrétiens interpellés par cette possibilité de son retour parce qu’à titre individuel ou collectif, ils n’ont pas manifesté l’espérance joyeuse qu’il exigeait légitimement. En signe de leur rejet par Dieu, Ils resteront donc au service du diable, en continuant de l’honorer par leur pratique du repos du « jour du soleil » hérité de Rome, qui devient pour eux, « la marque », leur « signe » d’appartenance à « la bête », l’ennemie de Dieu et de ses saints fidèles observateurs du Sabbat. Et en 1994, pour les mêmes raisons, l’adventisme officiel est tombé à son tour et les a rejoint.
 
Mort et ressuscité
A partir de 1843-1844, pour Dieu, les chrétiens se partagent en deux camps. Conformément au message biblique, les élus vont honorer la mort volontaire expiatoire acceptée par Jésus-Christ, en pratiquant le repos du sabbat qui prophétise l’éternité du 7ème millénaire obtenue, pour ses élus, par sa victoire contre le péché, jusqu’à l’acceptation de sa mort ; ce qui les prépare à comprendre en 2018, le temps de sa venue pour l’année 2030 qui repose précisément sur la connaissance exacte de l’année et du jour de sa mort. La mort expiatoire du Messie était dans le projet que Dieu a conçu dès avant la création de notre univers terrestre, et même avant qu’il donne vie à Lucifer, son premier vis-à-vis, sa première créature.
Dans l’autre camp, malgré l’origine païenne de leur « dimanche », ex « jour du soleil » adopté en 321, les faux chrétiens, superficiels et charnels, justifient leur rejet du sabbat au nom même de la glorification de la résurrection de Jésus-Christ qu’ils célèbrent, chaque premier jour de la semaine, à la place du saint sabbat du septième jour de Dieu. Qu’ils relisent donc la Bible, et ils verront que Paul et tous les écrivains de la nouvelle alliance exaltent, en premier, la mort du Messie ; ce qui est logique puisque c’est par sa mort que nous sommes baptisés et justifiés au nom de sa parfaite justice. La résurrection de Jésus n’est que la conséquence naturelle de sa parfaite justice due à sa perfection divine. Christ était déjà vivant en Micaël auprès des saints anges de Dieu et si sa vie avait pu sauver les pécheurs, il ne serait pas venu souffrir et mourir sur la terre ; aussi est-ce bien la mort volontaire de Jésus qui exprime et démontre l’amour de Dieu pour ses créatures et non sa résurrection. C’est en pratiquant le sabbat hebdomadaire prophétique de leur entrée dans le repos du 7ème millénaire que les élus célèbrent et confirment leur foi à la résurrection de Jésus-Christ. Ainsi ses paroles sont confirmées : Lui, Jésus, le Fils de l’homme, est bien le Maître du sabbat, selon Mat.12:6, le Maître qui accueillera ses élus rachetés dans son royaume céleste, au printemps 2030.
Vers la fin Octobre, une étude approfondie des « trois jours et trois nuits », pendant lesquels, selon Mat.12:40, Jésus a disparu au regard des hommes, ayant été mis dans un tombeau, m’a fait découvrir une vérité nouvelle. Le premier jour de la semaine n’a pas été le jour de la résurrection de notre Sauveur, mais plus simplement, celui où les hommes ont été placés dans l’évidence qu’il s’était déjà ressuscité ; le tombeau ouvert trouvé vide le prouvait. C’est alors que l’Esprit m’a fait découvrir la plus inattendue des lumières ; Jésus s’était déjà ressuscité lui-même dès le début du sabbat au coucher du soleil qui s’est présenté après la journée du vendredi. Cette interprétation des faits repose sur la découverte d’un sens prophétique donné aux trois jours concernés. Les deux jours de mort réelle symbolisaient les deux mille années de l’ère chrétienne au cours de laquelle Jésus devait rester invisible même pour ses élus. Mais le troisième jour, devenant un jour de vie, le sabbat a été le jour de la résurrection de Jésus-Christ et celle-ci prophétise celle des rachetés élus programmée pour le début du grand sabbat du septième millénaire. Car Jésus se présente lui-même, dans Apo.1:5, comme « le premier-né des morts ». Son expérience terrestre précède celle que vont vivre tous ses élus jusqu’à la fin du monde, temps où il les ressuscitera. Ce nouveau message résulte d’un nouvel emploi du texte de 2 Pierre 3:8 : « Pour le Seigneur un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour ».
Le premier jour de la semaine se voit ainsi privé de la gloire de la résurrection de Jésus que les chrétiens incrédules lui rattachent. Leur part est un tombeau vide, image de la rupture de leur relation avec lui. Le constat du tombeau vide fut offert aux gardes romains incarnation parfaite du type des païens. A l’opposé, un peu plus tard dans cette même matinée il est apparu à Marie de Magdala, incarnation de l’amour de ses disciples.
En choisissant de se ressusciter au début du sabbat, Jésus a pu constater la souffrance et l’énorme chagrin que sa mort provoquait chez ceux qui l’aimaient véritablement. Ce mendiant de l’amour de ses créatures voyait ainsi les souffrances de son martyre pleinement récompensées. Son projet reposant uniquement sur la recherche de l’amour, nous voyons Jésus modifier le temps de son apparition devant ses disciples et apôtres. Initialement prévue en Galilée, selon les paroles de l’ange venu ouvrir le tombeau, la rencontre se fera le soir même dans le lieu fermé où ils se tiennent dans Jérusalem.
L’étude de ce thème fait l’objet du « tableau 5 » disponible sur le site « www.retourjc2030.com ».
 
 
 
Des mises à jour sont susceptibles d’apparaître prochainement …
 
Félicitations pour votre fidélité et votre persévérance
N’hésitez pas à nous faire part de vos observations
enverite2030@gmail.com